Non mais je rêve... !

Oui, non, mais c'est vrai quoi, quand même...

06 juillet 2008

Fatiguée, un peu quand même.

C'était hier soir un repas de fin d'année (allez, plus que 2 après celui-là qui était le 6ème en 15 jours), et c'était avec les parents de l'Amicale Laïque. Ces parents d'élèves qui s'investissent à fond toute l'année, qui organisent des soirées spéciales, des tombolas, la kermesse, et c'est du boulot et pas qu'un peu !, tout ça pour récupérer quelques sous qui permettent d'offrir un bouquin à chaque élève à Noël, et une partie du voyage scolaire, etc. C'est pas rien.
J'en suis d'autant plus consciente que dans l'école dans laquelle je travaillais précédemment, il n'y avait pas d'association de parents d'élèves, alors qui organisait des manifestations publiques pour gagner 4 sous, c'était bibi, et c'est un sacré boulot avant, un sacré stress pendant et une méga fatigue après. Pour parfois faire 70 € de bénéf', youpiiii. Et dans ce cas, prendre un car pour se rendre au musée, ben c'est râpé...

Mais ici, il y a une amicale laïque, et wouaouuh, ils sont supers. Très dynamiques, sympas et déconneurs.
A force de s'épauler, on se connaît mieux, on se fait la bise, il y a même tutoiement avec certains.
Ce qui n'empêche rien quand il y a quelque chose à dire dans l'année à propos de leur marmaille, bien sûr.

Quand je pense que dans ma précédente école, avec ma précédente collègue, en 2000, finale de coupe d'europe le soir de la kermesse, super ambiance, les parents nous avaient aidé à ranger puis nous avaient proposé de rester barbekiouter avec eux devant le match, mais ma collègue d'alors ne voulait créer aucun lien avec les parents hors contexte scolaire, (peur de quoi ?) et avait décliné poliment mais très fermement (voire froidement). Et comme nous faisions voiture commune, ben... pas le choix pour moi, donc.

Hier soir, c'était fous rires et grosses vannes au resto, les enfants en liberté sur le parking (dont de 4 ma classe, et 3 de celle de l'an prochain), tout étonnés de voir la maîtresse ici, et tout fiers de pouvoir lui faire la bise (parce que je n'en fais pas à l'école, alors que c'est parfois pratique courante dans certaines classes de maternelle, mais moi je n'aime pas trop ça, pis d'abord on n'est plus en maternelle.) (Je fais volontiers un bisou quand on se croise en dehors de l'école, genre au supermarché, mais c'est tout.) Là c'est différent, c'est la bise du "bonjour/au-revoir" classiquement française, pis c'est une fois dans l'année !
Il y a les papas qui se font un malin plaisir de me dire "Bonjour Maîtreeeesse !" avec un grand sourire en me claquant la bise, doit y avoir un fantasme de petit garçon là-dessous...

Bizarrement, à table, ils ont décidé de faire un côté homme/un côté femme (jamais vu faire ça, moua), bé c'était pas si mal, les vannes volaient d'un bout à l'autre de la table, renforcées au fur et à mesure qu'elles progressaient pour rejoindre leur destinataire... Un de mes collègue notamment a bien dégusté contre les mamans en folie !
On a passé une super soirée, bien discuté, bien rigolé, bien dansé, pas moi, me suis déboîté le genou il y a une semaine, il est remis en place mais pas super stable, on va pas tenter le diable non plus, pourtant ça me tentait fortement d'aller me trémousser avec eux... Mais il y avait une maman avec une entorse aussi, alors ça va !
C'était drôle, de voir ce papa stressé et toujours inquiet d'ordinaire, totalement surexcité ce soir et avec une pêche d'enfer, rockant, swinguant, jerkant, jusqu'au bout de la nuit. Et ce couple un peu distant d'hab', s'éclatant comme des ados sur la piste... Sympa.

On n'est parti que quand on nous a mis dehors. Je me suis moquée parce que j'allais pouvoir dormir ce matin, alors que leurs chers anges seraient probablement réveillés vers 7h30, mouhahahahaha... Quelqu'un a proposé de me passer un coup de fil dès leur heure de réveil... :-)
Je suis bien naze aujourd'hui, bah oui, c'est là qu'on voit qu'on vieillit n'est-ce pas, et me coucher au lever du jour provoque maintenant chez moi un ensemble de réactions, comment dire, désagréables ?  Mouaich. Vaseuse, mal aux yeux, tremblements divers... alors que je n'ai pas picolé ! Me suis juste couchée (très) tard ! C'est pas juste. Peut-être aussi que j'ai juste perdu l'habitude, on verra cet été...

J'ai terminé ce midi ma toute dernière grosse pile de corrections, ouuuuuuf. (trop fière d'avoir vaincu la dite-pile !)
Demain et mardi, on boucle les travaux en cours puis on rangera, on décrochera (les trucs des murs, hein !), on triera les feutres à jeter, on rendra les travaux d'arts plastiques (hahem), et mercredi ils auront le droit d'amener des jeux de société et moi je leur ai prévu une sorte de quizz par équipes.

