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Nan mais je rêve... !
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27 mars 2008

(oh et puis après tout, un blog ça doit aussi servir à ça...)

C’était mi-septembre. 1993.

 

Mamy était malade, très, et tous les jours avec mon permis tout neuf je véhiculais mon grand-père jusqu’à l’hôpital.

 

Il échangeait quelques mots brefs avec elle, s'agaçait des non-dits des docteurs, tournait en rond quelques minutes et s’en allait en ville, me laissant là tout l’après-midi. Comme une gêne pour lui de rester dans cette chambre d’hôpital. Mamy s’inquiétait de ce qui se passait à l’extérieur, s'inquiétait de la famille, posait plusieurs fois les mêmes questions. Puis elle somnolait.
Je faisais des mots fléchés.
Il repassait le soir, et nous rentrions tous les 2, faire face aux multiples coups de fil demandant des nouvelles, tous, obligations familiales, les petits à l’école, les grandes en vacances avec le petit copain tout neuf, ou en révision pour examen…
Je leur en voulais un peu de ne pas être là, elles, mes cousines. Moi je n’aurais pas voulu être ailleurs. Les vacances et les bêtises on les avait faites ensemble dans cette maison, et puis là il n’y avait plus personne. Que de la distance et le téléphone.L’ambiance était lourde mais j’étais contente d’être là, même si je n’avais pas emmené tous mes cours pour réviser les partiels à repasser, même si j’avais encore la tête dans 2 mois de colos fabuleux et riches en émotions, et un genou tout fraîchement en vrac.

Seule là, à table, en face d’un Papy triste, taciturne et dépassé, s’exprimant par monosyllabes. Là, dans cette 205 ronflante usée par les mauvais traitements infligés par un propriétaire sourd, lequel me houspillait parce que je prenais mes ronds-points beaucoup trop prudemment. Et Dieu qu’il y en a, des ronds-points pour aller jusqu’à Montpellier. Je me sentais maladroite et tellement impuissante, toute petite, mais je voyais Mamy tous les jours et je pouvais l’embrasser.

 

J’étais toute seule le soir devant la télé, parce que Papy préférait aller au lit (lire ? je crois plutôt qu’il ruminait, en tout cas il ne dormait pas), programmes nuls et pourtant Papy avait investi dans un décodeur, mais rien, envie de rien. Juste envie de passer plus de temps avec Mamy, semi-consciente. Ou d'espérer un miracle. Ce soir quand je l’avais bisée en lui souhaitant une bonne nuit, elle m’avait rappelé de ne surtout pas oublier de lui rapporter des esquimaux à la vanille, demain. Ma gourmande Mamy.
Je zappais, retardais le moment de retrouver, seule, la mezzanine, d'ordinaire emplie de fofolles, de chahuts et de rires, mais si silencieuse et étouffante en cette fin d'été.
Rien à la télé, pas vraiment sommeil, pas envie d'aller me coucher... J’en arrivais à regarder les résultats du foot, c’est dire l’ambiance et le néant. Soir après soir.  Il a de beaux yeux, ce journaliste sportif, n’empêche. Soir après soir.

 

Il  y a eu ce coup de fil vers 23h30, le temps qui s’arrête, Papy qui décroche dans la chambre, mon cœur qui s’arrête à son tour, chercher la touche mute de la zapette, le son qui s’arrête, essayer d’écouter la conversation dans la pièce à côté, Papy qui grogne, ce silence, chercher désespérément un indice qui orienterait sur une autre piste, non, ce n’est pas ça, non, (mais qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?), se concentrer sur les beaux yeux du journaliste muet.
Entendre le déclic, Papy a raccroché, approcher de la chambre tout doucement, le trouver debout en slip sur le pas de sa porte, perdu, fragile, l’embrasser. Laisser couler ce qui doit couler. Eteindre la télé et le journaliste aux beaux yeux.

 

Ensuite Papy est allé direct dans la bahut de la cuisine et a avalé une grosse rasade de whisky, au goulot. On s’est habillés. Ces put%*+$ de ronds-points de nuit, la vue brouillée, le garde à la barrière de l’hosto qui fait semblant de ne pas comprendre et m’oblige à répéter 3 fois le pourquoi de notre présence.
Mamy, droite et immobile dans la pénombre de cette chambre anonyme.
Mamy droite et belle allongée dans cette véranda le lendemain.
L’organisation de ce lendemain, ces ordres secs de Papy de faire la véranda à fond pour enlever toutes ces grosses araignées, de changer les draps de toutes les chambres, de… maquiller Mamy. Il la trouvait trop pâle, pas assez souriante.

Maquiller Mamy.
Ultime tête à tête entre elle et moi. Privilège. Difficile. Très. Mais privilège, incontestablement.
 
L’arrivée de tout le monde, l’inondation générale, une cousine qui regrette de n’avoir pas pu lui dire au-revoir, elle aurait pu venir, si seulement elle avait su (c'est pas faute d'avoir pris des nouvelles, pourtant). Une autre qui s’inquiète de moi (ça ira bien, merci.) Les souvenirs, les anecdotes avec Mamy, qui provoquent les sourires.

...

 

 

 

 

 

Les yeux de ce journaliste sportif. Je me fiche bien des résultats de foot, mais à chaque fois que je suis tombée par hasard sur cet homme dans mon petit écran, le salon sombre, le téléphone qui résonne dans la nuit, l’aller-retour à l’hôpital, tout était à nouveau là.
Et son regard clair comme un soutien. Comme un secret entre lui et moi.
Entre Mamy, lui et moi.

...

Thierry Gilardi vient de mourir brutalement, et depuis mardi soir, j’accuse le coup assez fort.
Je vais être à court de kleenex, ça coule, ça coule, ça coule.
C’est inattendu, comme nouvelle déjà, et comme réaction de ma part. Dépassée.
Mais ça me fait vraiment quelque chose. Par vagues dans la journée, ça monte pis ça déborde... un peu. J’ai lâchement accusé les pollens, à l’école aujourd’hui, pour couper court aux questions.
Et ça coule en tapant, je trouve les touches à tâton, je ne vois plus ce qui est écrit dessus. Je ne sais pas comment on peut contenir autant d’eau.


Je ne croiserai plus les beaux yeux du journaliste, Mamy, tu sais ?
C’est tellement injuste pour sa famille.

 

 

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9 juillet 2008

La maîtresse au feu, les cahiers au milieu ! (ou l'inverse ?)

Ayéééééé...

C'est fait.
C'est les vacances.
YIIIIPPPPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIEE !

Chu revenue un peu chargée ce soir, plusieurs boîtes de confiseries diverses (chocolats, Quality Street, spécialités du coin,... miaaam, mais bonjour les hanches, j'ai intérêt à partager !), un (très joli) (pour de vrai !) duo de tasses à café, un autre de flûtes à champagne, un ensemble de produits d'épicerie fine, un très joli bouquet de roses oranges, et un autre carrément splendide dont j'ai dû aller demander aux dames de la garderie si elles savaient de quelles fleurs il s'agissait, parce que moi pas... ! Elles ont été unanimes, ce sont des freezias. Je connaissais le nom, je n'aurais pas su identifier la fleur. Maintenant oui ! Et non seulement il est magnifique, ce bouquet, mais en plus il embaume... waouh, un vrai bonheur.

Et bien sûr, ces attentions me touchent beaucoup, avec les regards souriants, les poignées de mains et les bises à la sortie, sont sympas les parents ici, je suis vraiment bien dans cette école.
Mais plus encore, ce qui a fait sortir l'eau de mes yeux dès 9h moins le quart ce matin, quand la petite fille me l'a amené direct dans la classe, c'est le petit mot qui accompagnait le bouquet de freezias.
Des remerciements pour cette année, "Pour tout, parce que ce serait trop long à énumérer", et signé par les deux parents.
Alors oui c'est une petite fille spéciale, que j'ai suivi plus particulièrement parce qu'elle ne rentre pas dans le moule scolaire classique, mais bon c'est mon boulot, ça n'a pas toujours été simple pendant ces 2 ans, j'ai souvent rencontré les parents, elle m'a désespérée parfois, et rendue si fière d'elle le lendemain, j'ai baissé les bras, puis réattaqué de plus belle la semaine suivante, on l'a poussée fort, de tous les côtés, elle s'est accrochée la miss, et elle va continuer son petit bonhomme de chemin, à son rythme particulier à elle...
La maman lui avait fait faire une petite carte aussi, "Merci maîtresse pour tout ce que tu m'as appris cette année", mais c'est vraiment la toute petite carte des parents cachée dans le bouquet qui m'émeut, bien plus encore.

Et puis cette dame à la sortie aussi, pas une maman mais une famille d'accueil, et Dieu sait qu'il m'en a fait baver celui-là, même s'il a un paquet d'excuses, on est rarement placé en famille d'accueil par hasard, oui j'avoue, j'étais soulagée les jours où il était absent, c'est vrai, j'assume, ainsi que ces après-midis où il était suivi par toute la clique psy. Prendre le temps de souffler sans faire la police en permanence. Savourer le calme dans la classe. Etre disponible un peu pour les autres aussi.
Mais s'il m'a permis d'apprendre à contrôler mes nerfs (et encore, pas toujours comme je l'aurais voulu, mais bon, voilà quoi, quand on me pousse bien à bout, ben... j'explose, et lui avait parfaitement trouvé le bouton poussoir), mais donc disais-je, je dois reconnaître que lui aussi a sacrément progressé en 2 ans. Du petit garçon pertubateur, provocateur, chicaneur, en rebellion et en difficulté, on est passé à un petit (grand) garçon avec des capacités certaines, ayant (de plus en plus souvent) la volonté de faire de son mieux, même si niveau "fouteur de m..." là on n'a guère avancé, certes. (d'où mes coups de g. !)
Alors cette dame qui "tenait à me remercier pour ma patience (hahem), ma ténacité, ma façon de procéder, ma poigne, le travail fourni, et tout et tout et tout", bééé... Waouh, merci madame, j'ai fait ce qui me semblait juste, j'ai avancé au jour le jour, j'en ai rêvé, oui, je l'ai haï aussi parfois, et puis j'ai cherché comment avancer par un chemin différent, et il a progressé, c'est vrai. Il a grandi, aussi...

C'est moi qui suis trop chochotte, c'est un trop plein de mes réserves lacrymales, c'est la tension des dernières semaines qui retombe, c'est un mix de tout ça, je suis trop émotive je sais, pourtant jusqu'à présent je m'en sortais pas trop mal mais depuis 1 ou 2 ans, je contrôle plus trop, ça coule un peu n'importe quand, un film, un regard, une simple situation, et ça donne pas l'air malin je vous assure. Faut pas me dire des choses comme ça madame, après j'ai les yeux qui débordent !
(Mais j'ai pas pleuré, hein, j'ai juste les cils mouillés, quoi !)

J'ai reçu tout plein de dessins et de bisous, aussi. Parce que les bisous, le dernier jour d'école, je veux bien !

La lance pointée derrière l'oeil droit, et la vague nausée accompagnante sont apparues à 16h35 pile, promesse de migraine costaude pour dans pas longtemps, là j'en suis aux 2 yeux et la nuque, j'ai même arrêté de piocher dans les chocolats, c'est dire !, et je ne dînerai pas je crois. Cette fois la nausée est là et bien là, vivement mon lit.

C'est les vacances !!! (Une pensée pour ceux qui font du rab...)

