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Nan mais je rêve... !
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31 mars 2009

Et alleeeeeez !

Ce mardi matin, je ne me faisais donc guère d'illusions. Il était peu probable que mon nombre d'élèves ait augmenté depuis la veille. Alors le matin je ne me pressais pas, pas besoin, pas grand-chose a préparer... je suis arrivée comme une fleur à 8h30 (on prend à 8h50)(d'hab' j'arrive plutôt pour 8h, préparer les tableaux, se battre pour la photocop, etc), pour trouver... discutant avec collègue n°2, une maman qui m'attendait.
OOOOUPS, j'avais pris un rv c'est vrai !!! J'ai plus de mal avec ceux du matin qu'avec ceux du soir, question d'éveil quoi hahem, (mais je veux bien faire l'effort de venir encore plus tôt pour des parents qui ont des horaires biscornus), mais alors celui-là, oublié de chez oublié !
Et... même pas en retard, le rv était pour 8h30 (bien joué, même en zappant le truc hein ?!!) Il y a des soucis dans certaines familles, concernant les droits de visite des grands-parents, ouuuuh la dis donc.

Brefffff. La marmaille arrive, la cloche sonne, je compte mes têtes : bingo, toujours 9, ouf, c'est toujours ça !
Ah ben pourtant Vivi n'est plus là, tiens ? Ah, mais Vava est revenue, boooon ! Soit toujours 13 absents.
Collègue n°1 est à nouveau remplacé, ouf, et dans les 2 autres classes l'épidémie s'étend peu à peu, lentement mais sûrement.

Chorale, rangements de classeurs, jeux, un peu d'écriture, Toto qui termine son éval (ouf, bulletin demain avant son déménagement, donc), et puis Vava qui me demande brusquement l'autorisation d'aller aux toilettes.
Bien sûr ma belle, fonce ! Bizarre bizarre, d'une part on rentre juste de récré, d'autre part ce n'est pas du tout son genre. J'avise Nini et je lui demande de rattraper Vava et de venir vite me chercher s'il y a un souci. Nini passe à peine la porte et stoppe net (mais qu'est-ce qu'elle fout, elle y va ou quoi ?) puis me regarde : Maîtreeeeeesse, Vava elle est en train de vomir !

AH.

Ah ah.

Bon.

Bien.

En même temps, elle a fait ça dehors, certes pas eu le temps d'atteindre les toilettes, mais au moins elle a évité le sol de la classe, super pro !

Sopalin, essuyer la miss, éponger le blouson (oui, elle avait pris le temps de mettre le blouson !), l'aider à rincer ses manches...
- Elle travaille, maman aujourd'hui ? Tu veux que je l'appelle ? Il y a quelqu'un chez toi ?
Hochement de tête, yeux brillants, coup de fil, maman qui quitte le boulot et dit "j'arrive", et à 11h30...

moins 14 élèves !!!

Mon propre record re-battu, WOUAOUH !

Avec le clan des 8 survivants, on a fait peinture une bonne partie de l'aprèm, en musique, c'était sympa.

Se pose maintenant la question de la piscine jeudi. Quand il y a des dispensés de piscine (Nini et son certificat médical pour 3 mois, d'autres plus ponctuellement) je les laisse en bibliothèque sous la surveillance des maîtres à côté qui laissent la porte de leur classe ouverte.
Là, je me dis que même si une partie des 14 moucherons revient jeudi, ils auront tous un mot des parents me demandant de ne pas les emmener faire trempette (ce que je conçois aisément), + Nini et sa pneumopathie, soit au moins 15 non-baigneurs.
Puis-je décemment emmener 7 survivants à la piscine (voire moins, qui sait, quelques uns auront peut-être baissé la garde à leur tour ?) et laisser 15 convalescents aux collègues ?
Hahem, ça m'embête, quand même...
S'il y a peu de retours jeudi, et que je ne doive en laisser, mettons, 3-4, je peux n'en emmener que 7 quand même ? (c'est pas facile à dire, "n'en emmener" , hein ?!! :-)
Sans compter que c'est le papa (agréé) de Lala qui doit m'accompagner ce jeudi, or Lala est absente depuis... pfiouuu (mardi dernier, en fait), et qu'il devra alors la faire garder.

Si.
Si, si, si...
Mouaich, ça sent l'annulation de la séance de piscine à plein nez, ça, tout de même.
Et ça me gonfle fortement de priver "les survivants" de piscine alors qu'ils ont vaillamment tenu le coup depuis 10 jours...

Si.
Je réserve ma décision à jeudi matin, quand j'aurai connaissance du nombre de présents.
Mais, maaaaaiiiiis... je crains fort que.
Rhaaaa, zut, pfff.

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22 février 2009

Euuuh... ?

Une tante, à propos d'un long trajet voiture pendant lequel ils n'ont croisé aucun gendarme :
- Je t'assure, on n'en a pas vu la queue d'un !

Ya que moi qui ai l'esprit mal tourné, ou bien ? ^^

(du coup, j'ai fait comme si de rien n'était, surtout ne pas en rajouter. Et 3 secondes plus tard ma maman et sa soeur ont pouffé de concert. Soit-disant en voyant ma tête, ma réaction muette. Mais ouais bien sûr, c'est çaaaa... C'est juste une histoire de rapidité de connexion neuronale, oui ! :-D)

30 mars 2009

13 petits moucherons...

Dimanche soir, coup de fil de collègue n°1, aphone et dans les choux total, pour me prévenir qu'il ne serait probablement pas là le lendemain... Mal de tête et de gorge, forte fièvre ? oh ben ça alors !

Alors ce lundi matin, je m'attendais au pire, donc. Je me disais qu'avec le we passé, quand même, la plupart des loustics seraient remis sur pieds. Normalement c'est solide, ces p'tites choses là !
Tu parles... dès l'ouverture du portail, visite de 4 parents d'élèves encore présents vendredi dernier. Kaput les mômes. Pourtant, Dudu et Roro semblaient en grande forme, eux, vendredi !
Je constate le retour de Lili (hourra !) et de Toto, ah, quand même.

Une remplaçante arrive pour la classe des grands. Ouf, on n'aura pas 13 élèves supplémentaires chacun dans les 2 autres classes, parce que où les mettre...?
La cloche sonne, la marmaille se rassemble devant leurs salles respectives. Classe 1, nombre normal d'enfants. Classe 2, ouais, quelques absents quand même. Un coup d'oeil vers la mienne, classe 3, euh, ils sont passés où ? Ils sont aux toilettes les autres ? Sous le préau et ils n'ont pas entendu la cloche ? Parce que là il en manque carrément beaucoup !
"Bah non maîtresse, on est tous là !"

???????
Rapide surcomptage, euuuuuuh... 9 têtes !!!!!
Outch.
Soit 13 absents. Record battuuuuuuu !

Ben je suis restée un moment à me demander ce qu'on allait faire, à 9. Sans compter que le téléphone a sonné toute la matinée (pour une fois TOUS les parents ont appelé pour signaler l'absence de leur minot, tous m'ont raconté la même chose, quelques uns m'ont demandé de préparer les devoirs pour 16h30, auxquels j'ai répondu qu'l n'y aurait probablement pas de devoirs vu le taux de présence en classe ce jour...)

Heureusement, Lili nous avait à son tour amené le Grand Livre des Enigmes (ouaip', le même que Didi en début d'année, même que Didi ne se rappelait pas tout !) ça nous a occupés un moment, puis on a fait des charades, quelques corrections quand même, Lili a rattrapé (enfin presque, elle finira demain) son retard dans les éval, Toto a avancé aussi, on a fait des coloriages magiques de conjugaison et de grammaire, on a récité les poésies et j'ai donné des cartes de félicitation, on a chanté en anglais, lu des histoires... la journée est passée assez vite, en somme.
J'ai récupéré par 2 fois un CM2 ultra-pénibeul dans la classe, et je me demande s'il ne préférait pas être avec nous en fait... plus tranquille, quoi !
A midi, la cantinière taquine nous a donné, à collègue n°2 et à moi, des masques genre hôpital, des fois que... ça a bien fait rire mes élèves en début d'aprèm ! (mais ça tient super chaud ces masques sur la bouche, en fait !)

Je ne me fais pas d'illusions pour demain, ce sera le même topo.
J'abandonne définitivement l'idée de terminer les évals avant les vacances.
J'abandonne définitivement l'idée des bulletins avant les vacances.
Ce qui est d'ailleurs ennuyeux pour Toto qui nous quitte, aux vacances justement, déménagement. En fait lui il faudrait qu'il termine, tout de même... huuuum... faut que je réfléchisse...