Yiiihaaaaaa !

(Par contre là tout de suite je vais aller m'allonger pour une 'tite sieste, bah oui hein, le grand âge, toussa...)

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29 juin 2008

Ouididite !

Catégorie : pari débile, stupide, parfaitement inutile, et drôle que pour nous.
Port'Nawak total.

Lieu : vestiaire collectif de piscine

Temps : au moment du rhabillage

Tout le monde râle, et c'est trop dur de se rhabiller après la baignade, on est tout humide, le tee-shirt fait un boudin tout enroulé en haut du dos et veut pas descendre, la culotte s'entortille, le pantalon veut pas monter, c'est presque plus crevant de se rhabiller que la séance qui vient de s'achever, en plus le groupe précédent laisse des grosses touffes de cheveux sur le sol humide, c'est dégueulasse. Et ça grogne, et ça peste, et ça souffle, dans la bonne humeur mais quand même c'est ch... (moi, les efforts pour me rhabiller, c'est simple, ça m'épuise !)(après je suis obligée de rester assise sur le banc 5 minutes pour souffler, limite j'ai la tête qui tourne, hein)

Et toutes les semaines il y a quelqu'un qui dit que si on se mettait en pyjama, ce serait quand même beaucoup plus simple. Après tout puisqu'il est 21h30...
Et ça nous fait rire.
(perso j'envisage de rentrer chez moi carrément en maillot, tant qu'à faire) (encore plus simple) (héhéhé)

Et la semaine passée, rebelote, l'histoire du pyjama, ce serait plus pratique, quand une dame lance sur un ton un peu perfide :
- De toutes façons toutes les semaines vous dites ça, mais même pas cap' !

Coup d'oeil circulaire dans le vestiaire, ces dames se jaugent, cap' ou pas cap' ?
(moi je sais que je suis cap', mais moi je suis cap' de pas mal de choses s'il s'agit de déconner en fait, donc c'est pas forcément une référence...)
Et c'est une p'tite jeune qui se lance :
- alors là, sans pb !
- ah ben si tout le monde le fait, moi aussi !
- Allez Josette, toi aussi, hein ?
- roooh, vous les jeunes, vous me faites faire n'importe quoi !
- OK, la semaine prochaine, dernière séance de piscine, on repart toutes en pyjama !
- Faut en parler au vestiaire des hommes, aussi !
- Ils vont définitivement nous prendre pour des cinglées...

Ce jeudi, donc, j'ai fait des essais de chemises de nuit en préparant mon sac de piscine, celle-là elle est vraiment débraillée, ça c'est transparent, celle-là elle est vraiment ras des fesses, un pyjama, pfff, non, trop chaud, je peux quand même pas y aller juste en culotte même si c'est comme ça que je dors en ce moment ? Finalement j'ai opté pour celle en coton, (celle que je porte en ce moment-même, tu vois ? comment ça tu vois pas ?) La vert turquoise jolie avec les petites rayures en bas. Je tirerai un peu sur les fesses... de toutes façons ça fait des années qu'on se voit en maillot, alors si ma culotte apparaît ça ne change pas grand chose après tout... oh, et pis spa grave !

La séance a été bordélique à souhait (puisque la toute-dernière), le prof à l'eau de force, jeux d'équilibres avec les tapis et courses diverses à travers tout le bassin, consignes appliquées au pied de la lettre (trop, surtout quand il n'y a plus d'eau ?), tentatives de noyades et délires de requins, le grand défouloir. (En fait c'est é-pui-sant de faire les cons, quand même)
Le maître-nageur planqué dans les douches, patientant, le jet d'eau froide à la main (ça revigore !), ambiance hystérique et courses poursuites dans les vestiaires parce que le tuyau est vraiment long, et l'eau vraiment très froide, ah si ah si...

... et rhabillage.
Et... sortage des pyjamas des sacs.

J'ai aimé. L'ambiance fofolle, et les sourires de ces dames fières d'elles. De leur pari. Toutes catégories sociales confondues, tous âges mélangés (nos doyens sont un couple qui vient de fêter ses 50 ans de mariage, les plus jeunes sont 2 minettes d'à peu près 25 ans qui causent, qui causent, qui causent, et entre ces 2 extrèmes il y a absolument de tout, groupe de collègues de bureau, jeune couple, dame enceinte, mère et fille, toubib, caissière, commerçant, facteur...) (instit)

Et tous, quasiment (une avait oublié, 3-4 n'étaient pas au courant), ont sorti les pyjamas.
Nuisettes en satin,
nuistte en coton,
pyjama dépareillé, détendu, déformé
pyjama en pilou-pilou avec motifs rigolos,
petit pyja-short,
longue chemise de nuit genre la petite maison dans la prairie,
tee-shirt et caleçon,
djellaba,
long tee-shirt à fleurs,
des rayures, des pois, des chatons, des nounours, des broderies, des dentelles,
de tout, il y avait de tout,
et les sourires de ces dames mi-"rhooo, quand même hein, n'importe quoi !" / mi-fierté, "moi j'le fais !"
Et les petits cris "Oooh, il est trop beau, le tien !", "moi j'ai pris celui de mon mari, il est plus rigolo !", etc.