Ceci dit j'y retourne dès... demain, si je veux récupérer des tables supplémentaires pour l'an prochain, c'était pas possible de faire ça aujourd'hui, la mairie ne voulait pas, la mairie ne veut pas comprendre que je veux préparer la rentrée pendant l'été, prévoir la disposition de la classe, et que donc recevoir les tables le 2 septembre au matin ne m'arrange pas. Et si ça n'est pas fait maintenant, ça ne le sera pas avant septembre c'est sûr, donc... j'ai insisté, et c'est éventuellement possible demain matin. M'en fous, je veux être là, et je veux mes tables. Ils m'ont dit 8 heures, j'ai quand même réussi à négocier pour 9 heures, c'est toujours ça... je dormirai vendredi !

(Mais quand même, c'est les vacances !!!)

(Qu'est-ce qu'ils sentent bon, ces bouquets...)
('tain, c'est nul d'avoir envie de vomir le soir des  vacances.)

6 juillet 2008

Fatiguée, un peu quand même.

C'était hier soir un repas de fin d'année (allez, plus que 2 après celui-là qui était le 6ème en 15 jours), et c'était avec les parents de l'Amicale Laïque. Ces parents d'élèves qui s'investissent à fond toute l'année, qui organisent des soirées spéciales, des tombolas, la kermesse, et c'est du boulot et pas qu'un peu !, tout ça pour récupérer quelques sous qui permettent d'offrir un bouquin à chaque élève à Noël, et une partie du voyage scolaire, etc. C'est pas rien.
J'en suis d'autant plus consciente que dans l'école dans laquelle je travaillais précédemment, il n'y avait pas d'association de parents d'élèves, alors qui organisait des manifestations publiques pour gagner 4 sous, c'était bibi, et c'est un sacré boulot avant, un sacré stress pendant et une méga fatigue après. Pour parfois faire 70 € de bénéf', youpiiii. Et dans ce cas, prendre un car pour se rendre au musée, ben c'est râpé...

Mais ici, il y a une amicale laïque, et wouaouuh, ils sont supers. Très dynamiques, sympas et déconneurs.
A force de s'épauler, on se connaît mieux, on se fait la bise, il y a même tutoiement avec certains.
Ce qui n'empêche rien quand il y a quelque chose à dire dans l'année à propos de leur marmaille, bien sûr.

Quand je pense que dans ma précédente école, avec ma précédente collègue, en 2000, finale de coupe d'europe le soir de la kermesse, super ambiance, les parents nous avaient aidé à ranger puis nous avaient proposé de rester barbekiouter avec eux devant le match, mais ma collègue d'alors ne voulait créer aucun lien avec les parents hors contexte scolaire, (peur de quoi ?) et avait décliné poliment mais très fermement (voire froidement). Et comme nous faisions voiture commune, ben... pas le choix pour moi, donc.

Hier soir, c'était fous rires et grosses vannes au resto, les enfants en liberté sur le parking (dont de 4 ma classe, et 3 de celle de l'an prochain), tout étonnés de voir la maîtresse ici, et tout fiers de pouvoir lui faire la bise (parce que je n'en fais pas à l'école, alors que c'est parfois pratique courante dans certaines classes de maternelle, mais moi je n'aime pas trop ça, pis d'abord on n'est plus en maternelle.) (Je fais volontiers un bisou quand on se croise en dehors de l'école, genre au supermarché, mais c'est tout.) Là c'est différent, c'est la bise du "bonjour/au-revoir" classiquement française, pis c'est une fois dans l'année !
Il y a les papas qui se font un malin plaisir de me dire "Bonjour Maîtreeeesse !" avec un grand sourire en me claquant la bise, doit y avoir un fantasme de petit garçon là-dessous...

Bizarrement, à table, ils ont décidé de faire un côté homme/un côté femme (jamais vu faire ça, moua), bé c'était pas si mal, les vannes volaient d'un bout à l'autre de la table, renforcées au fur et à mesure qu'elles progressaient pour rejoindre leur destinataire... Un de mes collègue notamment a bien dégusté contre les mamans en folie !
On a passé une super soirée, bien discuté, bien rigolé, bien dansé, pas moi, me suis déboîté le genou il y a une semaine, il est remis en place mais pas super stable, on va pas tenter le diable non plus, pourtant ça me tentait fortement d'aller me trémousser avec eux... Mais il y avait une maman avec une entorse aussi, alors ça va !
C'était drôle, de voir ce papa stressé et toujours inquiet d'ordinaire, totalement surexcité ce soir et avec une pêche d'enfer, rockant, swinguant, jerkant, jusqu'au bout de la nuit. Et ce couple un peu distant d'hab', s'éclatant comme des ados sur la piste... Sympa.

On n'est parti que quand on nous a mis dehors. Je me suis moquée parce que j'allais pouvoir dormir ce matin, alors que leurs chers anges seraient probablement réveillés vers 7h30, mouhahahahaha... Quelqu'un a proposé de me passer un coup de fil dès leur heure de réveil... :-)
Je suis bien naze aujourd'hui, bah oui, c'est là qu'on voit qu'on vieillit n'est-ce pas, et me coucher au lever du jour provoque maintenant chez moi un ensemble de réactions, comment dire, désagréables ?  Mouaich. Vaseuse, mal aux yeux, tremblements divers... alors que je n'ai pas picolé ! Me suis juste couchée (très) tard ! C'est pas juste. Peut-être aussi que j'ai juste perdu l'habitude, on verra cet été...

J'ai terminé ce midi ma toute dernière grosse pile de corrections, ouuuuuuf. (trop fière d'avoir vaincu la dite-pile !)
Demain et mardi, on boucle les travaux en cours puis on rangera, on décrochera (les trucs des murs, hein !), on triera les feutres à jeter, on rendra les travaux d'arts plastiques (hahem), et mercredi ils auront le droit d'amener des jeux de société et moi je leur ai prévu une sorte de quizz par équipes.

Yiiihaaaaaa !

(Par contre là tout de suite je vais aller m'allonger pour une 'tite sieste, bah oui hein, le grand âge, toussa...)

6 juin 2008

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Donc voilà, je suis tata, je suis tata, ayéééé !

Un tout petit peu (euphémisme) débordée cette semaine pour faire une note spéciale, mais c'est que ça se passe.
Cette petite coccinelle a trouvé le bon truc pour se faire désirer, avec la complicité du monde médical totalement emberlificoté dans leurs calculs de dates de terme successives, ou comment faire tourner en bourrique ses parents et son entourage impatient tout en prenant le temps de se pomponner...
Initialement prévue le 19 mai (on va dire "autour" du 19), et finalement atterrissage (enfin c'est pas le mot, plutôt apiscinissage ?) le 1er juin, y'a de la marge !
Les collègues curieuses, qui au départ m'accueillaient tous les matins d'un : "Alors, ayé, t'es tata ?" n'osaient même plus me poser la question les derniers jours... juste un haussement de sourcil interrogateur, et mon mouvement de tête en réponse, non non toujours pas.
Il faut savoir se faire attendre, elle a bien raison la pépette. Elle a quasiment déjà tout compris...

Je pars rencontrer (*enfin*) la petite merveille (forcément attends, on parle de ma nièce là !) demain, tadadaaaaaa.
Et je vais lui apprendre à dire "tata". Elle aura une semaine dimanche, je pense qu'elle est prête.
Mais si, mais si.
:-D

...

Edit du dimanche 8 juin : retour at home, ayé je suis en mesure de confirmer : la demoiselle est parfaitement réussie et trop trop trop mignonne. Et pleine de cheveux aussi !
Bon, pour l'entraînement aux Tatatatatatatatata on va attendre encore un peu en revanche, pour le moment elle préfère dormir/téter/dormir/téter/dormir/téter/dormir, (comme je la comprends...)

8 juillet 2008

Jusqu'au bout !

Yaya. 8 ans. 1m40, 45 kg, costaud donc, bon élève, prend énormément de place dans tous les sens du terme. Parle tout le temps, très fort, et du coup n'écoute pas les autres. Ni moi non plus d'ailleurs.
Nan, c'est pas sa fête aujourd'hui.
Mais quand même.

Je suis à l'autre bout de la classe, je survole les derniers exercices, qu'on a fait tous ensemble donc s'ils ont bien suivi il ne devrait rien y avoir à corriger, mais je veille quand même avant la toute dernière mise dans le cartable. Ah ben ouais, on aura bûché jusqu'au bout !
Ah, là justement il y a une petite erreur dans une soustraction. Mais... j'ai pas l'outillage sur moi.
J'avise Yaya qui est placé pas loin de mon bureau :
- S'il te plaît Yaya, tu peux m'amener mon stylo rouge ?
- Oh oui maîtresse, bien sûr, tout de suite !, me répond illico le fougueux énergumène.
Il bondit.
Sur mon bureau il y a au moins 3 stylos rouge (V5 pilot, toujours !) dans le pot à crayon, plus un ou deux qui traînent à côté.

- Celui-là, maîtresse ?
Je regarde ce qu'il me montre.
Un stylo... noir.

Soupiiiir...
Rouge, Yaya, roooouuuuuge !

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15 juin 2008

Fallait y penser

Lulu arrive au pas de course ce matin-là, il est à la bourre, et tout essouflé m'explique :

- Excuse-moi maîtresse, c'est qu'en fait je suis retourné chez moi, parce que je me suis souvenu que j'avais oublié mon livre de lecture !

Moi je dis, se souvenir d'avoir oublié, même à 7 ans, ce doit être plutôt bon signe, quand même, non ?

25 août 2007

Inutile

Top 3 des choses totalement inutiles que j'ai découvertes au fond de mon sac pendant le camping :

- une trousse de toilette pleine de fards à paupière, de colliers, de boucles d'oreilles fantaisies que je ne mettrai pas vu que je ne vais pas me baigner avec... ça prend de la place dans la trousse pour que dalle !

- ma clé usb

- les clés de l'école...

N'iiiiiiiiiimporte quoi ! Quoi, je fais mon sac n'importe comment ? Pfffff....
D'ailleurs je ne sais même pas dans quel ordre classer ce top 3...!

...

4 juillet 2008

Y'en a marre (un peu)

NON, je ne suis pas en vacances.

Pas avant le mercredi 9 juillet, 16h30.
Nous sommes en semaines de 4 jours (ce qui ne voudra plus rien dire dès la prochaine rentrée), petites vacances de 8 jours au lieu de 15 pour compenser les samedis matins des écoles en rythme traditionnel. Aucun mercredi bossé dans l'année (alors que ça se fait dans d'autres régions, pour rattraper quelques jours), mais non, nous, nous travaillons (mouhahaha) jusqu'au mercredi 9 juillet 16h30.
Il nous faut le même nombre de jours de cours que tout le monde, bien sûr, normal. Mais ils ne pouvaient pas nous donner le mercredi 30 avril, ou le 7 mai, ce mois où on bossait 1 jour sur 4 ??? Là au moins ç'aurait été rentable, on aurait bûché, mais le mercredi 9 juillet ??? Sans déc' ?!!! Quel intérêt ? C'est vraiment mettre des jours pour mettre des jours, mais pas pour le travail scolaire. Du grand n'importe quoi.
Les parents n'arrêtent pas de demander si c'est bien jusqu'au mercredi 9, et même l'après-midi, si on ne s'est pas trompé ? Ben non hein, pis c'est pas nous qui décidons...
Sans compter que l'école finit le mercredi 9, mais les colos commencent le 5, normal quoi !, donc on a un paquet de gamins qui ont fait leur dernier jour aujourd'hui. Alors à quoi ça sert...?
ça m'agaaaace ! QUI fait les calendriers scolaires, hein ? Qu'il se dénonce !

