dimanche 29 juin 2008

Ouididite !

Catégorie : pari débile, stupide, parfaitement inutile, et drôle que pour nous.
Port'Nawak total.

Lieu : vestiaire collectif de piscine

Temps : au moment du rhabillage

Tout le monde râle, et c'est trop dur de se rhabiller après la baignade, on est tout humide, le tee-shirt fait un boudin tout enroulé en haut du dos et veut pas descendre, la culotte s'entortille, le pantalon veut pas monter, c'est presque plus crevant de se rhabiller que la séance qui vient de s'achever, en plus le groupe précédent laisse des grosses touffes de cheveux sur le sol humide, c'est dégueulasse. Et ça grogne, et ça peste, et ça souffle, dans la bonne humeur mais quand même c'est ch... (moi, les efforts pour me rhabiller, c'est simple, ça m'épuise !)(après je suis obligée de rester assise sur le banc 5 minutes pour souffler, limite j'ai la tête qui tourne, hein)

Et toutes les semaines il y a quelqu'un qui dit que si on se mettait en pyjama, ce serait quand même beaucoup plus simple. Après tout puisqu'il est 21h30...
Et ça nous fait rire.
(perso j'envisage de rentrer chez moi carrément en maillot, tant qu'à faire) (encore plus simple) (héhéhé)

Et la semaine passée, rebelote, l'histoire du pyjama, ce serait plus pratique, quand une dame lance sur un ton un peu perfide :
- De toutes façons toutes les semaines vous dites ça, mais même pas cap' !

Coup d'oeil circulaire dans le vestiaire, ces dames se jaugent, cap' ou pas cap' ?
(moi je sais que je suis cap', mais moi je suis cap' de pas mal de choses s'il s'agit de déconner en fait, donc c'est pas forcément une référence...)
Et c'est une p'tite jeune qui se lance :
- alors là, sans pb !
- ah ben si tout le monde le fait, moi aussi !
- Allez Josette, toi aussi, hein ?
- roooh, vous les jeunes, vous me faites faire n'importe quoi !
- OK, la semaine prochaine, dernière séance de piscine, on repart toutes en pyjama !
- Faut en parler au vestiaire des hommes, aussi !
- Ils vont définitivement nous prendre pour des cinglées...

Ce jeudi, donc, j'ai fait des essais de chemises de nuit en préparant mon sac de piscine, celle-là elle est vraiment débraillée, ça c'est transparent, celle-là elle est vraiment ras des fesses, un pyjama, pfff, non, trop chaud, je peux quand même pas y aller juste en culotte même si c'est comme ça que je dors en ce moment ? Finalement j'ai opté pour celle en coton, (celle que je porte en ce moment-même, tu vois ? comment ça tu vois pas ?) La vert turquoise jolie avec les petites rayures en bas. Je tirerai un peu sur les fesses... de toutes façons ça fait des années qu'on se voit en maillot, alors si ma culotte apparaît ça ne change pas grand chose après tout... oh, et pis spa grave !

La séance a été bordélique à souhait (puisque la toute-dernière), le prof à l'eau de force, jeux d'équilibres avec les tapis et courses diverses à travers tout le bassin, consignes appliquées au pied de la lettre (trop, surtout quand il n'y a plus d'eau ?), tentatives de noyades et délires de requins, le grand défouloir. (En fait c'est é-pui-sant de faire les cons, quand même)
Le maître-nageur planqué dans les douches, patientant, le jet d'eau froide à la main (ça revigore !), ambiance hystérique et courses poursuites dans les vestiaires parce que le tuyau est vraiment long, et l'eau vraiment très froide, ah si ah si...

... et rhabillage.
Et... sortage des pyjamas des sacs.