N'empêche, qu'est-ce que c'était plus facile à enfiler que des habits de ville !!! Si simple, si rapide, c'est effectivement la bonne solution !

C'est fou ce que c'est intime, finalement, de montrer son pyjama. A des gens qu'on ne voit qu'une fois par semaine, et dans un contexte précis, pas chez soi je veux dire.
Et c'est fou aussi ce que notre tenue pour dormir révèle sur nous, je trouve...

Puis dans le hall de la piscine, retrouver les hommes... en pyj' itou !!! Et certains avec le bonnet de nuit, carrément ! ça s'appelle jouer le jeu jusqu'au bout, n'est-ce pas.
Instant irréel, inutile, rigolo...
Et grands sourires pour la photo.

Il y a 2 dames qui se sont rechangées avant de partir, sous prétexte qu'elle rentraient à pied (oooh, et aloooors ? :-)
Le reste du groupe s'est dirigé sur le parking, toujours en pyjama, et est monté dans les voitures tel quel. Mort de rire, et fier de sa bêtise.
Pourvu qu'on ne croise pas les flics, tout de même, disaient certains. En même temps, ils auraient arrêté 15 voitures de suite avec des conducteurs en pyjama, ils auraient fait quoi...?

Quand je suis arrivée chez moi, les voisins étaient en grande discussion sur les paliers. Je suis descendue de ma voiture très digne, en nuisette vert turquoise, j'ai salué tout le monde, mais je ne suis pas attardée, c'est vrai. (Faut dire aussi que j'avais encore 19 bulletins à remplir, aussi, c'est pour ça...  :-)

N'importe quoi ? Ouaip'.
Totalement inutile ? Ouaip'.
Et alooors ?
:-D

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20 juin 2008

Rech. heures de rab. Urgent.

Pour la traditionnelle kermesse de fin d'année, plutôt que de faire chacun son petit numéro décousu à la suite les uns des autres, depuis plusieurs années nous mélangeons les classes pour pondre un truc (plus ou moins...!) construit. Ce qui demande une organisation béton, une super entente entre collègues, forcément, un peu d'imagination (j'ai dit "un peu") pour inventer cake'chose qui tienne la route, et beaucoup de patience (option absolument pas du tout, mais alors pas du tout facultative).
Et cette année, je sais pas bien ce qui nous a pris, on a eu l'idée d'intégrer également la maternelle.
Ben tiens.
Donc nous avions dans nos groupes mixés environ 25 mouflets de la grande section jusqu'au CM2, de 5 à 11 ans, donc. Et pis les plus petits-petits, ils interviennent dans le pestacle aussi, mais entre eux, pas mélangés avec les plus grands, histoire de ne pas les traumatiser les pauvres minis de 2-4 ans.

Depuis le retour des vacances de printemps nous avons donc bossé chacun dans nos classe à raison de 2x1h par semaine, et seulement 2 salles de répétition disponibles pour 4 groupes (et ben ouais !) Et l'expression corporelle et théatrale, c'est dans le programme de sport.

Inconstestablement, dans mon groupe en tout cas, les difficultés cette année sont venues des CM2, qui sont -légérement- pénibles depuis qu'ils savent qu'ils passent en 6ème. Et vas-y que je me marre comme une baleine en plein milieu de la chanson, et que j'organise des concours de glissades sur parquet pendant que la maîtresse gère un lecteur-CD capricieux, et que je m'amuse à roter, ou à chanter avec une voix de fausset pour faire rire les copains, et que je joue les innocents par dessus le marché... A ma décharge, faut reconnaître que j'avais récolté dans mon groupe 2 oiseaux fort connus pour leurs frasques, déjà, et qui visiblement ne souhaitaient pas ternir leur réputation de (très) lourds/pénibles.
Aaaaarrrrggghhhh, retenez-moi, je vais en éliminer un ! (Plusieurs, j'ai le droit ?)
Ce qui me gave encore plus que leurs conn**ies, c'est leur lâcheté. Pour obtenir qu'ils reconnaissent leurs bêtises, oh lalala que c'est dur ! Ils nient farouchement, alors qu'on les a vus, pfffff... (Assumez, bon sang, faites les cons ok mais assumez au moins !!!) Ils font moins les malins lorsqu'on en parle aux parents, mais en attendant, l'heure de répétition à bel et bien été gâchée pour tout le reste du groupe qui s'investit, lui. Même les petits "grandes sections de maternelle", tout intimidés de venir dans ma classe (qui sera leur l'an prochain...), débordaient d'idées et de propositions, mais non, pas moyen de faire ça sereinement, à cause de 2-3 grands dadais zigotos que l'on ne peut pas lâcher d'un oeil, grrrrrrrrrrr.

