dimanche 12 juillet 2009

Futurs ch'tits n'élèves

La dernière semaine avant les vacances a eu lieu la visite de l'école pour les futurs inscrits en CP et leurs parents.
Voici 6 années pleines que je suis dans cette école, j'ai droit forcément maintenant aux petits frères/soeurs des élèves que j'ai déjà eu/qui m'ont supportée ces dernières années. C'est un avantage, je connais déjà les parents et vice-versa, et les "petits" me connaissent au moins de vue, ils étaient en poussette quand le grand frère faisait sa toute première visite de la grande école ! Ce qui n'empêche qu'ils n'étaient pour la plupart jamais entrés dans LA classe.

Comme tous les ans, je les ai trouvés tout petits, ces "futurs" n'élèves. Comme devaient l'être mes élèves au début de l'année. Comme quoi, ils grandissent vraiment, en un an.
Après avoir repéré la cantine, les toilettes, les autres classes, la bibliothèque, la salle info, les voici dans ce qui sera dès la rentrée prochaine LEUR classe. MA classe.

Sagement, ils s'assoient, les enfants plutôt devant, les parents plutôt derrière, tout le monde semble un peu intimidé... Je fais mon petit speech habituel, le matériel, ce que j'attends, les projets, je survole la méthode de lecture bien sûr car c'est ce qu'attendent les parents, je leur dis de ne pas trop stresser leurs petits avec cette arrivée à "la grande école", que tout ce qu'ils ont appris à la maternelle est très important parce que c'est la base de ce qu'on va continuer ensemble cette année, qu'il faudra qu'ils veillent bien aux rythmes de leurs petits parce que cette première année d'élémentaire va leur coûter beaucoup d'énergie, qu'apprendre à lire demande un gros effort, et un travail régulier, et ça je veux que les enfants en prennent bien conscience, et que si tout le monde est motivé alors je n'ai aucun doute quant à leur réussite, etc. J'abrège beaucoup quand même parce qu'il ne s'agit que d'une prise de contact : il y aura une vraie réunion de rentrée... à la rentrée.
Puis je demande s'ils ont des questions. Les parents en ont quelques unes, le goûter ? les devoirs ?
Je pose la question aux enfants aussi, si sages, pour le moment...

Un premier doigt se lève :
- Est-ce qu'on a le droit d'amener des petits jeux ?
Tiens, en voilà un qui a l'air de savoir pourquoi il vient à l'école... !!!
Au fond de la classe, une maman pique du nez dans son décolleté. Les autres parents rigolent.
J'explique que oui, mais je pose les conditions : que jamais je ne les voie sortir en classe, seulement à la récré, qu'il n'y ait pas de problèmes avec (il me l'a pris, c'est le mien, nan c'est le mien, il me l'a cassé, etc), et enfin qu'il s'agisse de petits jouets, pas question d'amener le contenu de sa chambre à l'école !
J'ajoute que par contre les cartes pokétrucs sont totalement interdites pour ma classe, elles ne le sont pas par mes collègues, mais par moi si, c'est comme ça picétou*. Et les cartes de catch également, quelle plaie ce truc.

Une autre main se lève :
- Mais les nin-nins, on a le droit ?
(méga-fard d'une autre maman en fond de classe qui semble vouloir se faufiler sous le carrelage...)

Héééé béééé... ça promet !
10 ans que je fais du cp, jamais, jamais, jamais on ne m'avait posé cette question.

Alors j'ai répondu que, comme pour les petits jeux, tant que je ne le vois pas en classe... je n'ai pas de problème pour que ledit nin-nin dorme au fond du cartable.
Des fois qu'il veuille apprendre à lire aussi ! :-)

...

* ces cartes ont des points, des valeurs qui permettent de les échanger entre elles. Les plus rares "valent" plus cher selon leurs pouvoirs, ou je ne sais quoi. L'expérience des cours de récré m'a montré qu'à 6-7 ans, les enfants se font embobiner par les plus grands qui n'ont pas de scrupules à leur extorquer leurs cartes rares avec moult arguments, etc... Après il y a plainte, les parents s'en mêlent, etc, ça finit de toutes façons toujours pas des embrouilles.  Je n'ai pas du tout l'intention de passer mes récrés à comparer les valeurs des cartes pour savoir si l'échange proposé est équitable.
Non merci.
Pis quoi encore !!!

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samedi 11 juillet 2009

J'adore !!!

Viendez voir par là-bas,

Taaa da daaaa, tadadadaaaa dadaaaa...  (tu la tiens bien la musique du générique dedans ta tête, là ?!! Non ? Ah bon ?)

Bon, d'accord je t'aide : c'est par là pour les "taaaa da daaaa".

Moi ça me fait beaucoup beaucoup rire,

Déjà que j'adorais la série dont j'ai dû voir tous les épisodes au moins 3 fois quand j'étais étudiante...

Merci ma Sheepie, euh, Zé pardon, tu es extra !!!

Attention les filles, on va se faire repérer !
Ah, ce n'est que toi Charlie. Champagne ? Volontiers, merci !
Non non, pas de synthé, oh non oh noooooon... c'est un truc à faire avouer tous les coupables, ça !

Comment ? Mon brushing toujours impeccable même quand je cours après les méchants ? Bah c'est naturel, voyons !!!

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vendredi 10 juillet 2009

Gaz micmac-4

Lundi 29 juin, donc, je fais un truc que je ne fais jamais : je laisse le mobile allumé, et sur le bureau pour pouvoir l'entendre. Et je préviens ma classe que tout à fait exceptionnellement si mon téléphone sonne aujourd'hui je décrocherai. Ce que je déteste, d'ordinaire le mobile est tout au fond du cartable il peut toujours sonner, je ne l'entends pas et quand bien même je ne décrocherais pas pendant la classe (collègue2 fait ça, et ça m'horripile), si c'est une urgence ma famille peut me joindre sur le fixe de l'école. Mais là, je ne veux surtout pas louper l'appel de gdf.
Rien, bien évidemment.
MAIS j'ai quasi terminé mes corrections, presque, presque... dodo à 1h30 passée.

Mardi 30 juin, rebelote.
Toujours aucun appel...
Le soir je n'ai plus rien à corriger, yihiiiiiiie !, soirée cool et demain je vais pouvoir récupérer un peu de sommeil, ah ben non c'est vrai : la 2ème couche ! Il faut que je re-pousse ce qui était re-venu se mettre devant la fenêtre de la salle (les objets se déplacent tout seuls chez moi, c'est pas possible autrement, !!!) Surtout dans la chambre. Mais ça va, il y en a nettement moins qu'il y a une semaine, et puis surtout, j'ai terminé mes corrections ! :-D

On vous contactera lundi ou mardi au plus tard, m'avait-il dit...
Ben tiens.

Mercredi 1er juillet, j'accueille mon peintre-mimi à 8h, en plus d'être mimi il est tout à fait sympa et on discute un bon moment, puis je passe ma matinée sur l'ordi en attendant ze coup de fil. En vain.
Début d'aprèm, je me décide à appeler moi-même pour savoir où ça en est.
Paske bon, c'est pas l'tout, mais le temps passe et ce que je consomme est toujours sur la facture de mes nouveaux voisins !
800-blablabla, "Ne quittez pas, un conseiller va prendre votre appel. Votre temps d'attente est estimé à environ 8 minutes".
Aaaaargggghhhh.
Faut pas déconner !
Je raccroche, passablement agacée.