J'ai aimé. L'ambiance fofolle, et les sourires de ces dames fières d'elles. De leur pari. Toutes catégories sociales confondues, tous âges mélangés (nos doyens sont un couple qui vient de fêter ses 50 ans de mariage, les plus jeunes sont 2 minettes d'à peu près 25 ans qui causent, qui causent, qui causent, et entre ces 2 extrèmes il y a absolument de tout, groupe de collègues de bureau, jeune couple, dame enceinte, mère et fille, toubib, caissière, commerçant, facteur...) (instit)

Et tous, quasiment (une avait oublié, 3-4 n'étaient pas au courant), ont sorti les pyjamas.
Nuisettes en satin,
nuisettes en coton,
pyjama dépareillé, détendu, déformé
pyjama en pilou-pilou avec motifs rigolos,
petit pyja-short,
longue chemise de nuit genre la petite maison dans la prairie,
tee-shirt et caleçon,
djellaba,
long tee-shirt à fleurs,
des rayures, des pois, des chatons, des nounours, des broderies, des dentelles,
de tout, il y avait de tout,
et les sourires de ces dames mi-"rhooo, quand même hein, n'importe quoi !" / mi-fierté, "moi j'le fais !"
Et les petits cris "Oooh, il est trop beau, le tien !", "moi j'ai pris celui de mon mari, il est plus rigolo !", etc.

N'empêche, qu'est-ce que c'était plus facile à enfiler que des habits de ville !!! Si simple, si rapide, c'est effectivement la bonne solution !

C'est fou ce que c'est intime, finalement, de montrer son pyjama. A des gens qu'on ne voit qu'une fois par semaine, et dans un contexte précis, pas chez soi je veux dire.
Et c'est fou aussi ce que notre tenue pour dormir révèle sur nous, je trouve...

Puis dans le hall de la piscine, retrouver les hommes... en pyj' itou !!! Et certains avec le bonnet de nuit, carrément ! ça s'appelle jouer le jeu jusqu'au bout, n'est-ce pas.
Instant irréel, inutile, rigolo...
Et grands sourires pour la photo.

Il y a 2 dames qui se sont rechangées avant de partir, sous prétexte qu'elle rentraient à pied (oooh, et aloooors ? :-)
Le reste du groupe s'est dirigé sur le parking, toujours en pyjama, et est monté dans les voitures tel quel. Mort de rire, et fier de sa bêtise.
Pourvu qu'on ne croise pas les flics, tout de même, disaient certains. En même temps, ils auraient arrêté 15 voitures de suite avec des conducteurs en pyjama, ils auraient fait quoi...?

Quand je suis arrivée chez moi, les voisins étaient en grande discussion sur les paliers. Je suis descendue de ma voiture très digne, en nuisette vert turquoise, j'ai salué tout le monde, mais je ne suis pas attardée, c'est vrai. (Faut dire aussi que j'avais encore 19 bulletins à remplir, aussi, c'est pour ça...  :-)

N'importe quoi ? Ouaip'.
Totalement inutile ? Ouaip'.
Et alooors ?
:-D

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mardi 24 juin 2008

Bressec

Un grand vient me voir timidement à la fin de la toute dernière répèt' de chorale.

- Mais, maîtresse, en fait ça veut dire quoi, "bressec" ?

(Heeeeiiiiinnnn ????  cherche cherche cherche cherche, mais de quoi donc kil cause ?)

- Comment, ça, bressec ? ça n'existe pas, bressec ????

- Mais dans la chanson, là, quand on dit : "dans les bras d'un vieillard bressec" ?

...

...

...

...

...

Précisions :
On chante cette (fort jolie) chanson depuis janvier environ.
(ben oui, c'est un petit concerto, elle est difficile autant en terme de mélodie que de tournures (très imagées) de texte et de vocabulaire, il nous a bien fallu tout ce temps)
Ils ont tous collé partition et paroles dans leur cahier, ils l'ont même illustrée.
Comme à chaque chanson, on en a expliqué les paroles pendant qu'on l'apprenait ensemble, et on a particulièrement insisté du fait que cette année des maternelles font partie de la chorale...

" ... Les oiseaux commencent leurs trilles,
            Le coeur en joie, la flûte au bec
                 Et mille notes s'éparpillent,
                       Dans les bras d'un vieil arbre sec...!"

                                      (Lalalalaaaaa, lalalalalaaaaa)

...

