mercredi 30 novembre 2011

Il y a un an... -7-

Il y a un an,
donc,
je pratiquais assidûment la course aux taux de prêts bancaires plus ou moins intéressants.
Accompagnée par mon pôpa qui avait eu l'extrème gentillesse de se proposer de m'accompagner, de faire les multiples déplacements et surtout de me dépêtrer de tout ça que je ne connais pas du tout (ils parlent une autre langue les banquiers ou quoi ? Y'a plein de mots que je ne connais pas !!! L'impression de me faire entuber une phrase sur deux...) Il y a même eu un rv que je n'ai pas pu déplacer qui tombait pile un mercredi de formation, et bah tant pis pour la "réflexion sur l'épreuve de mathématique aux évals nationales de CE1", je sécherai l'après-midi.

Grosse déception avec la banque chez qui j'étais depuis mon adolescence, accueil glacial par le grand patron (conseillère habituelle en stage), zéro marge de manoeuvre, visiblement mon cas de petite instit primo-accédante à la propriété ne l'intéressait guère. Et toutes mes petites réserves de sous chez lui, et 25 ans de passé de cliente consciencieuse, pas chiante et zéro-souci pour eux ??? Pas de reconnaissance non plus. (Ce qui tranche violemment avec leurs spots de pub !) Décidé à ne pas faire d'effort, et surtout pas de sourire.

Comme j'avais trouvé à côté deux autres établissements visiblement davantage séduits par mon profil, et puis fin d'année et révisions des taux au 1er janvier obligent, fallait aller vite, pas le temps d'hésiter. Mais avoir à retenir un nouveau code de carte alors que l'autre était si simple... pas envie, quoi ! Et puis déçue, franchement.
Au final, je m'y suis très bien faite, ma nouvelle banquière est très sympa, et ne me suis même jamais trompée de code, ouf. ^^

Pendant ces multiples rv des mercredis et samedis, ma môman attaquait vaillament le dépapiétage du couloir, Zéphyr ayant bien bien lacéré les murs... impossible de rendre l'appart comme ça. Je me demandais bien comment faire pour camoufler les entailles dans la porte d'entrée et le chambranle de celle de la salle.

Il y a un an,
j'envoyais à mon proprio, en recommandé, mon préavis de départ. Pour fin février donc.
La signature était certes prévue pour janvier, mais le temps de tout vider et remettre en état... je n'allais certainement pas faire ça pendant les vacances de noël, réservées à bien autre chose et toujours très occupées ! Je me laissais donc 2 mois de répit pour déménager à mon rythme. Et envisager de venir à bout de cet immmmmmmmmense bazar. Arf.
Entre tous ces rv, entre les corrections et préparations de fin d'année, le soir je tentais de commencer de trier, quelques sacs poubelles de ci de là...
Et la neige était arrivée. Je récupérais ma nouvelle carte d'identité.

C'était là.

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lundi 31 octobre 2011

Il y a un an... -6-

Il y a un an, alors que je me rendais pour quelques jours chez ma Barbazoukine, la dame de "l'agence chic" me rappelait pour m'annoncer que les proprios étaient d'accord pour baisser un peu le prix, que ça les arrangeait que ça se fasse si rapidement. Qu'il fallait maintenant que je me décide très vite. A part mes parents et ma soeur, personne n'était au courant, un peu comme une sorte de superstition...

Résumons :
appart "propre", parquet flottant quasi-neuf, déco récente,
F4 comme je le voulais,
parking, balcon, soleil,
cuisine équipée et à mon goût,
résidence calme, bien entretenue,
juste pas en centre-ville, tant pis. Mais qui me rapproche du boulot !