Nan, mais je suis pas de mauvaise humeur, en fait, hein.

Juste j'en ai un peu ras-le-bol d'entendre, avec un grand sourire et à raison d'une bonne douzaine de fois par jour :
"Alors, bientôt les vacances ?"
Bientôt, oui.
Phrase juste "pour parler", comme on évoque la météo, mais question-piège en même temps, soit je passe pour la crevée qui attend ses vacances avec impatience, soit je passe pour l'instit obsessionnelle qui va les faire bosser jusqu'au bout. Ouais ben moi, je fais pas garderie les 5 derniers jours, hein, on fera des jeux le tout dernier mais c'est tout. Même si c'est vrai qu'on a ralenti le rythme, certes, mais on travaille. (Et on bûche dur en plus, on est sur les expressions tordues (cf le Prince de Motordu), genre un ordinatueur, un vélo à pétale, un cornet de classe, un aspiracoeur, ils réfléchissent, ils jouent avec les mots, ils rigolent et ils illustrent, ils ont plein d'idée, c'est carrément super.)

Et puis il y a les quelques-uns qui ont un petit sourire ironique en le disant, peut-être suis-je parano mais il y a parfois derrière cette phrase innocente l'ombre du sarcasme, ces feignasses d'instits, 2 mois de vacances, de quoi se plaignent-ils hein ? Je n'ai pas le courage de rappeler que nous ne sommes pas payés pendant ces 2 mois, et oui, un prof est payé 10 mois, il a droit à 5 semaines de congés payés comme vous et basta. Et les 2 mois d'été, c'est "chômage" forcé. (Et les jours de tri/rangement après, et les 15 jours de prep' avant la prochaine, c'est cadeau, hein.) (Comment, une classe ça se prépare avaaaaaant ???) Oo

Alors oui je suis peut-être chatouilleuse sur ce point-là, mais ces réflexions me bouffent le moral. 'Tain, pour le temps que j'y passe, mince, mes vacances, je les accepte volontiers. Pas payées.

MAIS je ne suis pas particulièrement pressée d'être en vacances (je suis la seule de l'école, certes, un cas à part  donc semble-t-il !), ma classe je l'aime bien et je les laisse tous partir, ils sont prêts pour le CE2, certains plus que d'autres c'est vrai, trop grands maintenant pour rester avec moi. Ils sont prêts.
Lulu et son bougonnement perpétuel, fini.
Zaza et son éternelle bonne humeur, fini.
Toto et ses grands yeux coquins, fini.
Yaya et sa voix tonitruante, fini (ouuuuf...)
Lolo et ses réflexions toujours pertinentes, fini.
Sissi en équilibre permanent sur 2 pieds de sa chaise, risquant la fracture du crâne à tout moment, fini.
Gégé et son sourire en coin, guettant mes jeux de mots, fini.
Nono et sa volonté, et il partait de loin, mais il s'accroche, et il avance peu à peu, fini.
Mumu et ses constructions légoesques trousse/crayons/étui à lunettes/gomme/taille-crayon en équilibre sur la table, qui s'écafouillent de préférence juste quand il y a un grand silence, fini.
Lala et ses interventions décalées, ses disparitions inopinées (bon sang elle était encore là il y 5 sec', où est-elle passée cette fois ???), fini.
Kiki et ses provocs, ses réactions démesurées pour un petit regard de travers, fini (ouuuuuf...)
Dédé tête en l'air, fini
Fifi la coquette, fini.
Momo l'inquiet, fini.
Juju et ses excuses bidons, fini.
Le bazar, le joyeux chahut, les coupages de parole récurrents, les engueulades aussi, les irritations, fini.
C'est un tout, il y a certains numéros que j'aurais volontier fait passer dans la classe supérieure il y 2 mois déjà (du balai !), d'autres que je vais vraiment regretter, malgré les moments où ils m'en ont fait baver, les zaffreux.

Tous les ans j'ai du mal à laisser ma classe, certaines années plus que d'autres, ça dépend des promos. Ceux-là je les ai suivi 2 ans, alors forcément, on tisse des liens...
Peut-être que c'est pas normal. Que je me blinderai au fil des ans ? (je crois pas, non) Je ne suis plus une débutante, non plus. (Et je ne veux pas devenir une instit' aigrie comme on en croise de temps en temps !)
Que je suis trop boulot-boulot ? C'est sûr que si j'avais une vie de famille comme la plupart de mes collègues, je m'investirais sans doute un peu moins. Ou différemment. N'empêche.
J'ai pas le droit de dire que ça me fait quelque chose de laisser filer ce groupe ?
Tout le monde n'attend que ces vacances, collègues, parents d'élèves, enfants (la plupart), moi pas tant que ça. Et je ne suis pas spécialement fatiguée non plus, (enfin, pas trop), alors que certains collègues sont carrément sur les rotules c'est vrai.

Qu'on ne se méprenne pas : je serai trèèèèèès contente quand elles seront effectivement là, ces p%ù$µ£ de vacances ! Planning totalement libre, pas d'horaires, et quelques virées à gauche à droite... (waouuuuh, ça va être bien...)

Mais en attendant qu'elle soient là, je ne les attends pas impatiemment. De toutes façons elles vont bien finir par arriver !!!
Pour le moment, je savoure chaque derniers instants avec ma classe.

Juste, siouplait, si on pouvait arrêter de me demander toute la journée avec un sourire entendu :
Alooooors, ça y est, c'est les vacaaaances ?

...

Euuuh, mais quand même... je souhaite d'excellentes vacances à toutes celles z'et ceux qui en ont !
:-D

24 août 2007

Aaaarghhhhh.

Suite aux mésaventures récentes des blogueurs 20sixiens, qui ont apparemment perdu d'un coup d'un seul environ 7 ou 8 mois de notes, je me suis dit qu'il serait temps que je sauvegarde de mon côté, puisque je ne prends pas la peine de le faire au fur et à mesure. (Jeune imprudente, va.)

Et là..., c'est le drame.

Mauvaise manip', mauvais oeil (ou même Vassago, va savoir !)(ah, là, ceux qui comprennent sont donc dans le même cas que moi, hin hin hin...) enfin bref j'ai réussi à faire disparaître ma dernière note sur le sommeil. J'ai les bouououououououles !

Certes j'ai un brouillon (pourvu que je ne l'ai pas jeté !), je mets sur papier avant la plupart du temps, mais alors il faut tout que je retape, ça me goooooooonfle... Pfffffffffffiuuuit. ça me dégonfle, en fait.

Donc voilà, dès que j'ai trouvé un soluce, si ça existe, ou dès que j'ai retapé, le texte sera de retour. Non pas qu'il soit d'une importance capitale, on parle de blog là !, juste que bon, c'était mon petit textounet à moi, quoi...

[soupiiir]

Et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, même pas à un serveur je-ne-sais-pas-quoi, grrrr !


Edit du samedi 25/8, 14h et des bananes :

Ayé, j'ai rattrapé ma bévue, ouf. Heureusement que je n'avais pas allumé la cheminée (d'accord on est en août, c'est vrai), sinon exit le brouillon, il aurait été réduit en cendres ! Heureusement aussi que je tarde toujours à jeter les choses (ce qui est plutôt un problème d'ordinaire.)
Mais c'est bon, c'est fait... et je vais faire super gaffe en sauvegardant le reste, ah ça c'est sûr !
(quelle idée de cliquer sur "couper" au lieu de "copier", franchement... ! N'iiiiiiiiimporte quoi.)

Allez hop, à la sieste. (Heure d'éveil 8h ce matin, pas mal hein ?!)

23 août 2007

Dodo, Mimi do

Je suis une bonne dormeuse, de celles pour qui la durée normale (suffisante, et donc probablement nécessaire) de sommeil est de 9 heures, si si j'ai fait diverses expériences pour le prouver : quelle que soit l'heure à laquelle je me couche, si rien ne vient me perturber (tondeuse du voisin, chat farceur, petit cousin dynamique ou voisine à la voix criarde potinant (du verbe potiner, s'adonner aux potins quoi !) juste sous ma fenêtre comme de par zazard...)(mouais c'est c'la ouiiii), alors je m'éveille fraîche, grâcieuse (allez, fais au moins semblant de le croire stepl' !), et dispose, 9 heures plus tard.

Sauf que, difficile de faire des nuits de 9 heures quand tu bosses le lendemain, à moins de me mettre au lit à 21h30, et faut quand même pas déconner (les gars). Alors je fais des concessions la semaine et je me rattrape les mercredis et we en siestes et grasses mat'. Rhaaaa, la sieste...hmmmmmm.

Bref, bonne dormeuse donc, les soucis de sommeil connais rarement (sauf bonne raison bien sûr, ça arrive aussi).
Par contre les soucis de réveil... ouh la la. Pas de vraie panne, non, bien trop anxieuse pour risquer d'arriver en retard au boulot, plutôt du genre à mettre deux réveils vois-tu. Mais que c'est difficile d'émerger de son rêve, quitter Morphée et mon lit douillet... Limite de la torture. Nan, je n'en rajoute pas, c'est vraiment une épreuve, même que je mettrais une majuscule au "é" de épreuve si je savais comment on fait.
Tous les matins c'est pareil. A la sonnerie du réveil, je sursaute, "Quoi ? Où ? Quand ? Keski se passe ? Déjà ?", suivi de "Mince c'est vraiment un jour d'école aujourd'hui ? C'est sûr de sûr ?"
Ma première prise de tête, demandant acte de réflexion intense en plus ! est : "C'est quand le prochain jour où je pourrai dormir ?" Immédiatement suivi de "Vivement ce soir que je puisse me recoucher..."
Parfois je me rendors, puis je m'éveille en sursaut, paniquée à l'idée d'avoir loupé l'heure. Super. Mais y'a pas, c'est trop dur, et je repousse encore et encore le moment de poser le pied par terre (et donc ensuite c'est la course, hé ben ouais.) Des fois je me retrouve debout à côté du lit sans savoir comment c'est possible, je ne me souviens pas m'être levée, mes muscles ont certainement dû prendre la décision tous seuls tellement mon cerveau et tout mon Moi étaient contre l'idée de passer à la station verticale... Une véritable torture, vous dis-je.
(C'est pas que je n'aime pas aller bosser, juste que je n'arrive pas à me lever, c'est différent.)

Enfin, pas vraiment tous les jours..., pas en vacances, bien sûr (et désolée de remuer le couteau dans la plaie pour ceux qui n'y sont pas, rassurez-vous moi c'est bientôt terminé et je ne pourrai plus vous narguer... bouououh !) En ce moment par exemple, je me réveille quand j'ai fini de dormir, en forme, je prends le temps de m'étirer à fond, de savourer l'instant, et puis ensuite je me lève sans soucis. Entre 9 et 10h généralement.