Je réessaye après la sieste, temps d'attente estimé à 3 minutes. Okééééééé... ***soupiiiiir***
Nouvelle personne au bout du fil, et re-blablabla,  elle met un peu plus de temps à comprendre tout ce que je résume, elle me redemande le n° de mon compteur (j'avais prévu le coup, j'avais gardé le papier de la dernière fois !), tout ça pour finalement me confirmer ce que m'avait dit le type l'autre fois : mon compte a été résilié par erreur parce qu'il a été noté que la famille R. emménageait à ma place, avec mon compteur.
Ouiiiii, d'accord, ça j'ai bien compris, justement, on m'a dit que vous m'appelleriez pour confirmer que tout est bien rentré dans l'ordre, que mon compte a été réactivé, que les consommations sont bien facturées à ceux qui consomment, etc. Et comme je n'ai pas de nouvelles...

- Ah mais justement madame, nous attendons maintenant la réponse de l'expertise qui va contrôler que vous avez bien chacun un compteur, et réattribuer les bons n° aux bons comptes. Mais avant d'avoir la réponse de l'expertise nous ne pouvons rien faire. Et l'expertise ne dépend pas de nous.
- Et ça va prendre combien de temps ? (parce que une semaine de douches "chez" ma voisine ok, mais 2 ou 3 semaines... ça commence à me gêner quand même.)
- Je ne peux pas vous dire madame, ça ne dépend pas de nous, une semaine peut-être, ou deux. Vous serez prévenue dès que tout sera rentré dans l'ordre.

Donc je n'ai plus qu'à attendre.
Voilà où j'en suis, voilà où on en est, avec la famille R.

C'était mercredi 1er juillet, on est vendredi 10 et je n'en sais pas davantage.
Ce matin, jour de marché, je suis allée faire le plein de fruits et j'en ai profité pour passer à la boutique de madame R., qui n'en sait pas plus non plus. Qui n'a toujours ni téléphone, ni internet, ni télé, d'ailleurs non plus, il y a visiblement un vrai souci avec les locataires qui les ont précédé, les compagnies ne les trouvent nulle part et du coup ne peuvent pas réouvrir les comptes. Enfin la télé c'est une histoire d'antenne et de mec qui ne veut pas déplacer.)

Côté gaz... on attend l'expertise. Sauf que pour accéder à mon compteur, pas de pb, il se trouve dans l'impasse, n'importe qui disposant d'un tournevis ou éventuellement d'une clé (j'ai essayé aussi !) peut venir relever ma consommation, vérifier que c'est bien le mien, (me couper l'alimentation aussi d'ailleurs, hahem), etc, et si je ne suis pas là, spa grave.
Par contre le compteur de la famille R. se trouve dans leur cave, l'expert devra prendre rv avant de venir.
Mais aucune nouvelle d'un quelconque expert, ni tout simplement de gdf...

Vous n'aurez donc pas la résolution du micmac... parce que je ne l'ai pas non plus. Mais je vous tiens au courant dès que !!! En plein milieu des vacances, quand je ne serai pas là, je le sens bien, hahem...

Nan mais sans rire, quelle embrouille !
Et ça n'est pas terminé...

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jeudi 9 juillet 2009

Gaz micmac-3

Samedi 27 juin donc, courrier de gdf qui me confirme ma résiliation.

JE - N'AI - PAS - RÉSILIÉ !!!

Et c'est reparti pour les coups de fil interminables au n° 800-blablabla.
Tout réexpliquer depuis le début, cette fois c'est une voix masculine que j'ai à l'autre bout du fil. Quand j'arrive à la partie "Alors j'ai remis toute seule mon compteur en marche", il bondit :
- Aïe aïe aïe, on va avoir un problème, vous n'avez absolument pas le droit de déplomber un compteur, vous risquez 600 € d'amende, à partir du moment où vous avez l'avis de passage de gdf dans la boîte aux lettres vous informant de la coupure du réseau , et...
- Waow waow waow, je n'ai rien déplombé du tout !!! Il n'y avait pas de plomb, j'ai juste tourné la manette du robinet et appuyé sur un bouton, c'est tout. Et il n'y a jamais eu d'avis de passage dans ma boîte aux lettres, d'ailleurs, justement. Je n'ai jamais été avertie officiellement, paske mon voisin il est loin d'être officiel... enfin, jusqu'à ce courrier ce matin qui me confirme la résiliation de mon compte. JE N'AI JAMAIS RÉSILIÉ, ET JE NE COMPTE PAS DÉMÉNAGER POUR LE MOMENT. (non je ne crie pas, j'articule...)

Et le monsieur dit qu'il est rassuré si je n'ai rien déplombé, il cherche dans son ordi, me laisse tomber plusieurs fois avant de revenir me poser quelques questions, puis finalement me demande d'aller relever le numéro gravé sur mon compteur.
OK.
Je suis une fille organisée  (des fois...), je pense à prendre un papier et un crayon avant de descendre, et même mon tournevis pour pouvoir ouvrir le boîtier plastique, haha, trop fière de moi.
Je remonte et lui donne donc la loooongue série de chiffres, il me laisse à nouveau, j'ai même le temps d'aller lire des trucs rigolos sur bash.org, puis il revient m'expliquer le problème :

Apparemment, dans leurs fichiers, il apparaît que la famille R. emménage.. à ma place. Chez moi. (mais c'est bien trop petit !) J'explique au monsieur qu'on habite dans une impasse, moi à la porte J, et eux à la porte C, ce qui fait quand même 6 pas de portes entre nous, non, on est voisins d'accord mais on n'habite pas ensemble !
Il dit qu'il ne retrouve pas la trace des locataires précédant la famille R., est-ce que je connais leur nom ? Euuuuh non, ça ne me revient pas, c'était un couple bizarre, les flics sont intervenus plusieurs fois en pleine nuit parce qu'ils se disputaient et elle hurlait, et elle descendait dans la rue pour s'en prendre à la voiture à coup de casserole, oui elle était cinglée on peut le dire, souvent très imbibée, et lui n'était pas du genre sociable non plus.

Le monsieur me propose alors de m'énumérer la liste de tous les locataires qu'il a concernant notre impasse, que peut-être en entendant le nom ça me fera tilt ? D'accord.
non, pas lui c'est mon voisin du dessous,
non, lui c'est mon voisin en face,
non, lui il est à la porte B,
non, elle c'est ma voisine de palier,
non, lui c'est le vieux bonhomme sauvage du rez de chaussée,
ah non tiens ça c'est un nom que je ne connais pas du tout,
non plus, lui il est parti le mois dernier,
non, non, non plus...
Pas moyen. Introuvables. Ils ne sont pas dans leur fichier.

Bon. Tant pis.
Mais il a démêlé l'imbroglio, c'est mon numéro de compteur qui a été attribué au nouvel appart de cette famille, erreur humaine donc.
Et donc forcément, pour leur ouvrir un compte, fallait fermer le mien, logique hein.
Mééééé, je suis toujours là, moi !

Bref, maintenant qu'il sait ce qui s'est passé, il m'assure que tout va rentrer en ordre, réouverture de compte pour moi sans frais  (attends, j'espère bien !!!)
Il ajoute qu'il pense que ce que je consomme actuellement -soit le gaz pour une douche par jour depuis une semaine, ça va- sera facturé sur le compte de la famille R, puisque MON compteur est attribué à LEUR compte.
SUPER pour entamer de bonnes relations de voisinage... Heureusement qu'on s'est bien parlé depuis le début, avec cette dame !

Du coup je me demande :
- Et ce qu'ils consomment eux, à 2 adultes et une ado, c'est sur la facture de qui alors ?
- Bonne question...! me répond-t-il. (!!!) Soit sur le compte des anciens locataires mais je n'en ai vraiment aucune trace dans le fichier, soit de... personne.
WAOUH. Je trouve ça carrément hallucinant, mais bon.
De toutes façons il n'a pas accès aux dossiers de chaispluskoi pour tout rétablir dans chaque dossier parce qu'on est le we, mais dès lundi, mardi au plus tard, gdf nous recontactera, madame R. et moi-même pour confirmer que tout est rentré dans l'ordre et que les bons numéros de compteurs sont réattribués aux bons comptes-clients, avec les bonnes factures et leurs consommations respectives.
Oooookette.