Collègue n°2, lui, a continué de renvoyer des enfants chez eux pendant la journée, il veut égaler mon score. Il n'y arrivera pas, nan mais alors !
Collègue n°1 est arrêté jusqu'à mercredi, pourvu quand même qu'il y ait à nouveau un remplaçant demain. Même si, c'est vrai, j'avais aujourd'hui laaaargement la place d'accueillir des élèves en plus dans ma classe... mais chuuut !

2 avril 2009

Numéros du jour

Et donc les numéros du jour sont :

(taratataratataratatataratata...) (oui c'est un roulement de tambour, ben quoi ? :-))

- le 22 : c'est, pour rappel, mon nombre total d'élèves, pour le moment (ça devrait changer sous peu)

- le 10 : c'est le nombre d'absents ce matin

- le 12 : c'est, donc, le nombre de présents ce matin

- le 6 : c'est le nombre d'enfants qui avaient un mot des parents demandant à qu'ils n'aillent pas à la piscine

- le 2 : c'est le nombre d'enfants ayant oublié leurs affaires de piscine, alors qu'ils ne sont pas dispensés

12 élèves - 6 dispensés = 6 survivants, 
6 survivants - 2 têtes en l'air = 4 nageurs

- Le numéro gagnant est donc le 4 : le nombre d'élèves aptes à aller à la piscine.

J'en emmène 4, j'en laisse 8 ? ... c'est pas l'envie qui m'en manque... mais euh bon, ça se fait pas :-D.
Donc j'ai finalement prévenu le maître-nageur que je déclarais forfait.

Ce matin on a fait un quizz à 3 équipes, avec les fiches des incollables, puis de l'art plastique, cet aprèm on a fait de l'informatique et des jeux de ballon...

Demain, demain...? Je n'en attends guère davantage !

25 mars 2009

Execution !

- Ici, tu rajoutes un "e" à poésie, tu soulignes la date, et avec une règle s'il-te-plaît, là tu ajoutes ton prénom sur ta fiche de maths et tu me la redonnes, ensuite tu mets ton cahier jaune dans ton cartable, tu vérifies que le livre de lecture y est aussi d'ailleurs par la même occasion, au passage tu refais ton lacet sinon tu vas te casser la margoulette, après tu iras regarder dans ton casier pour voir si tu trouves le livre de Vivi, je suis sûre que c'est toi qui l'as et je te préviens tu as intérêt à chercher correctement sinon c'est moi qui viens m'en occuper, et après seulement tu termines l'exo de sciences. Làààààààà. Ouh la, ça fait beaucoup tout ça, tu vas y arriver ?

Lolo me regarde droit dans les yeux, avec un grand sourire :
- Bien sûr, j'ai un grand cerveau !

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24 juin 2008

Bressec

Un grand vient me voir timidement à la fin de la toute dernière répèt' de chorale.

- Mais, maîtresse, en fait ça veut dire quoi, "bressec" ?

(Heeeeiiiiinnnn ????  cherche cherche cherche cherche, mais de quoi donc kil cause ?)

- Comment, ça, bressec ? ça n'existe pas, bressec ????

- Mais dans la chanson, là, quand on dit : "dans les bras d'un vieillard bressec" ?

...

...

...

...

...

Précisions :
On chante cette (fort jolie) chanson depuis janvier environ.
(ben oui, c'est un petit concerto, elle est difficile autant en terme de mélodie que de tournures (très imagées) de texte et de vocabulaire, il nous a bien fallu tout ce temps)
Ils ont tous collé partition et paroles dans leur cahier, ils l'ont même illustrée.
Comme à chaque chanson, on en a expliqué les paroles pendant qu'on l'apprenait ensemble, et on a particulièrement insisté du fait que cette année des maternelles font partie de la chorale...

" ... Les oiseaux commencent leurs trilles,
            Le coeur en joie, la flûte au bec
                 Et mille notes s'éparpillent,
                       Dans les bras d'un vieil arbre sec...!"

                                      (Lalalalaaaaa, lalalalalaaaaa)

...

(Mais vous aviez trouvé, n'est-ce pas ?   :-)

23 janvier 2008

Il ne faut pas (4)

Depuis la rentrée de janvier, le jeudi est jour de double-piscine pour moi.
L'après-midi avec ma classe, même si je n'entre pas dans l'eau avec eux : je suis en pantacourt/tee-shirt, avec le maillot en dessous, prête à plonger s'il le fallait, mais je dirige la séance depuis le bord pour avoir tout ce petit monde à l'oeil.
Activité que j'apprécie mais néanmoins totalement vidante, de surveillance, de gestion de groupe, de réactivité, responsabilité, bruits de fond assourdis et résonnants, tropiques dans les vestiaires et pôle nord dans le couloir, enfants excités et bonnets de bain inenfilables et/ou disparus (voire déchirés), vapeurs de chlore, comptage toutes les 30s du nombre de têtes dans l'eau, cheveux de filles à démêler et tee-shirt de garçon sans propriétaire après le rhabillage, et le must : le retour en car qui me file la nausée (mais pas l'aller), sans doute sous l'action conjointe d'avoir passé 50 minutes accroupie au bord du bassin pour qu'ils entendent mes consignes, et de la chaleur des vestiaires. Alors je fixe désespérément la route, ignorant les "Maîtreeeeeesse, y m'a traité de (insère un mot au choix) " et les "Maîtreeeeeeesse, y m'donne des coups de pieds dans mon dossier !" Mais y'a plein de rond-points sur le trajet, pas d'bol.
N'empêche que, j'aime bien emmener ma classe à la piscine, sauf qu'ils reviennent complètement cuits... et moi aussi, en fait.

Et le jeudi soir j'y retourne, pour mon compte personnel cette fois, aquagym. Fous-rires, exercices infaisables où tu perds l'équilibre, noyades, fessier qui flotte trop (un comble !), dépense énergétique, concours de vannes pourries, bonne ambiance, chahut et défouloir (mais on travaille en même temps, hein !) Et j'aime bien aussi. (Sans quoi il y a longtemps que j'aurais arrêté d'ailleurs, alors que j'y vais depuis 8 ans.)
Et contrairement à ce qu'en pense Fiö ;-)), ce n'est pas une activité de mémé ! Il y a un cours-senior certes, mais c'est le mercredi midi. Mon groupe à moi, c'est la séance "dynamique", ah mais. (Et pas qu'un peu !)
La moyenne d'âge doit tourner autour de 35-40 ans, mais la fourchette des participants va de 16 à 74 ans, c'est dire si c'est hétérogène, une dizaine de participants masculins, de tous âges eux aussi. Et franchement, j'espère avoir le dynamisme de certains de nos séniors quand j'aurais leur âge... et être toujours autant prête à chahuter qu'ils le sont. Parce que dis donc, quand il y a association masculine, qu'ils aient 25 ou 70 ans, ça déménage, et tant pis pour les celles et ceux qui ne voulaient pas mettre la tête sous l'eau...!
Beaucoup d'actifs, notamment des commerçants que l'horaire tardif (20 h) de cette séance arrange. Et même, cette année, des parents d'élèves de ma classe... ou comment se découvrir autrement (et sans parler marmaille), paske moi à la piscine le soir chuis plus maîtresse, hein, je me lâche (attentioooon !) (schploorf) (comment ça, tu n'aimes pas boire la tasse ???)

Mais je cause, je cause... et ce n'est même pas là que je voulais en venir, d'ailleurs.
Si jeudi c'est double-piscine, alors mercredi soir c'est forcément chasse-aux-poils, tu penses bien. Ben ouich, quand même, c'est mieux, c'est plus présentable quoi...
Donc, crémage des mollets. Et là, 1ère angoisse : Hiiiiiiiiiiiiiiii (t'as vu mon angoisse, un peu, là ?), mais est-ce qu'il me reste de la crème ??? Fouillage de salle-de-bain, chambre, meuble du couloir, salle (ah ouaip', chez moi tout objet peut se trouver absolument n'importe où, quelle que soit son utilisation première), OUF, je déniche un reste de tube au fond d'un sac de vacances pas encore totalement défait. Bien, chouette !
Bon, une spatule, il me faut une spatule aussi pour retirer la crème après les 5 minutes de pose réglementaires. Il doit y en avoir des dizaines errant n'importe où dans l'appart' (suis sûre qu'il doit y en avoir une ou deux quelque part à la cuisine, mais où ???) , chaque tube est vendu avec SA spatule, et ben non, quand j'en ai besoin je n'en trouve point !!! Grrrr. Re-fouillage partout, je maudis mon sens du rangement (ah ben non, suis-je bête, je suis dépourvue de ce sens-là, c'est vrai), mais ne trouve toujours pas. Bon.

Reste l'option Mac Gyver (ta tata, ta tata, ta tata, tatatatatiiiita,...) (toi aussi tu chantes dedans ta tête ?)
Haha, on va voir skon va voir. Qu'est-ce qui pourrait remplacer avantageusement (ou pas) une spatule à épiler ?
TCHIIING ! (oui, mes idées font un drôle de bruit, parfois)
Bon sang mais c'est bien sûr, un.... couteau à beurre. Ben ouich, une lame un peu large, lisse, qui ne coupe pas trop, ça devrait le faire...

