Je me suis rendormie après la sonnerie du réveil. Je me suis re-réveillée en sursaut, paniquée. Mais non, j’étais encore dans les temps. Douche, cognage ( ?) du gros orteil contre le bord du bac… aïe, la douleur monte, lentement, jusqu’à la racine des cheveux… une fois arrivée là-haut, elle redescend, lentement, se diffuse tout partout, envahit la moindre articulation, chaleur pinçante… contrebalancée par la brûlure de l’eau. Bref.

Retour à la cuisine, je verse le lait dans le bol, repose la brique sur la table… il me semble, tu parles ! En fait, à cheval sur le bord de la table. Et ben une brique de lait n’a aucun équilibre, sache-le, au cas où, on sait jamais. Schpaaarfflll, par terre… MAIS héhéhé, j’avais refermé le petit opercule plastique, hééééé oui ! Pas de dégât, ouf.

J’arrive à la salle mon bol de lait chaud à la main, (oui je déjeûne en tailleur sur le clic, et alors ?) et là… c’est le drame. Les feuilles qui traînent par terre, tu sais, là, et là, et là aussi, oui ça va hein !, ben… en chaussettes, ça glisse, figure-toi. J’ai toujours le bol à la main. Contrairement à la brique de lait, JE rétablis l’équilibre, oléééé, les bras servent à ça, mouvement de ballet dès le matin, surtout ne rien échapper, la cuillère, les céréales. Sauf que… le lait chaud, dans le bol, dans ma main droite, il valse lui aussi. Biiiiiien plus haut que le rebord. Arrive la loi de la gravité, qui s’en mêle, le lait va retomber, là, là, punaise l’ordi posé sur la table basse juste en dessous !!!! Aaarrrggghhh ! re-schpllaarrf.
Mais, l’ordi était fermé, seul le couvercle a pris. Je pose le bol à côté, m’arme d’éponge et de sopalin, arrange le tout. M’installe sur le clic, reprend le bol. Constate qu’il reste 1 cm de lait (froid) dans le bol.

Retour à la cuisine, sourire aux lèvres (mais si. Autant de maladresses en si peu de temps, c’est risible, quand même). Reprend l’opération brique de lait précautionneusement. Retour à la salle, enjambement délicat des feuilles fourbes qui traînent (ah bé oui, toujours, hein), installation cliqueste, et… échapage du biscuit dans le bol… Retapissée de la joue au nombril. Consternation.

Bref. Ouf. Ayé, le p’tit déj’, c’est fait.

Retour à la salle de bain, habillage, finitions diverses…, brossage des dents… pendant que je réfléchis au manque de bol (si on veut) avec lequel commence cette journée… la brosse à dent dérape, et me heurte violemment le sourcil. Le dentifrice dans l’œil, ça… pique. Sans déconner !

Tu m’crois, tu m’crois pas, m’en fiche, j’ai explosé de rire. Franchement, j’étais prête à tout, maintenant. Que les éléments se déchaînent, allez, défoulez-vous !

J’ai quand même fait super gaffe pendant le trajet en voiture.

Je suis arrivée au boulot d’excellente humeur. Et dans les temps. (Une bonne douleur au gros orteil tout de même.)



      Un jour, je raconterai comment j’ai retapissé le mur de la cuisine avec des rognons à la crème. (ça vole super bien, une poêle de rognons.)