mardi 6 octobre 2009

Note Féline (re)

Bon, d'accord, je vous raconte la suite... :-)

Une des collègues de maternelle a une fille qui travaille dans une pépinière, et celle-ci avait recueilli en septembre -2008- une portée de chatons apportés là, dans la pépinière, un par un par leur mère, qui ensuite n'était plus reparue. Incapable de résister, âme de st Bernard, elle a alors pris chez elle la portée, les a nourris au bib et lait maternisé toutes les 4 h jour et nuit bien sûr, a réussi à en sauver 3 sur les 5, et s'est ensuite occupée de leur trouver un foyer. Ma collègue me parlait souvent de ces petits chatons abandonnés, sans doute pour me motiver à en reprendre un, mais étant encore sous le coup de la disparition de Bulle à peine un mois avant, c'était beaucoup trop tôt pour moi. Et puis ayant toujours eu des femelles, je ne voulais pas d'un mâle. Pourquoi, aucune idée, l'impression qu'une femelle serait davantage câline peut-être, bien que plusieurs personnes m'aient dit que ça n'était pas forcément pas le cas.

Un dimanche soir, 17 novembre 2008 très exactement, 20h, déjà en pyj' je regardais Lilo et Stitch en mangeant une pizz', (ça c'est de l'emploi du temps d'instit qui a terminé ses corrections !) quand ma collègue me téléphone. Sa fille est là pour le we avec ses 3 chatons, ils ont 8 semaines, et il lui en reste un à caser. Ouais mais non quoi, vraiment non, c'est trop tôt, et si Bulle revenait ? Et ma collègue insistait, vantait les mérites du dernier petit mâle, et finit par me dire "Alleeeeez, viens au moins juste les voir, ils sont trop beaux".
Tu parles, si je viens les voir... c'est cuit, obligé !!!

Je me suis rhabillée et je suis allée les voir, bien sûr. Je suis revenue 1h plus tard avec un tout petit truc miaulant dans la voiture. Tout noir, mais à rayures. Si si si, entièrement noir, mais avec des rayures de noir clair et de noir foncé.

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(Zéphyr, Zeph', Zouph', Zouzou, Zouz', Zouzouille, Zou, El Zouz', Petit-bébé-chat, Minou-joli...)

Mini-machin ultra-câlin, n'ayant absolument pas peur des humains puisque élevé et nourri par eux depuis sa naissance. N'ayant pas lui non plus appris à rentrer ses griffes en jouant... aïe.

Et derrière ces moments de découverte de la vie avec un chaton, pas de tout repos !, la culpabilité.
Et si Bulle réapparaît, qu'est-ce qu'elle va penser ? Que je l'ai remplacée bien vite...
Et la cohabitation ne sera pas possible, non pas à cause de Zéphyr qui n'a absolument pas davantage peur de ses congénères que des humains, bébéchat vivant au pays des bisounourschats, copain avec tout le monde. Mais bien à cause de Bulle et de son fichu caractère.

Un Zéphyr pot d'collle, curieux, maladroit, et troooop mimi.
Toute petite chose assise au milieu du couloir, m'interpellant à coup de "Miiii miii miiiii..."  craquants, confondant mes jambes avec un tronc de palmier, ou s'aggripant le long des habits pour venir s'enfouir le museau dans mon cou, à tétouiller en ronronnant.
Il était si petit que pendant les 10 premiers jours il ne pouvait même pas monter tout seul sur le lit ou sur le clic. Du coup je craignais qu'il tombe en essayant d'en descendre...
J'avais tout le temps peur de l'écraser, surtout la nuit. 

Un soir d'ailleurs, en rentrant j'ai balancé mon cartable sur une pile de sacs traînant dans le couloir, puis j'ai appelé mon mini-chat. Pas de réponse, pas de mouvement dans l'appart'.
         ???
Et puis tout d'un coup j'ai vu la pile de sacs remuer, et un petit museau à moustaches s'extraire difficilement de dessous mon cartable... pôv p'tit Zouzou, presque écrabouillé !
La première fois que j'ai voulu le vermifuger, l'emballage recommandait de ne pas administrer aux animaux de moins de 1 kg, alors je l'ai pesé dans la balance de cuisine : 800 g à peine, la mini boule de poils noirs !

Un Zéphyr, ça laisse souvent sortir un petit bout de langue toute rose pendant qu'il dort. Ce qui ne donne pas l'air malin... mais est assez drôle à voir ^^

Mais un Zéphyr, contrairement à une Bulloche, ça s'attaque à la tapisserie, aux plantes vertes. Et aussi aux posters, aux lampes, aux téléphones s'ils sonnent, aux mouches, aux ceintures, aux stylos, aux semelles, aux cheveux, aux boucles d'oreilles, aux ceintures, aux pendentifs, à tout et n'importe quoi...
... mais qu'est-ce que c'est câlin !