Bref. La date fatidique approche, et depuis une semaine c'est répèt' générale sur la vraie scène, enchaîner tous les tableaux et tous les groupes, le narrateur et son texte, les instrumentistes débutants (pask'en plus on a une clarinettiste et un saxophoniste qui s'intègrent dans le truc !) (plus une caisse claire, j'ai même découvert ce que c'était, du coup), ajouter les tout-petits aussi (sont trop mimis, perdus sur scène !), caser 100 mômes dans les coulisses (un couloir d'1 mètre de large derrière la scène) et EN SILENCE s'il-vous-plaît, terminer les décors, peaufiner les costumes, trouver une queue pour le chat (ouh lala il faut que je pense à emmener un crayon à maquillage pour ses moustaches d'ailleurs), et à chaque aller-retour salle/école, tout trimballer, décors, instruments fragiles, matos fragile itou bien qu'en carton, partitions et paroles des chansons, sono, micro pour le narrateur, et sans perdre d'enfants en route, saler, poivrer, mixer bien et laissez reposer 2 jours au frais...
Zeeeeeeen.

Perso je suis van-ned. D'accord on est le soir, fin de semaine aussi, et l'ambiance est un peu électrique à l'approche de cette grande fête qu'est LA kermesse. Normal, absolument, c'est leur fête.
Franchement, après le spectacle je me sentirai plus légère, déjà.
Bon, pas pour longtemps, il y aura la chorale en fin d'aprèm, et cékiki dirige... c'est bibi. Euuuh, c'est Mimi. Ok je tourne le dos au public quand je dirige, mais quand même, je suis pas à l'aise ! Si je me déconcentre, me trompe de couplet, le premier rang me suit, derrière ils continuent le bon couplet, et voilà, mission cacophonie réussie ! Ah ben si, ça arrive, hein.
Même s'ils étaient supers lors de la dernière répét', avec le stress du grand jour, c'est tellement fastoche de se planter dans les paroles, ou d'accélerer soudainement grâce à cette pointe d'adrénaline qui fait frissonner parce qu'on vient d'apercevoir tata dans la salle... quand on n'arrête pas carrément de chanter, d'ailleurs.

M'enfin re-bref, quand la chorale d'enfant sera terminée, ouf.
Ah ben non, c'est la fête de la musique demain, c'est vrai. Et la chef elle a dit que nous aussi on participait. Toutes façons j'habite en plein centre-ville, alors les enceintes des bars sous les fenêtres ou au coin de la rue, merci, autant aller voir ailleurs.
Alors après la kermesse je cours à MA répèt' (que je vais louper, à mon avis y'aura des chevauchements d'horaires entre ma vie de maîtresse et ma vie perso, surtout si je me fais capter par les parents pour l'apéro-qu'on-ne-peut-pas-refuser-oh-ben-non-allez-après-une-belle-journée-comme-celle-là-quand-même-hein-alors-vous-prenez-quoi ?... va falloir la jouer rusée !), et pis après c'est nous qu'on chante aussi (vas-y, rigole) (nous on rigole beaucoup déjà) (mais on ne chante pas en rotant ni avec une voix de fausset, nous) (en tout cas pas exprès) (quooooi ?!) (Attends, Mort Schuman c'est pas toujours fastoche, hein, kessetucrois !)

Rere-bref. Normalement, après, il fera nuit, et peut-être que je pourrais manger un kebab. Et retrouver les copains, et peut-être même aller écouter/chanter/danser/rigoler avec les Banana Spleen pas trop loin de la scène, choueeeeette !

Re(rere)-bref.
Pis dimanche, ce sera corrections des éval', remplissage des bulletins, correction des dossiers de lecture et de ceux sur la monnaie (pas eu le temps d'avancer cette semaine, construction des décors oblige, plus conseil d'école et répèt chorale), prep' de la journée de lundi, et je parle pas de mon proprio qui vient de m'annoncer qu'il passerait mardi soir pour inspecter les combles, et que la trappe pour y accéder ben elle est pile dans mon couloir tiens. Sauf que c'est juste impossible que je lui ouvre la porte de mon (son) appartement vu l'état de bordelitude (ah si, en ce moment j'explose mes propres records en la matière, et c'est rien de le dire) (non, pas de photo, là j'ai honte), et le ménage je vais même pas en parler d'ailleurs tiens. Et mardi c'est tout bientôt tout bientôt, arrrghh il est fou. (Et moi aussi je suis fou. Tue.)

Rerererebref.
Faut aussi que je fouille mes armoires à fond pour retrouver ce soutif chair qu'est pas bien beau mais bien utile sous les blouses légères parce qu'il ne se voit pas du tout, lui, contrairement aux petites fleurs chocolat ou rose, ou à la dentelle. 15 jours que je le cherche. Il est super bien caché. J'en ai besoooooooiiiiiiin pour demain...

AaAaAaAaAaAaAaAaAaAaaaaah, j'ai les neurones qui font des noeuds !

C'est pourquoi je vous demande humblement, sioupl', si vous pouviez m'ajouter 2 petits jours entre samedi et dimanche, allez quoi, c'est pas grand chose quand même, (j'ai l'honneur de solliciter de votre bienveillance, gna gna gna, ...sentiments respectueux, toussa toussa) sinon je vais pô y arriver, spa possible de tout faire.