Dans le même bâtiment mais avec une autre agence, j'avais visité exactement le même appart, situé 2 étages plus haut. 15 000 € de moins... même configuration, même superficie, même résidence.
MAIS papiers fatigués, vilain carrelage marronnasse dans le couloir, vieilles moquettes décollées dans les chambres, et dans la cuisine juste le bloc lavabo encadré par des carreaux abîmés.
Le contraste avec le style et l'état de l'autre était flagrant, tous les travaux de rafraîchissement à faire valant largement la différence de prix. Sans compter l'équipement de la cuisine (plaques à induction, hotte, four, lave-vaisselle, rangements) ce qui évitera d'avoir à investir après (je n'arrive qu'avec un réfrigérateur, mon ancienne gazinière étant sur le point de rendre l'âme) (et même si concrètement, je n'ai pas besoin d'un lave-vaissselle !)

Le lendemain je rappelais donc l'agence pour confirmer, certes je me suis décidée vite mais vu tous les apparts visités je ne trouverais pas mieux, donc, pourquoi tergiverser ?
Et nous prenions date pour signer le compromis de vente, le mercredi 3 novembre 2010 en toute fin d'après-midi.

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dimanche 30 octobre 2011

Il y a un an... -5-

Il y a eu ce tout premier appart visité, chez « l’agence chic », elle avait entré ce bien le matin même et ne l’avait pas encore vu "en vrai" elle-même. Un F4 super clean, décoré avec goût, à mon goût en tout cas, parking, balcon, soleil, résidence tranquille, pas de travaux à prévoir, cuisine équipée, rangements dans l’entrée, nickel quoi. Mais… au-dessus de mon budget… forcément. Pas en centre-ville, et du coup très arboré, pas loin de la rivière, au calme.

Il y a eu celui avec des plafonds immmmmmmmmmmenses, des cheminées avec moulures dans toutes les pièces, des huisseries crasseuses, un soi-disant grenier qui ressemblait surtout à une cage à poule, « à aménager » ah oui, ça, tu m’étonnes ! Et une salle de bain minuscule entièrement peinte, baignoire comprise, en… bleu canard. Centre-ville certes. Mais pas de parking.

(Scusez moi je fais une pause, je vais enlever les restes de la souris qui traînent sur le parquet, Zéphyr n’a pas assez faim pour la croquer en entier apparemment)
(erk)
(nan parce qu’il semblerait que ce soit plus goûteux de venir la manger juste à côté de moi plutôt que dehors)

Il y a eu l’appart situé en bord de rue très passante, sympa la vue et le bruit sur le balcon,

celui repeint tout en blanc, avec une grande fenêtre dans la salle de bain et une baignoire géante mais avec toute l’électricité à refaire et surtout plus cher que tous les autres, plein centre-ville avec parking oblige,

celui avec au moins 6 chambres, immense, au 13ème étage, super vue sur la ville, avec d’immenses fleurs aux murs, nickel mais forcément à repapiéter vu le style de déco,
celui avec de grandes baies vitrées, des rangements partout, une minuscule salle de bain zen mais des moquettes et des papiers mochissimes,

celui nickel aussi où la dame, débordée et adorable nous a reçu entre les mamies, les cousines, les tatas prenant le thé et jonglant avec des jumeaux d’à peu près 2 ans, qui nous a expliqué que son mari avait été muté à 60 bornes et qu’ils voulaient se rapprocher du lieu de travail, chouette appart, juste la cuisine à refaire éventuellement, mais situé au rez de chaussée d’une tour… pas sympa pour le bruit le soir, ça. Et quartier « chaud » de la ville. Et le chat qui pourrait se faire la malle, et atterrir direct sur la route.

Celui habité par une famille d'origine russe, et décoré comme tel, ouh lalalala, spécial !,

Ceux de cette résidence du centre-ville, c’est fou l’idée qu’on se fait sur l’apparence d’un bâtiment qui paraît classe vu de l’extérieur (plusieurs fois je m'étais déjà dit que ce serait sympa d’habiter là !) et qui au final étaient tout pourris… ou en tout cas avec beaucoup de travaux à prévoir. (Et le bricolage, c’est pas mon truc, alors s’il y en a  beaucoup et qu’il me faut 3 mois rien que pour décider de la couleur de chaque pièce, on n’est pas rendu !)