On est samedi 27 juin midi, avancement des corrections : quasi nul. Mais un peu quand même !
J'attends 14h pour filer au centre-ville retrouver ma nouvelle voisine dans sa boutique, et lui expliquer le topo. De son côté, elle me raconte qu'elle a aussi des soucis avec le téléphone, il faut réouvrir la ligne parce qu'apparemment les anciens locataires n'avaient pas de fixe et pour ça il y a un délai de 1 mois, elle n'a pas fini de tout récurer parce que les placards, et l'appart en général, étaient dans un état de craditude déplorable, et l'antenne de télé ne fonctionne pas, ils captent juste une chaîne, et encore, avec beaucoup de stries. Certes la réception n'est pas terrible chez moi non plus, mais à part canal + je reçois tout, même si la 5 et la 6 sont loin d'être nettes.
Bah dis donc, Bienvenue dans l'impasse, madame ! :-D
Pourtant je vous assure qu'on y est plutôt bien, il n'y a pas de bruit alors qu'on est en plein centre-ville, on est peinards. Justement, ce silence le matin elle a du mal à s'y faire, me dit-elle... ^^

Samedi soir, soirée bowling avec les parents de l'Amicale Laïque, gros fous-rires avec une famille nouvellement arrivée du sud et qui s'attend à rencontrer un troupeau d'ours blancs bientôt tellement ils trouvent qu'il caille en auvergne.
Bon, je suis nulle au bowling mais on s'en serait douté, comme dans tout sport où il faut viser... Mais c'est rigolo. Et puis la femme de collègue1 est aussi douée que moi, ouf, je me sens moins seule ! Mais quand même, j'ai fait un strike, (pas exprès, hein !!!), un seul, pile au moment où les autres équipes avaient terminé leurs parties et venaient regarder la fin de la nôtre... Ouéééééé ! Nénette s'est empressée de raconter ça à toute la classe lors du Quoi d'neuf le lundi suivant, bien évidemment.

Dimanche 28, je... corrige, à l'école, les fichiers de maths c'est trop lourd à ramener à la maison.

Lundi 29 juin...

... la suite bientôt, promis, je suis en train de l'écrire, mais là je coupe sinon ça fait vraiment trop long !

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mercredi 8 juillet 2009

Gaz micmac-2 / Peintre entracte.

Donc. Le we se passe, samedi 20 juin soirée réussie avec les filles de la cantine, il y a bien longtemps que je n'avais pas vu le jour se lever avant de me mettre au lit, et dimanche 21 vaseux forcément... spa grave ! Ah pis fête de la musique aussi, dont je n'ai pas profité parce que je suis rentrée me coucher très tôt, on se demande bien pourquoi.
Arrive le lundi matin, je savoure ma douche (une pensée pour Em... qui surveille son ballon d'eau chaude...), et je prends la décision de ne pas appeler gdf, puisqu'après tout j'ai du gaz, y'a le papier scotché sur le compteur si jamais un autre technicien vient, s'il y a un souci, eux ils appelleront bien.
En partant à l'école, je me fais accoster par le peintre que je croise tous les matins depuis une semaine, le proprio fait repeindre l'extérieur de toutes les boiseries de l'impasse. Et il paraît que ce serait mon tour... enfin, celui de mes fenêtres, plutôt ! Le monsieur veut savoir quand est-ce qu'il peut venir faire les miennes.

Là, ça se met à clignoter de tous les côtés dans mon cerveau,.
1- il est hors de question que je laisse mes clés, même à mon voisin, je ne fais confiance à personne pour que mon chat ne sorte pas et ça ce n'est pas négociable,
2 - je ne peux être là que le mercredi, et encore, franchement en cette fin juin mes mercredis j'ai bien autre chose à en faire,
3 - qui dit peindre les fenêtres dit avoir accès aux fenêtres, et ça... Je vous ai déjà dit que je vivais à MégaWonderMaoussBazarLand ?
S'il faut que je dégage les fenêtres notamment à la salle et dans la chambre, j'en ai pour 15 jours, minimum, et pour le moment ce qui clignote le plus fort c'est retard de corrections-retard de corrections-retard de corrections... Pas le temps de dégager mes fenêtres !!!

CHUIS FOUTUE.
Le peintre veut venir ce mercredi 24 juin. 7h30.

7h30 ???

Nan mais ça va pas ? Je négocie pour 8h, nan mais attends oh, et je file à l'école de trèèèès mauvaise humeur. En colère en fait. Contre moi-même.
Collègue2 me raconte sa vie, comme d'hab', et comme je ne réponds guère il me demande s'il a fait quelque chose pour que je sois de mauvais poil comme ça, (en fait d'habitude j'écoute pas non plus mais je fais semblant, au moins :-) (ces gens qui ramènent tout à eux, même quand ils n'ont rien à voir... c'est fou) (J'ai le droit d'être de mauvais poil une journée dans l'année, quand même, nan ?) (et de ne pas avoir envie de dire pourquoi, pour éviter tous les conseils bienveillants et/ou les moqueries incrédules, non, collègue2 ne peut pas imaginer dans quel foutoir je vis et je n'ai pas du tout l'intention de l'inviter à venir voir) (et ça ne le regarde pas !!!)
Je ne sais pas comment je vais m'organiser pour mes piles de corrections, parce que j'ai des rendez-vous avec des parents tous les soirs de la semaine, et je vais forcément devoir passer quelques heures
à déplacer des piles de trucs divers, et j'en ai super envie en plus. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.
'Tain, c'est pas l'moment...

Du coup, le coup de fil à gdf passe vraiment à l'as.
Le lundi 22 juin soir, je fais la cuisine à fond, et elle en avait super besoin. A minuit je termine de serpiller, ouf.
Corrections ? Zéro.
Le mardi 23 juin soir, j'attaque non pas la salle, mais juste "l'accés à la fenêtre" dans la salle... c'est justement là que s'empilent diverses caisses avec moults bouquins, fichiers d'école, cd, imprimante, ordi, caisse avec le bazar pour petits bricolages (tampons, feutres en relief, perles, ce genre de trucs), 2 mètres carrés d'empilement divers à déplacer, petits bouts par petits bouts parce que... c'est lourd. Et ça me gave. ET j'ai pas enviiiiiie de faire ça !!! Je remplis quand même 2 sacs poubelles papier/carton, et encore, sans trier vraiment à fond, juste en gros. Pas l'temps !!! Je désempile, je vire, je rempile un peu plus loin et de façons plus stable. Un peu.
à 1h30 du mat je sors mes sacs poubelle, et je renonce à passer l'aspi par égard pour mes voisins, quand même.
Devant la télé et la boîte du chat, il y a maintenant... des piles, partout. Mais il n'y en a plus devant la fenêtre ! Le chat se faufilera s'il veut absolument accéder à sa boîte, je lui fais confiance.
Corrections ? None.

Mercredi 24 juin matin je mets le réveil à 6 h, pour avoir le temps de dégager l'entrée et le couloir. Ah ouais moi quand je m'étale c'est partout, et là depuis le retour des vacances de printemps je n'avais fait aucune tentative de rangement... donc partout, y'en avait partout partout partout.
8h10 le peintre arrive, ce n'est pas le chef qui m'avait chopée lundi matin mais le p'tit jeune qui l'accompagne. Je lui dis que je suis désolée pour le bazar, il me répond qu'il n'est pas là pour ça, il est très jeune certes mais il a un sourire absolument charmant... (faut prendre ce qu'il y a à prendre, hein, les jolis sourires c'est agréable !)