Pis quand j'ai une légère montée de stress, comme ça, (en plus du rhume des foins avec les yeux qui démangent fort), je bâffre, là je tourne au Nèstlè Dessert Lait, et ça t'vois, c'est pas du tout bon pour ce que j'ai, ni pour les efforts fournis dernièrement... :-(

Et là je fais quoi au lieu d'attaquer les corrections, la recherche de soutif ou le (gloups, kof kof kof) rangement ?

Je suis devant l'ordi à vous pondre un truc long comme le bras. (Enfin pas le mien, moi j'ai des p'tits bras, comme mon papa, alors que maman, elle, elle fait une main de plus que moi en longueur de bras, si si, alors qu'elle est plus petite que moi, moi je dois toujours retourner les manches des pulls à cause de mes petits bras).

Nan mais je rêêêêve !

...

ps : s'il vous plaît M. le Marchand de Sable, j'aimerais bien ne pas rêver de la kermesse cette nuit, histoire de changer un peu...

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06 juin 2008

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Donc voilà, je suis tata, je suis tata, ayéééé !

Un tout petit peu (euphémisme) débordée cette semaine pour faire une note spéciale, mais c'est que ça se passe.
Cette petite coccinelle a trouvé le bon truc pour se faire désirer, avec la complicité du monde médical totalement emberlificoté dans leurs calculs de dates de terme successives, ou comment faire tourner en bourrique ses parents et son entourage impatient tout en prenant le temps de se pomponner...
Initialement prévue le 19 mai (on va dire "autour" du 19), et finalement atterrissage (enfin c'est pas le mot, plutôt apiscinissage ?) le 1er juin, y'a de la marge !
Les collègues curieuses, qui au départ m'accueillaient tous les matins d'un : "Alors, ayé, t'es tata ?" n'osaient même plus me poser la question les derniers jours... juste un haussement de sourcil interrogateur, et mon mouvement de tête en réponse, non non toujours pas.
Il faut savoir se faire attendre, elle a bien raison la pépette. Elle a quasiment déjà tout compris...

Je pars rencontrer (*enfin*) la petite merveille (forcément attends, on parle de ma nièce là !) demain, tadadaaaaaa.
Et je vais lui apprendre à dire "tata". Elle aura une semaine dimanche, je pense qu'elle est prête.
Mais si, mais si.
:-D

...

Edit du dimanche 8 juin : retour at home, ayé je suis en mesure de confirmer : la demoiselle est parfaitement réussie et trop trop trop mignonne. Et pleine de cheveux aussi !
Bon, pour l'entraînement aux Tatatatatatatatata on va attendre encore un peu en revanche, pour le moment elle préfère dormir/téter/dormir/téter/dormir/téter/dormir, (comme je la comprends...)

Posté par Mimi Je Reve à 21:25 - Vrac - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2008

Coïncidence, coïncidence...

Quand je quitte mon espace administrateur chez Canalbloug, après avoir posté, ou jeté un oeil sur les mots-clés (parfois... comment dire... bizarres, quoi ! Y'en des gens qui ont des requêtes zarb' sur les moteurs de recherches, nan ?) amenant en ces lieux quelques brebis égarées, quand je quitte donc et que j'atterris sur la page d'accueil j'aime bien cliquer au hasard sur les titres de notes référencées qui viennent juste d'être publiées à ce moment-là.
Le rapport du texte avec le titre, découvrir de nouveaux lieux, des nouvelles d'une famille inconnue, une foule de scrabookeuses, de tricoteuses, de brodeuses, des photos de voyage, des délires, des trucs bizarres parfois, ou tristes, parfois tomber sur un truc connu... J'aime bien, cliquer au hasard. Au hasard du titre, surtout.
J'en étais là, cette fin de matinée d'un mercredi d'octobre, me déloguant de mon chez-moi et cherchant un titre accrocheur.

"Les nausées, c'est plus fort que toi", disait celui-ci. Original. Et puis la veille, j'avais eu une bonne migraine, de celles à qui j'attribuerais bien 8,5/10, avec nausées au début comme d'hab', concert de marteaux piqueurs en sol majeur tempe droite ET gauche, grignotage du cervelet par petite cuillère et tête dans la cuvette vers la fin, (ça c'est plus rare, c'est seulement dans celles qui dépassent 8/10), mais là c'en était une bien quand même, si si.
Alors, peut-être allais-je trouver des idées pour soulager ces fichues nausées annonciatrices de migraine, qui sait ? Vite, jeter un oeil !
Je clique. Plutôt un blog d'heureuse future maman, à vue de nez, bon, ok, c'était certes plus que prévisible. Tiens, c'est rigolo, c'est dans le même style que le blog de ma belle-soeur, (Petit-Scarabée) mêmes couleurs douces, même style d'écriture, même genre de mise en page et de bannière, sous-titre : Couple lyonnais à la découverte de la parentalité (tiens, la même ville que ma belle-soeur et mon frère ?! là ça m'interpelle carrément), euuuuuh, le pseudo, il est où le pseudo de la propriétaire de ce blog inconnu ??? Fébrilement, j'ai cherché, croyez-moi !
Heureusement que j'étais assise quand j'ai trouvé. Puis comparé les adresses-mail, nan paske les pseudos, après tout, ça peut faire doublon, y'a qu'à voir le nombre de Mimi's originales sévissant sur la toile ! Mais une adresse-mail, ça ne trompe pas...