Maintenant qu'il est adulte, -et oui, un an déjà- mon Zouzouille n'est plus du tout un tout petit truc. Il est même très grand pour un chat, et debout sur les pattes arrières il sait ouvrir les portes.
Mais tu ne sortiras pas minou joli, NO WAY, c'est dangereux la ville pour un chat... -merci à l'inventeur du verrou-

Il joue beaucoup bien sûr, sans les dents mais avec les griffes, ne craint pas lui non plus le brumisateur d'eau mais la vue de la bombe de déo est toujours aussi efficace qu'avec sa prédécesseuse. Il veut absolument attraper le linge dans la machine pendant qu'il tourne, et patine à toute berzingue des 2 pattes sur le hublot. Il raffole lui aussi de la compote, et par dessus tout des prunes et abricots, je suis obligée de lui en mettre un peu dans une coupe à côté sinon il me chipe carrément mon fruit. Par contre il se fiche de la salade, et se damnerait pour du jambon. Il a peur de monter sur le rebord de la fenêtre. Quand il était petit, il pleurait carrément -et je ne savais pas qu'un chat pouvait réellement pleurer- quand je passais la porte, je l'entendais jusqu'en bas des escaliers.
Il est toujours tout noir bien sûr. Très noir. Si noir, entièrement noir, tellement totalement noir que comme le dit le frère d'un de mes fillots, quand il ferme les yeux on ne le voit plus... ^^
On distingue encore sur ses cuisses les rayures de différents noirs, selon la lumière.

Et il cause, il cause ! Il miaule, roucoule, râle, réclame, pioune, s'insurge, gramouine, discute, interroge, répond, enjôle...

Il continue de venir caler son museau dans mon cou pour s'endormir, et d'envoyer valser le téléphone dès qu'il sonne. Si vous m'appelez et que le répondeur vous coupe en plein message, vous saurez pourquoi !

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Non seulement il a viré le socle du téléphone, mais en plus il est amoureux de ma lampe. Il va me la bouffer, oui !!!

...

Et je n'ai toujours pas trouvé le temps de regarder la fin de Lilo et Stitch.

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dimanche 4 octobre 2009

Une Bulle

Depuis que je tiens ce blog, je m'étais toujours dit qu'un jour je vous parlerais de mon chat, cas spécial s'il en est. Pas façon chaton cromeugnon, ouh la nooooon...

J'avais toujours dit, pas de chat en appart'. Un chat, ça a besoin de courir dans l'herbe, de chasser les papillons, de dormir au soleil... et puis un jour, concours de circonstances, occasion soudaine, longue hésitation.. et voilà.
Je pensais adopter un chat qui avait besoin d'un foyer, en fait j'ai emménagé avec... un gremlin.

bulle   Et pas des moindres.

Déjà le jour de la rencontre, une Bulle ça vous surprend. 4 mois mais sacré caractère. 
Robe "écaille de tortue-chocolat", c'est à dire grise avec des taches... roses. Jamais vu de chat rose, côté poil je veux dire !!! Comme si elle avait été aspergée par l'explosion d'une boîte de thon. Elle a bien failli s'appeler Miette, du coup. Mais non. Je préférais Bulle. Ah ça, pour être pétillante...
En grandissant, les taches roses deviendront beiges, ce qui est bien plus banal, admettons-le.

Une Bulle, c'est très difficilement approchable, ça feule, ça crache, ça gronde, ça attaque dès qu'on change son environnement.
Une Bulle, c'est une boule de nerf, toujours à vif, toujours sur la défensive, très probable traumatisme quand elle était petite.
Une Bulle, ça se focalise sur mes mains, ça les suit du regard puis ça attaque avec les dents, gare aux mains, avant-bras, mollets, aïe aïe aïe. Grosses factures de désinfectant. Ce qui faisait dire à mes collègues que j'étais dingue de garder une bestiole aussi ravagée. Certes.