Il installe son matériel à la salle pendant que de mon côté j'attaque la chambre. Et en ce lieu ce sont des années de non-rangement total, des montagnes de fringues, de sacs, de bouquins, de cours, de ça-peut*, de trucs, de choses, qui m'étouffent certes mais que je n'ai pas trop le courage d'attaquer, c'est de toutes façons inrangeable en une journée. Ni même 2 ou 3 à mon avis, je vous dirai ça quand je m'y serai mise, un jour. Moi j'ai l'habitude d'enjamber ce fatras, ça m'évite de rouiller, exercices d'assouplissement, d'équilibre, pas fastoche de traverser la jungle le matin pour aller aérer... Mais je vois bien que le petit peintre a besoin d'installer au moins son escabeau. Alors je dégage, j'élague, je pousse, je refais des piles, des entassements, je trace un chemin, je libère la place devant la fenêtre...  BREF.
Pendant ce temps Zéphyr a fait copain-copain avec le petit peintre, c'est limite s'il ne monte pas sur l'échelle, je vais bientôt avoir un chat tout noir mais avec quelques taches blanches, finalement.

10h30 j'ai fait le plus gros dans la chambre, et je peux attaquer ENFIN... mon immense pile de corrections. Sauf que... ben j'ai sommeil, quoi.
Heureusement je commence par le travail sur la monnaie, ça va assez vite à corriger, la pile diminue vite, ouf, c'est encourageant, ça me remonte un peu le moral. Je m'imagine la tête du mec quand il est allé installer son escabeau dans ma chambre... il a dû halluciner.

Midi, le petit peintre s'en va (en fait il n'est pas petit du tout, il est juste bien mimi, quoi ! :-) , non sans avoir pris rv pour la 2ème couche... le mercredi suivant. 7h30 ? Ah non, 8h, c'est bien, 8h00 hein ? !!!

L'après-midi, je file à l'école pour perforelier les exos de lecture des cp et corriger les fiches de découverte du monde, j'ai sommmmmmmeil, le soir j'appelle la chorale pour dire que je ne viendrai pas au repas, spa possible, il faut que je corrige. Et que je dorme.

Jeudi 25, vendredi 26, je me couche très très tard à cause des corrections, mais ça va, j'avance, et puis j'ai retrouvé le sourire. Il y a la visite de l'école pour mes futurs n'élèves encore tout petits, tiens il faudra que je vous raconte ça aussi...

Samedi 27 , je... corrige (sans dééééc' ?) Je vais chercher le courrier aussi, justement ah tiens dis donc ?! Une lettre de... de... de...
Oui, de gdf !
Une lettre qui indique en objet... "Confirmation de résiliation".

...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !

...

***à suivre...***

DSC02965
Voilà voilà, ça c'est devant la télé maintenant... oui, je suis bordélique, et j'assume ! -presque-...

...

* les "ça-peut", ce sont toutes ces bricoles que les instits empilent en se disant "un jour, ça peut servir !"
Les rouleaux de pq pour faire des mobiles, les boîtes de lait de bébés
pour faire des djembés, restes de pelotes de laine, un sac entier de cravates de mon grand-père-chuis-sûre-qu'un-jour-on-va-s'en-servir-pour-une-kermesse-!, les bouteilles d'huile d'olive vides pour faire des vases, les petits pots de yaourts en verre, des boîtes, des pochettes, du carton, des jetons, des trucs quoi...
C'est la prof d'art plastique de l'iufm qui appelait ça des "ça-peut".
Quand même, je jette les rouleaux de pq maintenant, y'en a marre.

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mardi 7 juillet 2009

Gaz micmac-1

Lorsque je suis rentrée chez moi, tard, le vendredi 19 juin, mon voisin du dessous guettait mon arrivée pour m'annoncer que dans la matinée, un technicien gdf était venu me couper le gaz. Mon voisin -ne travaille pas, toujours chez lui, en quelque sorte le concierge de l'impasse, connait toujours tous les potins sur tout le monde- s'en était un peu étonné. Que le type lui avait assuré que j'avais résilié mon compte et que je déménageais. Ce que mon voisin trouvait assez surprenant, un peu, vu qu'on avait encore discuté ensemble la veille et que je n'avais rien dit... Tu m'étonnes !
Vendredi soir, largement plus de 19h, trop tard pour appeler gdf et m'insurger contre cette coupure inattendue.

Le samedi donc, je m'arme de mon téléphone et appelle, un n° en 800-etc bien sûr, explique mon cas, 1/2 h entre l'attente et la recherche dans ses fichiers, pour finalement me dire que effectivement rien n'indique que j'ai résilié... il y a donc eu erreur. Elle me demande 8 fois si je suis sûre que mon gaz est coupé parce qu'elle ne voit rien dans le dossier, ah ben oui hein, si je ne suis pas encore douchée, il y a bien une raison, et la gazinière ne répond pas non plus. Pis mon voisin est témoin. Ah. Elle me donne le n° d'une agence de dépannage dans ma ville censée venir me rétablir le gaz très vite, à condition que je sois chez moi dans les 3h qui suivent. On est samedi matin, ok je ne bouge pas.

J'appelle donc le n° local, ouf tout va rentrer dans l'ordre, j'explique mon cas. Je me fais très mal recevoir, "On est un service de dépannage d'urgence, pour les fuites de gaz, (ce que je comprends bien, madame) nous, on n'intervient pas comme ça aux caprices des clients !" "Caprice" ???!!! J'ai beau lui assurer que c'est gdf qui m'a donné leur n°, la bonne femme ne veut rien entendre, c'est pas à eux de faire ça. Et "de toutes façons, dans mon ordinateur c'est marqué que vous avez résilié, donc on ne peut rien faire".
MAIS JE N'AI PAS RéSILIé !!!!!
Elle finit par m'aboyer qu'elle ne pourra envoyer quelqu'un que si c'est gdf directement qui le leur demande.

SU-PER.

Pendant ce temps, par ma fenêtre ouverte, j'entends de l'agitation dans l'impasse, une nouvelle famille emménage apparemment, et la dame a l'air bien embêtée, elle avait rv avec le gars du gaz vendredi mais il n'est pas venu, donc ils n'ont pas de gaz ce we -bienvenue au club madame !-, pis en plus ils ne savent même pas où est leur compteur.

Je rappelle gdf, re-n° en 800-etc, re-attente, réexplications depuis le début parce que ce n'est pas la même dame qui me répond. J'ajoute qu'il y a une famille qui emménage en ce moment même et qui a des soucis de gaz aussi. La dame me dit qu'en fait il semblerait que j'ai le même numéro de compteur qu'une certaine mme R., non, je ne connais pas ce nom et ce n'est pas moi ça c'est sûr, apparemment il y a eu confusion.
Je lui résume aussi le coup de fil précédent avec l'agence locale et la façon dont ils m'ont envoyé paître. La dame est désolée, mais m'assure qu'elle ne peut absolument rien faire -ben tiens !!!- Parce que là on est samedi, elle n'a pas accès à je ne sais quels fichiers, bla bla bla. Elle ne peut vraiment pas appeler elle-même l'agence qui pourrait venir réactiver mon compteur, "ça ne marche comme ça", il va falloir attendre lundi matin, que moi je les rappelle, et qu'alors il y aura prise de rv avec un technicien qui viendra mais qu'il faudra que je sois là -et ça, ça veut dire pas avant mercredi, forcément, youpi- Mais que elle est bien désolée, elle ne peut absolument rien pour moi pour le moment et que je vais devoir me passer de gaz ce we. Je raccroche -poliment- mais dans un état d'énervement assez avancé...
AAAARRGGGHHHHH.
J'en ai pleuré de rage. La gazinière j'm'en fiche, je peux faire sans, le chauffage il y a longtemps que je l'ai éteint, mais la douche.... Je n'ai pas DU TOUT envie de prendre des douches froides pendant une semaine, d'autant moins que je n'y suis pour rien dans cette histoire, je n'ai jamais résilié mon compte bordel ! (oups sorry)