Et bien devine : ça le fait ! Vachement bien même, tu cueilles le poil tout ramollo-à-cause-de-l'empoisonnement-par-la-vilaine-crème bien à la base, impeccable.
Trop contente de moi, gambettes bien lisses !

Enfin, là ça fait une petite heure et franchement, ça picote un peu maintenant. Enfin, ça chauffe, pour être exacte. P't'être bien que j'ai appuyé un peu fort avec mon couteau à beurre... (oui mais ça allait si bien pour ramasser la crème, quoi !)
Et la lame d'un couteau à beurre, ben... c'est quand même une lame, apparemment, hein.
Conclusion, il ne faut pas s'épiler avec un couteau à beurre. Enfin, si, techniquement tu peux, mais... n'appuie pas trop fort sous prétexte que ça va trop bien. Bon, c'est juste un conseil, testé en live, après tu fais comme tu veux !

Soupir... ça va être magnifique la piscine demain, avec de larges bandes rouges sur les mollets... oooh, pour l'instant on ne voit rien, ça brûle, c'est tout (c'est tout !). Mais je connais ma petite peau hyper-réactive par coeur, demain ce sera des plaques, verticales certes, mais rouge fluo, c'est certain.

Bon, on dit que c'est la nouvelle mode, d'accord ? Allez, tous en rayures rouges !
(mais les miennes elles sont chauffantes, héhéhé !)

1 avril 2008

Les petits poissons, dans l'eau...

Je cherchais quelque chose pour aller à la pêche, bien gros, bien drôle, mais l'inspiration n'est pas venue...
En désespoir de cause, j'ai choisi de leur dire que dès la semaine prochaine j'allais quitter l'école pour aller dans une autre ville (bof). Mon collègue m'avait bien rappelé que c'était à double tranchant... et si jamais cela soulevait une vague d'enthousiasme ?!!! (arrrgggh)

Mais non, au contraire, une marée de "Ooooooh noooooon, mais pourquooooooi...?", de mines inquiètes et déçues (yiiiipiiiie !!!) (ça fait super du bien à l'égo, si si si !)
Alors je ne les ai pas fait "mariner" (huhuhu) trop longtemps, et j'ai écrit en gros au tableau.

                                    Poisson d'avril   !!!

Il y a eu beaucoup de rires de soulagement (ça aussi ça fait du bien), et même un "Haaaaan, j'en étais sûr !" (mais bien sûr...)

                                            ****

Quelques CM par contre ont réussi à bien bien gâcher l'ambiance blagueuse de la journée. Cela avait bien commencé pourtant, de grandes filles sont venues me dire qu'il y avait un éléphant sous le préau, puis elles ont fait croire à leur maître qu'il y avait un blessé un peu plus loin, classique, bref. Ils avaient aussi découpé de jolis petits poissons colorés, se débattaient avec le scotch, s'approchaient plus ou moins discrètement et se donnaient des tapes dans le dos, l'air de rien. Rigolo.

Cela s'est gâté vers midi, quand les jolis et innocents poissons de la récré se sont parés de messages carrément vulgaires, et ont été déposés sur la porte de la cantine. Et dans le dos des plus jeunes.

Je vous passe la suite, en gros on a passé l'après-midi à attendre que les coupables aient le courage de se dénoncer eux-mêmes au lieu d'accuser les autres (alors qu'on avait reconnu les écritures) et cessent de se défausser ("c'est moi qu'ai écrit mais c'est pas moi qu'ai mis le scotch"), et qu'ils prennent un minimum conscience que leurs actes n'engagent pas que eux, mais également les plus petits qui ont trouvé les poissons, les cantinières qui se sont senties visées, etc. Et que la grossièreté est inadmissible.
(surtout avec des fautes d'orthographe.)

(Je voulais vous en montrer un spécimen, mais... hahem, j'arrive pas à trouver la commande de mon scanner, un comble !!! y'a pas l'icône et je ne le trouve pas dans les programmes, alors que je me sers de l'imprimante régulièrement, c'est du total grand n'importe quoi. Et comme là je suis bien naze, je crois que je ne trouverai pas ce soir... Allez zou, au dodo.)

PS : un poisson qui me fait bien rire par contre, quand on a des petits et que l'on sait garder son sérieux... c'est par là !

21 mars 2008

Tag-for

4 - Je suis très très très souvent assise en tailleur.
C'est MA position, celle qui s'impose naturellement quand je me pose.

A l'école la maîtresse me faisait des remarques pour que je m'asseye correctement. Méééé euh !
Maman ne voulait pas que je sois assise en tailleur quand on était à table.
Pffff, mais ça gênait qui ???
Personne !

Des années plus tard, je persiste toujours, c'est plus fort que moi. Là tout de suite, j'ai l'ordi sur les genoux, je suis assise en tailleur.
Abonnée il y a quelques années aux entorses du genou, c'est à ces moments-là que je me suis rendue compte que c'est vraiment très frustrant de ne pas pouvoir s'asseoir comme on veut, spontanément, et que je ne suis pas à l'aise assise autrement (dans la durée, je veux dire.)

Il m'est arrivé de finir une nuit assise en tailleur, couchée en avant, tellement j'avais mal au bide.
De dormir en tailleur, la tête posée sur un manteau roulé en boule, pendant une longue nuit de train. (Avec un vieux à côté qui me cassait les pieds que je me bousillais le dos, et les articulations des jambes, et gna gna gna, ouais ben j'avais super sommeil d'abord hein.)

Oh, bien sûr, je sais me tenir, allons. Non, la maîtresse ne s'assied pas en tailleur à son bureau (hahem, pas la place sur la chaise...!) (et pis pas souvent au bureau...)
Par contre dans la salle de sport, quand il s'agit d'expliquer les règles d'un jeu à toute la petite troupe posée (calmement, huhuhu) autour d'elle, ben... oui.

Par contre le côté ch..., c'est que les pantalons n'aiment pas du tout. ça fait des vilaines poches au niveau des genoux, beuarrrrk. Du coup une des premières choses que je fais en rentrant le soir et que je n'ai pas à ressortir, c'est d'enfiler un vieux machin/jogging/pantalon de clown, un truc large quoi, déjà-déformé-toutes-façons-on-s'en-fout ! Rhaaaaa, le bonheur...

J'aime bien avoir mes petons bien coincés tout en dessous. Le dos bien droit. (Ou pas)
Je peux rester une soirée entière assise en tailleur. Bien sûr au bout de 2 heures, parfois j'ai des fourmis dans un pied, où un genou un peu douloureux... quelques pas pour aller boire un coup d'eau, faire circuler le sang, un remuage d'orteils pour l'exercice, et hop, c'est bon !
Je me doute que ce ne doit pas être super pour la circulation, ni pour les articulations mais bon...

HA, et pis ça n'a absolument rien à voir, mais alors le nouveau Côte d'Or dégustation Lait-Sésame, OUH-WA-OUUUH. Ah si si si.

4 février 2008

Presque !

Dans notre lecture suivie du moment, nous croisons une armure de chevalier disposée dans un champ pour servir d'épouvantail, parce que le chevalier en question est bien trop trouillard (et d'ailleurs c'est son nom) pour partir en croisade.
("Courage, Trouillard !" de Arnaud Alméras, fiches de lecture sur jaimelire.com.)
La classe a bien accroché sur cette histoire pleine de dérision.

- Tout le monde sait ce qu'est un épouvantail, au fait ?
- Moi, moi moi moi je sais maîtresse !
- Bien, explique-nous alors.
- Et ben c'est un bonhomme en faux qu'on met dans les jardins pour... pour...
(ouiiii, vas-y, tu es sur la bonne voie...)
- Pour faire peur aux... aux... aux... Rhaaaa, je le savais mais je me souviens plus ! C'est pour pas qu'ils viennent manger les graines ! Aux... aux...

Toute la classe retient son souffle, il va le dire, il VA le dire, si, c'est obligé !
E. se creuse la tête, profondément, personne ne l'interrompt, l'instant est intense...

- Ah oui je sais ! C'est pour faire peur aux petits lapins, c'est ça ?

...

J'ai très nettement entendu mon p'tit stagiaire, assis derrière mon bureau, pouffer (certes discrètement). Si si.
:-D

4 mars 2009

Heiiiin ?

CP, exercice sur les graphies du son [o].
Il faut compléter des phrases avec les mots ruisseau-taureau-landau-moineau-château-auto. Avant de commencer, je vérifie que tout le monde connaît et comprend bien les mots, j'ai un doute pour landau. Bingo, il n'y a que 2 fillettes qui savent, et justement ces 2 là ont une petite soeur-bébé à la maison. Alors elles expliquent, montrent, miment.
Le mot ruisseau pose problème aussi, donc j'explique, ça aussi, le mieux possible (et c'est pas si simple...)