En tout cas, une bonne quinzaine d’apparts sur 2 jours.
On enquille les visites, on compare tout ce que l’on voit et on en revient forcément… au tout premier visité. Qui, à part son prix, n’affichait décidément aucun autre point négatif. 
A la fois je m’y voyais tout à fait et c’était un peu bizarre comme sensation, à la fois ça me semblait si rapide… Tout tout premier appart visité, quoi !
Alors, la dame de l’agence nous dit qu’il faut de toute façon une 2ème visite.
Evidemment.
Que les proprios (jeune couple avec bébé ) sont assez pressés (mutation au 1er janvier, nous sommes fin octobre), qu’elle pense pouvoir tenter une baisse du prix.
La 2ème visite le lendemain ne fait que confirmer la première impression : cet appart est impeccable et aucun de tous les autres vus ne souffre la comparaison.

Alors…
... allons-y.
Ouh la la, les choses se précisent !
La dame de l’agence me recontactera dès qu’elle aura soumis mon offre aux proprios. D’ici quelques jours.
En plein milieu des vacances de Toussaint.

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samedi 29 octobre 2011

Il y a un an... -4-

Il  y a un an, donc, commençait la tournée des agences. Tournée-marathon, concentrée sur 2 jours… A peu près 6 ou 7 agences je pense. Toutes sortes d’agences, en tout cas.

Celle qui fait partie d’une franchise, hyper carrée, les diplômes et statuettes dorées du meilleur vendeur installés sur les étagères, lequel prend le temps d’entrer toutes mes données (il a vraiment besoin de savoir tout ça sur moi pour me trouver un appart ????) et préférences dans son ordi, mais ne peut rien nous faire visiter aujourd’hui (ah bah oui, nous on se pointe à l’improviste, hein !), on prend rv pour le lendemain.  
La seule agence à me faire signer un « contrat de non divulgation à des tiers d'informations quant aux appartements visités », la seule agence à me rappeler 2 semaines plus tard pour faire le point sur mes recherches, la seule avec des argumentaires tellement typés, qui sonnent si creux (ils embobinent beaucoup de gens avec de tels discours emplis de grands mots pour faire sérieux ?) que j’ai très très envie de rire (mais je me retiens, je vous rassure :-)
(Même que quand j’habitais à Dijon, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une agence locale, à cause du son numéro dans son nom !)

Celle chez qui j’avais repéré en devanture des trucs à priori intéressants, mais… qui était fermée  « 2 jours pour raisons personnelles »… (pas de bol !)

Celle dont je n’avais jamais remarqué l’existence tellement elle ressemble plus à une mansarde qu’à une agence immobilière… Et qui n’a rien à me proposer à part… l’adresse d’un concurrent dans la ville voisine.

Celle chez qui les patrons sont sortis alors il faudrait revenir plus tard parce que elle, elle n’est que stagiaire, mais elle veut bien faire un pré-dossier en ciblant mes souhaits et nous fournir une liste de biens pouvant éventuellement convenir,

Celle d’apparence assez chic, chez qui je n’aurais pas osé rentrer, rien que les annonces en devanture me paraissant toutes « haut de gamme », prix itou !

Celle qui ne ressemble à rien, très sombre, pas très clean, la dame assez négligée aussi, toute décoiffée,  qui élude rapidement à nos questions et vraiment,  ne voit rien qui pourrait correspondre parmi ses offres d’ailleurs ils n’ont presque rien en stock (pourtant en vitrine il y en a plein ?!)

Celle qui est ouverte quand on arrive mais pourtant il n’y a personne à l’intérieur… alors qu’on avait pris rv par téléphone. La patronne arrive au pas de course 10 minutes plus tard, demande si on a une voiture, nous fait prendre des tours et des détours pour aller dans des rues très simples d’accès… Et n’a pas grand-chose à dire sur les apparts visités, un peu comme si elle s’en fichait de vendre ou pas… et nous plante tout aussi rapidement.