Le véto diagnostique dès la 1ère rencontre des troubles du comportement -sans décoooooner ?- , confirmés par l'état de mes mains et bras lacérés, et il suggère que si je ne me sens pas capable de la garder il comprendrait. Que cette pathologie se retrouve dans 2 cas sur 100 environ -et c'est pour ma pomme...- Que ce genre de chat peut être assez dangereux, quand même. Et qu'il vaut mieux que ces psychocats ne se reproduisent pas, d'ailleurs -ça tombe bien, ça n'était pas mon idée, hop, couic !-

Je reconnais qu'il m'est arrivé de me poser la question, une ou deux fois. Pas fastoche tous les jours de se méfier tout le temps, d'anticiper en permanence. Surtout au moment du coucher, quand tapie dans l'ombre elle me sautait sur les mains dès la lumière éteinte, jeu quotidien du soir... J'ai vite appris à ne rien laisser dépasser de la couette, pieds ou coude.
Mais on s'habitue à vivre sur ses gardes, et je ne mettais personne d'autre en danger. C'est sûr que dans une famille avec enfants, la cohabitation n'aurait pas été possible.
Et puis c'est MA Bulle. Avec ses bons côtés entre chaque pêtage de plombs. Malgré tous les lambeaux de peau de bras que j'y ai laissé. Qui, une fois calmée vient se blottir tout contre moi, ronronnante, la patte victorieuse et toute douce posée sur un coin de moi, joue, bras, épaule... Ma schizocat.

Pour me défendre, j'avais misé au départ sur le brumisateur d'eau. Tu m'attaques les mains, je te pschitte. Ah mais. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il ne s'agissait que d'eau...Au lieu de battre en retraite, elle s'est mise à fermer les yeux et à se lécher les babines... avant de repasser à l'attaque. Perdu !
Alors j'ai investi dans une petite bombe de déo bon marché, et là ça a été efficace, après juste quelques pschitts je n'avais plus besoin que de montrer la bombe pour qu'elle cesse ses attaques. Les mamans-chat apprennent à leurs petits -et pas tendrement !- à jouer sans faire mal, sans mordre ni griffer. Bulle n'a visiblement pas appris, pas eu le temps, sevrée trop tôt peut-être ? Elle adore jouer, mais à pleines dents. Aïe.

D'ailleurs le véto, la première année, a dû l'endormir à travers la cage pour pouvoir la vacciner. La 2ème année, il m'a demandé de la maintenir parce que l'assistante n'y arrivait pas. L'avantage, c'est que moi je connaissais mon chat et ses réactions, donc oui, je pouvais effectivement la maintenir. A la 3ème visite annuelle, il n'a toujours pas pu l'examiner mais m'a félicité pour ma patience et les progrès de la bête. Elle crachait toujours, mais... moins. L'habituer aux caresses. La calmer.

Une Bulle, c'est aussi un chat qui répond vach'ment bien à son prénom. Soit qui tourne la tête, soit qui répond, soit qui vient. Jamais rencontré un chat qui rapplique aussi bien quand on -je- le rappelle. Et qui, si elle est un peu loin, miaule, comme pour dire "Je t'ai entendue, j'arrive !"

Une Bulle, ça attend sur le tapis de la salle de bain que tu sortes de la douche, puis ça te lèche l'eau sur les mollets, c'est rigolo...
Parfois, elle saute dans la douche avant moi et essaie d'attraper l'eau qui coule. Ne craint absolument pas d'être mouillée.
Une Bulle, ça joue, tout le temps, et parfois quand tu sors de la douche ben ya plus de tapis... il est de l'autre côté de la salle de bain. Dommaaaaaage !
Des fois quand tu rentres le soir, tu retrouves même le tapis de douche carrément à l'entrée de l'appart.

Une Bulle, ça s'assoit sur la machine à laver quand tu te prépares le matin, en suivant chacun de tes gestes, et ça essaye d'attraper la brosse à cheveux, pendant que tu te coiffes de préférence.

Une Bulle, ça fait des bisous. Oui oui.

Une Bulle, ça raffole de l'herbe dans le pot d'herbe-à-chat, et ça se laisse embrasser dans la nuque, là où c'est le plus doux, pendant qu'elle grignote sa verdure.

Une Bulle, ça ne touche ni aux papiers-peints, ni aux plantes vertes. Tant mieux !

Une Bulle, ça ne mange pas de viande. Ni croquettes, ni pâtée à la viande. Croquettes au poisson exclusivement sinon elle n'y touche pas. Et tu peux laisser poulet, jambon ou crevettes sur la table, rien à craindre. Par contre la salade, la mâche surtout... elle se sert. Elle met le nez dans mes compote et m'en boulotte le quart. Si je la laisse faire ? Bah bien sûr, allons, c'est MA Bulle... Et la pomme, elle croque carrément dedans.