C'était le cas ce matin, et avant de mettre le pied par terre, le chat ronronnant à mon oreille, je me faisais la réflexion que l'idéal pour être en forme toute la journée serait donc que l'école commence vers 11 h pour moi, mouaich, le temps de me préparer, ce serait impecc'. Et les élèves auraient une maîtresse en pleine forme, vive, alerte, super patiente, tous les jours ! Ce serait super, non, si tout le monde pouvait dormir son compte de sommeil et se réveiller naturellement quand il est reposé ? Je suis sûre que les choses iraient mieux dans le monde. Mais soyons égocentriques, revenons à moi : qu'est-ce que ce serait bien, quand même... Surtout pour les élèves, bien évidemment allons.
Sauf que, sauf que, je suis bien certaine que jamais l'Inspection ne sera d'accord pour changer les horaires de l'école exprès pour moi, ça je le sens bien, pffff.
Et si l'école ne s'adapte pas à moi, il faut donc que je m'adapte à l'école.
Par conséquent il faudrait, en vue de la <<rentrée>> (mais qu'est-ce donc que ce mot qui fleurit dans absolument tous les médias, les pubs, tout partout en ce moment ???) qui approche à grand pas, pour moi c'est lundi, celui qui vient là, celui-ci, le prochain ? oui oui, dans 4 jours là ! aaaarrrggghhhh... déjà ? (hin hin hin), il FAUDRAIT donc disais-je, que je commence doucettement à décaler mes horaires de mise-au-dodo-à-moi afin que se décale ainsi également mon heure d'éveil. Me coucher plus tôt peu à peu pour me réveiller de plus en plus tôt. Ouaip', ce serait bien... Que mon heure d'éveil naturel passe au moins de 10 à 8 heures (ouh la la, que je suis ambitieuse parfois...)

Satisfaite de ma sage décision, 1ère résolution de la journée prise du fond de mon lit en ce beau jour de vacances (hahahaha, t'as vu la météo ?!!), reposée, étirée, je me lève, et ouvre les volets. Et je jette machinalement un coup d'oeil au réveil.

               Midi moins le quart.

Wow p'tain.

Béééééé... spa gagné tout ça.

...

20 août 2007

Il ne faut pas (2)

Les vacances, c'est chouettes. Mais les vacances, c'est aussi...
... 5 heures de route en plein cagnard dans une petite voiture rouge, celle qui n'a pas de vitres électriques (mais je préfère, un jour je vous expliquerai pourquoi), ni d'ouverture centralisée (ça on s'en fout), mais surtout pas de clim'...
Avant je m'en fichais, j'ouvrais la fenêtre et basta, j'aime bien être décoiffée (humpf)(et pis tu peux faire des vagues avec ta main en résistant contre le vent)(ceci dit à l'arrêt c'est bien moins drôle). Mais là pour le coup je m'en fichais beaucoup moins, en fait.
Déjà à l'aller, et ce n'était ni un samedi ni un dimanche, je m'étais fait coincer dans les bouchons entre Valence nord et sud, 40 minutes c'est loooong quand tu dégoulines par tous les pores de ta peau. J'avais même fini par me caler à l'ombre d'un camion et à avancer à son rythme, j'étais limite de me sentir mal. Et à l'arrivée of course un maxi coup de soleil sur tout le bras... gauche. (J'ai bien essayé d'exposer l'autre, mais c'est pas super fastoche en conduisant.)

Pour le retour donc davantage de chance (pourtant là c'était bien un dimanche), circulation en accordéon, quelques petits ralentissements mais pas de vrais bouchons arrêtés. N'empêche qu'il fait quand même suuuuper chaud, et tu bois, tu bois, tu bois. De l'eau, ah ben oui hein ! (c'était début août. Parce que à refaire le trajet aujourd'hui, j'aurais probablement bien moins chaud...!)(j'envisage de ressortir les chaussettes, là tout de suite maintenant. Mais plus personne ne verra mon splendide bronzage-tong, bououououh !)(ceci dit, qu'est-ce qui va le mieux avec des tongs quand il caille ? Des chaussettes à orteils, huhuhuhu !)

Retour à mon retour, donc. à mi-chemin, petite pause histoire de te dégourdir les pattes, casser la croûte, vider ta vessie aussi qui n'est d'ailleurs pas aussi pleine qu'on pourrait le croire vu qu'apparemment tout ce que tu as bu ressort autrement. Dégoulinante de partout, quoi. Et cette file d'attente pour les toilettes, in-croy-able, jusqu'au milieu du point-presse, même côté hommes ! Impossible de tricher et d'aller chez eux, enfin si, possible, mais pas très rentable là pour le coup.

M'enfin bref, j'ai fini par arriver à bon port, i-e le domicile parental. Et là dans l'allée, mon cousin, en train de charger sa voiture, quasi-prêt pour le départ. Ce qui tombe super bien quand même, d'arriver à temps pour le croiser, (outre le fait qu'on se voit peu), vu que c'est lui qui nous prête les clés de sa petite maison nichée dans les environs marseillais, contre arrosage des plantes et gratouillage/bon soins du chat.
Je m'arrête à sa hauteur, lui fais la bise, nous devisons sur les conditions de circulation (sauf que lui il a la clim. Et 2 gamins à l'arrière, certes. Finalement je ne sais pas ce que je préfère !), puis je repasse la première pour aller me garer correctement au bout de l'allée. J'embraye, j'accélère, et là...

BAAAAANG ! SCHPORRFFFLLL CRCRCRCRCR (juste là, à l'avant droit)

Hahem. Tiens, il s'est passé quelque chose... bruit de ferraille, et dans le rétro, le cousin affolé qui me fait des grands signes... je me gare correctement... (de toutes façons, j'allais pas rester en milieu du chemin !) je descend, fais le tour de la voiture... Pneu avant droit à plat. à plat de chez à plat !

Hé bé tu sais quoi ?
Il ne faut pas, non, il ne faut vraiment pas... redémarrer pile contre l'angle des petites pierres qui bordent le massif de fleurs.
Ah ben ouais, je le saurai.
Dans le pneu, une entaille, ronde, de la taille d'une pièce de monnaie.

Je ne pensais pas être si près de la bordure quand je me suis arrêtée pour discuter. C'est mon cousin aussi, il tenait toute la place dans l'allée avec sa grosse voiture ! (oui, je plaisante, oui)

Après bien sûr, j'en ai beaucoup entendu (surtout qu'il y avait du monde à la maison):
- Tu as le droit de rouler moins vite aussi.
J'étais à l'arrêt, je peux difficilement faire plus doucement !
- Bon ben tu vas pouvoir mettre tes pneus d'été maintenant.
Parce que oui, j'étais toujours en pneus-neige, une histoire de circonstances qui fait que je n'avais pas trouvé le temps de les changer depuis mars..., c'est donc un pneu-neige que j'ai littéralement explosé.
Du coup j'en ai été quitte pour changer les 2 bien sûr, (merci à Boah pour le coup de main, c'est plus facile à 2.)

J'ai beaucoup ri. Si, si, tu commences à me connaître.

Quelle arrivée détonnante !!!
Heureusement que ça ne m'est pas arrivé sur la route, d'une part en roulant (arrrgghhh...), et ensuite parce que s'il avait fallu vider le coffre pour avoir accès à la roue de secours, avec tout le matos de camping et mon bordelounet à moi... oh la la la. J'aurais moins ri, sans doute.
Et puis sur le coup, j'ai cru que c'était de la ferraille, genre j'avais perdu le pare-choc, et je voyais déjà les rv avec le carrossier, l'assurance, etc, ça ça me gonfle par contre. Là, juste un pneu, bon... !

Et pour ceux qui s'inquiètent de mon redépart dès le lendemain aprèm', il s'est fait dans une petite voiture verte, cette fois, et surtout... climatisée. Et ça, ça se savoure...
Et en plus c'est même pas moi qui conduisait.
Ha ha ha ha !

30 août 2007

à vos enfants

Dites-leur, à vos enfants, si ça peut les rassurer, que la maîtresse aussi dort peu, et très mal, la nuit avant la rentrée... que ça fait une semaine qu'elle en rêve, de cette rentrée... (Même qu'une fois on lui avait repeint sa classe sans lui dire, une autre fois tous ses collègues ont changé, et une fois c'est elle qui est redevenue élève, une fois ils avaient enlevé toutes les portes des toilettes de l'école, et même une fois... elle avait oublié de venir le jour de la rentrée, c'était la panique !)

Dites-leur qu'elle est réveillée bien avant que son réveil ne sonne, le matin-là...

Dites-leur, que ce matin-là le p'tit dej' a du mal à passer pour elle aussi, peut-être parce qu'elle n'est plus habituée à déjeuner aux aurores, ou peut-être qu'il n'y a pas que ça non plus.
Dites-leur qu'elle se force quand même à avaler son bol de lait, ses céréales et sa nectarine, parce qu'une maîtresse qui s'évanouit pour hypoglycémie ou un truc dans le genre au milieu de l'allée ça doit faire mauvais effet...

Dites-leur que pendant qu'elle se prépare, elle a cette boule dans le ventre, ou plutôt plein de moyennes boules très serrées les unes contre les autres...

Dites-leur, qu'elle a prévu ses habits depuis longtemps, comme eux porteront leur beau tee-shirt tout neuf...

Dites-leur, qu'elle choisit ses boucles d'oreilles avec soin et se décore discrètement les yeux, parce qu'elle sait bien que 17 autres paires d'yeux vont la détailler de la tête aux pieds pendant 6 heures, pendant qu'elle aura tant de choses à leur dire pour cette année qui commence...

Dites-leur qu'elle aussi elle a craqué pour une pochette de feutres tout neufs tout beaux, et qu'elle ne saurait non plus choisir entre ces trousses toutes plus chouettes les unes que les autres...

Dites-leur, qu'à 8h50 quand le collègue dit : "Allez, on y va ?" (ouvrir le portail),
elle inspire à fond et tremble un peu... et que les boules dans son ventre dansent la gigue plus que jamais...

Dites-leur, que tous ces bonjours accompagnés de grands sourires qui sont visiblement sincères, ça lui fait du bien, et qu'elle trouve certains loustics drôlement grandis en 6 semaines quand même...
(Sourires différents selon ceux qui changent de maître(sse) et appréhendent la nouveauté, ou ceux qui continuent avec la même personne)(y'en a des davantage crispés !)

Dites-leur qu'une fois tout ce petit monde installé en classe, ces 17 petites têtes face à soi, en attente, c'est toujours impressionnant...

Dites-leur que oui, même au bout de 10 ans elle a encore la trouille, ce premier jour, même quand elle les connait déjà (et qu'eux aussi savent à qui ils ont affaire)...

Dites-leur, que les boules dedans son ventre ne partiront peu à peu que vers la fin de cette première matinée...

Dites-leur, qu'elle peut prédire leurs réactions et leurs interrogations, leurs fiertés, leurs doutes et leurs satisfactions, et qu'il faut en passer par tout ça pour mieux apprendre, et qu'elle va même les provoquer, exprès, parce que c'est important.

Dites-leur, qu'ils ont besoin d'elle pour apprendre davantage.
Dites-leur qu'elle a besoin d'eux. Qu'une maîtresse sans élève, ça ne rime à rien.

Qu'elle a le trac, certes. Mais qu'elle est contente de les retrouver.
Et qu'elle a préparé un max de choses à leur faire découvrir pendant les 10 prochains mois.
Qu'ils vont avancer côte à côte, elle et eux, que le chemin ne sera pas toujours aisé, mais qu'ils le feront ensemble.
Pour grandir.

21 septembre 2007

Tête en l'air... épisode 2

Jeudi matin donc, à mon arrivée à l'école je suis passée à la garderie vérifier si le cartable de E. était toujours là. Affirmatif. Le loulou est arrivé à 9h moins le quart, et quand j'ai ouvert le portail, il avait déjà récupéré son bien. J'ai fait celle qui n'était pas au courant, mais il est venu spontanément me dire que "Papa avait accepté qu'il fasse le reste de ses devoirs mercredi alors il avait emmené son cartable au centre de loisirs mercredi matin mais il l'avait oublié en partant à midi alors il n'avait pas pu faire la fin de ses devoirs."
OK, tu les feras donc ce soir, et je n'en ai pas rajouté une couche supplémentaire.