(Mais vous aviez trouvé, n'est-ce pas ?   :-)

Posté par Mimi Je Reve à 21:30 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
vendredi 20 juin 2008

Rech. heures de rab. Urgent.

Pour la traditionnelle kermesse de fin d'année, plutôt que de faire chacun son petit numéro décousu à la suite les uns des autres, depuis plusieurs années nous mélangeons les classes pour pondre un truc (plus ou moins...!) construit. Ce qui demande une organisation béton, une super entente entre collègues, forcément, un peu d'imagination (j'ai dit "un peu") pour inventer cake'chose qui tienne la route, et beaucoup de patience (option absolument pas du tout, mais alors pas du tout facultative).
Et cette année, je sais pas bien ce qui nous a pris, on a eu l'idée d'intégrer également la maternelle.
Ben tiens.
Donc nous avions dans nos groupes mixés environ 25 mouflets de la grande section jusqu'au CM2, de 5 à 11 ans, donc. Et pis les plus petits-petits, ils interviennent dans le pestacle aussi, mais entre eux, pas mélangés avec les plus grands, histoire de ne pas les traumatiser les pauvres minis de 2-4 ans.

Depuis le retour des vacances de printemps nous avons donc bossé chacun dans nos classe à raison de 2x1h par semaine, et seulement 2 salles de répétition disponibles pour 4 groupes (et ben ouais !) Et l'expression corporelle et théatrale, c'est dans le programme de sport.

Inconstestablement, dans mon groupe en tout cas, les difficultés cette année sont venues des CM2, qui sont -légérement- pénibles depuis qu'ils savent qu'ils passent en 6ème. Et vas-y que je me marre comme une baleine en plein milieu de la chanson, et que j'organise des concours de glissades sur parquet pendant que la maîtresse gère un lecteur-CD capricieux, et que je m'amuse à roter, ou à chanter avec une voix de fausset pour faire rire les copains, et que je joue les innocents par dessus le marché... A ma décharge, faut reconnaître que j'avais récolté dans mon groupe 2 oiseaux fort connus pour leurs frasques, déjà, et qui visiblement ne souhaitaient pas ternir leur réputation de (très) lourds/pénibles.
Aaaaarrrrggghhhh, retenez-moi, je vais en éliminer un ! (Plusieurs, j'ai le droit ?)
Ce qui me gave encore plus que leurs conn**ies, c'est leur lâcheté. Pour obtenir qu'ils reconnaissent leurs bêtises, oh lalala que c'est dur ! Ils nient farouchement, alors qu'on les a vus, pfffff... (Assumez, bon sang, faites les cons ok mais assumez au moins !!!) Ils font moins les malins lorsqu'on en parle aux parents, mais en attendant, l'heure de répétition à bel et bien été gâchée pour tout le reste du groupe qui s'investit, lui. Même les petits "grandes sections de maternelle", tout intimidés de venir dans ma classe (qui sera leur l'an prochain...), débordaient d'idées et de propositions, mais non, pas moyen de faire ça sereinement, à cause de 2-3 grands dadais zigotos que l'on ne peut pas lâcher d'un oeil, grrrrrrrrrrr.

Bref. La date fatidique approche, et depuis une semaine c'est répèt' générale sur la vraie scène, enchaîner tous les tableaux et tous les groupes, le narrateur et son texte, les instrumentistes débutants (pask'en plus on a une clarinettiste et un saxophoniste qui s'intègrent dans le truc !) (plus une caisse claire, j'ai même découvert ce que c'était, du coup), ajouter les tout-petits aussi (sont trop mimis, perdus sur scène !), caser 100 mômes dans les coulisses (un couloir d'1 mètre de large derrière la scène) et EN SILENCE s'il-vous-plaît, terminer les décors, peaufiner les costumes, trouver une queue pour le chat (ouh lala il faut que je pense à emmener un crayon à maquillage pour ses moustaches d'ailleurs), et à chaque aller-retour salle/école, tout trimballer, décors, instruments fragiles, matos fragile itou bien qu'en carton, partitions et paroles des chansons, sono, micro pour le narrateur, et sans perdre d'enfants en route, saler, poivrer, mixer bien et laissez reposer 2 jours au frais...
Zeeeeeeen.

