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Nan mais je rêve... !
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16 mai 2007

Il ne faut pas (1)

Il ne faut pas, non, il ne faut pas...

             ... éternuer, fort, quand on est allongé sur le dos.

Non, il ne faut pas. Une bête histoire de loi de gravité, je crois. Même minuscule, tout finit par retomber... en pluie.

M'enfin, j'dis ça j'dis rien, tu fais comme tu veux.

(Je crois que je m'enrhume, moi...)

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4 mai 2007

On a gagné ! On a gagné ! (non, je ne parle pas politique...)

L'ultime entraînement, jeudi, dans le pré histoire de varier un peu les reliefs, m'avait fortement agacé, c'était le top du grand n'importe quoi. Genre un qui se viande pas exprès mais qui trouve ça très très drôle de s'affaler dans l'herbe fraîchement coupée, et voilà tous les gars qui se jettent par terre au même endroit et font un concours de roulé-boulé. Genre une qui perd sa chaussure, et au lieu de refaire les lacets, s'amuse à la balancer en avant à chaque foulée, et si la basket heurte un copain c'est encore plus drôle... Et la maîtresse et son chrono, désespérée, qui s'égosille à l'autre bout du pré... Grrrr.
La dame de la météo annonçait une journée de pluie et d'orage, super pour une sortie pique-nique...!

Et ben la météo, elle avait tout faux. Tout le monde avait prévu les k-way, j'avais laissé la crème solaire à la maison, aïe aïe aïe... un ciel splen-di-deuh, bleu bleu bleu, très agréable grâce au vent rafraîchissant.

4 écoles présentes, les enfants courent par niveau, d'abord tous les CP, puis tous les CE1, etc...
The surprise, mes filles tiennent la tête de la course, et les gars ont du mal à les rattraper, et quelle allure ! Loin derrière, E. ne cherche même pas à courir quand il passe devant moi, et puis il y a du monde tout le long du parcours... il viendra quand même me dire, à la fin, "T'as vu maîtresse, j'ai bien couru, hein ?!" auquel je ne prendrai pas la peine de répondre, d'ailleurs. (il faut peut-être que lui explique la différence entre courir et marcher ? Mince, en fait c'est ça, il ne sait pas ce que ça veut dire !!!)
P. y va à son rythme, bancal, mais courageusement et sérieusement.

Déception pendant la course des CE1, 3 de mes gars s'amusent à se bousculer, croche-pieds et coups d'épaule, ou zigzaguent pour s'empêcher de se doubler. Je trouve ça nul et lamentable, même s'ils le font entre eux (pas aux élèves des autres écoles, heureusement) et par taquinerie, pas méchamment. C'est quand même nul. Le directeur, qui les a choppé avant moi, leur a passé un big savon, z'étaient pas fiers les loulous...

Puis nous avons encouragé les plus grands, à plein poumons, quelques jeux dans l'herbe (les mamans ont de bonnes machines à laver, a-t-on coutume de dire !) puis pique-nique, file d'attente pour les toilettes, à la turque, dur dur pour les petites filles...

J'avais pensé à emmener des ballons, et après un foot pour les uns, une balle assise pour d'autres, ou encore un furet (ah non, pardon, un facteur ça s'appelle maintenant)(le fac-teur n'est pas passé, il ne passera ja-mais, lun-di, mar-di, mer-cre-di, jeu-di, ven-dre-di, sam'-di, di-manch', va-cances !)
Donc, après les jeux post-repas disais-je (un stade entier pour s'ébattre, coool), rassemblement pour la remise des prix.

Première de tous les CP, M.A. Bravoooo !
3ème de tous les CP, J., encore une fille ! (Et C. qui se plaint, "mais moi j'étais 5ème !" Ah ben oui, 5ème...)
Récompense de la classe de CP la plus performante, les plus rapides : nous (eux, quoi !), et une coupe, une !

Chez les CM1 de mon collègue, résultats identiques. (1ère et 3ème place, meilleure classe)(et hop, 2 coupes)
Et distinction finale, meilleure école... la nôtre ! (Et 3 coupes, 3 !) Je n'en reviens toujours pas. Franchement, j'ai vraiment galéré pour les faire courir cette année, pour leur faire comprendre qu'il fallait être régulier, ne pas discuter en courant pour bien gérer son souffle... Comme quoi, cela a servi quand même, même si j'en doutais fortement...