Et puis celles chez qui je n’ai pas voulu entrer, en tout cas pas tout de suite, si vraiment on ne trouve pas ailleurs on verra.
Celle où travaillent des parents d’élèves de CP tout neufs par exemple, la maîtresse qui cherche un appart’ chaperonnée par papa-maman, bof bof pour l’image !
Celle également chez qui j’avais trouvé mon appart il y a 13 ans, et qui gère toujours tous les apparts de ce proprio (et il y en a un paquet.)  Je ne lui ai pas encore dit que je cherchais à déménager, je voudrais le lui dire moi-même et non pas qu’il l’apprenne via l’agence, tant qu’à faire.

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vendredi 28 octobre 2011

Il y a un an... -3-

Nan mais je vais pas vous infliger ça toute l'année, hein, c'est juste que d'une part là j'ai davantage de temps, et puis que oui, ça s'est effectivement passé à cette époque l'année dernière :-)

Il y a un an, donc, enfin, à quelques jours près,
après une discussion avec MaSoeur qui m'informait qu'il fallait une pièce d'identité pour la banque et le notaire, je jetais un coup d'oeil aux dates sur ma carte d'identité, il me semblait bien l'avoir faite refaire en l'an 2000 à peu près.
OUPS !!! Périmée depuis le mois de juillet, alors que nous étions fin octobre !

Allons bon, maintenant que la grande machinerie est lancée, s'agit pas de bloquer les procédures à cause d'une date passée... vite, vite, vite, remédier à ça !

Et hop, on cherche un mini-créneau pour se rendre à la mairie, qui ferme à 17h bien sûr.
Et hop, comme c'est la première fois que je fais refaire ma carte d'identité dans MaVille, et que je suis née dans un autre département, il me faut fournir un extrait d'acte de naissance...
Je me souviens avoir passé un après-midi à essayer de joindre la mairie de MaVilledeNaissance au téléphone, pas moyen, que du répondeur, puis la soirée entière sur les sites du gouvernement et de la-dite mairie qui indiquaient bien qu'on pouvait maintenant obtenir ce genre de certificat à distance, ben pas moyen... A beau cliquer, a marche pas !!!

Ce qui mène donc tout droit au... :
"-Allo maman, dis s'il te-plaît, toi qui est sur place, est-ce que tu pourrais...?"

Une fois le papier déposé en mairie et le dossier rempli, délai prévu : un mois pour obtenir la nouvelle carte.
AaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaAaaaaaah, pourvu qu'on ne me la demande pas avant...!

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jeudi 27 octobre 2011

Il y a un an... -2-

Il  y a un an, donc, …
… j’avais listé et hiérarchisé mes priorités :

Un appart. Ma manman me conseillait une petite maison avec un coin de jardin pour notamment le bien-être de ze cat, mais… qui dit maison individuelle, dit entretien tout seul de la toiture, des murs, des extérieurs, et ça… bof. Nan, pour moi, (vu ma réactivité quand il y a des travaux à faire…^^), plutôt un appart donc, dans une résidence tranquille, avec un syndic pour s’occuper de contacter l'entrepreneur qu'il faut en cas de fuites dans le toit, par exemple.

Absolument non négociable : une place de parking, éventuellement un garage, en tout cas de quoi me garer. Juste pas possible d’avoir à tourner 20 minutes en rentrant le soir, ni de devoir me garer en double file pour sortir les courses de la voiture, etc.

Dans l’idéal, un F 4 : 
          - une salle /pièce à vivre, bien sûr,
          - une chambre pour moi, 
          - une pièce qui me serve de stockage de documents/livres/divers pour l’école, un bureau quoi, sauf que je n’y travaillerai pas (je travaille l’ordi sur les genoux à la salle de toutes façons), mais marre marre marre d’avoir les étagères pleines de classeurs et de bouquins tout autour de mon lit. Je voulais une chambre qui ne soit que MA chambre, et une autre pièce pour mettre les affaires du boulot. Ah mais.
           - et, dans l’idéal, une 3ème chambre pour recevoir les gens qui voudront bien venir squatter.
Bien sûr je pouvais imaginer mettre un lit dans la pièce-bureau, mais c’était prendre le risque d’avoir à débarrasser fissa en cas de visite. Nan, j’aime pas. Alors qu’une pièce exprès réservée aux gens que j’apprécie, rien d’autre à faire qu’à y mettre des draps propres, ne jamais rien y entasser d'autre, ne jamais être prise au dépourvu en cas de visite imprévue… ouais, ça me va.
Donc, plutôt F4.