Nous passons à l'exercice écrit.
Zézé rame, ses phrases sont bancales, il vient me voir plusieurs fois...  Je lui demande s'il se souvient ce qu'est un ruisseau. Il hésite :
- Euuuuuh... c'est euuuuh... le truc pour promener les bébés, comme une poussette ?
- Ah non, ça c'est un landau ! :-)
- Ah oui ! Alors c'est... euh...
- Oui ? (allez mon grand, on en a parlé il y a 2 minutes, souviens-toi...)
- Euuuh... euuuuh...
- ???
- Ah oui ! c'est le "truc vert avec les piques", là !
noooon ?   (regard rempli d'espoir)

    ???
Euuuuh... c'est moi qui sèche, là !
(un pokémon ?)

20 juillet 2008

@ plus !

Bon d'accord, je n'étais déjà plus beaucoup là.
Mais je me tenais au courant, je venais lire vos chez-vous à peu près tous les 2-3 jours. Ce qui ne me prenait pas un temps démesuré, vu que tout le monde lambine/est parti/se traîne/manque d'inspiration/glougloute dans la piscine/crapahute à l'étranger/ou autre... (et a bien raison...)
C'est ça l'été !
Pour ma part, la famille, les pitits cousins, le transat dans le jardin de papa/maman avec les lectures en retard, les grasses mat', les parties de cartes, le beau temps, les horaires comme je veux, ça me convient très bien... (mais pas la chasse aux limaces, je laisse ça aux jardiniers en herbe. Une véritable in-va-sion, incroyable, y'en a partout, et bonjour les dégâts, quelles voraces ! Mes petits cousins, à 1 centime la bestiole, se sont déjà fait un paquet de fric, si si si. Et après, crouiiic-zigouillé, le bavouillant gastéropode, gnark gnark gnark...) (Comment ça j'ai pas de pitié ? Mais je me suis carrément étalée de tout mon long à cause de l'une d'entre elle ! Et la bave de limace, tu peux frotter fort avant que ça parte, mes tongs toutes neuves, non mais attends, pis mon genou aussi...!)

Mais bref, cette fois c'est à mon tour de mettre les voiles. Mon sac est presque bouclé, maillot de bain, tongs, paréo et crème solaire indice 50. Check !
[Bon, d'accord, j'ai aussi pris des pantacourts, des tee-shirts et du shampoing. Mes lunettes de soleil. Et ma genouillère/anti-inflammatoires, une lime à ongle, de l'ibuprofène, un gilet pour les soirs, ma trousse de toilette au grand complet, la crème pour les pieds (sinon je crevasse), ah, de quoi dormir aussi, pis des sous-vêtements bien évidemment, juste un pantalon au cas où le temps se gâte (vaut mieux que j'en prenne deux ??? oh non hein !), des chaussures fermées aussi au cas où, des sandales qui tiennent aux pieds pour marcher correctement, le chargeur du téléphone-qui-restera-au-fond-du-sac-pendant-10-jours, bon, je crois que je n'ai rien oublié.]
Non, je n'ai pas de chaussettes rouges et jaunes à p'tits pois !

Donc bye bye, à bientôt, profitez bien de votre côté...
(courage pour ceux qui sont au boulot, oui oui je pense à vous. ) (Des fois.)

19 mars 2008

Tag-thri

3 - Je n'aime pas le vin (ouuuuuh, spa bien !)

Bé non, je n'aime pas le vin, rouge rosé ou blanc, même le champ'. Je ne trouve aucun agrément, aucun plaisir à en boire, je n'en apprécie pas le goût, ou bien je ne sais pas l'apprécier, je n'ai pas appris, comme on me dit souvent, peut-être, n'empêche que je ne trouve pas ça bon. Trop acide.

Oh j'ai goûté, hein, parfois beaucoup trop même (hahem...), d'ailleurs je suis en mesure de confirmer que c'est encore pire quand ça repasse dans l'autre sens. (Amis de la poésie, bonsoir !)

Je n'ai pas dit que je ne buvais pas d'alcool (même si les occasions sont devenues rares, on vieillit, on est plus sage...), mais je ne bois pas de vin. A part quelques vins cuits d'apéro, mais est-ce encore considéré comme du vin alors que c'est si sucré ?
Très franchement, à table (et en règle générale), rien ne vaut de la bonne eau bien claire. D'ailleurs en fait je bois comme un trou... mais de l'eau. Plate.

Au grand désespoir de mes parents, bien sûr... On est Bourguignon ou on ne l'est pas !

27 avril 2008

Anonym'âge...

Coup de fil, numéro caché comme d'hab, y'en a légèrement marre...

- Bonjour madame ****** (tiens, il sait prononcer mon nom, à peu près, celui-là. Charmant accent, ceci dit, et en plus j'arrive à comprendre ce qu'il me raconte, ça change.)
Luc Bidule, de la société "MachinTruc".
Bla bla bla bla bla bla, je le laisse dire, je n'aime pas couper la parole aux gens, il fait son boulot après tout, bla bla bla, offre très intéressante, bla bla bla, occasion unique, bla bla bla, réservée aux plus de 50 ans.
(sourire intérieur, je me demande si j'ai bien tout compris, nan pasque quand même quoi, il parle vite ?!!)

- Vous avez bien plus de 50 ans, madame ? (ah ouiiii, c'est ça, j'avais bien entendu !)
J'éclate de rire, forcément.

- Aaaah, pas du tout, mais alors pas du tout !
Du coup, lui aussi il rigole.
- Ah ?! Et bien tant mieux pour vous, madame !
Bonne journée, au revoir !

???
C'est quoi, leur base de données ? les stats d'années de distribution des prénoms ?
Bon, au moins il était sympathique !

Edit : bon, après recherches, j'ai vu que mon prénom n'était en fait pas plus fréquent il y a 60 ans qu'aujourd'hui, il y a juste eu un léger pic entre 72 et 90, donc pour le 3ème âge c'est pas encore ça (n'est-ce pas, heeeiinn ?)

Alors quoi, ils se basent sur mes habitudes de consommatrice ?
Arghh.
J'ai peur. (De mes habitudes ?)

15 mai 2008

2 poids, 2 mesures

Séance de géométrie sur les rectangles et les carrés.
On a manipulé, on a mesuré, on a classé, on a dessiné, on a tout bien expliqué, en long en large et en travers, les particularités des longueurs des côtés concernant l'un et l'autre, etc.
Arrive la question ultime :

- Alors, vous avez bien compris ? Qui peut me réexpliquer la différence entre un rectangle et un carré ?

Nono lève la main, waouh super, c'est très rare, pour une fois il ose participer, vite vite je l'interroge, chouette.

- Ben, un rectangle, c'est les côtés y pèsent pas pareil.

...

Bon, ok, je considère qu'il a compris, ou bien ?

24 mars 2008

Tag-sics

6 - Je suis sujette à "la peur de tomber dans le vide".
Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que le vertige.

Je ne peux pas me pencher au bord d'une falaise. Mais comme j'ai quand même très envie de voir en bas, je peux avancer assise. (Voire en rampant !!!) Pas de risque de basculer quand on est assis. Bon, pas trop près du bord quand même, hein.

Je ne peux pas m'appuyer sur la rambarde d'un balcon si je n'ai pas vérifié sa solidité, en la secouant un peu par exemple. (Ce qui est forcément relatif, bien sûr.)
Monter sur un escabeau... hahem, tant que je me tiens aux montants, si les pieds sont bien posés par terre, ok.
Quand je dois tout lâcher pour attraper l'ampoule, rien ne va plus.
Même en classe, tenir d'une main les punaises et de l'autre l'affiche, ben la maîtresse elle est pas fière tout en haut de son escabeau...

J'aime beaucoup skier, mais prendre le télésiège reste un moment pénible, quand même. Si je suis assise au milieu, bien calée ça peut aller. Si je me retrouve au bord... je pourrais glisser entre le siège et le garde-corps, on sait jamais ! (quoi ça risque rien ? Ouais ben on sait pas, hein, entraînée par le poids, le matos + moi, les habits qui glissent, ça peut passer, on sait pas et je ne veux pas tenter !) Pire, un télésiège en descente... comme en février où nous n'avons pas pu rejoindre la station par la piste habituelle, because plus de neige !, il a fallu redescendre en télésiège. Oh lala, cette descente pendue au dessus du vide... une torture. Vraiment. Et en plus ma frangine respirait (nan mais quelle idée aussi), ça faisait tout bouger, l'horreur !!! Je rigolais nettement moins, là.

Ce n'est pas du vertige dans le sens où je n'ai pas la tête qui tourne, la vue qui se brouille tout ça, non, juste... je pourrais tomber, et à partir d'une certaine hauteur tomber ça peut quand même être un peu douloureux, non ?