9h, début de la classe, on commence par la lecture...
"Maîtresse, j'ai pas mon livre".
Ah ah. (HUUUUUM) tu as bien cherché ?
"Oui oui, j'ai tout fouillé, mon cartable, ma case..." (spa vré, je t'ai vu faire, tu n'as même pas cherché tout au fond, cherche encore (et t'as plutôt intérêt à trouver !!!)
Air totalement désolé : "Nan maîtresse, je le trouve paaaaas..."
Je me déplace jusqu'à sa table... et trouve le bouquin juste sous une pochette. Du premier coup bien sûr. HAHEM.
"Oh ben ça alors il était là, j'l'avais même pô vu !!!" Il rigole, et croise mon regard... S'arrête instantanément. Ouuuuh la, la maîtresse a moyen envie de rigoler avec moi aujourd'hui... (Et les 17 autres qui attendent pendant ce temps...)

(Respire Mimi, respire)

9h30, exercice de lecture, remettre un texte en ordre, il faut d'abord en découper les parties.
"Maîtreeeeesse, je trouve plus mes ciseaux"
Arghhhhhhhhhh ! (hummm...pfiouuu...)
Ok je t'en prête une paire, mais demain tu as intérêt à les avoir retrouvés !
"Mais j'crois que c'est ma grande soeur elle les a pris, et elle les a pas remis dedans ma trousse."
(M'en fiche, ce sont tes ciseaux, tu gères !)

10h, leçon d'orthographe à recopier.
"Maîtresse, j'arrive pas à copier, je vois pas bien les mots. C'est quoi là ? (se déplace jusque devant le tableau) Ah, c'est "accent" !
Euh, ça fait juste 1/2h qu'on en parle, des accents, c'est un tout petit peu le thème de la leçon...
(Du yoga, il faut que je mette au yoga)
E. est à moitié debout pour copier sa leçon, il me demande souvent si c'est bien telle lettre que j'ai mis là, visiblement il ne voit effectivement pas bien.
Tiens d'ailleurs, où sont tes lunettes ???
"Euuuuh, c'est que j'les ai oubliées à la maison, maîtresse..." (air tout piteux cette fois)

...

Caaaaaaalme, surtout rester calme.
Un changement de place plus tard pour se rappocher du tableau, on finit par arriver à l'heure de la récré.
E., super heureux comme d'hab', prend vite un truc dans son cartable et se précipite vers la porte. Puis il se ravise, fait demi-tour, et revient vers moi tout sourire :
"Regarde maîtresse, ce que j'ai pensé à amener aujourd'hui ! T'as vu comme elles sont belles, hein ? C'est des spiderman, tu vois, ya le dessin là. J'ai pensé à les amener pour la récré !" (sourire éclatant d'innocence.) Et il me montre 2 petites voitures spiderman, jolies c'est vrai mais là n'est pas le souci...

Pensé à amener. Tu as pensé à amener quelque chose ??????
Des petites voitures ??? Les lunettes et les choses pour travailler, non, mais les voitures pour s'amuser, oui ???
"Nan mais maîtresse euuuuh, c'est pas pour s'amuser en fait, je..."
Je lui coupe la parole. Arrête, là tu t'enfonces mon grand. Stop. La séance "je prends maîtresse pour une pomme" est terminée.
Cette fois arrive le gros sermon, (depuis le temps qu'il montait !), qu'est-ce qui est plus important, le travail ou les récrés (le travail, maîtresse !), est-ce qu'il vaut mieux avoir ses affaires de classe et ses lunettes, ou bien les petites voitures pour la récré ?
Il acquiesce, penaud.
Pour ta peine, je te les prends tes petites voitures spiderman, je ne te les rendrai que lundi, et encore, si tu n'as rien oublié d'ici là ! AH MAIS.  Sans déconner, les gars !!!

Je mets un mot dans le cahier de liaison pour relater aux parents les événements de ce début de journée, et la séquestration desdites voitures. Qu'ils soient au courant tout de même !
Jeudi soir, je vérifie moi-même que le nécessaire est dans le cartable.
Vendredi matin, ce matin... visite du papa. Etrange non ? (l'an passé, 2 entrevues dans toute l'année.) Explications vaseuses. En fait je crois qu'ils attendent de lui, 6 ans et 1/2 et total nature, qu'il soit organisé comme sa soeur, qui est au collège et a toujours été irréprochable. (Remarque forcément, après 1 perle comme elle, le petit dernier doit les surprendre !!!)

M'enfin breeeef. Lundi sera un autre jour, une autre semaine, E. aura tout son matériel, et avec un peu de chances, il aura même sa tête. (Quoi, je rêve c'est ça ??!!) C'est juste une période, un épisode, qui n'aura qu'un temps. Et qui se reproduira plus tard, je ne me leurre pas...

The clou from my collègues : je leur ai bien sûr raconté ces petites aventures, ils se sont marrés comme des bossus, et ils ont eu une "super" idée. Ils envisagent de trouver/fabriquer un autocollant géant de spiderman, genre toile d'araignée, et de le coller sur ma voiture (qui est rouge, je précise). Puis d'amener E. sur le parking. Je l'imagine d'ici le loustic : bouche-bée, mains sur les hanches, penché en arrière, tee-shirt remonté sur le nombril, exclamations fort sonores de sa grosse voix rocailleuse genre "WAOUUH les gars, v'nez voir, la maîtresse elle a la vraie voiture de spiderman !!! (certes c'est une saxo, oui bon ça va, c'est plus facile à garer à New York, c'est pour ça)(Peter Parker il a autre chose à faire qu'à trouver une place de parking xxl, aussi, tu penses).

Ils sont fous, eux aussi...

21 juillet 2007

Devoirs de vacances

Je suis en plein rangement, (c'est à dire que je n'ai riiien commencé en fait donc)(hum), le départ est prévu pour dimanche (donc il ne me reste que aujourd'hui samedi pour faire mon sac...) Alors qu'il y a peu j'avais encore une semaine devant moi bizarrement je n'ai plus qu'une seule journée.
Il y a des failles spatio-temporelles que décidément je ne m'explique pas...

Dimanche donc, je m'en vais chez papa/manman, à la campagne, retrouver la marmaille cousinale (ça grommelle déjà que je ne sois pas venue plus tôt...)(je pouvais pas, j'avais du rangement à faire !)
Puis vendredi matin prochain, je m'en vaaaaaa, là c'est la 2ème partie des vacances qui commencent, le soleil a intérêt d'être de la partie, mais pas trop chaud quand même, juste ce qu'il faut pour être bien en plein air sans crâmer ni dégouliner/poissouiller de partout. D'accord soleil ? Et s'il doit pleuvoir, alors un petit peu, et la nuit, ok ?

Comme ce matin j'étais de passage à la Poste pour expédier divers paquets, j'en ai profité pour me ravitailler en timbres, les jolis-là, les "spécial-vacances" pleins de couleurs.
Voui, j'avoue, j'aime bien recevoir du courrier autres que les éternelles factures, mais j'aime bien en envoyer aussi. (Surtout pour faire bisquer les gens qui ne sont pas en vacances, eux, hin hin hin...)

Et puis je ne sais pas pourquoi à ce moment, j'ai pensé à vous, mes Gentils Lecteurs.
Et là, j'ai eu... une idée. (Schhbliiing !)

Alors voilà ce que je propose :
Ceux qui le veulent m'envoient leur adresse postale par mail (nonmaisjereve chez wanad**.fr, ou alors clic sur "m'écrire" un peu plus bas sur la page).
N'oubliez pas de me préciser si vous voulez une carte postale moche (y'en a des supeeeers) ou bien une normale, ou même une jolie (si j'en trouve !)

... Et moi, les doigts de pieds en éventail au bord de la piscine, ou bien enfoncés dans le sable brûlant (huuuum), je trouve un moment pour écrire un 'tit mot que vous recevrez dedans la vraie boîte aux lettres, celle du vrai facteur.

[Et il est bien évident, cela va de soi, que les coordonnées reçues seront ultra-confidentielles, top-secret-(défense ?), relevées uniquement par moi, et, non, je ne parlerai pas, même sous la torture ! ] (euhhh, c'est quoi comme torture ???)

Juste un truc : les adresses doivent me parvenir jeudi 26 juillet dernier délai, après a pu connexion et je suis sur la route. D'accord ?

Voilà, c'était mon deal de l'été. C'est toi qui vois, si t'es pas d'accord, ou que tu t'en fous (t'as le droit aussi, oui oui oui chacun est libre tu sais) d'avoir des nouvelles de mon super pelage bronzage (hahem), c'est pas grave du tout, je ne vais certainement pas me vexer !
Qui c'est qui veut une tite carte postale ???
:-D

19 janvier 2007

Je ne comprends pas

Certes, je ne suis pas une accro de la mode, je ne goûte guère au lèche-vitrine, devoir m'habiller pour une occasion précise est un calvaire. Faire les boutiques de fringues est assez rare pour moi, et je les fais seule de préférence. Et si je prévois des essayages, ce sera surtout sans vendeuse qui me tourne autour, surtout surtout. Si je pouvais vivre en pantalon de clown toute la semaine, ça me conviendrait tout à fait. Seulement voilà voilà voilà voilà voilà... peux pas. (Il paraît que ça "ne se fait pas", pffff, soupir...)

Chacun son truc. Par contre vous pouvez m'oublier un après-midi entier dans une librairie, au rayon livres pour enfant par exemple, (avec de quoi m'asseoir), ou carrément toute la journée au rayon papeterie, ou pire, travaux manuels, (avec la possibilité de tout essayer, hein ?! Rhaaaaaa... le rêve).

Je peux comprendre qu'on aime les fringues, qu'on ait très envie de cette paire de chaussures, de cette petite robe. Voire même de ce pull de marque, admettons. Et qu'on attende les soldes impatiemment afin de limiter les frais pour se faire plaisir. OK. Mais...

Mais franchement, les reportages des JT de mercredi dernier, premier jour des soldes, m'ont choquée. (choqués ? choqué ? os court !!!)
Cette foule de gens massés devant les grilles des magasins bien avant l'heure, passe encore. Si tu as du temps à perdre, et que vraiment tu la veux, cette robe... soit.
Mais cette ruée massive et désordonnée à l'ouverture des portes, les agents de sécurité esquivant la cohue in extrémis, manquant de se faire écraser derrière les portes qu'ils viennent à peine d'entrouvrir... waouh. Tous ces gens se jetant sur les bacs et les portants, attrapant un chemisier au vol, n'importe lequel pourvu que ce soit avant la voisine... re-waouh.
Et la journaliste d'expliquer qu'unetelle a déboursé 500 € pour bénéficier d'un porteur (tu as besoin d'acheter en solde quand tu t'autorises ça ? Sans rire, elle faisait ses emplettes tranquille une semaine avant, ça revenait au même, non ?) Peut-être que parmi la foule c'est mieux. Beuark.

Je ne comprends pas.
C'est vraiment cette ruée qui m'a fait halluciner, ces mères de famille perdant tout contrôle et se mettant à courir dans les rayons du magasin. Famine de vêtements... Si encore elles étaient dans la dèche côté fringue, mais est-ce le cas ??? Pour quoi d'autre, à quelle autre occasion, se mettraient-elles à courir ainsi ?
(pour un concert, des groupies ado cherchant le 1er rang, ok aussi, mais là ???!!!)