A défaut d’un jardinet, un balcon, pouvoir m’accouder quelque part pour regarder dehors… et aérer le chat !
Et de la lumière. Du soleil, je veux dire ! Mon appart d’alors était entièrement tourné au nord, sombre, froid. Je voulais de la LUMIÈRE.

De préférence avec des rangements. Plein. (Pour mettre du bazar dedans... mais du bazar caché ! Et m'éviter d'avoir à acheter 10 armoires :-)

Si possible situé en centre-ville… mais pour avoir fouiné avant, je sentais que ce serait plus difficile. Peu de places de parking en centre-ville, par exemple. Moins d’apparts dispo, aussi. Et plus chers… N’empêche que j’ai habité en plein centre-ville pendant 13 ans, et j’ai beaucoup aimé me décider au dernier moment 3 minutes avant une séance de cinéma parce qu’il m’en fallait 2 pour y aller, le marché du dimanche matin, pouvoir aller juste faire un tour devant les vitrines pour m’aérer le samedi aprèm entre 2 piles de corrections sans prendre la voiture, etc.

Voilà mes désirs.
Budget estimé,  prix corrects sur la région (vive la province !)
Y’avait plus qu’à.
Il y a un an…

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mercredi 26 octobre 2011

Il y a un an... -1-

attention2

Voilà un moment que je voulais vous narrer les péripéties du déménagement, mais en même temps c'était pas possible, pis cet été j'ai eu la flemme... finalement ce sera en parallèle, mais un an plus tard !
(Je préfère vous prévenir : j'ai déjà du mal à faire concis d'ordinaire, vous le savez, mais là... j'espère que vous avez du temps devant vous, parce que ça risque d'être trèèèèèès long !!!
Ou alors vous lisez par épisodes, ou vous vous préparez un en-cas pour tenir le coup, tiens, ça c'est une bonne idée !!! ;-) 

 Depuis plusieurs années, mes parents me tannaient régulièrement pour savoir quand j'allais me décider enfin à investir dans l'immobilier. Ils avaient totalement raison bien sûr, 13 ans que j'habitais au même endroit et nullement l'intention de demander ma mutation pour une autre ville, autant rembourser un prêt bancaire plutôt que de verser des loyers à mon proprio. Surtout pour un appart dans un état, hahem, bac de douche qui s'effondre et carreaux qui se décollent, salpêtre aux murs de la cuisine et des wc, même que quand je lui avais montré il y a quelques années il m'avait juste répondu "Ah oui, effectivement." Point. C'est tout.

Sauf que, c'était sans compter une certaine timidité, assez forte chez moi (ben oui, on ne se refait pas !) (c'est tellement plus facile à l'écrit...)  m'empêchant de pousser la porte des agences immobilières (ou de demander de l'aide à un vendeur, etc). Les annonces en vitrine par contre, il y avait bien 4-5 ans que je les épluchais, mais... ça ne suffit pas, on est bien d'accord !
Et puis mon appart était dans un tel état qu'imaginer le déménager était à la fois mon souhait le plus cher (ça devenait vraiment étouffant) mais me paraissait en même temps totalement irréalisable, à moins de l'intervention d'un miracle...
Sans compter que je n'avais pas du tout le temps de chercher pour de vrai, non plus.
Et que m'engager dans des comparaisons entre les différents prêts proposés par les banques, domaine dans lequel je n'y comprends vraiment rien de rien, (rien de mieux pour se faire entuber, n'est-ce pas ?!) et me lancer dans de multiples rv à ce propos, ça c'était laaaaaaaaaaargement au-dessus de mes forces.

À partir de l'été 2010, mon père ayant dû prendre conscience de tous ces freins au-dessus de ma tête, ou bien en ayant marre tout simplement !, a remplacé sa rengaine, pourtant immuable à chaque fois que nous nous voyions :
- Alors, quand est-ce que tu te décides à chercher un appart ?