SCHBLAM.

J'vais être tata, j'vais être tata !!!!!

C'est pas une put*ù§£# de coïncidence, ça ?!!!!
(Sans déconner, les gars ?!!)

Je me souviens avoir eu envie d'appeler la frangine immédiatement pour lui faire part de ma découverte inopinée ET de la bonne nouvelle, et en même temps de dévorer tout ce nouveau blog, tout en n'en revenant pas de cette coïncidence de fouuuu à cause d'un simple clic à partir d'un titre... (8 mois après, je n'en reviens toujours pas !) J'ai choisi de lire le blog en diagonale vite vite, pour pouvoir donner le plus d'infos possibles à la frangine.
Je me souviens de la frangine au téléphone, et de son cri "ON VA ÊTRE TATAS, HIIIIIIIIIIII, ON VA ÊTRE TATAS !!!" Elle devait être en train de sauter partout dans l'appart...

Elle devait justement recevoir frère et belle-soeur dans la semaine. Alors je me suis incrustée, je voulais absolument être là, malgré les 150 bornes, des fois qu'il y ait annonce officielle... qui sait ?
Il a fallu attendre quasi le dessert (arrrgh !) avant qu'ils ne nous lâchent le morceau, arffff, dur dur de faire comme si de rien n'était ! Et en même temps je me disais qu'elle ne voulait peut-être pas que nous découvrions ce blog, et en même temps, puisque c'était fait (et totalement innocemment en plus !) je ne pouvais pas ne pas le lui dire et faire comme si je ne savais pas...
ça a donné un dialogue du genre :

Bousier : - Au fait, vous préférez qu'on vous appelle tonton ou tata ? (ça c'est de l'annonce, notez, hein ?)
(regard de connivence entre frangine et moi): - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, on va être tata, on va être tata !
Moi, discrètement à PetitScarabée: - Au fait, t'aurais pas ouvert un autre blog...???
Elle : - QUOI ??????????? Mais comment tu sais ????
Moi : - Ben...

Elle a cru s'être trompée de lien peut-être, en laissant un comm' ici. Mais non, même pas.

Trop-for-te, Mimi Je Rêve.  :-D
(Future tata de son état.)

C'était début octobre. Et là, depuis une semaine, on attend que mini-nièce pointe le bout de sa frimousse...

Hiiiiiiii, je vais être tata, je vais être tata !
Bon courage aux futurs parents, et gros gros bisous à eux.

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04 mai 2008

Question

frigidaire 

Que peut-on faire avec du fromage de chèvre, retrouvé au fin fond du frigo (bouououh qu'il est profond !), dont la date de péremption indique :

                       "à consommer avant le 05/05/07" ?

Nan parce que les yaourts périmés d'un mois, ou même deux, je mange, sans souci (fermenté pour fermenté, de toutes façons !)
Et je n'ai jamais été malade.

Mais là quand même... :-D  (Je m'épaaaate !)

Je vais de ce pas voir la date sur mes briques de jus de fruit.

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27 avril 2008

Anonym'âge...

Coup de fil, numéro caché comme d'hab, y'en a légèrement marre...

- Bonjour madame ****** (tiens, il sait prononcer mon nom, à peu près, celui-là. Charmant accent, ceci dit, et en plus j'arrive à comprendre ce qu'il me raconte, ça change.)
Luc Bidule, de la société "MachinTruc".
Bla bla bla bla bla bla, je le laisse dire, je n'aime pas couper la parole aux gens, il fait son boulot après tout, bla bla bla, offre très intéressante, bla bla bla, occasion unique, bla bla bla, réservée aux plus de 50 ans.
(sourire intérieur, je me demande si j'ai bien tout compris, nan pasque quand même quoi, il parle vite ?!!)

- Vous avez bien plus de 50 ans, madame ? (ah ouiiii, c'est ça, j'avais bien entendu !)
J'éclate de rire, forcément.

- Aaaah, pas du tout, mais alors pas du tout !
Du coup, lui aussi il rigole.
- Ah ?! Et bien tant mieux pour vous, madame !
Bonne journée, au revoir !

???
C'est quoi, leur base de données ? les stats d'années de distribution des prénoms ?
Bon, au moins il était sympathique !

Edit : bon, après recherches, j'ai vu que mon prénom n'était en fait pas plus fréquent il y a 60 ans qu'aujourd'hui, il y a juste eu un léger pic entre 72 et 90, donc pour le 3ème âge c'est pas encore ça (n'est-ce pas, heeeiinn ?)

Alors quoi, ils se basent sur mes habitudes de consommatrice ?
Arghh.
J'ai peur. (De mes habitudes ?)

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25 mars 2008

Tag-séveune

7 - J'ai un tic de langage (naaan, sans déc' ???)