Quelle fierté de porter la coupe bien haut devant les parents massés devant les grilles de l'école au retour ! (Je mets une photo dès que j'ai récupéré celles de l'école.)
Les garçons vexés de ne pas être dans le trio de tête.
La modestie des filles, ce qui n'aurait pas été le cas de certains gars en cas de résultats inverses.
Les sourires, les encouragements, l'entrain, le soleil, la bonne humeur.
Mes avant-bras rouges-phosphorescents, l'interdiction formelle du pharmacien de porter des manches courtes pendant une semaine, hydratation à l'eau thermale toutes les 2 h et crème réparatrice itou.
Dodo à 22h, van-née...
Chouette journée !

12 décembre 2006

Petite satisfaction perso : Ressortir ce pantalon

Petite satisfaction perso :

Ressortir ce pantalon remisé au placard depuis la fin de l'hiver dernier (oui, d'accord, pas "dans" le placard, là, dans la pile au pied du lit, ça va, ho hé ! bref), et constater avec ravissement que je suis très très à l'aise dedans... limite la taille en dessous ça serait pas mal... yihaaaaaaaaa !   

(t'es pas obligé de te moquer, hein.)

Sinon :

Il m'est arrivé un truc abominaffreux hier matin, pour l'instant je digère, dans quelques jours j'en rigolerai (comme d'hab), mais pour le moment je suis encore un peu tourneboulée. Et pis j'ai une tonne de trucs à faire pour la vraie vie aussi, je manque de temps !
Bientôt je raconte. (Peut-être.)

Ha-ha !

10 septembre 2007

Concert

Ils sont en rang, attendant que je leur donne le signal de la ruée vers la cantine. Je suis au bout du rang, aidant les derniers qui se débattent avec les fermetures-éclairs des blousons. Depuis la tête du rang, des bruits étranges me parviennent. Un concert de pets plus vrais que nature... et l'hilarité générale bien évidemment.

La rapporteuse de service m'interpelle, des fois que je sois sourde :
- Maîtreeeeesse, y'a Machin et Truc qui s'amusent à péter avec leur bouuuuuche !
(Oui, j'entends bien, mais bon, on est dehors, midi est en train de sonner, et moi je suis coincée, aux prises avec une fermeture-éclair récalcitrante !)
Entre 2 rires, les petits rigolos forment avec leurs mains en creux devant la bouche une caverne de résonnance, ils y vont de bon coeur, et ma foi les bruitages obtenus sont carrément crédibles. J'aime quand ils sont comme ça, quand leur naturel farceur revient au galop... de vrais gamins, quoi ! (ha, justement ?)(ha oui tiens !)

Le meneur a tout de même entendu qu'il avait été dénoncé, s'est calmé, et guette ma réaction. De l'autre bout du rang je lui lance le regard n°3, celui qui signifie : "Allez ça sufit, tu calmes le jeu, c'est bon on a compris." Il l'interprète de la bonne manière (il y a des enfants avec lesquels un regard bien appuyé suffit... pas tous.)
J'ai vaincu la fermeture-éclair maudite, je remonte le rang pour donner le signal-départ pour la cantine, et au moment où je passe à hauteur de mon péteur en chef je l'entends chuchoter à son disciple :

- Même que si tu le fais vach'ment bien avec ta main et ta bouche, le bruit, et ben ça pue pour de vrai.
- Ah ouaaaais ???  lui répond son voisin, à la fois incrédule et émerveillé.

Oh, tant de malice dans ce coup d'oeil à la dérobade que m'a lancé le petit rigolo, si fier de sa bonne farce...

...

15 avril 2007

Sportifs en herbe

Début mai aura lieu la rencontre inter-écoles de course longue, autrement dit le "cross". Nous nous entraînons donc tous les vendredis, enfin, eux surtout, moi j'encourage et je tiens le chrono, c'est pas fastoche mais je ne m'en sors pas trop mal...
Les CP doivent courir 10 minutes, et les CE1 onze. L'an passé les CP ont ramené la coupe, meilleurs CP devant ceux des autres écoles, wouahou !, mais à mon avis cette année... c'est pas gagné, vu l'enthousiasme de certains... mais bon... on fait des jeux, des équipes, pour relancer la motivation, ce n'est pas efficace chez tout le monde !