Une Bulle, c'est câlin... parfois. Pas souvent. Mais de plus en plus, quand même. Brefs instants.
Une Bulle, ça s'approprie un doudou, au départ une trousse en poils de muppets orange dans laquelle je comptais ranger des feutres... c'est devenue la sienne, mâchouillée, traînée dans tout l'appart dans la gueule comme une mère-chat traîne ses petits, en gramouinant, et je retrouve la trousse dans mon lit, sur le canapé, sur le tapis de douche, dans sa boîte, devant la porte, n'importe où... La trousse baladeuse, j'adore.

Une Bulle, au bout de 2 ans de cohabitation, commence doucettement à demander à venir sur tes genoux, d'elle-même, alors tu vires l'ordi vite vite pour profiter à fond des 10 minutes suivantes. Parce qu'elle se redressera aussi soudainement qu'elle est venue, sans prévenir, réveil en sursaut et coup de dents en guise d'au revoir.

Ma Bulloche sur les genoux, les yeux dans les yeux.
Dompteur/domptée, égalité.

Et puis quand on ne fait pas ce qu'elle veut, une Bulle frappe. Ouais, ouais, un coup de patte sur ton pied, et fort en plus ! La première chatte vindicative que je rencontre.
Une Bulle, ça peut faire front à 3 humains dans un couloir, sans reculer, juste en grondant. Dont une tante qui n'osait plus aller faire pipi, du coup. Une Bulle, ça peut faire peur, oui oui. Si t'avances, tu prends un coup de patte, schping.

Une Bulle, c'est un gremlin, certes, mais c'est MON gremlin.

Une Bulle ça prend vite l'habitude de sortir une heure le soir quand je rentre du boulot. Avant que la nuit ne tombe, je sors sur le parking, je l'appelle, elle rapplique illico, je la choppe au vol ou bien je l'attire avec un brin d'herbe ou un morceau de bolduc, et on remonte toutes les 2.
Et puis parfois, quand elle demande à sortir, elle est si excitée de voir que je viens lui ouvrir qu'elle me crache et m'attaque. Alors je n'ouvre pas, j'attends que madame se calme...
Quand elle est dehors, je surveille les bruits dans la rue, parce qu'il y a 4 autres chats dans l'impasse, et mon associale notoire se sauve en crachant et en triplant de volume si l'un d'eux l'approche de trop près. Alors je bondis et ouvre la porte, et elle me file entre les jambes ventre-à-terre. Pas besoin d'aller la chercher, ces fois-là...

Un mercredi 1er octobre, en 2008, ma Bulloche me réveille de la sieste pour sortir. Je lui ouvre. Fin d'après-midi, je descend la chercher, pas de Bulle. Même pas l'habituel miaulement qui dise "je suis là, j'arriiive !", non plus.
Gloups.

Une Bulle, ça disparaît comme ça, sans prévenir... malgré les longues balades dans les quartiers environnants à appeler, les mauvaises nuits à somnoler en espérant l'entendre gratter à la porte, à se précipiter au moindre bruit dans l'escalier, les appels sur le parking quitte à passer pour une folle vis-à-vis de l'immeuble en face, les affichettes avec photo distribuées dans les boîtes aux lettres, les coups de fil à la spa en précisant son numéro de puce d'identification, au cas où quelqu'un la trouve, les coups de fil de gens pensant avoir vu un chat gris, la découverte d'un tas de jardins et parcs cachés derrière les hautes grilles, insoupçonnables, les visites plusieurs mois après à la gentille vieille dame 3 rues plus loin.
Passage à vide, forcément.
(C'était là)

Une Bulloche, ça manque. Longtemps. Même un an après. Il m'arrive encore d'appeler, parfois le soir, sur le parking, quand je rentre tard. Des fois que...

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lundi 28 septembre 2009

Pense-bête adhésif

Ce matin en faisant l'appel pour la cantine, j'ai pris sur le bureau du directeur (qui se trouve dans la salle informatique/bibliothèque/salle des maîtres/salle de réunion/photocop/machine à café/infirmerie/vestiaire-pour-les-filles-juste-avant-le-sport, et accessoirement juste à côté de ma classe, ouf, vas-y reprends ta respiration), j'ai pris, donc, un bloc de post'it.

Pour mettre un mot dans le cahier de cantine, prévenir la gérante d'un truc, blablabla.
Bref, après avoir écrit mon petit mot que je colle dans le cahier, j'appelle Didi qui est assise la plus près de la porte et lui demande si elle peut aller reposer le reste du bloc de post'it sur le bureau du directeur, s'il te plaît. Ma Didi monte les 3 marches qui séparent la classe de la salle à côté (ces marches-là, là, oui, aïe), referme la porte derrière elle (???) et moi je m'occupe d'autre chose. Sans me rendre compte qu'elle met beaucoup trop de temps pour parcourir 4 mètres, et qu'elle n'est toujours pas de retour ! Quelques minutes plus tard je la vois enfin revenir par l'autre porte, celle qui donne sur l'extérieur... toute essouflée. Comme si elle avait couru.