Je veux bien que les soldes soient l'occasion de bonnes affaires. Mais se mettre dans cet état ???
Indécent. Inappropié. Ridicule. Grotesque. Consommation...

Juste après le reportage sur les sdf et les Enfants de Don Quichotte.

19 septembre 2007

Têtes en l'air...

Les petits soucis du quotidien scolaire...
Au moment de s'attaquer aux devoirs, le soir à la maison (et je vous assure que je ne les assomme pas, en terme de quantité), certains se rendent compte soudainement qu'ils ont oublié le bon cahier, ou le livre de lecture...
S'ils habitent à proximité de l'école, et s'il n'est pas trop tard, on les voit arriver en courant, s'arrêter juste avant la porte, et frapper, tout penauds. Si la dame qui fait le ménage est encore là, ils bénéficieront d'une complicité pour réouvrir la classe déjà fermée à clé (complicité qui me sera rapportée dès le lendemain par la complice elle-même...), et si la maîtresse est toujours en classe ils pourront également récupérer le morceau manquant mais auront droit au bonus : un petit sermon.
Parfois un coup de fil me prévient que untel a oublié son livre, est-ce qu'il peut passer le prendre ?

Et pourtant, faut pas déconner (les gars), je prends toujours 5 minutes en fin d'après-midi pour leur faire énumérer de quoi ils auront besoin, sortir le tout sur la table, puis hop direction le cartable. Donc... il ne devrait pas y avoir d'oubli... en théorie.

Je reconnais qu'il n'y en a eu qu'un seul depuis ce début d'année, c'est pas mal, je suis contente. Juste un livre de lecture un soir, et il y avait un mot de la maman dans le cahier de liaison le lendemain, d'une part pour m'expliquer la chose, et d'autre part pour me demander de punir son fils pour cet oubli. (Ce que j'estime gonflé, un peu quand même, si elle veut le punir elle le fait à la maison, et moi je prends mes propres décisions à l'école, chacun son domaine). Bon, histoire de ne pas montrer mon désaccord devant le coupable, il a quand même écoppé de 5 minutes de récré en moins, et pis basta.

Du coup ensuite on a fait une mise au point préventive et collective en classe, notamment que je n'acceptais pas qu'ils reviennent chercher leurs cahiers dans la classe après 16h30, juste en demandant l'autorisation aux personnes qui font la garderie, c'est interdit d'entrer en classe quand je n'y suis pas, point. C'est trop facile !
Que le temps que je fais prendre pour préparer leur cartable a une utilité, et qu'ils ne doivent pas laisser passer l'occase. Je ne vais pas aller vérifier le contenu de chaque cartable, non plus.
Et que, par contre, si oubli il y a, ok ça peut arriver (même moi je suis allée bosser sans les clés de l'école lundi)(alors que je les avais eu dans mon sac pendant toutes les vacances !!!), si oubli il y a disais-je, j'attends d'eux qu'ils aient la franchise de me le dire le lendemain matin.

Tous les ans ça arrive, si je fais une fouille surprise des casiers après leur départ, j'ai 3 chances sur 4 de retrouver au moins 3 livres de lectures oubliés. Une fois l'an passé, j'en avais même retrouvé 7... Argggh. Lorsque le lendemain je leur avais demandé si tout le monde avait bien fait ses devoirs et notamment la page de lecture, une seule main s'était levée pour m'avouer tout bas qu'il "avait oublié son livre pas exprès". OK, un repentir. Mais, et les 6 autres ?
Sournoise, j'avais insisté, c'est sûr, tout le monde a bien fait sa lecture ? 2-3 visages commençaient de pâlir... mais ne se manifestaient pas, oui oui maîtresse on a bien fait notre lecture, bien sûr, évidemment, qu'est-ce que tu crois, on est des élèves sérieux nous.
"Bieeeen, alors sortez vos livres, on va continuer le chapitre suivant" (mode sournoise++ on)(impitoyable)(non mais attends !!!) Parce que bien sûr, les livres que j'avais retrouvés dans les cases la veille n'y étaient plus, mais attendaient dans mon tiroir. Alors j'ai vu chacun s'affairer, fouiller, sortir son livre. Et quelques uns toujours le nez au fond du casier, qui le vident entièrement, fouillent le cartable, retournent dans le casier, vident le cartable..., questionnent le voisin "T'as pas vu mon livre ?", refouillent et me guettent du coin de l'oeil. Il va bien falloir lui dire, à la maîtresse, que je ne trouve pas mon livre... (gloups.)
L'un d'entre eux avait même tenté un "Oups, je crois que l'ai oublié à la maison, maîtresse..."
Ah ouaiiiiiiiis, à la maison, tiens donc, tu crois vraiment ça????
Alors j'étais allée chercher la pile de livres dans mon tiroir. Les avaient posés en évidence devant les p'tits malins (qui ne faisaient plus trop les malins là quand même). Ils se sont même décomposés franchement. Ils ont (quand mêêêême) fini par admettre que la lecture n'avait pas été faite la veille au soir...

Les oublis, les têtes-en l'air, ok, je gère, ça se travaille. Mais alors les petits menteurs, grrrrrr... ça passe mal.

Mais revenons à cette année. Cet oubli a été le seul jusqu'à présent, ils sont encore assez consciencieux (je ne me leurre pas pour la suite, on n'est encore qu'en début d'année !)

Je suis allée à l'école aujourd'hui, oui oui, même un mercredi, pour terminer mes corrections.
Quand j'ai vu débarquer dans ma classe le directeur du centre de loisirs, hilare, qui m'a demandé si j'étais bien assise parce qu'il avait un truc à me montrer, que ça risquait de me faire un choc... Il venait de retrouver, dans un coin de la garderie, un.... cartable. Appartenant à... E., évidemment. (Lui, toujours toujours toujours lui...) Argggggggggggggggghhhhhh ! Carrément un cartable !

Mardi soir nous sommes restés à l'école jusqu'à 20 h pour cause de Conseil des Maîtres, il n'y a pas eu un seul coup de fil ni aucune visite s'inquiétant pour un cartable égaré.
Mercredi, l'école est ouverte depuis 7 h du mat à cause de l'accueil au centre de loisirs, et personne n'a posé la moindre question à propos d'un cartable perdu (j'ai demandé, aux animateurs.)

On est donc mercredi, 18h, et le cartable est toujours là.
Le pire ? E. était au centre de loisirs ce matin...
Je les imagine, dans la famille de E., le pressant de se souvenir où pourrait bien être ce fichu cartable. Et lui, l'air hagard,, avec sa voix grave et éraillée : "Euuuuh ??? Ben ça alors je m'en souviens vraiment pas du tout ?!" (il le fait super bien, je vous assure.)
Enfin, ça, c'est si ils pensent aux devoirs avant demain matin. Ou alors ce sera la panique demain en partant à l'école. " Mais où est passé ce cartable ???!"
Je me réjouis d'avance en imaginant son arrivée à 9h demain... (il ne faudra pas que je me marre... ça ne va pas être facile...)

Le point positif de l'histoire (il y en a, quand même !) : il y avait tout ce qu'il fallait, dans le cartable, pour les devoirs. Oui oui, j'ai vérifié.

...

11 novembre 2007

Escalade

- ... et donc, "chat" est un nom commun, puisque c'est quelque chose, un être vivant, et on peut mettre un petit mot comme "le, la, un ou une" devant. On dit bien un chat, n'est-ce pas ?
- Et ben moi maîtresse tu sais, y a un chat qu'est pas à nous mais qui vient souvent à la maison, et même maman elle achète des croquettes pour lui, et ben hier il est venu et il était blessé.
(Et une digression, une.)
- Ah bon ?
- Oui, sa patte saignait, et pis on voyait son os.
(Mmmmmh, super. Moue/grimace bien expressive de la maîtresse.)
- Ah oui, ce sont des choses qui arrivent, malheureusement.
- Moi aussi mon chat une fois il était blessé, même qu'il avait dû se battre certainement et pis...
- Moi mon chat, un jour et ben ...
(Arrrgggh, je suis en train de les perdre là ! On se recentre les enfants, allez-allez-allez !)
- Oh ben moi mon chat il est carrément mort, alors hein !

Ouaiiiiis, carrément ? Ok, là c'est toi qui gagnes.
Bon... on retourne à nos noms communs maintenant ?

...

 

2 novembre 2007

Patate chaude

Certains gens qui me connaissent plutôt bien vous diraient que... "Je ne suis pas très patate, en fait."
Le pire c'est que le jour où j'ai déclaré solennement ceci, j'étais en train de savourer une... tartiflette. Hahem.
(mééé, je voulais juste dire que c'est un légume que je n'achète jamais, on a toujours l'occasion d'en manger sous ses diverses variations ailleurs, surtout pour ceux qui, comme moi, mangent à la cantine, quoi, c'est tout, arrêtez de 'igoler !)

Au delà de la blague culinaire...
Quand ce "questionnaire évolutif" a circulé de ci de là, j'ai bien fait gaffe à ne pas commenter chez les uns et les autres, puisque celui qui commente se fait questionner à son tour ET doit questionner ses commentateurs. Pis... ma curiosité naturelle m'a plantée, chez un Petit Scarabée, et me voici nantie de 5 questions en règle, auxquelles je vais donc répondre, mais... pas de façon courte, vous êtes prévenus !!!
(hein Fiö...)

Les questions de Petit Scarabée :
1- Pourquoi es-tu devenue instit' ?
2- Pourquoi as-tu créé ton blog ?
3- A quelle classe préfères-tu enseigner et pourquoi ?
4- Quel est ton blog préféré (interdiction d'en citer plusieurs ! je sais, c'est ignoble)
5- Quelle est la pire bêtise que tu aies faite enfant ?

1- Pourquoi suis-je devenue instit' ?
Aaaaaloooors... un métier avec des enfants me semblait évident. Question de nature sans doute.
Parce que j'ai joué à la maîtresse comme la plupart des petites filles, (ceci dit j'ai aussi beaucoup joué au Club des 5 et je ne suis pas devenue détective pour autant...), que mes poupées ont fait énooormément de dictées, que je leur fabriquais des cahiers avec des couvertures décorées avec de petites cerises... du travail de haute précision !
Parce qu'au milieu de ma maîtrise de psycho, je n'ai plus eu l'envie de continuer dans cette voie-là (comprendre : pas le courage de me battre pour faire partie des 12 places de DESS alors que nous étions encore 60 en maîtrise). J'ai alors envisagé la psychomotricité (mais il y avait bien trop de sport pour moi dans cette formation), ou l'orthophonie... Mais c'est vers le concours d'instit que je me suis tournée. Et j'en suis bien contente, parce que j'aime beaucoup ce que je fais. Même quand je suis HS le soir et qu'il reste encore 3 piles de cahiers à corriger et la journée du lendemain à préparer, ou quand "ils" ont décidé d'être (presque) tous imbuvables en même temps parfois, même quand on se prend des tonnes de réflexions et de sarcasmes dans la chetron à propos des horaires, des vacances, des grèves, des planqués,..., à longueur de temps,..., même quand quelques parents ne savent pas ce qu'ils veulent, ...,  même quand on a du mal à comprendre dans quoi s'engage la hiérarchie, ou qu'on le comprend trop bien au contraire...