Genre E. qui est à mon avis réellement persuadé que je ne le vois que quand il passe devant moi, et se remet à marcher dès qu'il m'a dépassé (c'est bien connu, les yeux de maîtresse ne peuvent pas le voir de l'autre côté d'un terrain... totalement nu, pas un arbre, pas un poteau, pas un bosquet entre nous.) Quand il arrive à ma hauteur, il accélère à fond, dès qu'il m'a dépassé il marche, épuisé. Impossible de lui faire comprendre la notion de régularité...

Genre H., qui à chaque fois qu'il passe davant moi m'énumère un bout de son anatomie, "j'ai mal au genou, au doigt, à la cuisse, à l'épaule, au poignet, à l'oreille, à la cheville, au ventre, aux cheveux, au cou, etc," désespérant de trouver le point précis qui me fera céder et l'envoyer s'assoir à côté de S. qui, elle, a vraiment une entorse...

Genre Q. qui trouve très drôle de caler son pied pile derrière la semelle du copain juste devant lui, provoquant déséquilibres et chutes. J'ai super envie de lui faire la même chose... (mais je peux pas....)

Genre P., qui me demande à chaque tour combien de minutes il reste, mais qui, une fois que je dis que c'est terminé, enchaîne 4 tours de plus....(je ne les comprends pas bien-bien, parfois)(surtout elle, d'ailleurs)

Il y a aussi le pauvra A., volontaire et motivé, mais qui se viande à chaque entraînement pile au même endroit, tout plat, sans obstacle, juste au sortir d'un virage... (bon, son copain Q. a certainement dû l'aider la première fois). N'empêche que je serais lui, je ferais un crochet pour éviter l'endroit en question... sinon on va vite être à court de désinfectant et de pansements !

Heureusement il y a quelques loulous qui s'appliquent et ont bien compris comment respirer et se réguler, ne pas aller trop lentement non plus, s'encourager les uns les autres... 2 ou 3 d'entre eux devraient même se tourner vers l'athlétisme, ils ont une sacrée foulée. Et puis les CE1, forts du souvenir de la coupe de l'an passé, sont ultra-motivés.

A la fatidique question : "Et toi maîtresse, t'en faisais du cross à l'école quand tu étais petite ?", je réponds oui.
A la question : "Et t'étais bonne ?", je réponds que je n'aimais pas bien ça mais que je faisais du mieux que je pouvais.
On n'est pas très loin du mensonge... parce que je dé-tes-tais carrément !

Et je constate que l'ambiance générale pré-electorale affecte tout le monde...
L. par exemple se serre fort le ventre, souffle à fond, visiblement il a mal mais ne ralentit pas. Lorsqu'il passe à ma portée je lui demande :
"- Tu as un point de côté ?
- Non, c'est un point de centre."

...

(hé hé hé hé...!)

...

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19 mai 2007

Prise de conscience

<< - Maîtresse, pourquoi y'avait encore pas d'école jeudi ?
- C'est une fête religieuse.
- ça veut dire quoi, "religieuse" ?
- Qui a rapport à la religion. Le religion, c'est quand on croit qu'il y a un Dieu qui existe. Comme ceux qui ont des grands frères qui vont au cathé, par exemple.
(Brouhaha : Moi je crois que, moi je crois pas, moi je, moi je...etc)
- Chhhhh, je ne veux rien savoir. Vous savez que nous vivons dans un pays où on a le droit de choisir si on croit qu'un Dieu existe, ou bien si on n'y croit pas.
- Moi, ma maman, blablabla...
- Non, je ne veux rien savoir ! Chacun est libre de penser ce qu'il veut.
- Mon grand-père, il m'a expliqué que quand il était jeune, il vivait dans un pays où c'était interdit de croire à Dieu. (par contre je ne sais pas de quel pays elle parle...)
- Haaaan, c'est possible ça maîtresse ?
- Eh oui.
(Stupéfaction)
- Et ça existe les pays où on est ooobligé de croire à Dieu ? (oui, il l'a prononcé comme ça, en caractère gras et avec trois O)(et la voix qui monte aussi)
- Malheureusement oui.
(Consternation du groupe qui s'intéresse à la conversation.)
- Mais avant, "à l'époque", il y a longtemps ?
- Non non, ça existe maintenant, de nos jours.
(Silence...)
- Alors on a vachement de la chance de pouvoir choisir, nous, en France. >>

Tu l'as dit, bonhomme...