Perso je suis van-ned. D'accord on est le soir, fin de semaine aussi, et l'ambiance est un peu électrique à l'approche de cette grande fête qu'est LA kermesse. Normal, absolument, c'est leur fête.
Franchement, après le spectacle je me sentirai plus légère, déjà.
Bon, pas pour longtemps, il y aura la chorale en fin d'aprèm, et cékiki dirige... c'est bibi. Euuuh, c'est Mimi. Ok je tourne le dos au public quand je dirige, mais quand même, je suis pas à l'aise ! Si je me déconcentre, me trompe de couplet, le premier rang me suit, derrière ils continuent le bon couplet, et voilà, mission cacophonie réussie ! Ah ben si, ça arrive, hein.
Même s'ils étaient supers lors de la dernière répét', avec le stress du grand jour, c'est tellement fastoche de se planter dans les paroles, ou d'accélerer soudainement grâce à cette pointe d'adrénaline qui fait frissonner parce qu'on vient d'apercevoir tata dans la salle... quand on n'arrête pas carrément de chanter, d'ailleurs.

M'enfin re-bref, quand la chorale d'enfant sera terminée, ouf.
Ah ben non, c'est la fête de la musique demain, c'est vrai. Et la chef elle a dit que nous aussi on participait. Toutes façons j'habite en plein centre-ville, alors les enceintes des bars sous les fenêtres ou au coin de la rue, merci, autant aller voir ailleurs.
Alors après la kermesse je cours à MA répèt' (que je vais louper, à mon avis y'aura des chevauchements d'horaires entre ma vie de maîtresse et ma vie perso, surtout si je me fais capter par les parents pour l'apéro-qu'on-ne-peut-pas-refuser-oh-ben-non-allez-après-une-belle-journée-comme-celle-là-quand-même-hein-alors-vous-prenez-quoi ?... va falloir la jouer rusée !), et pis après c'est nous qu'on chante aussi (vas-y, rigole) (nous on rigole beaucoup déjà) (mais on ne chante pas en rotant ni avec une voix de fausset, nous) (en tout cas pas exprès) (quooooi ?!) (Attends, Mort Schuman c'est pas toujours fastoche, hein, kessetucrois !)

Rere-bref. Normalement, après, il fera nuit, et peut-être que je pourrais manger un kebab. Et retrouver les copains, et peut-être même aller écouter/chanter/danser/rigoler avec les Banana Spleen pas trop loin de la scène, choueeeeette !

Re(rere)-bref.
Pis dimanche, ce sera corrections des éval', remplissage des bulletins, correction des dossiers de lecture et de ceux sur la monnaie (pas eu le temps d'avancer cette semaine, construction des décors oblige, plus conseil d'école et répèt chorale), prep' de la journée de lundi, et je parle pas de mon proprio qui vient de m'annoncer qu'il passerait mardi soir pour inspecter les combles, et que la trappe pour y accéder ben elle est pile dans mon couloir tiens. Sauf que c'est juste impossible que je lui ouvre la porte de mon (son) appartement vu l'état de bordelitude (ah si, en ce moment j'explose mes propres records en la matière, et c'est rien de le dire) (non, pas de photo, là j'ai honte), et le ménage je vais même pas en parler d'ailleurs tiens. Et mardi c'est tout bientôt tout bientôt, arrrghh il est fou. (Et moi aussi je suis fou. Tue.)

Rerererebref.
Faut aussi que je fouille mes armoires à fond pour retrouver ce soutif chair qu'est pas bien beau mais bien utile sous les blouses légères parce qu'il ne se voit pas du tout, lui, contrairement aux petites fleurs chocolat ou rose, ou à la dentelle. 15 jours que je le cherche. Il est super bien caché. J'en ai besoooooooiiiiiiin pour demain...

AaAaAaAaAaAaAaAaAaAaaaaah, j'ai les neurones qui font des noeuds !