En ce moment il est question à l'école que le voyage de fin d'année soit une sortie "accrobranche". J'ai déjà prévenu les collègues que je ne quitterai pas la terre ferme... Je les attends en bas !
Je crois qu'il me serait totalement impossible de traverser un ravin sur une passerelle remuante, genre Indiana Jones ou... Schrek, même. (Haha, ça c'est de la référence, hein !)
Ou peut-être à plat ventre.
Et encore.

En fait si je vois, si je sens que je NE PEUX PAS tomber, aucun problème avec le vide.
Mais si la balustrade est un peu branlante, ou même s'il n'y a aucune barrière... je ne m'appuie pas, je ne m'approche pas, je ne me penche pas.

IM-POS-SIBLE.

* hééé, tu savais que rembarde en fait ça s'écrit rambarde ? Ben moi, je viens de découvrir !

 

25 mars 2008

Tag-séveune

7 - J'ai un tic de langage (naaan, sans déc' ???)

Je ne vous ferai pas l'affront de vous dire lequel... ?!

J'en ai pris conscience lors de ma toute première année d'enseignement, une classe de maternelle. Je travaillais avec les grandes sections, les petits peinturluraient avec l'atsem, et les moyens disposaient de quelques minutes au "coin jeux d'imitation". Et ce petit groupe jouait à ce moment-là à... la maîtresse.
Tout en appuyant sur le sens du tracé du chiffre 9 avec mes grands, je laissais traîner une oreille en direction des moyens, et je suis restée scotchée par la véracité de l'imitation. Cette petite bonne femme haute comme trois pommes qui tenait mon rôle avait ma posture, mes intonations, ma façon de m'adresser à eux, et ponctuait une phrase sur deux par des "Non mais je rêêêêve !" bien appuyés, plus vrais que nature. Ma super atsem se mordait les lèvres très fort pour ne pas rire. Le groupe de ceux qui "jouaient aux élèves" en rajoutait 3 tonnes, singeant le copain, le sage prenant le rôle d'un remuant et vice-versa. Un vrai jeu de rôle spontané. Et la petite maîtresse avait du fil à retordre avec ce groupe déluré, qu'elle menait d'une main de fer.
Je me suis vue. Je me suis entendue, surtout.

Donc oui, d'accord, je le dis très souvent, version courte (2 mots), ou version longue (4, ou parfois même 5), tout dépend des circonstances. Souvent c'est spontané, c'est le propre d'un tic langagier n'est-ce pas. Parfois j'en rajoute un peu...
Et puis, il y a les mimiques qui vont avec,
les yeux au ciel, exaspérée,
les yeux écarquillés version là-tu-exagères,
sourcils froncés version là-ça-va-pas-du-tout-tu-te-fiches-de-moi-non-mais-ho
sourcil levés et mouvement de tête de gauche à droite, version désabusée,
bouche bée version scotchée/vraiment surprise...

Nan mais attends, je rrrrrrrrêêêve !!!

31 janvier 2008

Chouette instant

Alors que je faisais mes courses hier, j'ai croisé un beau regard très bleu, une bouille sympathique, pas vue depuis... pfiouuuuu, mais que j'ai reconnue immédiatement.
Barnabé avait 2 ans et demi quand nous avons fait ensemble notre toute première rentrée à l'école, septembre 98, sauf que... nous n'étions pas du même côté du bureau. Qui de nous 2 avait le plus les chocottes...?
Le plus jeune de mes élèves de ma toute première classe, en l'occurence une classe de maternelle à 25 enfants et 4 niveaux, de 2 à 5 ans.

De lui j'avais gardé le souvenir d'un petit bonhomme souriant, toujours partant pour tout, avec une sacrée tchatche, un bel esprit d'observation, et surtout beaucoup d'humour... Il est des enfants tout à fait prêts pour l'école dès 2 ans et demi (même si ce n'est pas le cas de tous) et Barnabé en faisait indéniablement partie. Un vrai bonheur de travailler avec ce môme.

Hier pendant quelques minutes, tandis que sa maman tout sourire venait papoter un instant, ces immenses yeux bleus avaient à nouveau l'innocence de cette toute première année d'école, et j'ai retrouvé le sourire coquin de ce tout petit garçon, visiblement très content de croiser son ancienne maîtresse. (Et moi donc !)

Et le joli sourire de Barnabé, maintenant collégien, m'a filé la banane pour le reste de la journée :-)

8 mai 2008

Fourchage

Je leur lisais une histoire, dans laquelle il était question d'un petit garçon qui, depuis qu'il a un meilleur ami doué de dons un peu bizarres, est devenu le meilleur buteur de son équipe. (Forcément, puisque le meilleur ami en question télécommande la trajectoire du ballon juste par la pensée, et hop, direct dans la cage de but.)

Une petite fille lève la main :
- Mais maîtresse, c'est quoi un buteur ?

Ah mais c'est simple, le buteur, c'est celui qui tire les...
[Sauf que je ne contrôle pas tout, loin de là, et que trèèès souvent ma langue fourche, sortez vos camions au lieu de cahiers, tout le monde à table ! au lieu de tout le monde à sa place, je suis une spécialiste du genre. Ils sont habitués, un peu, ça les fait rire.]
SAUF QUE, en fait, cette fois... c'est le mot but qui n'est pas passé, dans ma réponse.
J'ai mis la voyelle i à la place du u.
Je m'en suis rendue compte en m'entendant moi-même prononcer la phrase. J'ai espéré qu'ils ne m'auraient pas entendu. Ou pas compris, ils ont 7-8 ans, quoi.
Tu parles, mes p'tits gars du fond ont très bien entendu ET trop bien compris, ils ont ouvert de grands yeux choqués et morts de rire en même temps (mais oui) avant de faire passer l'info aux distraits, ou aux rêveurs qui auraient manqué ça.
- WOUAAAAH le gros mot qu'elle vient de dire, la maîtresse !!!!

Hahem. Là, la maîtresse elle se demande ce qui lui a pris, qui a dit ça, est-ce vraiment elle, c'est elle vraiment ?, mais pourquoi elle a fait ça ?!, pourquoi c'est n'importe quel mot qui sort, pourquoi c'est pas elle-même qui contrôle ce qu'elle dit elle-même ?!!! Mais bon sang, qu'est-ce qu'il vient faire là, ce mot ???
Elle sent le rouge lui monter aux joues, tout en se disant que bon, c'est juste un lapsus, un de plus, mais quel lapsus put%*§$ ! Et pis elle associe malgré elle lapsus à Freud, lapsus, lapsus, la définition de lapsus lui revient, vache, mais d'où vient un lapsus pareil et là elle se dit que NON, c'est pas un lapsus, c'est juste un fourchage de langue. Ah mais !!! Elle aussi elle est mdrrrr total, là, mais intérieurement.

Et ils en rajoutent mes affreux du fond, ils se moquent clairement, "Quand je vais raconter ça à mon père, ça va le faire rire !"
Aaaaarrrgggghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.

Moi je sens des nuages de vapeur me sortir par les oreilles tellement j'ai chaud, je pense que c'est l'un des fards les plus forts de ma vie, et pourtant y'en a eu quelques uns, je suis une rougisseuse de nature, même toute seule des fois. Et ça, ça ne se contrôle pas, ya pas moyen.
Mais alors celui-ci... puissance 15. Au moins. Option cramoisi tendance violine.
Et ils en rajoutent une couche :
- WOUAH maîtresse t'es super rouge !

(quelle conne, nan mais quelle nouille je fais) (comment on arrête ça ? heeeeeelp !)

Et je suis là face à eux, sur ma chaise, le bouquin sur les genoux, - collection de poche, impossible de se planquer derrière ! -, je suis décomposée par ce que je viens de dire, j'ai tellement envie de rire mais là je ne peux pas... 
C'est la pagaille dans la classe, entre ceux qui ont très bien compris et qui continuent de s'esclaffer bruyamment,  (Waouaaah elle a dit "celui qui tire les biiiip" ! Quoi, elle a dit quoi ? Elle a dit "biiiip" !!!), et ceux qui décidément ne comprennent pas pourquoi un tel tollé, mais quel est donc ce très gros mot dont tout le monde semble faire tant de cas ?
Je me fâche en disant que je ne veux plus l'entendre, ce mot, certes je l'ai dit mais sans faire exprès (ù$µ§$ !) et surtout je ne l'ai dit qu'une seule fois, ce qui n'est pas leur cas en ce moment. Stop.