29 avril 2007

C'est pas simple, non plus !

- Y'aura des chevals, là-bas ?
- Comment ?
- Là-bas, y'aura des ch'vals ?
- Des quoi ?
- Des chevals, y'en aura ?
- Des quooooiii ?
- Euuh, ah oui, des chevaux, y'aura des chevaux là-bas ?
(sourire...)
- Je ne sais pas, certainement, oui.

(Plus tard dans la journée...)

- Mais les chevaliers, quand ils étaient à chevaux, est-ce que...
- "à cheval", on dit monter "à cheval".
- Mais non maîtresse, j'ai dit "les" chevaliers, quand il y en a plusieurs, alors on doit dire chevaux !

Hé ben ouais, franchement, comment voulez-vous... ?

(Ou alors TOUS les chevaliers sur un seul cheval ?)

...

5 juin 2007

Soyons précis

Lieu : cour de récréation,
Temps : ben, la récré, pendant qu'un groupe est resté à l'intérieur avec ma collègue pour terminer la peinture des décors. (J'aime bien mettre "décors" au pluriel, parce que je trouve ce mot moche sans "s". Décor. Tiens, tu vois comme c'est moche, sans le "s" ?)

Nous surveillons tout en discutant. Un CM arrive en courant.

CM, pressé :
- Maître !, maître !, la maîtresse demande s'il vous reste du blanc paske nous on a fini la bouteille !
Maître 1 (mi-voix, sourire en coin) :
- Sec ou moëlleux ?
Maître 2, sérieux :
- Oui, je crois qu'il en reste un fond, va voir sur l'étagère, tu sais bien laquelle ?
CM (oreille fine, regard ahuri) :
- Mais, on parle de peinture blanche, hein !
Maîtres 1 et 2, en choeur :
- Aaaah booon !
(Moi ? hilare.)

...

30 juin 2007

Essssplications

Je vous l'avais promis, l'explication de mon coup de stress de début juin. Comme il s'agissait de quelque chose d'officiel et d'extrèmement sérieux, je n'étais pas sûre d'avoir le "droit" d'en parler. Le temps a passé, ce doit être bon...? (j'espère !)

Ce lundi 4 juin, donc, 5h30, the cat était fort surpris de me trouver réveillée, et bien réveillée, c'est pas mon genre... mais là, impossible de me rendormir. La nuit avait été bonne, pas de vilains rêves, bien dormi, un peu tendue juste.
8h30, à l'entrée du parking, un couple de retraité me demande comment fonctionne la barrière d'entrée, bah j'en sais rien c'est la première fois que j'utilise ce parking, j'imagine qu'il faut appuyer sur le bouton pour obtenir un ticket ? "Vous comprenez, on n'est pas de là, ma femme est attendue au Tribunal".
Ah. Ben moi aussi dites-donc...

Le Tribunal. Mon devoir de citoyenne. 16 ans que je vote, 10 ans que j'habite dans cette ville, 1 an seulement que je suis sur leur liste électorale (j'étais encore inscrite dans le village de mes parents, dans un autre département, ce qui donnait une occase de + de rentrer les we d'élection.)
1 an seulement, et mon nom a déjà été tiré au sort pour "accomplir les fonctions de jurée pour la session de la Cour d'Assise de...,  du tant au tant".

Alors oui, ça m'angoissait, qui suis-je pour juger quelqu'un ? Jury populaire... très important, ça, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver, si un jour je dois passer de l'autre côté de la barre, quelle qu'en soit la raison, je veux un jury décidé, "populaire", sérieux, consciencieux, impartial, qui ne traîne pas les pieds.
Alors mon devoir de citoyenne, OK, mais... pas ces jours-ci ! Non, je ne voulais pas louper la rencontre chorale de l'école/philharmonie, mince ! Et à part un certificat médical, pour des raisons "graves"  (qu'heureusement je n'ai pas), je n'étais ni magistrate, ni dans la police, ni employée dans un établissement pénitenciaire, je n'ai pas plus de 70 ans, je n'ai pas déménagé hors du département, et n'ai pas déjà été jurée depuis moins de 5 ans. Donc...