2- Pourquoi ai-je créé mon blog ?
J'ai atterri dans le monde bloguesque, que je ne connaissais que par ouïe-dire alors,  il y a 3 ans environ quand mon frangin m'a un jour envoyé l'adresse du blog d'un mec étudiant à l'iufm et qui racontait ses aventures de stagiaire. J'ai beaucoup accroché à son style. A travers ses liens, j'ai découvert beaucoup d'autres instits, jusqu'à arriver chez Maévina, et puis de mailles en mailles, chez Petit et Méchant, etc. De lien en lien, on en découvre, des écrits intéressants...
Et puis, un jour, j'ai "osé" laisser un comm' (et c'était pas facile crois-moi)... c'était chez MaxyVince je crois ? Ce frisson d'aller voir le lendemain qu'"on" m'avait répondu, si gentiment, à moi-moi, toute petite poussière juste-lectrice/voyeuse... Oh lala, brrrrrrr !
Et puis peu à peu, le dialogue s'installe avec certains, d'autres m'encouragent par mail, et c'est en fait assez frustrant de se rendre compte que l'on a soi aussi des choses à dire, et de ne pas avoir la place pour !
Mon tout premier texte pour le net, c'était dans une entreprise que je trouvais sympa mais qui n'a pas perduré (dommage je trouve) : Thème-à-tics. J'aimais déjà bien faire des rédacs au collège, et là c'était un peu pareil : un thème donné, ou bien des mots à placer, un début imposé... et qui-qui voulait qui participait.
Et il y avait aussi toutes ces petites anecdotes de classe qui me font sourire ou rire, ou juste m'émotionnent... et que je ne voudrais pas oublier, et qui sont notées sur des bouts de carnets volants... c'est ce qui m'a décidé je crois : le bon moyen de conserver ces instants de classe ! Mais il m'a fallu au moins 3 mois entre "me décider" et "me lancer" vraiment !!! (ce qui me correspond absolument, en fait... :-)

3- A quelle classe je préfère enseigner et pourquoi ?
Sans conteste aux niveaux que j'ai depuis 5 ans maintenant : les 6/7ans. Autant avoir des CP m'a fait très peur au début, autant maintenant que je maîtrise l'apprentissage de la lecture, j'aime beaucoup ! Leur spontanéïté, leur innocence (hahem), leur enthousiasme et leur envie de "faire du travail"... ça s'estompe davantage à partir de 9-10 ans ! Cette année je n'ai pas de CP, que des CE1, et c'est chouette aussi, ils découvrent l'abstraction de la langue française et ... j'aime bien.
J'ai travaillé en maternelle, des 2 ans 1/2 jusqu'aux grandes sections, donc je sais de quoi je parle : j'ai moins de patience avec les plus petits !
Quant aux plus grands (les CM), c'est l'âge où ils commencent d'être bébètes, bécassots, les histoires de petits coqs et leur basse-cour commencent, les hormones commencent à les titiller... j'ai plus de mal. J'en aurais encore bien plus en collège/lycée !
Voilà, 6-7 ans, ça me correspond bien je crois. (qui à dit "Même âge mental" ??? tssss !) (mééééé euuuuh, comment vous le savez, d'abord ?)

4- Quel est mon blog préféré ? (interdiction d'en citer plusieurs ! je sais, c'est ignoble)
Ah ça, j'te l'fais pas dire !!! Tu veux que je vexe mon lectorat ou quoi ???
Fût un temps, c'était incontestablement celui de Kir. Je me suis souvent esclaffée très fort lors de mes lectures, j'ai parfois pleuré de rire devant mon écran en découvrant ses archives. Mais la demoiselle a presque disparu, elle a ses raisons, et je lui souhaite tout plein de bonheur...
Alors, un actuel... pfff, t'es dure, là, Scarab' ! Je les apprécie tous, sinon je n'irai pas les lire, tu penses bien.. Je vais en prendre un que je vais lire souvent et qui ne me lit pas (à priori) (comme ça, pas de jaloux !): Le Journal d'une blonde. Ouaip', c'est pas original je sais, mais j'aime bien...
Et si je te retournais la question... ???

5- Quelle est la pire bêtise que j'aie faite enfant ?
Hin hin hin... petite curieuse ! J'étais très sage, moâ, kessetu crois !!! En plus c'est vrai, j'ai certainement fait bien davantage de bêtises grande ado/adulte (ouuuuhlaaaaa...) que petite. D'autant que je me souvienne, en tout cas.
Bon, allez : une fois, c'était ma tata Domie qui me gardait, et elle nous avait laissés seuls à la maison avec mon cousin, sans doute le temps de faire une course. Je devais avoir 7 ans environ, et lui 5. Il a eu l'idée super de tester tous les produits du placard de la salle de bain... j'ai résisté, je me souviens, mais peut-être pas tant que ça. On a ouvert tous les pots de crèmes, tous les flacons, les sirops,... on s'est tartinés, l'anti-ride comme les anti-fongiques,..., on a tout essayé. (Comme quoi Ruquier, il retarde de 20 ans !!!)
Je me demande si mon cousin s'en souvient... faudra que je lui demande, tiens. Moi oui, parce que je savais très bien que c'était une bêtise, donc je n'étais pas tranquille...
En tout cas je ne me souviens pas avoir été malade ensuite, ni de plaques douteuses sur les bras...

Valà valà, vous savez tout.

BON.
Normalement
avec cette patate chaude, celui qui me met un commentaire récolte à son tour 5 questions.
MAIS : déjà moi j'avais soigneusement évité de commenter chez d'autres (tout en me régalant de les lire) juste parce que je ne voulais pas (j'avais peur ?) des questions.
OR j'aime bien avoir des comms', tu penses !
ALORS je suggère un code : si tu commentes et que tu veux les questions (niark niark niark), le code c'est ... euh... attends je cherche... "Patate chaude" !!! (vâââche, ça c'est du code !), dans ton comm' tu glisses le code, je te prépare les questions, et tu y réponds chez toi après et tu fais tourner si tu veux. (Si t'as pas de chez-toi, no soucy, tu réponds direct dans mes comms) (sympa hein ?!)

ET PIS si tu veux juste me dire un mot mais sans crouler sous ma curiosité, ben tu dis... PAS tate froide !!!
(mouhahahahahaha)
(t'es pas obligé de rire à cette vanne nulle, j'ai déjà ri toute seule, c'est bon !, re-mouhahahahaha...!)

...

23 novembre 2007

Chut, secret...

- Tu sais maîtresse, et ben moi j'ai un secret dans ma famille.
- Ha bon ? Et qu'est-ce que c'est ? (toujours tenter l'approche surprise...)
- Ben je peux pas te dire, c'est un secret !
- Ha, oui. Mais si tu me le dis dans l'oreille, rien qu'à moi ? Je ne le répéterai pas, promis ! (tout tenter, je vous dis ! :-)
Fait "non" de la tête, avec un petit sourire. (ah, zut, loupé)
- Bon, c'est pas grave, je ne saurai pas alors.
- Mais je pourrai le dire plus tard, même à mes copines, quand maman me dira que je peux le dire.
(Alors... fillette de 7 ans, enfant unique, maman la trentaine et papa 15 de plus...)
(hum huuuuuum...)

- Tu sais, je crois que je devine ton secret.
- Ah bon ? Et c'est quoi alors ?
- Ah, non, je ne te le dis pas, j'attendrai que tu puisses le dire pour voir si c'est bien ça...
Sourcils froncés, regard interrogateur...
- Et si c'est bien ce à quoi je pense, alors c'est une très bonne nouvelle. J'ai raison, c'est bien une bonne nouvelle ?
Très très large sourire de la minette...
- Alors ça oui, c'est une super bonne nouvelle !
...

28 novembre 2007

Manque pas d'air

C'était un samedi il y a peu, une soirée organisée par l'amicale laïque du village, grosse soirée/gros repas, et bonne ambiance généralement.  Destinée à collecter quelques sous pour les écoles (les entrées pour les activités de notre voyage scolaire, un livre pour chaque élève à Noël , etc...) Des parents dévoués, pour organiser dans la bonne humeur tout plein de choses, c'est chouette, et ça n'est pas le cas partout, nous avons beaucoup de chance.
Et il paraît... que c'était pas mal cette année non plus, et que le repas était très bon. Tant mieux !
(Moi je passais un super we à 500 bornes de là, chacun son truc, hein...)
(ah au fait je préviens, j'ai un forfait points de suspension illimité, je sens que je vais en mettre partout !) (...) (...) (...)

Sauf que... sauf que, un de mes collègue, qui au terme de cette soirée se préparait à rentrer chez lui, a retrouvé l'avant de sa voiture complètement enfoncé. Super ! Sans aucun mot sous les essuies-glaces, bien évidemment, allons.
Ce qui est tout de même gonflé, sur le parking d'une salle des fêtes, où tout le monde connaît tout le monde...
Le dimanche, mon collègue prévient le "chef" de l'Amicale, lui demandant s'il a entendu parler de quelque chose, si l'assurance de la salle couvre le parking (mais bien sûr que non). Et donc sans tiers identifié, il est mal mal mal.
Par contre,  étant un pro des voitures, il se souvenait parfaitement de celles garées à côté de la sienne, il les avaient remarquées en arrivant, marques, modèles, couleur, c'est son truc quoi.
Et donc depuis quelques matins, alors que nous surveillons l'arrivée des élèves juste avant 9 heures, lui surveille le ballet des voitures sur le parking, au cas où, des fois que...
Et voilà qu'un matin, soudainement, il se pique un sprint jusqu'au parking, regarde partir une voiture, et revient.

Il me dit qu'il pense avoir trouvé, voiture même modèle et même couleur que celle qui était garée à côté de lui, côté enfoncé à une hauteur correspondant à l'accrochage...
C'est donc un parent d'élève ? (aïe)
Oui, et justement il est très étonné qu'il s'agisse de cette personne. Famille prout-prout, standing +++, s'offusquant en conseil d'école du comportement irresponsable de certaines autres familles...???
Mon collègue me demande alors de mener l'enquête discrètement auprès du fiston, qui est dans ma classe.

- Il y a longtemps qu'elle est abîmée, la voiture de ton papa ?
- Oh ben non tu sais c'était samedi soir à la soirée de l'amicale, en partant, papa pensait que ça allait passer mais en fait y'avait de la glace alors c'est pas passé et ça a accroché l'autre voiture.

Han han... Peut-être que je suis, je sais pas, vieux jeu ?, mais je ne peux pas m'empêcher de trouver ça super gonflé. D'une part je suis quasi-sûre qu'en cas d'accrochage je laisserais mes coordonnées, (tout comme j'ai été bien contente de trouver celles d'autres quand ça m'est arrivé.) (Et vous ?)
Je crois même que ne pas le faire gâcherait mon sommeil ! Genre pas bien fière, quoi. Et ne pas faire aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse, qu'est-ce que je peux le répéter en classe...
Je suis quasi sûre également que dans cette situation-là, je serais retournée dans la salle, pour retrouver le propriétaire de l'autre véhicule. C'est quand même à la portée de tout le monde, ça, non ? Et puis cela me semble la moindre des choses. Un accrochage, ça arrive, à n'importe qui, ce n'est pas une catastrophe non plus. (Bon, à moi ça n'arrive que quand je ne suis pas dans ma voiture, c'est récurrent, mais c'est une autre histoire...)
Ficher le camp alors qu'on connaît les 3/4 des gens de la salle je trouve ça... ouais, super gonflé, même. (Je me répète ? Je trouve pas d'autre mot ! Gonflé, j'ai dit.)
D'autant qu'il n'a pas rien, lui, mais carrément les 2 portières du même côté enfoncées ! Il a quand même dû y aller franco... c'est pas "Oh ben moi j'ai rien, j'me casse", non, même pas !