Je finis par me raisonner, après tout je ne vais pas fondre si je me douche à l'eau froide  (et même, si jamais ça me faisait fondre, j'en prendrais plus souvent !!!) D'ailleurs je me suis déjà douchée à l'eau froide pendant toute une semaine quand j'étais étudiante à Clermont, soit-disant que edf (cette fois-ci !) ne pouvait pas venir plus tôt mettre mon compte en service, une semaine à la bougie le soir, et toilette ultra-rapide, le rinçage des cheveux longs c'était l'horreur, ça coupe le souffle. J'ai survécu. Il y a des choses nettement plus graves dans la vie, et dans le monde, qu'une coupure de gaz de quelques jours, faut pas exagérer, relativise et cesse donc de te plaindre, espèce de petite privilégiée de la vie.
Bref. Je me passe un coup d'eau -froide- sur le visage, et je descends dans l'impasse faire la connaissance de cette nouvelle voisine, que je connais de vue finalement car elle tient une boutique en centre-ville dans laquelle je vais assez souvent parce qu'ils vont bien au delà de la taille 44, eux. D'ailleurs elle me reconnaît également.
Je lui demande tout de suite comment elle s'appelle, Mme R., ah ben ça alors, tiens donc...

On papote un moment, puis je remonte chez moi. J'ai super envie de prendre une douche froide, quand même, hahem... pourtant il faut absolument que je me lave les cheveux, surtout que ce soir c'est restau vietnamien et boîte. Je décide de redescendre regarder mon compteur, comment il est fait, tout ça. Je constate que je ne peux pas l'ouvrir à main nue, je reremonte. Je prends un tournevis, je reredescends. J'ouvre le boîtier, il y a là une manette, après tout, qu'est-ce que je risque... hahem... je la tourne. Je rereremonte vérifier, nan, la gazinière ne marche pas. Bon, je rereredescends (ma séance de sport du samedi matin...), j'observe, je détaille. Je referme puis rouvre la manette. Je rerereremonte vérifier. Nan, toujours pas. Tant pis, j'aurais essayé au moins. Je me dis qu'il doit y avoir autre chose que je n'ai pas vu, je rerereredescends, je réexamine. il y a un poussoir, là. J'appuie, rien ne s'enclenche, je rererereremonte vérifier...
ça marche !!!!!!

Je rererereredescends refermer le boîtier, entame une petite danse du "gaz est revenu" au milieu de l'impasse, puis rerererereremonte... me doucher. (Yiiihaaaa.) A l'eau tiède, parce qu'il fait trop lourd quand même pour l'eau chaude...   (ben quoi ?  :-D )
Mais OUF, quoi.

Enfin propre, j'ai préparé une feuille qui disait que :
"Ceci est le compteur de moi-même,
j'habite à la porte tant,
Je ne déménage pas et je n'ai pas résilié,
la famille R. habite à la porte tant."
Et je rerererereredescends scotcher le tout sur mon compteur. Ah mais.
Des fois qu'"ils" reviennent dans la semaine, on sait jamais, autant prendre ses précautions !

On est samedi 20 juin, il est midi, j'ai passé plus de 2 heures au téléphone avec un n° en 800 et le reste du temps dans les escaliers, et n'ai absolument pas touché à la pile de corrections pourtant censée diminuer nettement ce matin selon mon planning. Super.

...

Suite au prochain épisode... parce que ça n'est pas terminé, ouououh non, du tout...

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dimanche 5 juillet 2009

Sympathique !

Vendredi, glandouille totale, déphasée, pas du tout envie d'aller à l'école.
Dimanche ? Faut pas déconner non plus.
Restait donc samedi, allez hop, plein de piles sur mon bureau à faire disparaître, ranger les fournitures de la commande, et des tas d'en-têtes de cahiers tout neufs à remplir (ouéééé !), pis je préparerais bien les 2 premières journées de la rentrée aussi...
Mais pourquoi maintenant, tu peux pas faire ça fin août ?
Parce que c'est plus facile de continuer dans ma lancée maintenant, que de revenir exprès fin août, après une vraie coupure.

Samedi donc, 10h30, je passe me chercher un sandiche et file à l'école. Vers midi 30 on toque à ma porte, un parent d'élève... -raaah non, je viens préparer mes cahiers, pas voir des gens !!!-

- Bonjour, on a vu que vous étiez là, on est à la salle des fêtes, on aurait besoin de votre avis, vous voudriez pas venir 1 minute ?"
- Euh, bah bien sûr hein.

En fait ils décoraient la salle pour un anniversaire le soir-même, et ils en étaient à préparer... le punch.
Okaaaaay !

Ben il était tout à fait très bon. Bien frais, doux, il glissait tout seul. Trop, peut-être...

Une demie-heure plus tard je reprenais le tri de mes cahiers, mais bizarrement j'avais un peu plus de mal à classer les différentes hauteurs de lignes pour les futurs CP...

...

Edit : petite illustration en plus dans la note précédente !

Posté par Mimi Je Reve à 20:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
vendredi 3 juillet 2009

Mimi met un tablier (ah si, c'est plus prudent quand même)

Nooooon, ça ne deviendra pas un blog cuisine.
Parce que je ne cuisine pas !!!

Mais, des fois, j'essaye des trucs, en m'appuyant sur des recettes trouvées ici ou là.
Donc, mon truc du moment, c'est, tadadaaaaa...

Flan de chèvre/poivrette/courgeon
Huhuhuhu, je viens de me relire, spa mal tiens !!!!
(Je buggue. J'vous ai dit que j'étais fatiguée ? ^^)

Bon d'accord, je reprends : Flan de chèvre/poivron/courgette

Il faut :
- 200 g de chèvre frais
- 200 ml de lait
- une petite courgette
- un poivron (moi je prends un demi poivron rouge et un demi poivron jaune, pour que ce soit bien coloré)
- 2 feuilles de gélatine alimentaire (alors pour les végétariens, je crois que vous utilisez un truc similaire, nan ?) Un truc qui aide à figer le tout, quoi.
- de l'origan, ou du thym, ou des herbes de provence, ou je ne sais... un truc dans le genre, quoi. Moi, j'aime bien l'origan.
- des pignons de pin

Avec tout ça, vous pouvez, alors :
Couper la courgette en petits morceaux (petits, j'insiste, sinon ensuite c'est difficile à couper pour servir)

Chasser le chat qui essaye de piquer des morceaux de courgette, et se sauve d'ailleurs avec le pédoncule.

La faire blanchir 5 minutes dans l'eau bouillante, attention elle doit rester croquante (la courgette, pas le chat !)

Eplucher les poivrons (important pour leur digestibilité) ('tain je savais même pas que ce mot existait !!!), les couper en petits cubes eux aussi, les faire mariner dans un peu d'huile d'olive avec de l'origan ou des herbes de provence, ou du thym, comme vous voulez, un truc vert, quoi, qui ajoute un goût qui va bien avec.

Ramasser les autres flacons d'herbes aromatiques diverses que le chat vient de ficher par terre, même que c'est trop drôle pour jouer, ça fait du bruit sur le carrelage.

Pendant ce temps faire ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide.

Donner un peu de lait au chat, qui a très bien reconnu la brique que vous venez de sortir du frigo et entreprend de se servir seul dans le plat parce qu'il trouve que vous ne le servez pas assez vite à son goût. Ne pas oublier de ranger la brique juste après, ça lui évitera de basculer par terre, on sait jamais.

Faire réchauffer le lait (faut pas que ça bouille !), puis incorporer la gélatine bien essorée.

Rouvrir le frigo et faire ressortir le chat, les chats n'ont rien à faire dans les frigos. Attention, s'il s'agrippe aux étagères, il faudra ruser.