Alors ce matin-là, dans cette grande salle du Tribunal, lorsqu'un par un nous avons été appelés, que notre état civil a été vérifié, je me disais que tant pis, que peut-être je ne serai pas tirée au sort pour l'affaire de mercredi ? Avec un peu de bol... (et vos croisements de doigts...)
Déjà, j'étais sur la liste des "suppléants", et le Président disait que les titulaires étant en nombre suffisant il n'y aurait probablement pas de recours cette liste de suppléants (les remplaçants en jogging, qui s'échauffent sur leur banc, prêts à rentrer...!)
Une dame appelée avant moi a demandé si elle pouvait être dispensée 2 jours de la semaine suivante, parce qu'elle avait "un championnat". Un championnat de quoi ?, s'est enquis le Président du Tribunal...
La dame a baissé la tête et a répondu d'une voix gênée... "De bridge". Sourires dans la salle...
Je ne savais pas qu'on pouvait au moins demander. Zut, ça ne se fait pas, mais si je ne tente pas le coup je vais le regretter. Ce sera accepté ou pas, mais au moins j'aurais essayé .
Alors quand est venu mon tour, j'ai trouvé le cran de demander (d'une voix bien tremblante !) si je pouvais être "dispensée" juste pour le mercredi, pour le concert, d'expliquer, la chorale de l'école, que je dirige du mieux que je peux avec mes petites mimines...
Il y a eu le réquisitoire de l'avocate, puis les délibérations, puis le Président est venu annoncer la liste de tous ceux qui étaient retenus, excusés, dispensés, de ceux qui, étant absents sans justification, écoppaient d'une amende de 300 € (je crois), ce qui fait cher le coup de fil non donné juste pour dire qu'on a un empêchement, ou un retard, enfin, juste donner une explication.

Ils nous ont dit que puisqu'ils avaient assez de monde chez les titulaires, les suppléants étaient renvoyés chez eux, avec obligation de rester pas loin du téléphone, au cas où (épidémie de gastro parmi la liste de titulaires par exemple !)
Et moi, ils m'ont carrément excusée pour les 15 jours de la session ! Je trouve ça super "humain" d'accéder à ce genre de requête. Sympa, quoi. Quant à la bridgeuse, ils lui ont accordé les 2 jours demandés, donc elle ne fera pas partie de la liste des jurés pour l'affaire qui sera jugée ces jours-là, en précisant que c'était exceptionnel, et vraiment parce qu'ils avaient assez de monde pour les tirages au sort pour chaque affaire jugée.
Que le rôle de juré est un devoir, au même titre que... payer ses impôts. Ben ouais.

Je suis quand même restée pour écouter toutes les explications à propos des 15 jours à suivre, regarder un film détaillant la machine judiciaire, le rôle des jurés, le parcours d'un accusé depuis l'arrestation jusqu'au jugement, les témoignages d'anciens jurés. Le monsieur à côté de moi, la cinquantaine, était là pour la... 5ème fois. Fou, non ? Alors que nombreux quidams ne seront jamais tirés au sort...

Et très honnêtement, alors que je flippais depuis des mois, après avoir écouté tout ça, vu les lieux, les gens, le déroulement, finalement ben... je serai volontiers restée. Ce doit être une expérience sans doute difficile, tout dépend des affaires jugées, mais forcément enrichissante.

Mais bon, pas pour cette fois. Si je suis tirée au sort à nouveau un jour... on verra bien !

Et le concert avec la Philharmonie.... Waouh, qu'est-ce que c'était bien. Oui j'avais le trac, mais je tournais le dos au public ! Les gamins ont été géniaux, le chef d'orchestre super avec eux, chouette expérience, vraiment. Pour tout le monde. Bissés, ultra félicités, (et de toute part, des gens que je ne connais même pas !), article dans le journal. Récompense de 6 mois de boulot avec des enfants de 6 à 12 ans, pas tous bien motivés aux répétitions mais nickels le jour J. Comme toujours.
Ils sont bluffants, ces mômes ! Je m'en serai vraiment voulu d'avoir manqué ça.