- Mais enfin tu étais où ???
- Dans la classe du directeur, comme tu m'as dit !
- Mais non, je t'ai dit sur le bureau du directeur, là, dans la salle info juste à côté !!!

La classe du directeur... mouarfffff, la classe de mon collègue se trouve dans un préfa, à l'autre bout de la cour !!!

J'ai pouffé de rire pendant 10 minutes en imaginant Didi frapper à sa porte, entrer, lui donner le bloc de post'it sans rien d'écrit dessus, et repartir... La tête qu'il a dû faire !!! Il a dû penser que j'étais folle...
ça nous arrive de nous faire passer des mots d'une classe à l'autre, portés par des messagers-élèves, pour dire que mr Untel a appelé et que Truc doit finalement aller en garderie à 16h30, mais jamais de messages vierges !

Effectivement, à la récré, collègue n°1 m'a dit qu'il n'avait rien compris à ce qui s'était passé ce matin avec la silencieuse visite de Didi et le bloc de post'it (tu m'étonnes !)
Et moi, et moi... je me marrais comme une baleine. :-D

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jeudi 24 septembre 2009

ça dénonce... :-)

En pleine séance de maths :
- Maîtresse, tu peux me refaire mon lacet ?
- Comment, en CP tu ne sais pas faire tes lacets ? Bah dis donc ! ça s'apprend à l'âge de la maternelle les lacets. Il faut que tu demandes à maman, ou à papa de t'apprendre, ou à ton grand frère, il t'aidera à t'entraîner. D'accord ?

Nono s'en mêle :
- Moi ma maman elle peut pas m'apprendre, elle a pas le temps.
- Je sais bien que les mamans n'ont pas trop le temps, mais il faut quand même trouver un petit moment, c'est important de savoir faire des lacets. Tu imagines quand tu auras 18 ans si c'est ta maman qui vient te faire tes lacets au foot ? -rires dans la classe-
- Nan mais ma maman elle a vraiment jamais le temps !
- Ah bon ? et pourquoi donc ?
- Bah, elle regarde tout le temps la télé !

OUTCH.

Mouahahahahaha...!
Je n'ai pas osé lui demander qu'est-ce qu'elle regardait, à la télé... :-D

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mardi 22 septembre 2009

"ça" se rapproche...

Début septembre, j'ai pris RV chez ma toubib pour que comme tous les ans, elle me fasse le certificat d'aptitude demandé par la piscine. De préférence un mercredi le RV... ok pour le 16 septembre, pfiouuu pile, parce que les inscriptions à la piscine c'était le 17.
J'apprends alors que môssieur l'Inspecteur nous colle une réunion pile le 16 au matin... arggh. Je rappelle le secrétariat médical, pas moyen de déplacer le RV pour avant le 17, elle me propose quand même de me faire le certif, que je passe le chercher, à condition que je promette de venir à un RV ultérieur, le mercredi 23 septembre par exemple. Okayyyy !
Demain matin donc, ça tombe bien dis donc, j'ai un reste de laryngite qui traîne.

Or ce matin, coup de fil... du cabinet médical. Qui me demande, si mon RV n'est pas trop pressé, si ça m'embête de le repousser un peu...? Et là elle m'explique, ils sont méga-débordés et ils essayent de dégager quelques créneaux pour les RV demandés en urgence ces jours-ci. Elle confirme : depuis une semaine, de nombreux cas de grippe dans la ville, le rythme des consultations qui explose*. Du coup elle me demande si nous avons des cas dans l'école -non-.

Re-Okayyyyyy.

Bien entendu j'ai accepté, RV repoussé au mercredi 7 octobre, mais je me pose quand même une question. D'ici là, soit une quinzaine de jours, la vague sera retombée ? ça me paraît rapide quand même... non ?
Ma foi...
Tous au lit !

...

* Et vu le rythme auquel elle tourne déjà en temps normal, ma pov'généraliste... Du coup, en raccrochant,  je lui ai souhaité bon courage !

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jeudi 17 septembre 2009

Haut les bras, peau d'lama !

(vas-y, rigole)

Je porte parfois ces espèces de caleçons/corsaires noirs, avec un mini-bout de dentelle en bas juste en dessous du genou. Avec une tunique un peu évasée, c'est impeccable pour cacher ce qui est bien trop rebondi. Et quand il fait chaud, c'est bien plus agréable à porter qu'un banal pantalon. Alors j'en ai plusieurs, même, à ourlet dentelle ou à lacet, ça s'use et ça se déforme vite, comme ça je peux changer souvent.