L'heure tourne, il faut reprendre et terminer l'histoire... et adopter un ton grave parce que la fin est triste, en plus.
Mais je ne peux pas ! J'ai tellement envie de rire... J'ai beau me mordre les lèvres très fort, ma voix tremble, je vois flou, je bafouille, je respire à fond, je vais en pleurer de rire alors que ce je lis n'est pas drôle du tout.
Le dernier rang n'écoute plus l'histoire que d'une seule oreille, ces charognes me guettent, me dévisagent, attendent le prochain faux pas. C'est bizarre, une fin d'histoire triste, quand on se retient désespérément de rire.

Et dans 5 minutes ce sera l'heure du lâcher des fauves, ils vont retrouver les parents au portail, impossible de leur changer les idées avant la sortie, ils en jubilent d'avance, je suis grillée, grillée grillée...

... et toujours aussi écarlate.
Je ne me suis pas attardée au portail ce soir-là.
(et, plusieurs semaines après, j'en rigole encore, hahem.)

...

EDIT : Et dans la série "on va croire que les instits sont des obsédées", je vous invite à aller voir par là...
(ah ben bravo Mirabelle, hein !)

 

22 mars 2008

Tag-faïve

5 - Je n'ai pas le sens de l'orientation.

Je n'entrerai pas dans la polémique comme quoi le cerveau des hommes, celui des femmes, gna gna gna... Je ne sais pas pour les autres, je parle pour moi.

D'ailleurs j'ai plutôt coûtume de dire que j'ai le sens de l'orientation, mais qu'il est juste différent de celui du commun des mortels. Bon, soyons honnête, puisque je suis seule contre tous... alors j'admets que je n'ai pas le sens de l'orientation, votre sens de l'orientation.
Dans cette dimension-ci, en tout cas. Je suis bien certaine que MON sens de l'orientation est valable, en fait, mais... pas ici visiblement. Sans doute dans un univers parallèle auquel je dois avoir accès inconsciemment parfois. Et comme je ne peux pas le prouver bien sûr, on va donc dire que je n'ai pas le sens de l'orientation. Soit.

D'ailleurs mon sens de l'orientation n'est pas inexistant, il est même carrément négatif.
Je raisonne, ça me paraît logique, normal, si ça c'est là alors ça c'est forcément de ce côté. Hé bé y a pas moyen, ça marche quasiment jamais.

En fait, je crois bien que je n'ai pas de représentation spatiale interne des relations des choses entre elles. Des lieux entre eux. Je vois bien, sur les cartes devant moi, mais je ne vois pas "à l'intérieur". ça reste au niveau de la vue, je n'intègre pas dans le tout-dedans. T'enlèves la carte, je vois plus rien du tout.
Je ne suis pas bonne du tout en géographie, ça a probablement un lien.

Alors les trajets en voiture... hahem, je ne vous dis pas.
Lire une carte routière ? Ha, mais je fais de mon mieux, hein ! Mais même quand ça me semble clair sur la carte, ça ne correspond jamais à la réalité, siiiii, j'ai remarqué d'abord. Et c'est quand même pas de ma faute si les cartes ne correspondent pas au terrain, hein ?!

Un exemple ? Je n'ai toujours pas compris pourquoi, chez l'un de mes cousins, la mer est à gauche de la route, mais après 15 bornes pour aller à la plage, elle se retrouve à droite de la route ???????
"On" m'a expliqué, plusieurs fois, plusieurs personnes, en regardant sur une carte, avec un schéma, mais siii, regarde, c'est logiiiiique !, etc, sur le coup je comprends, la côte forme une avancée dans la mer et en fait on traverse cette avancée, mais dès que je n'ai plus le dessin sous les yeux... ça n'a rien de logique du tout, ça me perturbe. Là généralement mon interlocuteur pousse un grand soupir, me regarde avec un air totalement désolé en secouant la tête, limite il a pitié de moi, même. (m'en fous.)

Dans une ville (bon, de taille relative, d'accord), généralement je maîtrise pas trop mal les quartiers mais s'il faut passer de l'un à l'autre par un trajet inhabituel... c'est fichu. Si je sais aller dans le quartier B depuis le quartier A, et que pour une fois je pars du quartier C pour aller dans le B, quand bien même fussent-ils voisins, il faut que je repasse par le A. Ce qui fait beaucoup rire ma frangine, c'est déjà ça remarque. Je n'ai pas de vue d'ensemble, du tout. Même en regardant sur le plan du calendrier juste après pour me prouver que ça faisait un bon détour, et ben non... ça ne me parle pas, ça ne représente rien, j'ai pas accès aux infos que tout le monde semble intégrer...
(d'abord les plans c'est n'importe quoi, je ne sais pas qui les dessine, mais alors, n'im-por-te-quoi ! Cette rue, elle est certainement pas comme ça, je le sais quand même, je la prends tous les jours !)

Cette incapacité ouvre la porte à de grandes moqueries dans ma famille, de bons jeux de mots, des vannes, des vannes, des vannes (qui me font rire aussi), c'est tout à fait récurrent. Quand je dois aller quelque part un peu loin, mon papa me fait la liste des axes à prendre et des sorties à suivre. Avec des mots, par écrit, un plan spa la peine ! Je me sers pas mal de mappy aussi.

Heureusement, bien que ma marraine la fée ait correctement foiré sur le point orientation, elle m'a dotée par contre d'une patience assez élevée. (Envers moi-même, déjà, et ce n'est pas rien)
Donc ça ne me gêne pas de tourner en rond jusqu'à ce que je trouve enfin la bonne route/rue/direction/indication, ou même de faire des maxi-détours.
Enfin, à condition que j'ai du temps devant moi, pas d'heure de RV fixe, parce que par contre je déteste arriver en retard.
En cas de point de rv inconnu avec heure limite d'arrivée, je prends toujours la peine, soit de repérer le chemin les jours précédents, soit de prévoir une marge de temps trèèès confortable. (quitte à arriver super en avance et à attendre dans la voiture ensuite.)

ET je suis toujours arrivée à bon port, toute seule comme une grande, je n'ai jamais appelé à l'aide oscourt je suis perdue heeeelp ! Et ça me fait marrer, toute seule dans ma tite voiture, tellement je sais qu'à chaque fois ça va encore (ne pas) marcher... mais que je vais finir par y arriver. SI.

30 mai 2008

Bodèle canonique

Chaque matin, nous démarrons la classe par l'appel de la cantine, puis le calendrier du jour, puis le "Quoi d'neuf".
Mais c'est quoi donc le Quoi d'neuf, diiiiiiiiis ?
Le principe : il faut s'inscrire sur un tableau spécial, et on a le droit alors de venir sur l'estrade (oui, j'ai encore une estrade dans ma classe... (et c'est dangereux pour moi, croyez-moi !)) pour raconter à toute la classe quelque chose d'important. Un événement familial, une grande nouvelle, un grand secret, ou un petit, celui qui est allé à St Etienne voir un vrai match de foot, celle qui a perdu une dent, celui qui vient d'avoir une petite soeur, celle qui a aidé papa à repeindre sa chambre, celui qui nous a ramené un petit sac de sable du Sahara (la vache qu'est-ce que c'est fin et doux...), celle qui a ramené des coquillages du Cap d'Agde (ah ben ouais hein, chacun va en vacances où il peut), celle qui a trouvé une super photo du Carnaval dans le journal, celui qui a trouvé un super article sur le Loch Ness (la nouvelle passion de la classe), etc.
L'occasion de raconter, de diversifier son vocabulaire, de s'intéresser, de partager, d'apprendre à s'exprimer pour les uns et à écouter pour les autres, de poser des questions, etc. Et de sortir de DragonBallZ, un peu, de s'ouvrir au monde.

3 enfants par matin, pas plus, parce que selon les sujets ça peut nous prendre plus ou moins pas mal de temps !

Ce matin, Nini s'est inscrite au Quoi d'neuf.
Elle vient nous dire qu'elle entendu à la télé qu'il y avait une dame qui est morte il y a quelques jours et qui avait 113 ans.

WOAOUH. Stupeur dans la classe, mais maîtresse, c'est pas possiiiiiible hein ?
Mais si mais si, je confirme, c'est rare mais ça existe.
On fait un petit détour par le mot "doyen", et Momo nous explique que la mémé de sa maman, elle a 100 ans, ils ont fait une grande fête mais quand même, elle perd "un peu la boule" (si si, il l'a dit comme ça !), et qu'elle raconte toujours la même chose et qu'elle ne les reconnait pas bien.
Juju nous dit "C'est la maladie d'Alzheimer, c'est ça maîtresse ?", re-waouh, ils ont 7-8 ans et ils m'épatent.
Re-digression et débat sur le fait de vieillir en bonne santé ou non, quel intérêt, etc.
(bien-bien, très intéressant aujourd'hui, et pis ça nous change carrément du nombre de buts marqués chaque dimanche...!)