C'est pourquoi je vous demande humblement, sioupl', si vous pouviez m'ajouter 2 petits jours entre samedi et dimanche, allez quoi, c'est pas grand chose quand même, (j'ai l'honneur de solliciter de votre bienveillance, gna gna gna, ...sentiments respectueux, toussa toussa) sinon je vais pô y arriver, spa possible de tout faire.

Pis quand j'ai une légère montée de stress, comme ça, (en plus du rhume des foins avec les yeux qui démangent fort), je bâffre, là je tourne au Nèstlè Dessert Lait, et ça t'vois, c'est pas du tout bon pour ce que j'ai, ni pour les efforts fournis dernièrement... :-(

Et là je fais quoi au lieu d'attaquer les corrections, la recherche de soutif ou le (gloups, kof kof kof) rangement ?

Je suis devant l'ordi à vous pondre un truc long comme le bras. (Enfin pas le mien, moi j'ai des p'tits bras, comme mon papa, alors que maman, elle, elle fait une main de plus que moi en longueur de bras, si si, alors qu'elle est plus petite que moi, moi je dois toujours retourner les manches des pulls à cause de mes petits bras).

Nan mais je rêêêêve !

...

ps : s'il vous plaît M. le Marchand de Sable, j'aimerais bien ne pas rêver de la kermesse cette nuit, histoire de changer un peu...

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dimanche 15 juin 2008

Fallait y penser

Lulu arrive au pas de course ce matin-là, il est à la bourre, et tout essouflé m'explique :

- Excuse-moi maîtresse, c'est qu'en fait je suis retourné chez moi, parce que je me suis souvenu que j'avais oublié mon livre de lecture !

Moi je dis, se souvenir d'avoir oublié, même à 7 ans, ce doit être plutôt bon signe, quand même, non ?

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mardi 10 juin 2008

Trop trop trop

Il est interdit de retourner en classe pendant la récréation.
Yaya-l'exubérant (aussi surnommé "E." dans d'autres notes, , , , , , et aussi, entre autres (!), bon sang cet élève est le héros à lui tout seul d'1/4 de mes anecdotes de classe, faut dire qu'il occupe un volume spatial et sonore certain, impossible de l'oublier, garçon attachant mais... usant, on va dire), Yaya-l'exubérant donc disais-je voudrait bien aller reposer toutes ses figurines pokémachins qui l'encombrent, rassemblées dans le bas de son tee-shirt relevé en guise de poche géante et maintenu d'une main, figurines qui n'ont pas interessé les copains autant qu'il l'espérait, et puis qui l'empêchent surtout d'aller participer activement (et bruyamment) à la super partie de balle-assise là-bas sous le préau, et pour laquelle il a besoin de ses 2 mains. (Euh, là, lecteur, il faut profiter du point pour respirer, t'es tout bleu !) (Quoi, mes phrases sont trop longues...???) Parce qu'il ne peut pas laisser tout en plan par terre, il risquerait de ne pas les retrouver tout de même. Mais il est strictement interdit de retourner en classe pendant la récré, il le sait pertinemment.
Voilà un petit moment que je l'observe discrètement me tourner plus ou moins autour, ne sachant pas comment me demander l'autorisation d'aller reposer tout ce fatras en sécurité au fond de son cartable, les autorisations sont super rares, éventuellement en cas d'oubli de pull ou parce qu'on a ommis de quitter ses lunettes. Exceptionnelles, vraiment.

Et enfin il se lance.
- S'il-te-plaît maîtresse, est-ce que je peux aller reposer mes pokétrucs en classe ?
Je prends ma moue n°12, dubitative, genre je réfléchis, je pèse le pour et le contre, est-ce bien nécessaire, bon, mouaich, allez d'accord, vas-y, mais c'est vraiment une faveur, hein, surtout n'en profite pas.
Il ne devait vraiment pas s'attendre à une réponse positive et il bondit vers la classe en hurlant :
- Oh merci, t'es gentille, maîtresse !
- Mouais... trop ! (tu parles... )
- Oh oui vraiment, trop trop trop gentille !