J'en ai un que je réserve uniquement pour la nuit, ou tout du moins le matin, quand je découche, pour éviter d'exposer ma petite coulotte pendant les p'tits déj'-pyjamas entre copains. Je le reconnais parmi les autres, il est un peu plus usé au niveau des cuisses, et y'a davantage de poils de chat insérés dedans puisque c'est souvent celui que je porte le soir quand mon Zouzouille vient virer l'ordi pour se caler sur mes genoux.

Et justement en début de semaine, hop, corsaire et robe-blouse ample.
Et ce matin-là, donc, je faisais l'appel de la cantine, les yeux pas bien en face des trous, (oui, je sais, tu vois venir la suite, mais attends, laisse-moi raconter !!!), le lever est encore difficile, le rythme pas encore tout à fait repris, je m'étais rendormie après la sonnerie du réveil, puis préparée en 4ème vitesse bien sûr, je faisais l'appel pour la cantine donc disais-je, sur l'estrade, bien en face de mes troupes, jambes croisées, le cahier sur les genoux, quand mon regard a été attiré par ce que je portais. Ces p'tites bouloches entre les jambes, ces poils félins bien incrustés... ce n'était pas du tout le corsaire que je pensais mettre ce matin...!!!

Le fou-rire m'a pris, et les loulous n'ont pas bien compris pourquoi la maîtresse était soudain d'humeur si joyeuse... J'ai failli leur expliquer et puis je me suis ravisée, non non non, c'est dangereux de filer une telle info, c'est un coup à ce que toute la cour de récré soit au courant, collègues y compris !
Alors je n'ai rien dit.
Mais toute la journée, à chaque fois que mes yeux se sont posés sur ce corsaire noir, j'ai pouffé de rire toute seule.
La vâââââche.
Je suis allée à l'école en bas de pyjama.
Faut le faire quand même, non ?
Et ça n'était même pas un pari !!!

                               pyjama

Merci  ma Zé pour l'illu ! n'oubliez pas d'aller la soutenir en votant...

Et puis non, non et non, ce n'est pas la peine d'insister, je ne vous prête pas mes super-méga-top-chaussons-lapins, hé, attends, c'est mes miens d'abord.

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mardi 15 septembre 2009

oO

C'est Riri qui tend son gobelet à Nono.
- Tu peux me le tenir, steplé ?
Et Nono qui, de bonne grâce, lui tient son verre pendant qu'il fait je ne sais quoi d'autre.

Et Riri qui se retourne vers Juju et lui dit :
- Bah tu vois, il est utile des fois, Nono.

     oÔ

C'est la maîtresse qui, depuis son bureau, en reste scotchée.

6 ans, ils ont 6 ans... même pas tout à fait, pour certains.

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samedi 12 septembre 2009

Hé, psssiiiitttt...

                                ... j'ai besoin de toi !

Tu connais ZeSheep, la blogueuse-gribouilleuse qui illustre parfois ici ? Elle participe à un concours, et ce serait chouette qu'elle gagne. Un week-end en thalasso, on la comprend hein... ;-)

Dis, si toi aussi aussi tu apprécies ses cholis dessins, tu veux bien aller voter pour le blog de ma copine Zé ?

                          C'est là-c'est là-c'est làààà !

C'est pas difficile, c'est tout expliqué chez elle, en quelques p'tits clics hop t'es arrivé et tu feras une heureuse !
Un ptit clic par jour, alleeeeeeez...

Merci beaucoup pour elle !

Clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic

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mardi 8 septembre 2009

Brève de mariage

Lors de la noce de mon couz', très réussie, nous étions le dimanche un peu tous dans le pâté. Moi, 3 heures de sommeil, ça ne me suffit point... Mais que c'est chouette de tous se retrouver !

Alors que je me rendais donc, en ce lendemain vasouillard, à la table des desserts, visant la salade de fruits dont on m'avait dit le plus grand bien, et espérant fortement qu'elle me rafraîchirait et accessoirement ferait glisser l'énoooorme assiétée de paëlla dont je n'avais pu arriver à bout de toutes façons (il était fou le monsieur qui servait, d'en mettre autant !!), approchant la salade de fruits, donc disais-je, je me retrouvais juste à côté du doyen de la fête, un grand-oncle de la mariée, 80 ans largement bien bien tassés.
Qui s'approcha alors de moi et me glissa à l'oreille...