Puis retour sur le décès de la doyenne des français, donc, et sur l'âge de la nouvelle doyenne-remplaçante : 112 ans.
Incroyable, pour eux. (Pour moi aussi, un peu)
Nous calculons ensemble qu'elle est donc née en... (j'enlève 8, je pose 2 je retiens 1, euh, hein, oui donc attends hé, moins 100, ouh la) Ah oui c'est ça, elle doit être née en 1896 (la vâââche. Ceux-ci sont nés pile en 2000.)

Fafa intervient :
- Waoaoaoaoah, c'était vach'ment avant ! Alors elle a dû connaître Léonard de Vinci, peut-être ?
(euuuuh, hahem...)
Même pas le temps d'intervenir, Juju rebondit illico:
- Ah ouais, c'était peut-être elle le modèle de Bona Lisa !

J'les adore. (Quand ils sont comme ça.)

26 mai 2008

Coïncidence, coïncidence...

Quand je quitte mon espace administrateur chez Canalbloug, après avoir posté, ou jeté un oeil sur les mots-clés (parfois... comment dire... bizarres, quoi ! Y'en des gens qui ont des requêtes zarb' sur les moteurs de recherches, nan ?) amenant en ces lieux quelques brebis égarées, quand je quitte donc et que j'atterris sur la page d'accueil j'aime bien cliquer au hasard sur les titres de notes référencées qui viennent juste d'être publiées à ce moment-là.
Le rapport du texte avec le titre, découvrir de nouveaux lieux, des nouvelles d'une famille inconnue, une foule de scrabookeuses, de tricoteuses, de brodeuses, des photos de voyage, des délires, des trucs bizarres parfois, ou tristes, parfois tomber sur un truc connu... J'aime bien, cliquer au hasard. Au hasard du titre, surtout.
J'en étais là, cette fin de matinée d'un mercredi d'octobre, me déloguant de mon chez-moi et cherchant un titre accrocheur.

"Les nausées, c'est plus fort que toi", disait celui-ci. Original. Et puis la veille, j'avais eu une bonne migraine, de celles à qui j'attribuerais bien 8,5/10, avec nausées au début comme d'hab', concert de marteaux piqueurs en sol majeur tempe droite ET gauche, grignotage du cervelet par petite cuillère et tête dans la cuvette vers la fin, (ça c'est plus rare, c'est seulement dans celles qui dépassent 8/10), mais là c'en était une bien quand même, si si.
Alors, peut-être allais-je trouver des idées pour soulager ces fichues nausées annonciatrices de migraine, qui sait ? Vite, jeter un oeil !
Je clique. Plutôt un blog d'heureuse future maman, à vue de nez, bon, ok, c'était certes plus que prévisible. Tiens, c'est rigolo, c'est dans le même style que le blog de ma belle-soeur, (Petit-Scarabée) mêmes couleurs douces, même style d'écriture, même genre de mise en page et de bannière, sous-titre : Couple lyonnais à la découverte de la parentalité (tiens, la même ville que ma belle-soeur et mon frère ?! là ça m'interpelle carrément), euuuuuh, le pseudo, il est où le pseudo de la propriétaire de ce blog inconnu ??? Fébrilement, j'ai cherché, croyez-moi !
Heureusement que j'étais assise quand j'ai trouvé.
Puis comparé les adresses-mail, nan paske les pseudos, après tout, ça peut faire doublon, y'a qu'à voir le nombre de Mimi's originales sévissant sur la toile ! Mais une adresse-mail, ça ne trompe pas...

SCHBLAM.

J'vais être tata, j'vais être tata !!!!!

C'est pas une put*ù§£# de coïncidence, ça ?!!!!
(Sans déconner, les gars ?!!)

Je me souviens avoir eu envie d'appeler la frangine immédiatement pour lui faire part de ma découverte inopinée ET de la bonne nouvelle, et en même temps de dévorer tout ce nouveau blog, tout en n'en revenant pas de cette coïncidence de fouuuu à cause d'un simple clic à partir d'un titre... (8 mois après, je n'en reviens toujours pas !) J'ai choisi de lire le blog en diagonale vite vite, pour pouvoir donner le plus d'infos possibles à la frangine.
Je me souviens de la frangine au téléphone, et de son cri "ON VA ÊTRE TATAS, HIIIIIIIIIIII, ON VA ÊTRE TATAS !!!" Elle devait être en train de sauter partout dans l'appart...

Elle devait justement recevoir frère et belle-soeur dans la semaine. Alors je me suis incrustée, je voulais absolument être là, malgré les 150 bornes, des fois qu'il y ait annonce officielle... qui sait ?
Il a fallu attendre quasi le dessert (arrrgh !) avant qu'ils ne nous lâchent le morceau, arffff, dur dur de faire comme si de rien n'était ! Et en même temps je me disais qu'elle ne voulait peut-être pas que nous découvrions ce blog, et en même temps, puisque c'était fait (et totalement innocemment en plus !) je ne pouvais pas ne pas le lui dire et faire comme si je ne savais pas...
ça a donné un dialogue du genre :

Bousier : - Au fait, vous préférez qu'on vous appelle tonton ou tata ? (ça c'est de l'annonce, notez, hein ?)
(regard de connivence entre frangine et moi): - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, on va être tata, on va être tata !
Moi, discrètement à PetitScarabée: - Au fait, t'aurais pas ouvert un autre blog...???
Elle : - QUOI ??????????? Mais comment tu sais ????
Moi : - Ben...

Elle a cru s'être trompée de lien peut-être, en laissant un comm' ici. Mais non, même pas.

Trop-for-te, Mimi Je Rêve.  :-D
(Future tata de son état.)

C'était début octobre. Et là, depuis une semaine, on attend que mini-nièce pointe le bout de sa frimousse...

Hiiiiiiii, je vais être tata, je vais être tata !
Bon courage aux futurs parents, et gros gros bisous à eux.

29 juin 2008

Ouididite !

Catégorie : pari débile, stupide, parfaitement inutile, et drôle que pour nous.
Port'Nawak total.

Lieu : vestiaire collectif de piscine

Temps : au moment du rhabillage

Tout le monde râle, et c'est trop dur de se rhabiller après la baignade, on est tout humide, le tee-shirt fait un boudin tout enroulé en haut du dos et veut pas descendre, la culotte s'entortille, le pantalon veut pas monter, c'est presque plus crevant de se rhabiller que la séance qui vient de s'achever, en plus le groupe précédent laisse des grosses touffes de cheveux sur le sol humide, c'est dégueulasse. Et ça grogne, et ça peste, et ça souffle, dans la bonne humeur mais quand même c'est ch... (moi, les efforts pour me rhabiller, c'est simple, ça m'épuise !)(après je suis obligée de rester assise sur le banc 5 minutes pour souffler, limite j'ai la tête qui tourne, hein)

Et toutes les semaines il y a quelqu'un qui dit que si on se mettait en pyjama, ce serait quand même beaucoup plus simple. Après tout puisqu'il est 21h30...
Et ça nous fait rire.
(perso j'envisage de rentrer chez moi carrément en maillot, tant qu'à faire) (encore plus simple) (héhéhé)

Et la semaine passée, rebelote, l'histoire du pyjama, ce serait plus pratique, quand une dame lance sur un ton un peu perfide :
- De toutes façons toutes les semaines vous dites ça, mais même pas cap' !

Coup d'oeil circulaire dans le vestiaire, ces dames se jaugent, cap' ou pas cap' ?
(moi je sais que je suis cap', mais moi je suis cap' de pas mal de choses s'il s'agit de déconner en fait, donc c'est pas forcément une référence...)
Et c'est une p'tite jeune qui se lance :
- alors là, sans pb !
- ah ben si tout le monde le fait, moi aussi !
- Allez Josette, toi aussi, hein ?
- roooh, vous les jeunes, vous me faites faire n'importe quoi !
- OK, la semaine prochaine, dernière séance de piscine, on repart toutes en pyjama !
- Faut en parler au vestiaire des hommes, aussi !
- Ils vont définitivement nous prendre pour des cinglées...

Ce jeudi, donc, j'ai fait des essais de chemises de nuit en préparant mon sac de piscine, celle-là elle est vraiment débraillée, ça c'est transparent, celle-là elle est vraiment ras des fesses, un pyjama, pfff, non, trop chaud, je peux quand même pas y aller juste en culotte même si c'est comme ça que je dors en ce moment ? Finalement j'ai opté pour celle en coton, (celle que je porte en ce moment-même, tu vois ? comment ça tu vois pas ?) La vert turquoise jolie avec les petites rayures en bas. Je tirerai un peu sur les fesses... de toutes façons ça fait des années qu'on se voit en maillot, alors si ma culotte apparaît ça ne change pas grand chose après tout... oh, et pis spa grave !