...

4 juin 2007

Merci !

Z'êtes trop  fort ! Merci à tous ceux qui ont croisé les doigts pour moi, tous ceux qui se sont manifestés d'une façon ou d'une autre (ça fait plaisir)(mention spéciale à Littlefrench), et bravo à vous... très efficaces, chapeau !

Je suis autorisée à retourner à l'école demain, à assister au concert mercredi (ouais !!!) (et à mener 78 gamins en choeur), à boucler les répétitions générales de la kermesse (ouais...), à mettre les mains dans l'argile pour la fête des pères (trop top)(mais je pense qu'on ne les peindra pas, haha), à faire passer les évaluations (et à les corriger), bref, à retourner au taf.
Quand j'ai appelé l'école pour dire que je revenais demain, mon collègue m'a dit que le remplaçant trouvait que mes loustics... tenaient chaud. Ah ouais ? Y a pas que moi qui le pense, alors ? Héhéhé.

Quant aux explications de tous ces mystères, ce sera dans une quinzaine de jours (promis, la note est même prête), mais pour le moment je préfère laisser passer.
Encore mille mercis à vous !

3 juin 2007

Pas bien.

Je déteste avoir 36 (000) choses à faire en même temps. Il me faut un temps pour chaque chose, chaque chose en son temps, et du temps en + pour programmer dans quel ordre je vais accomplir les tâches à, tout en tenant compte du temps que je vais obligatoirement perdre à ne rien faire, à contempler tout ce que je dois faire urgemment (des fois que je trouve LA bonne raison de me défiler, ou de pouvoir reporter.) C'est en général à ce moment-là que j'attaque les trucs pas pressés (genre tout de suite, qu'est-ce que je fous sur l'ordi, là, maintenant ???), qui attendent depuis un moment et n'en sont plus à quelques jours près. Et bien sûr ensuite, c'est la course, olé.

Et c'est le cas, là. Je sais depuis un petit moment que je ne pourrais pas être en classe lundi, que je serai remplacée, et que je saurai lundi si je pourrais bosser les 15  jours suivants.

Je dois préparer mon lundi pour le remplaçant, et le mardi aussi au cas où. (Si je suis absente plus longtemps, il se débrouillera). Laisser par écrit les explications sur ce qu'on est en train de faire en classe, où on en est, etc. Expliquer les cas d'enfants scolarisés à mi-temps, ou suivant un traitement spécial. Expliquer en détail le déroulement des séances de piscine, quels groupes, qui les prend et comment. Et si je dois manquer plus longtemps, le cadeau de la fête des pères. Ouf, j'ai trouvé hier aprèm' ce que nous ferons (ce qu'ILS feront). (Par contre, pour les fêtes de mes propres mère-z-et-père c'est pas gagné ... et ça a beau être purement commercial, j'ai dans l'idée que si je me contente d'un coup de fil, je vais faire de la peine...)
Et les évaluations.
Bref, penser à tout ce que j'aimerais trouver comme indications si je débarquais, moi, dans une classe que je ne connais pas.
Et ranger la classe en gros (avec la kermesse et les bricolages-cadeau, y'en a partout), et surtout ranger mon bureau, parce que, bordéliquissime, oui, mais qui s'assume pas tout-à-fait tout-à-fait, en tout cas pas si je suis pas là. Et celui/celle qui va prendre ma classe, le/la pauvre...