Ecraser le fromage frais avec une fourchette, puis bien mélanger au lait.

Attention, il se peut que le chat souhaite vous piquer la spatule directement pendant que vous touillez, il y a risque d'éclaboussures donc. (D'où l'utilité du tablier) (sans doute auriez-vous dû étaler un tablier sur le mur aussi, d'ailleurs)

Ajouter la courgette, le poivron, éventuellement les pignons, mélanger, verser le tout dans un moule quatre-quart, ou même des ramequins individuels), et laisser au frais pendant un bon moment... Perso, je le laisse une nuit minimum.

Pis c'est tout ! Ensuite suffit de démouler (c'est plus facile avec les moules mous.)
C'est frais, c'est coloré, c'est tout à fait très bon je trouve.

Vous pouvez même en donner un peu au chat, après tout il vous a été d'une aide précieuse.

Les premières fois je n'avais pas mis les pignons, il y avait juste le croquant des légumes avec la douceur du chèvre, c'était bien.
L'autre jour j'ai donc ajouté une couche de pignons tout au fond, ça mélange une autre texture au croquant des légumes, c'est pas mal aussi. Faut pas en mettre trop à mon avis, ou alors pour la déco ?
A vous de voir !!!

Bon app'...

                            cuisine

(Faire un gros câlin au chat, parce qu'il peut être pénible mais c'est le plus gentil des matous)(quand même) (ah si, ah si)
Merci Zesheep pour l'illu !

Posté par Mimi Je Reve à 23:30 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

Bon. Bah voilà.

C'est fait.
Une de plus.
Chuis toute molle. Rien envie de faire, et pourtant, y'a de quoi faire...

Hier.
Hier, hier, ils étaient tous là. J'étais de super bonne humeur, crevée toujours certes mais plutôt légère d'avoir passé un mercredi à peu près tranquille. D'avoir réussi à vaincre ce gigantesque nuage de trucs à faire pour l'école qui m'obscurcissait la vue depuis un bon moment. D'envisager une chouette journée avec mes loustics.

Les bouquets sont arrivés très vite, dès l'arrivée des enfants de la garderie, roses du jardin qui embaumaient vraiment, jolis bouquets du marchand, petits mots sympas des parents, ça touche toujours, enfants tous fiers d'apporter quelque chose à la maîtresse.
J'avais prévu des jus de fruits et une boîte de bonbons, sauf que Fifi aussi, et Boubou également (plus des gâteaux, pour son anniversaire d'il y a quelques jours.)
Côté collègues, les bouteilles de jus de fruit et les gâteaux arrivaient en masse aussi... faut croire que cette année tout le monde avait faim !!! Un grand CM2 avait cuisiné des muffins exprès pour nous, trop gentil le p'tit gars.

Donc vu toutes ces provisons, j'ai décidé d'attaquer les réjouissances dès le matin. On a sorti la panière de gobelets et j'ai laissé le tout en self-service dans la classe, tout en surveillant/réfrénant ceux qui faisent de véritables razzias dans les bonbons.

Vivi m'a offert un superbe cadre en mosaïque, fait par elle-même, Roro, un joli petit masque africain peint, Lili un marque-page en bois, décoré par ses soins, décidément j'aime bien quand les cadeaux viennent d'eux.
Beaucoup de beaux dessins aussi.

On n'est pas sortis en récré, il faisait bien meilleur dans les classes que dans la cour, et puis ils jouaient, Docteur Maboule, PetShops, Monopoly avec carte bancaire, ben tiens, Croque-Carottes, Scoubidou, Uno, le truc des singes qui dégringolent, là, Tic-tac Boum, 7 familles, Quizz des incollables, etc.
Même pas besoin d'intervenir, ils passaient d'une table à l'autre gentiment, sans dispute, sans micmac, tranquilles. Une classe agréable jusqu'au bout, WAOUUUUUH.
Plusieurs m'ont proposé de venir jouer avec eux, mais j'étais occupée à rassembler les cahiers de Mama qui était absente mardi (insolation...) et à voir 2-3 trucs avec elle. Puis à ranger (en très gros !) mon bureau, pis d'autres bricoles aussi,...

A la cantine à midi, inquiétude avec les collègues : le temps se couvrait méchamment, on voyait l'orage arriver au loin... Aïe aïe aïe pour le barbec entre nous prévu le soir-même !
En cuisine, le dernier jour dégénérait en bataille d'eau assez corsée, on a fui avant le café de peur de se retrouver dedans. Non pas que je sois contre les batailles d'eau, ouuuuh laaaa non, hin hin hin, mais... pas à l'école, en tant que maîtresse, devant les enfants. Qui nous avaient demandé la veille s'ils pourraient apporter des pistolets à eau, et à qui on avait dit non. Et pourtant, qu'est-ce que ça devait faire du bien, ces douches improvisées !

A 13h30, re-vague de bouquets et de plantes, dont une très jolie compo, de belle taille. Waouuuuh (c'est trop, ça en devient gênant pour une timide comme moi !), j'en suis restée scotchée quelques minutes. Les fleurs du jardin m'auraient fait tout autant plaisir, madame !!!

Après-midi tranquille, idem à la matinée, sauf que les enfants circulaient davantage entre les différentes classes, notamment quelques apprentis-magiciens qui faisaient carrément une magic-tournée de salle en salle. Quelques uns ont demandé à regarder le DVD du spectacle de la Kermesse, alors on a laissé tourné en boucle. Venait qui voulait, repartait quand voulait. Tran-quil-les.

Pendant ce temps, collègue1 préparait tous les documents de direction, pour la rentrée -soupiiiiiir-, collègue2 préparait ses listes tout en ne lâchant pas trop ses loustics à lui, un peu plus remuants (mes anciens miens, déjà remuants à l'époque...) Toto a soit-disant confondu la main de Kiki avec une taupe et a tapé de toutes ses forces avec la masse... Mais bien sûr ! Kiki lui a retourné immédiatement un bonne calotte (normal), ils se sont fait punir tous les 2. Comment je ne les regrette pas, ceux-là...
Et moi pendant ce temps, je recouvrais de plastique une vingtaine de livres neufs qui attendaient depuis le milieu de l'année d'être mis en service dans la bibliothèque, parce qu'apparemment je suis la seule de l'école à savoir faire ça ??? HAHEM. Oh, c'est pas la peine de me faire de la lèche pour me remercier ensuite, collègue2 !!!

Le ciel se couvrait de plus en plus... noir noir noir. Foncé. Au point qu'on a dû allumer les lampes.

A 16h20, je leur ai fait un dernier petit speech, sur tout ce qu'ils ont fait cette année, sur tout ce qu'ils seront capables de faire l'an prochain, sur le plaisir que j'ai eu à travailler avec eux pendant ces 10 mois.
J'ai rendu le contenu de mon tiroir d'objets confisqués en cours d'année, un mp3, des bricoles, froufrous, rouge-à-lèvre, figurines, tout ce que je n'aurais jamais dû apercevoir en classe pendant le travail.
J'ai donné à Vivi un certificat de radiation pour sa prochaine école si loin. J'ai rendu à Lolo sa réserve de goûters-spéciale-pour-lui, ainsi que les médicaments de secours, piqûre toussa, en cas de. Pas eu à s'en servir cette année, pfiouuuuu.
J'ai jeté un coup d'oeil aux parents qui attendaient, dehors.
Toute dernière minute de l'année...
J'ai eu une pensée pour Jyaire, et pour tous les autres.

Et là, soudain... c'est le drame.
Des trombes d'eau se sont abattues sur l'école.
La lumière s'est éteinte.
Les parents ont couru se mettre qui sous un arbre (orage, quand même !!!), qui sous l'abri-bus, qui sous le parapluie du voisin.