Je ne vous ferai pas l'affront de vous dire lequel... ?!

J'en ai pris conscience lors de ma toute première année d'enseignement, une classe de maternelle. Je travaillais avec les grandes sections, les petits peinturluraient avec l'atsem, et les moyens disposaient de quelques minutes au "coin jeux d'imitation". Et ce petit groupe jouait à ce moment-là à... la maîtresse.
Tout en appuyant sur le sens du tracé du chiffre 9 avec mes grands, je laissais traîner une oreille en direction des moyens, et je suis restée scotchée par la véracité de l'imitation. Cette petite bonne femme haute comme trois pommes qui tenait mon rôle avait ma posture, mes intonations, ma façon de m'adresser à eux, et ponctuait une phrase sur deux par des "Non mais je rêêêêve !" bien appuyés, plus vrais que nature. Ma super atsem se mordait les lèvres très fort pour ne pas rire. Le groupe de ceux qui "jouaient aux élèves" en rajoutait 3 tonnes, singeant le copain, le sage prenant le rôle d'un remuant et vice-versa. Un vrai jeu de rôle spontané. Et la petite maîtresse avait du fil à retordre avec ce groupe déluré, qu'elle menait d'une main de fer.
Je me suis vue. Je me suis entendue, surtout.

Donc oui, d'accord, je le dis très souvent, version courte (2 mots), ou version longue (4, ou parfois même 5), tout dépend des circonstances. Souvent c'est spontané, c'est le propre d'un tic langagier n'est-ce pas. Parfois j'en rajoute un peu...
Et puis, il y a les mimiques qui vont avec,
les yeux au ciel, exaspérée,
les yeux écarquillés version là-tu-exagères,
sourcils froncés version là-ça-va-pas-du-tout-tu-te-fiches-de-moi-non-mais-ho
sourcil levés et mouvement de tête de gauche à droite, version désabusée,
bouche bée version scotchée/vraiment surprise...

Nan mais attends, je rrrrrrrrêêêve !!!

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24 mars 2008

Tag-sics

6 - Je suis sujette à "la peur de tomber dans le vide".
Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que le vertige.

Je ne peux pas me pencher au bord d'une falaise. Mais comme j'ai quand même très envie de voir en bas, je peux avancer assise. (Voire en rampant !!!) Pas de risque de basculer quand on est assis. Bon, pas trop près du bord quand même, hein.

Je ne peux pas m'appuyer sur la rambarde d'un balcon si je n'ai pas vérifié sa solidité, en la secouant un peu par exemple. (Ce qui est forcément relatif, bien sûr.)
Monter sur un escabeau... hahem, tant que je me tiens aux montants, si les pieds sont bien posés par terre, ok.
Quand je dois tout lâcher pour attraper l'ampoule, rien ne va plus.
Même en classe, tenir d'une main les punaises et de l'autre l'affiche, ben la maîtresse elle est pas fière tout en haut de son escabeau...

J'aime beaucoup skier, mais prendre le télésiège reste un moment pénible, quand même. Si je suis assise au milieu, bien calée ça peut aller. Si je me retrouve au bord... je pourrais glisser entre le siège et le garde-corps, on sait jamais ! (quoi ça risque rien ? Ouais ben on sait pas, hein, entraînée par le poids, le matos + moi, les habits qui glissent, ça peut passer, on sait pas et je ne veux pas tenter !) Pire, un télésiège en descente... comme en février où nous n'avons pas pu rejoindre la station par la piste habituelle, because plus de neige !, il a fallu redescendre en télésiège. Oh lala, cette descente pendue au dessus du vide... une torture. Vraiment. Et en plus ma frangine respirait (nan mais quelle idée aussi), ça faisait tout bouger, l'horreur !!! Je rigolais nettement moins, là.

Ce n'est pas du vertige dans le sens où je n'ai pas la tête qui tourne, la vue qui se brouille tout ça, non, juste... je pourrais tomber, et à partir d'une certaine hauteur tomber ça peut quand même être un peu douloureux, non ?

En ce moment il est question à l'école que le voyage de fin d'année soit une sortie "accrobranche". J'ai déjà prévenu les collègue que je ne quitterai pas la terre ferme... Je les attends en bas !
Je crois qu'il me serait totalement impossible de traverser un ravin sur une passerelle remuante, genre Indiana Jones ou... Schrek, même. (Haha, ça c'est de la référence, hein !)
Ou peut-être à plat ventre.
Et encore.

En fait si je vois, si je sens que je NE PEUX PAS tomber, aucun problème avec le vide.
Mais si la balustrade est un peu branlante, ou même s'il n'y a aucune barrière... je ne m'appuie pas, je ne m'approche pas, je ne me penche pas.

IM-POS-SIBLE.

* hééé, tu savais que rembarde en fait ça s'écrit rambarde ? Ben moi, je viens de découvrir !

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22 mars 2008

Tag-faïve

5 - Je n'ai pas le sens de l'orientation.

Je n'entrerai pas dans la polémique comme quoi le cerveau des hommes, celui des femmes, gna gna gna... Je ne sais pas pour les autres, je parle pour moi.