Ben si c'est pas de la lèche, ça...

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dimanche 8 juin 2008

Généatatalogie

arbre_printemps

Lundi dernier donc, le 2 juin,  je m'étais inscrite au tableau du Quoi d'neuf. (C'est quoi le Quoi de neuf ? C'est ça.)

Surprise dans la classe, c'était la 1ère fois que je faisais ça, prendre mon tour comme eux...  Parfois j'interviens aussi, pour annoncer les événements exceptionnels, les changements d'emploi du temps notamment, les sorties, mais jamais je ne me mets sur le tableau d'inscription ! Mais là, c'est surtout que je ne voulais pas que ça dure 3 plombes. Et puis ça ne concernait pas la classe mais moi personnellement.

Après Jojo qui nous raconte son we chez sa grand-mère, puis Mumu qui a (enfin) perdu une dent, c'est à moi.
J'ai juste dit :
- Depuis cette nuit, j'ai une petite nièce.
Grand silence dans la classe, tout le monde est attentif...
- Vous savez ce qu'est une nièce ?
- C'est comme une cousine ?
- Noooon...
- Moi je sais moi je sais ! C'est ton chat qu'a eu des bébés !
(hahem)
- Pas du tout !
Doigt qui se lève timidement :
- C'est ton frère ou ta soeur qu'a eu un bébé.
- Bravo, c'est ça ! C'est mon petit frère, qui a eu un bébé.
- Waaaa, mais il a quel âge ? Il est marié ?
C'est rigolo, pour eux "petit frère" = enfant, systématiquement. Ben non ! Et bizarrement, les parents de celui qui m'a demandé ça ne le sont pas, mariés, alors je ne vois pas bien le rapport...
Ils me questionnent :
- Et est-ce que ça te fait plaisir ?
- Et comment !
Je passe les explications, la présentation, etc... Revenons au vocabulaire (un instit ne perd jamais une occase, c'est bien connu !!!)
- Alors si ce bébé est ma nièce, moi je suis quoi pour elle ?
A nouveau le silence, ça cogite dur. Un doigt se lève.
- Euuuuh, sa grand-mère ?

Arrrrgghhhh.

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vendredi 6 juin 2008

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Donc voilà, je suis tata, je suis tata, ayéééé !

Un tout petit peu (euphémisme) débordée cette semaine pour faire une note spéciale, mais c'est que ça se passe.
Cette petite coccinelle a trouvé le bon truc pour se faire désirer, avec la complicité du monde médical totalement emberlificoté dans leurs calculs de dates de terme successives, ou comment faire tourner en bourrique ses parents et son entourage impatient tout en prenant le temps de se pomponner...
Initialement prévue le 19 mai (on va dire "autour" du 19), et finalement atterrissage (enfin c'est pas le mot, plutôt apiscinissage ?) le 1er juin, y'a de la marge !
Les collègues curieuses, qui au départ m'accueillaient tous les matins d'un : "Alors, ayé, t'es tata ?" n'osaient même plus me poser la question les derniers jours... juste un haussement de sourcil interrogateur, et mon mouvement de tête en réponse, non non toujours pas.
Il faut savoir se faire attendre, elle a bien raison la pépette. Elle a quasiment déjà tout compris...

Je pars rencontrer (*enfin*) la petite merveille (forcément attends, on parle de ma nièce là !) demain, tadadaaaaaa.
Et je vais lui apprendre à dire "tata". Elle aura une semaine dimanche, je pense qu'elle est prête.
Mais si, mais si.
:-D

...

Edit du dimanche 8 juin : retour at home, ayé je suis en mesure de confirmer : la demoiselle est parfaitement réussie et trop trop trop mignonne. Et pleine de cheveux aussi !
Bon, pour l'entraînement aux Tatatatatatatatata on va attendre encore un peu en revanche, pour le moment elle préfère dormir/téter/dormir/téter/dormir/téter/dormir, (comme je la comprends...)

Posté par Mimi Je Reve à 21:25 - - Commentaires [22] - Permalien [#]