Nous on attendu un peu, que ça se calme... sauf que ça ne se calmait pas, ça empirait même. Coups de tonnerre très très forts, brrrrrr.
Sacrée fin de journée !!!
Alors on avait assez attendu, les parents sous la flotte, je les ai envoyés sous le déluge, en tongs ou sandalettes, en courant... Le temps de faire l'aller-retour jusqu'au portail, et j'étais gaugée jusqu'à la petite culotte. Des parents en avaient profité pour entrer se mettre à l'abri dans la classe et m'attendaient. Euhhh, c'est très impressionnant ces gens dans la pénombre de la classe, tout dégoulinants eux aussi, pis un p'tit peu émouvus aussi on dirait... et moi donc !
Ils m'ont offert une carte avec un petit mot par une dizaine d'élèves, "mes filles", celles que je peine tant à laisser tellement ces gamines sont supers, et... une superbe lampe. Genre africain, tiens si j'avais le courage d'aller chercher l'appareil photo... Très jolie, vraiment. Nan, j'ai pas pleuré ! J'ai fait une grosse bise à tout le monde et on a bien discuté en attendant que ça se calme. La pluie torrentielle s'est calmée, une minute à peine... et a repris de plus belle.

On s'est rendus compte alors que la fenêtre de la salle info, juste devant la bibliothèque, était grande ouverte, rapport à la météo étouffante de la journée... Le bac à livres était donc juste simplement inondé. Super !!!

Une maman est venue avec un gros sac. Nénette m'en avait parlé toute la journée, espérant fort que maman n'oublierait pas les "cadeaux" ce soir. Que des trucs spécial-moi ! Un cadre barbapapa fait main, un mug avec un chat noir comme mon Zéphyr, des jolies tongs "pour la piscine" a-t-elle bien précisé, un joli carnet d'adresse, une boîte "pour mettre des bonbons" dixit Nénette, ... Et un mot super gentil sur une feuille reprenant les dessins de Jack sur Danger Ecole. Aïe. C'est mon angoisse, ça, qu'un parent me retrouve via les commentaires que je laisse là-bas... si ça se trouve c'est déjà fait.
C'est que j'aurais eu les 3 marmots de cette dame. Tous différents, comme elle dit, (ah ça, pour sûr !) mais des gentils gamins. C'est bien simple, depuis 6 ans que je suis dans cette école, je l'ai toujours eue comme parent d'élève, je crois. Ou quasiment. Sa petite dernière grandit, une page se tourne pour elle aussi... Non, elle n'envisage pas d'en faire un 4ème, m'a-t-elle certifié d'un ton assuré.
En tout cas j'ai beaucoup apprécié. Ces chouettes cadeaux personnalisés, tout comme ces parents qui se sont mis en commun. Sympa.

J'ai hésité avant d'écrire cette note. Je ne voudrais pas que ça fasse "celle qui étale les présents qu'elle a reçu". Certaines années on en a, d'autres moins, et ça ne me choque pas, je ne les "attends" pas. Les enfants qui me font des dessins, ou un petit bricolage, c'est ce que je préfère, je trouve ça génial, parce que ça vient d'eux, vraiment. Les parents qui viennent serrer la main, pareil.
Alors oui, bien sûr, j'aime les fleurs. Et comme je ne pars pas en vacances tout de suite, ça va me permettre d'en profiter. Mais ce n'est pas une obligation d'offrir quelque chose. Il faut avoir envie de le faire, pour que ça compte, sinon si c'est juste parce que "il faut le faire", alors c'est nul.
Il y a des parents que je n'ai pas vu de l'année, et pas plus le dernier jour.
Non, tout le monde ne participe pas. Pour des raisons multiples. Chacun est libre, et heureusement. Et ça n'a aucune incidence sur la relation que j'ai avec l'enfant, d'autant plus que pour la plupart, je ne les ai plus l'année suivante !
Et puis ce que j'apprécie, c'est que ne soit surtout pas solennel. Juste entre nous, comme ça.
Cette année en tout cas j'ai vraiment été pourrie-gâtée. Enfants supers, parents itou ?!
Décidément je suis vraiment chanceuse, d'avoir ce poste-là, dans cette équipe, avec ces enfants, et leurs familles.
Les collègues ont été recouverts de chocolats, eux. (Remarque moi c'était l'an passé, la vache ce que je m'étais goinfrée !
)

Puis je suis retournée dans ma classe, si vide.
J'ai déplacé les tables, les ai arrangées comme je le souhaitais en fonction de l'effectif prévu l'an prochain. C'est cool, s'il n'y a pas d'autre inscription d'ici la rentrée, je pourrais mettre chaque CP à une table individuelle. Et ça, c'est du luxe, clairement.

J'ai quitté l'école assez tard, plusieurs allers-retours à la voiture pour charger toutes ces fleurs, papotant à droite-à gauche avec les parents venant récupérer leurs marmots à la garderie, et, alors que j'étais enfin sur le trajet du retour j'ai reçu un appel de la dame qui s'occupe du ménage : elle venait de trouver mon trousseau de clé sur la porte...
Acte manqué, ok...
Admettons, mais dans quel sens ?
- vraiment pas envie de finir cette année/de laisser ce groupe-classe ?
- ou bien être sûre de ne pas pouvoir revenir ranger/préparer les jours prochains puisque pas moyen d'entrer dans l'école ?
:-D

Bref, demi-tour, et à 19h j'arrivais enfin chez moi, il ne pleuvait pas.
J'ouvre la portière de la voiture... Vlan, rideau de trombes d'eau.
Youpi !
Re-chplorf, schplorf, mes sandales toutes neuves de mardi seulement... (
Ah bah ouais, hein, quand plus de corrections, hop hop, nouvelle sandales, même pas en soldes bien sûr attends !)

Inutile de vous préciser que le barbec'  avec les collègues s'est finalement déroulé en intérieur...

...

Non, je ne suis pas allée à l'école aujourd'hui vendredi. J'ai résisté. Assez facilement, d'ailleurs finalement.
Par contre je suis allée au marché, et j'ai dépensé des sous !

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jeudi 2 juillet 2009

Note juste pour moi,

pour me rappeler plus tard... que Fifi est décidément étonnante. Et qu'elle m'a scotchée, hier après-midi.

Fifi est en difficulté.
Difficultés diverses, scolaires un peu, relationnelles plutôt, hyper-timidité et aucune confiance en elle, refus divers, pas envie -peur ?- de grandir, difficultés mnésiques, difficultés dyslexiques en prime, ça n'arrange rien.
Fifi arrivait d'une autre école, dossier quasi vide, aucune appréciation de ses résultats, à peine quelques croix dans un tableau très général. Aucune indication d'une quelconque difficulté scolaire, d'un éventuel bilan, ou signalement au réseau d'aide. Fichiers de maths et de lecture -fournis par la famille pour que je me rende compte- emplis des mêmes aberrations qu'elle me faisait en début d'année, mais non corrigés, sans trace de stylo rouge nulle part. Impossible d'avoir d'autres renseignements de cette école, il a fallu que la maman menace la directrice d'appeler l'inspection pour obtenir le maigre papier servant de livret scolaire.
Panique pour moi à la rentrée, elle ne semblait pas vraiment avoir le niveau CE1, mais difficile d'en être certaine, Fifi refusait absolument de travailler seule. Si j'étais à côté, elle acceptait de s'y mettre, dès que je la lâchais elle reposait le crayon. Dur.