D'ailleurs j'ai plutôt coûtume de dire que j'ai le sens de l'orientation, mais qu'il est juste différent de celui du commun des mortels. Bon, soyons honnête, puisque je suis seule contre tous... alors j'admets que je n'ai pas le sens de l'orientation, votre sens de l'orientation.
Dans cette dimension-ci, en tout cas. Je suis bien certaine que MON sens de l'orientation est valable, en fait, mais... pas ici visiblement. Sans doute dans un univers parallèle auquel je dois avoir accès inconsciemment parfois. Et comme je ne peux pas le prouver bien sûr, on va donc dire que je n'ai pas le sens de l'orientation. Soit.

D'ailleurs mon sens de l'orientation n'est pas inexistant, il est même carrément négatif.
Je raisonne, ça me paraît logique, normal, si ça c'est là alors ça c'est forcément de ce côté. Hé bé y a pas moyen, ça marche quasiment jamais.

En fait, je crois bien que je n'ai pas de représentation spatiale interne des relations des choses entre elles. Des lieux entre eux. Je vois bien, sur les cartes devant moi, mais je ne vois pas "à l'intérieur". ça reste au niveau de la vue, je n'intègre pas dans le tout-dedans. T'enlèves la carte, je vois plus rien du tout.
Je ne suis pas bonne du tout en géographie, ça a probablement un lien.

Alors les trajets en voiture... hahem, je ne vous dis pas.
Lire une carte routière ? Ha, mais je fais de mon mieux, hein ! Mais même quand ça me semble clair sur la carte, ça ne correspond jamais à la réalité, siiiii, j'ai remarqué d'abord. Et c'est quand même pas de ma faute si les cartes ne correspondent pas au terrain, hein ?!

Un exemple ? Je n'ai toujours pas compris pourquoi, chez l'un de mes cousins, la mer est à gauche de la route, mais après 15 bornes pour aller à la plage, elle se retrouve à droite de la route ???????
"On" m'a expliqué, plusieurs fois, plusieurs personnes, en regardant sur une carte, avec un schéma, mais siii, regarde, c'est logiiiiique !, etc, sur le coup je comprends, la côte forme une avancée dans la mer et en fait on traverse cette avancée, mais dès que je n'ai plus le dessin sous les yeux... ça n'a rien de logique du tout, ça me perturbe. Là généralement mon interlocuteur pousse un grand soupir, me regarde avec un air totalement désolé en secouant la tête, limite il a pitié de moi, même. (m'en fous.)

Dans une ville (bon, de taille relative, d'accord), généralement je maîtrise pas trop mal les quartiers mais s'il faut passer de l'un à l'autre par un trajet inhabituel... c'est fichu. Si je sais aller dans le quartier B depuis le quartier A, et que pour une fois je pars du quartier C pour aller dans le B, quand bien même fussent-ils voisins, il faut que je repasse par le A. Ce qui fait beaucoup rire ma frangine, c'est déjà ça remarque. Je n'ai pas de vue d'ensemble, du tout. Même en regardant sur le plan du calendrier juste après pour me prouver que ça faisait un bon détour, et ben non... ça ne me parle pas, ça ne représente rien, j'ai pas accès aux infos que tout le monde semble intégrer...
(d'abord les plans c'est n'importe quoi, je ne sais pas qui les dessine, mais alors, n'im-por-te-quoi ! Cette rue, elle est certainement pas comme ça, je le sais quand même, je la prends tous les jours !)

Cette incapacité ouvre la porte à de grandes moqueries dans ma famille, de bons jeux de mots, des vannes, des vannes, des vannes (qui me font rire aussi), c'est tout à fait récurrent. Quand je dois aller quelque part un peu loin, mon papa me fait la liste des axes à prendre et des sorties à suivre. Avec des mots, par écrit, un plan spa la peine ! Je me sers pas mal de mappy aussi.

Heureusement, bien que ma marraine la fée ait correctement foiré sur le point orientation, elle m'a dotée par contre d'une patience assez élevée. (Envers moi-même, déjà, et ce n'est pas rien)
Donc ça ne me gêne pas de tourner en rond jusqu'à ce que je trouve enfin la bonne route/rue/direction/indication, ou même de faire des maxi-détours.
Enfin, à condition que j'ai du temps devant moi, pas d'heure de RV fixe, parce que par contre je déteste arriver en retard.
En cas de point de rv inconnu avec heure limite d'arrivée, je prends toujours la peine, soit de repérer le chemin les jours précédents, soit de prévoir une marge de temps trèèès confortable. (quitte à arriver super en avance et à attendre dans la voiture ensuite.)

ET je suis toujours arrivée à bon port, toute seule comme une grande, je n'ai jamais appelé à l'aide oscourt je suis perdue heeeelp ! Et ça me fait marrer, toute seule dans ma tite voiture, tellement je sais qu'à chaque fois ça va encore (ne pas) marcher... mais que je vais finir par y arriver. SI.

Posté par Mimi Je Reve à 23:10 - Vrac - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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