... par :
- Alors, quand est-ce qu'on vient t'aider à trouver un appart ? Un we, un mercredi ?

Implacable.

Plus moyen d'éluder la question !

BON.

Nous y voilà, donc.

Rapidement j'ai vu que le meilleur moment seraient ces premiers jours de vacances d'automne, les semaines précédentes étant très occupées même si t'es pas dirlo...
J'ai donc attendu que la question revienne, et je savais qu'elle reviendrait, en septembre à peu près je pense, et... tadaaaa, j'ai répondu.
- Alors, quand est-ce qu'on vient t'aider à trouver un appart ? Un we, un mercredi ?
(Here we are...)
- Ben, le début de la première semaine des vacances, genre le 25-26 octobre par exemple, si vous voulez, si vous pouvez ?

Ôo
Je me souviens parfaitement de la tête de mon père, qui s'attendait à ce que comme d'habitude je change de conversation ! Il est de suite allé chercher un calendrier, a vérifié que eux-même étaient dispo, et a pris note.

De mon côté, je n'avais plus qu'à... rendre mon appart présentable, pour oser leur ouvrir la porte, quand même.

HAHEM.

Du bazar, des choses, des trucs, des machins, des piles de vrac, des feuilles, des bouquins d'école, des bouquins tout courts, des bidules, des morceaux de, des objets, du foutoir, partout partout partout partout. (juste à ma (petite) décharge, aucun rangement dans cet appart, à part des étagères)
Un submergement total. 
Depuis plusieurs mois j'avais l'impression d'avoir été attaquée par les "choses", qui envahissaient mon appart en mon absence, forcément, je vois pas comment sinon ! 
Faire des piles pour que ce soit un peu plus carré à la salle, fermer la porte de la chambre où la hauteur des "choses" n'allait pas tarder à arriver au mètre... (sans rire) (je suis certaine que la plupart d'entre vous ne peut même pas se le représenter...) (Découvre des choses sur Mimi !) (non, je n'ai pas pris de photo...)

[Petit aparté concernant l'émission "C'est du propre" qui passait sur la 6 fût un temps, avec ses 2 maniaco-ménagères qui venaient aider un pauvre quidam englué sous les choses (lui aussi !) à retrouver un logement décent. J'ai souvent entendu dire que c'était forcément une émission "truquée, qu'il n'était pas possible de vivre dans un bazar pareil". Or je sais bien, moi que oui, c'est tout à fait possible, qu'il existe d'autres gens aussi désordonnés que moi (et ça rassure, un peu !) La seule différence avec ces émissions, c'est que chez moi c'était le maxi-foutoir certes, mais ça n'était pas crade. Pas de mégots de clope qui traînent partout, pas de crottes de chat dans les coins, pas de trucs moisis derrière les portes, quand même, faut pas déconner !
Par contre, j'avoue, quand ces émissions étaient diffusées, elles avaient un effet pratique sur moi : j'attrapais un sac poubelle et je faisais un peu de vide autour de moi, au moins ce qui traînait par terre... C'était toujours ça de gagné !]


Trier/jeter un petit peu, pas le temps. Essentiellement des trucs pour l'école, impossible de jeter les yeux fermés, Il faut prendre le temps pour ça. Que je n'avais pas, là, il fallait parer au plus pressé.

Ça c'était le côté "choses", encombrement matériel maximal.

L'autre côté honteux, c'est que depuis quasiment 11 mois, je vivais en mode camping : chasse d'eau en berne, et surtout fuite dans un tuyau d'évacuation, celui recueillant à la fois les eaux usées du lavabo de la salle de bain et celles de l'évier de la cuisine.
Pour faire réparer, il faut appeler le proprio, une fois le proprio appelé il faudra lui ouvrir la porte, à lui et au plombier, et ça c'était juste totalement impossible vu l'état de bordelitude de l'appart. Et les lacérations du papier peint du couloir, ainsi que du chambranle de la porte de la salle (merci Zéphyr...)
Abominable cercle vicieux...