- Vous êtes la plus belle de la fête.
- Heuuuu...???? (Y'a la mariée, quand même !) (nan mais ça va pas, non ?!!) (même si quelque part ça fait plaisir) (pis alors chuis loin de me sentir "belle" !!!)
- Je vous ai remarquée depuis hier, j'ai toujours aimé les femmes fortes. Vous êtes radieuse.
oO (?????!!!!!)
- Ben euuuuh... merci.

HAHEM.
Je l'ai pris comme un compliment, parce que visiblement vraiment ça venait du coeur...

Je passe sur les élucubrations des cousines à qui j'ai raconté l'anecdote ensuite, qui m'ont dit de foncer bien sûr, après tout, p't-être qu'il est riche, et vu son âge, etc...
;-D

J'assume certes plus ou moins mon large "embonpoint" (mouhahahha !), ça dépend quand, ça dépend avec qui, ça dépend à quelle occase. Je vis avec, je fais avec. C'est moi.
Mais il y a des "compliments" qui laissent sans voix, tout de même !
Non, je ne me mettrai pas au régime de suite.
Bah quoi, attends, j'ai une touche !!!

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samedi 5 septembre 2009

Vacances, suite. (Quoi ? Quelle rentrée ???)

La Lozère, donc.

En vrac ? Bah ouais, tiens, allons !!!

* Au pays de la bête du Gévaudan, bien au milieu de son territoire de chasse. Sur laquelle on a appris pleiiiin de choses, même que le spécialiste là-bas n'est pas d'accord avec la théorie développée dans Le pacte des loups. Et il a de sacrés arguments pour étayer !

* C'est très joli, la Lozère, déjà. Pis on n'a pas eu trop chaud, au moins, pile la bonne température en journée, pas tout à fait assez pour les veillées en extérieur par contre, et à peine pour la nuit. Ceci dit il est bien plus agréable de dormir à la fraîche avec un poncho et 2 duvets, sous tente, que d'avoir trop chaud dès 5 heures du mat... c'était même impeccable pour la nuit, on a super bien dormi. Enfin moi, j'ai super bien dormi !

* Nous étions au bord du lac de Naussac, totale nature, et j'ai découvert un tout autre style de camping que celui de bord de mer. Aucune antenne parabolique alentour. D'autres relations de voisinage, beaucoup plus de discrétion. Les gens sont là pour faire du touristique -randonnée, vélo dans la région - ou du sportif - activités nautiques, accrobranche, bicross, cheval -, et le soir, ça roupille vite...
Sanitaires cleans, et jamais d'attente pour la douche.

* 9,36 secondes d'eau -froide pour la vaisselle, bouillante pour la douche-. Ben ça en fait des fois à appuyer sur le bouton poussoir pendant la douche !
21 secondes d'autonomie d'éclairage le soir à la vaisselle... ou comment jongler entre l'eau, la lumière et le produit vaisselle quand on s'y prend après la tombée de la nuit !

* Indiana Jones a une femme qui aime beaucoup danser, 3 enfants très bien élevés, il fait volontiers la vaisselle, a des yeux verts et un sourire à tomber... même au lever. Comment j'le sais ? Ben c'était notre voisin au camping, tiens. Son chien ne s'appelle pas du tout Indy, d'ailleurs.

* En revanche, Le Chevalier-de-Franche-Comté lui voyage seul avec son drapeau à emblème de griffon, sa hache, son vélo et sa planche à voile. Il fait de la planche quand le vent le permet, sinon il fait du vélo. Quand justement le vent ne le permet pas, il prête son matériel au novice en lui prodiguant ses sages conseils, mais le novice peine pas mal vu que le vent n'est pas trop d'accord... (et nous on encourage depuis la rive)  (en rigolant, oui)

* une orgie de "p'tites boules" les soirs...
Les p'tites boules ? Des némènems, mais mamzlle E., 2 ans et demi, a baptisé ça des p'tites boules. Je crois qu'elle devait en rêver la nuit, vu que c'était le 1er mot qu'elle prononçait le matin en se levant ! Il a fallu qu'on les cache pour qu'elle les oublie.

* une super pâtée administrée à mes adversaires aux colons de Catanes, mouahahahaahhahaha !
Les parties de jeux du soir, dans le camping endormi, emmitouflés dans 3 pulls et grelottant, le tout éclairé au lumogaz, c'est quelquechose... surtout quand on tombe en rade de gaz !

* Tout plein de jolies étoiles filantes...

* Je passe sur LA journée pluie, une seule heureusement, mais une vraie, avec orage tout l'après-midi et tonnerre + pluie si forte qu'il était impossible de passer le temps en discutant, tout le monde entassé sous la même tente. Et inondation du tapis de sol et du carton de vivres bien sûr, sinon c'est pas drôle !