Bref, mon collègue a écrit un petit mot, demandant à ce monsieur de le contacter à son domicile, afin qu'ils mettent les choses au point. Le môme était horrifié quand il a compris qu'il s'agissait de la voiture du maître...
Et bizarrement, en fin d'après-midi, peu de temps après que fiston ait transmis le mot, le "chef" de l'amicale a reçu un coup de fil, genre super innocent :
- Au fait, j'ai heurté un véhicule samedi soir en partant, tu ne saurais pas de qui il s'agit ?
Halluciné. On a juste halluciné du degré de gonflitude. Il croit quoi, enfin ?!!! Qu'on va l'applaudir, parce qu'il se soucie de ses actes... 3 jours après ?

Tout s'est très bien réglé, le monsieur a téléphoné, et mon collègue lui a dit qu'il serait dans sa classe dès 8 h le lendemain pour qu'ils puissent remplir le constat.
Bien qu'il ait de la route à faire, mon collègue était là à l'heure dite, (et censée arranger ce monsieur qui prend le boulot tôt, fiston est toujours à la garderie dès 8 h.)
Ce jour-là, il s'est pointé à ... 9h moins 3. Quand tous les élèves débarquaient, la cloche allait sonner...
Incredibeul.

Oh, il était bien un peu tout pêteux, m'sieur Machin, en nous donnant une poignée de main. Il paraît qu'il n'a même pas lu le constat (heureusement que mon collègue l'avait pré-rempli, sinon à 9h30 on y était encore !!!), n'a pas émis la moindre once minimaliste d'excuse, ne serait-ce que pour ne s'être pas renseigné plus tôt à propos des dégâts occasionnés... Rien, que dalle.
Et le lendemain matin, il est revenu nous serrer la main, l'air de rien, "ça va être une belle journée aujourd'hui !", alors que d'ordinaire on ne le voit jamais, c'est même une galère quand de temps en temps je voudrais joindre cette famille parce que je n'ai toujours affaire qu'à la nounou.

Bref.
Mais quand même, moi, je tombe des nues. (N'ai pas été éduquée ainsi, que voulez-vous.) (Naïve, c'est ça ???)
Comprends un peu mieux l'irrespect de certains enfants. Et le fait que nombre d'entre eux n'assume pas leurs bêtises... Encore un sujet de croisade, ça, assumer, présenter ses excuses...
Heureusement, Fiston n'est pas comme ça, d'après ce que je connais au quotidien. Certes un peu pénible à ses heures, mais franc, droit. Pourvu qu'il le reste...

30 novembre 2007

Franchement,

                             qu'y a-t-il de plus atroce que...

...

... une terrible et insupportable démangeaison sous la plante du pied droit,
sournoise, gratouillante, insidieuse, tenace et absolument horripilante,
quand tu es en train de conduire, bien sûr,
et que tu portes des bottines lacées, annulant de ce fait tout espoir de quitter (et de remettre) rapidement ta chaussure au prochain feu rouge ?

Hein, non mais franchement ???

Aaaarrggghhh.

7 décembre 2008

Allons z'enfants

Anecdote qui date en fait de l'an passé à la même époque, mais je n'avais pas eu le temps de la retranscrire à ce moment, pis une fois que je l'ai eu fait elle n'était plus d'actualité...
Donc :

Travail en éducation civique, sur les symboles de la France.

Pas de problème, ils connaissent le drapeau, et le coq également.
Pas Marianne, ni notre devise.
Ils savent qui est président, de quelle façon il est élu, par qui, et veulent savoir si c'est obligatoire de voter après qu'on ait 18 ans. Un seul connaît même le nom du 1er ministre.
L'hymne... ils en connaissent le 1er couplet, surtout les garçons d'ailleurs (faut dire aussi que j'ai j'avais une équipe de foot entière dans ma classe !), savent qu'on l'entonne dans les cérémonies commémoratives ET dans les compet' sportives. Me font ça avec la main sur le coeur...

Mais l'un d'entre eux ne comprend pas, et apparemment ça lui pose un vrai problème, pourquoi on joue la Marseillaise même quand l'0M ne joue pas (et justement il porte le maillot aujourd'hui, tiens.)
<< C'est vrai quoi, il n'y a que les marseillais qui devraient avoir le droit de la chanter, puisque c'est leur chanson !!! >>
:-D

Et puis nous cherchons quelques dates historiques françaises. Le 14 juillet, le 11 novembre, le 8 mai..., et nous les expliquons brièvement.
- Maîtresse, le 6 décembre !
- Ah, non, je ne crois pas. Pourquoi ?
- Ben, c'est le téléthon !

Certes... ça se passe partout en France, ils le répètent assez pendant le week-end !

11 janvier 2007

J'aime bien

J'aime bien cette rentrée.

Au calme, tranquillous, horaires légers (9h-12h, 13h30-16h30), et soirée QUE pour moi. Pas de corrections de la journée, pas de rangement de la classe, pas de prép' pour le lendemain.  Héhéhéhéhé !
J'aime bien cette rentrée.

Pas de piaillements permanents dans les oreilles, du bruit mais raisonnablement, pas plus de 14 à la fois dans la même pièce. Rencontrer des autres gens, oser prendre la parole, (je trouve que j'ai fait des progrès de ce côté)(si si, je donne mon avis - des fois -)(mais toujours à propos, tu penses bien !), partager nos expériences.

Apprendre des trucs. Rigoler. Manger de la brioche avec le café à la pause. Apprendre à créer un site pour l'école, à utiliser un réseau, faire un diaporama avec des mots qui arrivent en zigzag de toutes les couleurs par dessus des photos tordues (oui oui, c'est nouveau pour moi !), inventer des séquences utilisables en classe par d'autres (oui, on bosse aussi)(aujourd'hui : comment faire prendre conscience aux enfants qu'il ne faut pas prendre au sérieux tout ce qu'on trouve sur le net, comment les amener à s'interroger sur la pertinence des sites qu'ils visitent, sur le but de ces sites notamment en termes de consommation ?)
J'aime bien cette rentrée-stage informatique.

Comme je n'ai pas besoin d'arriver en avance pour me battre pour mon tour à la photocop, je peux me lever une demie-heure plus tard... waouh.  Assise toute la journée, (mais fatiguée le soir), et quand je sors, il... fait... jour !!! Et ma soirée est libre-libre-libre !
J'aime bien cette rentrée....!

[Une pensée pour le stagiaire qui a récupéré ma marmaille pour 3 semaines... il faut bien que les petits nouveaux se forment sur le terrain, évidemment. Je suis allée le voir ce soir, apparemment il est toujours sur pied.]

Si vous envisagez de le prendre sur le ton "ces instits, ils se la coulent douce", gna gna gna, c'pô la peine, ça ne m'atteint même plus : j'estime que je consacre suffisamment de temps à mon métier, les corrections jusqu'à 18h à l'école, puis la prép' de la journée suivante à la maison jusqu'à 22h30, n'essayez pas de me parler des 35 h, ni des 18, hein... ! Fin décembre, je sortais de l'école à 20h pour tout mettre au point pour le stagiaire, lui faciliter la tâche au maximum. (pas lui faire son boulot, juste filer un coup de main.)
Et mon dernier stage date de 2002, alors hein. (Et c'était à l'autre bout du département, donc côté horaires... bof !)

OUI, j'aime bien cette rentrée !!! Et je la savoure.

Et je ne vous ai pas dit le meilleur : une fois par semaine, c'est journée "non-présentielle".
La vraie version, c'est "on n'a pas les sous pour rembourser vos déplacements, alors une fois par semaine vous restez bosser chez vous". (hum hum) (Mais vous ne pouvez pas quitter le département. Si c'est nécessaire, rv médical par ex., il vous faut une autorisation de l'Inspecteur d'Académie)
La traduction de nos profs, c'est "vous n'avez pas cours".
Selon les différents stages, ces journées "non-présentielles" (mouuaahahahahahaha !) tombent un peu n'importe quand, même pas sur un jour fixe.
Eh ben dans MON stage, c'est... les 3 vendredis !!! arf arf arf arf !!! (En + je m'en fiche des déplacements, je les touche pas, je suis sur place.)

Quand j'vous dis, J'AIME BIEN CETTE RENTRéE !!!

Résumons : on est jeudi soir, et... j'ai fini ma semaine.
Mouahahahahahahaha !

...

(Et pis jeudi prochain, ce sera pas brioche, ce sera pompe-aux-gratons, miam miam miam...)

...

1 janvier 2008

Bôôô nanééé !

Bonne année, les gens,
Que la nouvelle soit meilleure que la précédente,
Bonne année aux gens que vous aimez et qui vous aiment,
Bonne santé, (oserai-je *enfin* prendre rv avec le chirurgien pour cette vilaine boule, cette année ?)
Que pleins de petits bonheurs vous arrivent,
Et des jolies surprises,
Et de l'amitié, de l'affection, beaucoup d'amour  (*soupir...*)
Et des projets qui tiennent la route, (vais-je *enfin* pousser les portes des agences immobilières, au lieu de stagner devant les vitrines ?)
Et de la joie, de la bonne humeur, de la patience,
Prendre le temps de faire les choses, profiter du présent pour ne pas toujours courir après le futur,
Et du courage, ne pas baisser les bras, je ne sais pas où on va mais on y va... alors autant y aller la tête haute, les yeux, les oreilles et le coeur grand-ouverts.

             Meilleurs voeux à vous !

19 décembre 2007

Hu hu hu

Et c'est reparti. En ce moment, c'est au moins une fois par jour, sans prévenir, les remarques fusent, et rebelote. Ils y pensent en permanence... normal, oui, bien sûr.
J'en repère 2-3 qui sont encore à fond dedans : "Moi, je vais bien me cacher, pour pouvoir le voir !", j'en découvre d'autres qui ont compris et me le font savoir plus ou moins discrètement, mais dans l'ensemble c'est encore assez flou chez la plupart d'entre eux.
Cette fois, le thème principal c'est "les enfants pas sages", le père Noël qui leur apporte un oignon (ou une patate, ou du charbon, d'après ce que j'entends) (d'ailleurs j'en ai un qui ne sait pas ce que c'est que le charbon), etc, et immanquablement débarque alors... le père Fouettard. Quelques-uns (peu) n'en ont jamais entendu parler, je les laisse échanger entre eux, je me contente de surveiller ceux qui "savent" et qui pourraient la jouer provoc'. D'ailleurs je les trouve particulièrement coopératifs, ceux-ci, cette année. (Et tant mieux !)

- Mais maîtresse, le père Fouettard en fait il vient pour fouetter les enfants pas sages ?
- Heuuu, je crois, oui ?
Ou bien il leur amène un martinet ? Mais je n'avais pas le temps d'entrer dans les explications, "Mais c'est quoi un martineeeeet ?", je doute qu'un seul de ces loupiots en ait un à la maison, une playyyye comme ils disent, oui, tous, mais un martinet je suis sûre que non. (Enfin, quasiment.)
Et puis martinet n'était pas le mot du jour, et puis je ne sais pas ce que leur racontent les parents, et puis, et puis zut, nous avions une leçon d'orthographe sur le feu !

- Mais maîtresse, en fait, le père Fouettard il les fouette quand, les enfants qui sont pas sages ?

Euuuh, ben... je ne sais pas.

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