Chaque semaine, il y a 2 enfants de service, l'un remplit le calendrier du jour et l'autre amène le cahier d'appel de la cantine dans la classe de mon collègue. La première fois que Fifi a été de service, elle a refusé net de porter le cahier de cantine. Une statue au milieu de la classe. La 2ème fois, je l'avais briefée la veille, qu'elle se prépare psychologiquement !, je lui ai promis que je viendrais avec elle mais je tenais vraiment à ce qu'elle le fasse,et  il a fallu que je la tire par la main, de force. Elle était en larmes et a refusé de frapper à la porte, mais c'est bien elle qui a tendu le cahier à mon collègue. La 3ème fois (il y 10 semaines entre chaque fois, hein !!!), c'est elle qui m'a demandé de venir avec elle. Je l'ai accompagnée, mais c'est elle qui a frappé et a tendu le cahier. La 4ème fois, je n'ai rien dit, rien anticipé, je voulais voir ce qu'elle allait faire, elle a pris le cahier et est sortie, seule. Il y avait un tel silence dans la classe -tout le monde était abasourdi- qu'on a tous clairement entendu Fifi frapper à côté, et même dire d'une toute petite voix "Tenez !" à mon collègue. Frissons pour la maîtresse, et regards impressionnés de quelques loustics, parfaitement conscients de l'effort énorme que cela avait dû coûter à Fifi. Wouaouh.

Une grooooooosse provision de patience aussi pour tenter de remettre cette petite fille dans son rôle d'élève. Suivi orthophonique, pédopsy qui a confirmé ce que j'avais vu très vite : peur de grandir et de ne plus être la petite fille de sa maman, maman qui admet qu'elle a un travail à faire elle aussi... Réseau d'aide spécialisée pour retravailler les sons, aide personnalisée pour reprendre les bases de la numération, arrachage de cheveux pour moi, impossible de différencier 14 et 40, impossible de se dépétrer des 60-70-80-90. Travail différencié du reste des CE1, allégé, ciblé sur ses difficultés, mais elle n'aimait pas ne pas faire la même chose que les autres. Alors elle attendait, en jouant avec ses fanfreluches, que je vienne lui marquer d'une croix quels exercices elle pouvait faire "sans risques" -de se planter-. Sauf qu'elle n'était pas la seule ayant besoin de moi chez les CE1. Et qu'il y avait des CP à côté, aussi. Casse-tête pour moi et frustration.

Mais progrès tout doux, mine de rien, d'abord accepter de se lancer dans le travail, admettre que se tromper n'est pas dramatique, essayer de faire seule... lâcher la jupe -le jean's- de la maîtresse. Lire les consignes seule. Lire à voix haute 2 phrases devant les autres, même après beaucoup d'hésitations.
Mais pas lever la main, oh ça non, jamais.
Résultats bizarres, parfois corrects, parfois totalement décalés, mais Fifi s'était mise au travail.
Bien sûr, dire une poésie devant toute le classe, niet.
Hyper-timidité, blocage net, transformation en bloc de pierre. Par 2 fois au cours de l'année, afin d'avoir sa gommette verte aussi, elle a dit sa demi-poésie (adaptation, toujours) seule devant moi, à voix à peine murmurée. Les autres fois j'ai baissé les bras...

Résultats catastrophiques aux éval nationales CE1, encore pire que ce que j'attendais d'elle. Maxi-panique devant l'officialité de la chose, au point d'écrire "cahier de liaison" sur la ligne "Nom de l'élève  :" quand j'ai dit qu'ils pouvaient se servir de la première page du-dit cahier pour recopier leurs noms de famille sans erreur.

Fin avril, décision approuvée par la famille de proposer un redoublement, elle n'est pas encore prête, elle n'a pas le niveau pour attaquer un CE2, et pourtant il me semble que les capacités, bien cachées tout tout tout derrière, là, elle les a. De plus, les CE2 seront dans un CE2/CM1 à 29 élèves, pas fastoche pour que le maître dégage du temps spécialement pour Fifi, dans une classe d'enfants autonomes qui avancera assez vite, emmenée par les CM1.

Une fois que la décision a été prise, j'ai proposé à Fifi de suivre les leçons de lecture avec les CP, histoire de réviser les sons complexes. Mademoiselle a d'abord eu 2 tables dans la classe, et changeait de bureau selon l'activité, puis rapidement elle a elle-même demandé à rester totalement avec les CP.
Et là, éclosion d'une nouvelle Fifi. Qui lève la main, qui propose, même si ça n'est pas toujours juste encore (et elle est en-dessous du niveau de mes autres cp, aïe), mais au moins elle bûche. Volontiers. Qui écoute, qui s'intéresse, qui ne joue plus avec les plumes à paillettes de ses stylos. Elle lit les consignes seules, parfois elle se plante mais elle y va. Elle accepte de se repencher sur l'exo quand je lui fais remarquer que ses phrases ne veulent rien dire. Parfois même elle m'amène sa feuille en précisant : Je me suis relue, ça veut dire quelque chose ! Et c'est juste, de plus en plus souvent.

OUF.

Alors je regrette, beaucoup, de ne pas l'avoir rétrogradée plus tôt. Mais elle est tellement suivie de tous côtés déjà, et puis il s'agissait de lui redonner confiance en elle, alors redescendre avec les CP n'était à priori pas la bonne solution pour ça... bah si. Comme quoi, chaque cas est vraiment différent. Et Fifi, elle est vraiment étonnante. Faut dire que je lui avais proposé, plusieurs fois dans l'année, d'aller faire tel travail avec les CP. Moue, refus. C'est que ça la mettait en avant alors qu'elle n'avait qu'une envie : que je l'oublie et qu'elle puisse se fondre contre les murs de la classe...

Lors du voyage scolaire à Vulcania, elle a fait une seule "attraction" -un très joli film sur écran géant- et encore, parce que je ne lui ai pas laissé le choix, je l'ai attrapée par le poignet et elle a bien été obligé de me suivre, non sans avoir freiné des 2 pieds ! -bououh, vilaine maîtresse- Elle sursautait à chaque bruitage un peu fort et agrippait mon bras. Les autres attractions, films en 3D avec serpents qui filent sous les jambes, éruptions volcaniques avec scories qui vous foncent dessus, voyage très secouant au coeur d'une chambre magmatique, films avec fauteuils dynamiques et vilains dragons... je ne lui ai même pas proposé !!! En gros j'ai passé la journée dans les couloirs avec Fifi, et Didi aussi, même topo pour elle ce jour-là, pendant que le reste de ma classe, avec les parents accompagnateurs, hurlait dans les attractions et ressortait pliés de rire. ('tain tu l'accordes avec quoi, plié ? reste, classe, loustics ???)  (moi j'ai choisi, c'est avec zozos pis c'est tout) (ah mais) (bon, ma correctrice a tranché, elle dit que "reste" est le chef du groupe nominal donc c'est lui qui commande. J'enlève le "s", d'accord, mais ça me choque, hein, quand même !)
Heureusement que j'étais allée à Vulcania avec mère et soeur pendant les vacances de printemps, parce que ce jour-là je n'en ai vu que les couloirs !!!

Bref, Fifi est une petite fille tout à fait mignonne et très gentille, mais manquant de courage et ayant peur de beaucoup de choses, un peu empêtrée en elle-même... qui a besoin de grandir, de prendre confiance en elle.

...

Et voilà qu'hier, Fifi s'est portée volontaire, spontanément, pour La cigale et la fourmi.
Et elle l'a fort bien dite d'ailleurs...
Oh, elle ne l'a pas clamée haut et fort, c'était même tout doux tout doux, à peine audible pour le 1er rang.
Méga silence dans la classe. Tous tendaient l’oreille.
Dressage de poils sur les bras de la maîtresse.
Pfiouuuuu.
Fifi, quels progrès, quelle avancée, quel pas de géant même !
Toute à ma joie, j'ai mis un mot dans le cahier de liaison pour relater l’événement à la maman.

Allez courage Fifi, l'année prochaine ne sera pas simple, mais...
Mais.

                fourmi_carte

Posté par Mimi Je Reve à 15:03 - - Commentaires [11] - Permalien [#]