* L'accrobranche ça n'est décidément pas pour moi, merci. Par contre canoë et catamaran, ça va, j'ai pas peur.

* le parc des Loups du Gévaudan, la réserve des Bisons d'Europe (visite en calèche pour que l'odeur des chevaux couvre celle des visiteurs, condition indispensable pour que les bisons se laissent approcher sans charger), valent le déplacement. Très intéressant.

* frais non prévus : ces put%£&§# de rottweilers qui se jetaient sur toutes les voitures juste dans un virage à l'entrée d'un village, comme je ne voulais pas les écraser j'ai ralenti, et l'un des deux s'en pris à mon pneu avant. Bilan, une entaille grosse comme mon pouce, une roue de secours et une visite chez le garagiste du coin le lendemain. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...

* Une balade mémorable, qui aurait juste dû être une petite sortie de fin de journée, la preuve 2 d'entre nous étaient partis en tongs. Juste aller voir les vaches et les chevaux avec mamzelleE.
Sauf que le chemin nous ramenait doucement vers le lac, et que nous ne voulions pas aller si loin, alors on a décidé de couper à travers prés dans la direction qui semblait la bonne... En route pour l'aventure !
... Sauf qu'on n'avait pas prévu que, côté caché de la colline, le pré se transformait en forêt plutôt dense, et buissons multiples pas du tout rangés, ni coopératifs... pas fastoche.
Ah ça, quelle aventure !!! On en rigolait, on enjambait, on écartait les branchages, mais c'était laborieux. MamzelleE. était dans les bras, parce que la végétation au sol était plus haute qu'elle, et il n'y avait aucun tracé de chemin. En pleine brousse... Douloureux pour les jambes nues.
Et la mésaventure s'éternisait, on sentait le soleil décliner, les enfants qui parlent sanglier, puis qui commencent à dire qu'on aurait dû prendre les lampes torches, et la bousssole, etc..., et on n'arrivait pas à reprendre la direction du campement, la forêt vraiment trop dense de ce côté-là. On a finalement opté pour ce qu'on voulait éviter au départ, la descente en vue du lac à travers le tapis de genêts, de ronces et de jeunes pins, une fois là-bas au moins on connaissait la route (et sa pente surtout, que nous avions déjà gravie le matin...) pour retrouver le campement.
Bilan : des mollets ravagés pour tout le monde... mais un chouette moment.

* plusieurs colos pas loin de nous, dont une d'ados sourds. Qui un jour avaient un jeu de piste à résoudre, avec pour épreuves des choses à demander aux autres campeurs. Certains se faisaient comprendre avec quelques mots, d'autres ne parlaient pas du tout. Mais avec leur enthousiasme et le langage des gestes... rigolo et très intéressant à observer. En fin de semaine, leurs anim' et ceux d'une autre colo tout à fait entendante celle-là, commençaient à programmer des activités communes. Génial !
Au fait, un groupe de sourds qui fait la vaisselle... c'est trèèèès silencieux, surtout une fois que les mains sont dans les bassines :-) Non ce n'est pas de moquerie, c'est un constat auquel je n'avais pas pensé auparavant, c'est tout.

* un groupe de musique, PH7, pour un concert-rock de foliiiiiie, humour et énergie, ils ont quand même fini la dernière chanson sur le toit d'un chalet, après avoir couru dans le camping guitares à la main, très très drôle, mimiques et chorégraphies au poil.
J'ai trouvé une vidéo d'eux, pas forcément représentative de leur répertoire, mais tout à fait de leur énergie, par contre. A voir en live, de toutes façons...

ça déménage, hein ? Ils étaient tout fous. Et très très drôles, très communicatifs.

...

*   Allez, une p'tite brève de camping pour finir ?

Fin de journée, un petit garçon parcourait le camping en hurlant :
- Mamie ? Mamiiiiiiiiiie ! Mamiiiie, t'es oùùùùùùù ?
Au bout de quelques minutes on entend répondre, bien plus bas :
- Je suis là, Tom, ça va !  (là = aux toilettes)
Et le petit reprend toujours aussi fort :
- Mamiiiie ! Aaaah, t'es aux cabinets ?! Mais tu fais caca ?

Rires dans les tentes alentours, j'aurais voulu voir la tête de la dame qui a dû tenter de quitter les wawa incognito... :-D

...

BON, DIS, C'EST QUAND LES PROCHAINES VACANCES ?
;-)

Posté par Mimi Je Reve à 21:37 - - Commentaires [7] - Permalien [#]