11 mois donc avec des bassines dans l'évier et le lavabo, à transvaser des seaux d'eau (sympa pour la tendinite du coude chopée cet été-là en montant les tentes...^^) Certes c'était sans doute plus écologique que l'eau courante pour faire la vaisselle, surtout que je gardais l'eau usée direct pour mes toilettes... double économie !
J'avais pris l'habitude de laisser un seau mi-plein dans les toilettes justement, et Zéphyr m'en a renversé quelques uns, grrrrrrrrr...

Le plus pénible, c'était la machine à laver, qui était reliée elle aussi au même tuyau défaillant. Pour faire une lessive je devais déplacer la machine à travers la salle de bain pour arriver à coincer le tuyau d'évacuation dans la porte de la douche.
Et ça n'est pas super léger à déplacer, une machine à laver... je la faisais pivoter sur ses pieds de devant, une-deux une-deux, pfiouuuuuu. Il est arrivé plusieurs fois les tout premiers temps que je ne cale pas bien le tuyau dans la porte de la douche, et qu'au moment de la vidange le tuyau s'envole dans la salle de bain... Youhouuuuuu ! J'étais quitte pour éponger directement avec les grosses serviettes de bain, et... refaire une machine de ces mêmes serviettes ensuite. Un soir, ça m'est arrivé 3 fois de suite, j'étais... verte ? Mouais. J'ai bien essayé de fixer le tuyau avec du sparadrap, mais tu parles !
Pendant presqu'un an, chaque fois que je faisais une machine, je la déplaçais, je coinçais le tuyau, puis je guettais le mondre bruit d'eau suspect qui aurait indiqué un accident, et je jailliissais telle une fusée (si, si !!!) aussitôt jusqu'à la salle de bain.
Quelle aventure... Je peux vous dire que j'optimisais chaque nécessité de lessive :-)

Camping, oui, navrant, désolant, mais on s'habitue.
On se maudit, oui, on se dénigre, on se fait les gros yeux à soi-même, mais... on continue, et on s'habitue.
Et les semaines passent. Puis les mois. Et on en arrive à presque un an, à savoir pertinemment pourtant que rien ne changera par magie. Impossible à admettre devant quiconque, en plus. Moi face à moi-même.

Donc, j'en étais là au moment où je donnais des dates précises à mes parents souhaitant venir m'aider.
Et c'est à ce moment-là aussi que l'évacuation de la douche, aboutissant dans le même tuyau défectueux mais de l'autre côté de l'embranchement, a commencé à suinter, à montrer des signes de faiblesse de ce côté-là itou...
Alors là, c'était fichu de chez fichu !!!!!!!!!!!
J'ai tenté le tout pour le tout, il me restait du mastic, j'en ai appliqué le long des fissures bien visibles du T du tuyau, pas fastoche entre le tuyau et le mur, j'ai bien tartiné, j'ai laissé séché, puis j'ai tenté mes petites expériences d'évacuation ... depuis le lavabo... depuis la cuisine... depuis la douche...
Impeccable !!!
HOURRA !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Là où je me suis maudite vraiment alors, c'est de ne pas avoir eu cette idée de mastic des mois plus tôt !!!! Tous ces seaux d'eau transvasés, pour chaque lavage de mains, de dents ou d'assiettes (selon le lieu !), toutes ces déménagements de machines... pffffffffffffffff.

Restait la chasse d'eau. Mais ça je ne pouvais rien y faire moi-même, tous ceux à qui j'en avais parlé m'ayant dit que c'était vraiment galère à changer, je ne voulais même pas tenter.

Donc, j'ai fait des piles un peu partout dans l'appart, j'ai libéré le dessus du clic pour pouvoir le déplier, j'ai enlevé aussi dessous tout ce qui pouvait empêcher de le déplier... (Ah mais quand je dis que je suis bordélique, je vous assure que je ne me surnote pas, je joue dans la catégorie des Très Grands, oui oui oui !)

Mes parents pouvaient arriver "chez moi".
Il y a un an...

(mais oui, à suivre, bien sûr !)

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