La séance a été bordélique à souhait (puisque la toute-dernière), le prof à l'eau de force, jeux d'équilibres avec les tapis et courses diverses à travers tout le bassin, consignes appliquées au pied de la lettre (trop, surtout quand il n'y a plus d'eau ?), tentatives de noyades et délires de requins, le grand défouloir. (En fait c'est é-pui-sant de faire les cons, quand même)
Le maître-nageur planqué dans les douches, patientant, le jet d'eau froide à la main (ça revigore !), ambiance hystérique et courses poursuites dans les vestiaires parce que le tuyau est vraiment long, et l'eau vraiment très froide, ah si ah si...

... et rhabillage.
Et... sortage des pyjamas des sacs.

J'ai aimé. L'ambiance fofolle, et les sourires de ces dames fières d'elles. De leur pari. Toutes catégories sociales confondues, tous âges mélangés (nos doyens sont un couple qui vient de fêter ses 50 ans de mariage, les plus jeunes sont 2 minettes d'à peu près 25 ans qui causent, qui causent, qui causent, et entre ces 2 extrèmes il y a absolument de tout, groupe de collègues de bureau, jeune couple, dame enceinte, mère et fille, toubib, caissière, commerçant, facteur...) (instit)

Et tous, quasiment (une avait oublié, 3-4 n'étaient pas au courant), ont sorti les pyjamas.
Nuisettes en satin,
nuisettes en coton,
pyjama dépareillé, détendu, déformé
pyjama en pilou-pilou avec motifs rigolos,
petit pyja-short,
longue chemise de nuit genre la petite maison dans la prairie,
tee-shirt et caleçon,
djellaba,
long tee-shirt à fleurs,
des rayures, des pois, des chatons, des nounours, des broderies, des dentelles,
de tout, il y avait de tout,
et les sourires de ces dames mi-"rhooo, quand même hein, n'importe quoi !" / mi-fierté, "moi j'le fais !"
Et les petits cris "Oooh, il est trop beau, le tien !", "moi j'ai pris celui de mon mari, il est plus rigolo !", etc.

N'empêche, qu'est-ce que c'était plus facile à enfiler que des habits de ville !!! Si simple, si rapide, c'est effectivement la bonne solution !

C'est fou ce que c'est intime, finalement, de montrer son pyjama. A des gens qu'on ne voit qu'une fois par semaine, et dans un contexte précis, pas chez soi je veux dire.
Et c'est fou aussi ce que notre tenue pour dormir révèle sur nous, je trouve...

Puis dans le hall de la piscine, retrouver les hommes... en pyj' itou !!! Et certains avec le bonnet de nuit, carrément ! ça s'appelle jouer le jeu jusqu'au bout, n'est-ce pas.
Instant irréel, inutile, rigolo...
Et grands sourires pour la photo.

Il y a 2 dames qui se sont rechangées avant de partir, sous prétexte qu'elle rentraient à pied (oooh, et aloooors ? :-)
Le reste du groupe s'est dirigé sur le parking, toujours en pyjama, et est monté dans les voitures tel quel. Mort de rire, et fier de sa bêtise.
Pourvu qu'on ne croise pas les flics, tout de même, disaient certains. En même temps, ils auraient arrêté 15 voitures de suite avec des conducteurs en pyjama, ils auraient fait quoi...?

Quand je suis arrivée chez moi, les voisins étaient en grande discussion sur les paliers. Je suis descendue de ma voiture très digne, en nuisette vert turquoise, j'ai salué tout le monde, mais je ne suis pas attardée, c'est vrai. (Faut dire aussi que j'avais encore 19 bulletins à remplir, aussi, c'est pour ça...  :-)

N'importe quoi ? Ouaip'.
Totalement inutile ? Ouaip'.
Et alooors ?
:-D

7 juillet 2008

Petite souris

Ils sont accroupis ou assis par terre, entassés derrière le bar, ils enfilent leurs patins pour le sport.
Ben voui quoi, notre salle de sport c'est en fait la salle des fêtes de la commune, alors ils se changent dans un coin, et puis on ne reste pas en chaussures parce que par terre c'est du parquet.
Ils sont amassés, penchés sur leurs pieds, et les discussions vont bon train tout en défaisant les lacets, ils ne font absolument pas attention à moi qui attend que tout le monde soit prêt, accoudée de l'autre côté du bar (y'en a qui ont pensé "comme d'hab'", au fond, j'ai entendu, hééé !) (comment vous savez ???)
Et j'écoute, je saisis des bribes de conversation au vol... j'aime bien faire la petite souris, parfois.

Un groupe de p'tits gars est en train de parler de leur futur maître, l'année prochaine.
- Monsieur X., il a l'air sympa.
- Ouais, et pis des fois il fait des farces aussi ! (euuuh oui, il aime bien déconner)
- Mais y'a un CE 2 qui m'a dit qu'il se fâche des fois, et qu'il se fâche fort. (Tout à fait vrai aussi. Très fort)
- Ouais mais c'est normal, si y en a qui font du bruit ou qui travaillent pas !
- Et pis il donne beaucoup de devoirs aussi.
- Mais monsieur Y. lui il fait pas trop de blagues. (Monsieur Y., c'est mon collègue de CM)
- Mais quand même c'est normal que monsieur Y. rigole pas trop, c'est le directeur quand même, il a beaucoup plus de boulot ! (C'est pas faux, surtout cette année dis donc, dingue la paperasserie)

Moi, je pouffe intérieurement. Alors c'est comme ça qu'ils voient les collègues...
Les filles, patins enfilés depuis longtemps, attendent ces messieurs, et ont bien vu que j'écoutais discrètos la conversation. Elles guettent mes réactions, en silence, réprimant leurs sourires...

Et Yaya, tonitruant comme à son habitude, se mêle à la discussion qui se déroule à ras de terre :
- Ouaip', et pis on a de la chance, mademoiselle Z. (bibi, donc), c'est la plus gentille des maîtresses !
Là, les filles explosent de rire, et les gars se rendent compte tout à coup que tout le monde les écoutait... (et les attendait, accessoirement.)
OK, moi j'en ai assez entendu, on peut commencer la séance de sport !!!

Sont pas rancuniers ces mômes, c'est fou ça.

[Parce que s'il y en a bien un qui subit fréquemment mon courroux, c'est quand même bien Yaya. (Je l'ai encore viré de la classe cet aprèm...) Parce qu'à un moment, trop, c'est trop, pour les autres, et pour moi. (ouais nan mais attends, quoi !) Il est très gentil, mais il est usant, et assourdissant aussi surtout. Et il ne se tait ja-mais.
En fait je suis sûre qu'ils appréhendent, à la maison, de le récupérer 24/24 pendant 2 mois...
Mais en tout cas, ben... il n'est pas rancunier !]

10 juin 2008

Trop trop trop

Il est interdit de retourner en classe pendant la récréation.
Yaya-l'exubérant (aussi surnommé "E." dans d'autres notes, , , , , , et aussi, entre autres (!), bon sang cet élève est le héros à lui tout seul d'1/4 de mes anecdotes de classe, faut dire qu'il occupe un volume spatial et sonore certain, impossible de l'oublier, garçon attachant mais... usant, on va dire), Yaya-l'exubérant donc disais-je voudrait bien aller reposer toutes ses figurines pokémachins qui l'encombrent, rassemblées dans le bas de son tee-shirt relevé en guise de poche géante et maintenu d'une main, figurines qui n'ont pas interessé les copains autant qu'il l'espérait, et puis qui l'empêchent surtout d'aller participer activement (et bruyamment) à la super partie de balle-assise là-bas sous le préau, et pour laquelle il a besoin de ses 2 mains. (Euh, là, lecteur, il faut profiter du point pour respirer, t'es tout bleu !) (Quoi, mes phrases sont trop longues...???) Parce qu'il ne peut pas laisser tout en plan par terre, il risquerait de ne pas les retrouver tout de même. Mais il est strictement interdit de retourner en classe pendant la récré, il le sait pertinemment.
Voilà un petit moment que je l'observe discrètement me tourner plus ou moins autour, ne sachant pas comment me demander l'autorisation d'aller reposer tout ce fatras en sécurité au fond de son cartable, les autorisations sont super rares, éventuellement en cas d'oubli de pull ou parce qu'on a ommis de quitter ses lunettes. Exceptionnelles, vraiment.

Et enfin il se lance.
- S'il-te-plaît maîtresse, est-ce que je peux aller reposer mes pokétrucs en classe ?
Je prends ma moue n°12, dubitative, genre je réfléchis, je pèse le pour et le contre, est-ce bien nécessaire, bon, mouaich, allez d'accord, vas-y, mais c'est vraiment une faveur, hein, surtout n'en profite pas.
Il ne devait vraiment pas s'attendre à une réponse positive et il bondit vers la classe en hurlant :
- Oh merci, t'es gentille, maîtresse !
- Mouais... trop ! (tu parles... )
- Oh oui vraiment, trop trop trop gentille !

Ben si c'est pas de la lèche, ça...

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