Et puis il y a les activités. Nous avons une chorale d'école, qui tourne bien, depuis plusieurs années. Cette année, nous nous sommes inscrits à un projet particulier : chanter accompagnés par un orchestre philharmonique. Sacrée entreprise, qui nous a pris beaucoup de temps, et dont l'aboutissement est mercredi soir. Si je ne peux pas venir, je vais être très très en colère... déçue surtout. Parce que vu l'énergie que j'y ai laissé... mince, quoi ! Sans compter que, comme c'est moi qui dirige la chorale... héhéhéhé ! Un collègue est prêt à s'y coller, mais c'est vraiment s'il ne peut pas faire autrement. La conseillère péda de musique s'est proposée également, au cas où. (Ne croyez-pas que sans moi ça n'ira pas, ouh la la la c'est pas ça du tout-du tout, je n'ai pas cette prétention, et les mômes sont prêts, pas de soucis. C'est que je veux être là pour les écouter, absolument !)
Heureusement j'étais là au moins pour la répèt' avec l'orchestre (unique répèt' avec eux, en + !), j'en ai même frissonné sur la 1ère chanson... C'était pas simple, on en a bavé, mais... je crois que ça rend bien. (Je crois !) (sans déconner, "Emmenez-moi", Aznavour c'est vraiment pas du fastoche.)
Et puis la kermesse. J'ai fait en sorte que mon groupe soit prêt aussi pour cette semaine, même s'il reste 15 jours avant la fête. Je ne voyais pas un remplaçant reprendre le spectacle en cours de route, le pauvre. Alors on a fait vite, on a fait léger dans les costumes et les décors, mais on est prêt. Et on a montré le truc aux collègues, qu'ils puissent gérer les répétitions générales quand même.

Bien sûr personne n'est irremplaçable. Mais c'est MA classe, et... j'ai du mal à donner la main apparemment. Pourvu que je puisse venir...

Sans compter que je commence à stresser costaud pour ce qui m'attend lundi.
Aaarrggh.

(Sur ce, je retourne à mes préparations...)

27 mai 2007

La couleur, c'est la vie (mais si...!)

Nous sommes bien entendu en pleine répétition du spectacle qui sera présenté aux parents lors de la kermesse de fin d'année. Plutôt que chaque classe fasse son petit numéro perso, nous avons choisi avec mes collègues de faire un truc "construit"  (hahem...), une histoire en plusieurs tableaux, à laquelle participent toutes les classes non pas séparément mais de façon mixée. Nous bossons donc chacun avec un groupe de 27 enfants de 6 à 12 ans. Ce qui apprend aux petits à s'adapter aux grands, et aux grands à faire attention aux petits. Et puis ça nous change de nos classes respectives. Mes petits sont intimidés d'aller travailler dans la classe du directeur, pour ceux qui sont dans son groupe, les CM trouvent bizarre de se retrouver à nouveau dans leur ancienne classe... D'autant plus que quand nous leur présentons l'histoire et qu'ils doivent choisir dans quel groupe ils veulent être, nous ne leur disons pas quel enseignant s'occupe de quelle partie du spectacle, c'est la surprise une fois qu'ils se sont décidés, ta da daaa !
Enfin bref, tout ça juste pour expliquer pourquoi j'avais des élèves pas-t-à-moi dans ma classe ce vendredi.

Répétitions, donc. Après s'être entraînés avec la musique nous laissons la grande salle à un autre groupe et nous nous rendons dans ma classe pour attaquer la phase arts plastiques/décors/accessoires, et je sors les litres de peintures, que je secoue fermement avant de les déboucher.

Un CM : - Tu te souviens, maîtresse, quand on était en CP et que tu avais secoué le pot mais le bouchon était parti et tu en avais mis partout ?
moi : - Mouiiiich... (et même que c'était du violet...)
Rires dans la classe.

une CE : - Ah bon ça t'était déjà arrivé ? Parce que nous aussi quand on était avec toi tu avais renversé un pot et on avait dû tout frotter pendant la récré comme des Cendrillons ! (l'exagération, toujours...)
moi : - Mmmmh (c'est vrai, j'avais oublié cet épisode... c'était de l'encre, on avait dû terminer au white spirit et éponge qui gratte, et 2 minettes m'avaient aidé à faire disparaître les taches roses sur le carrelage...)

une CP : - Ah ben comme la semaine dernière, la barquette de peinture qui est tombée, y'en avait partout même sous le paillasson ! En fait tu fais ça tous les ans !!!
Fou rire de toute la classe, grands, moyens z'et petits...
(Sauf que là ce n'est pas moi, attention !, c'est V. qui me l'a renversée dessus, acrylique orange, la jambe entière, jean's préféré foutu-t-u-tu, arrrgghh ! Et tout ce que V. trouvait à dire c'était "Oh la la, il y a des gouttes sur mes baskets !" Et mon pantalon, p'tit rigolo, tu l'as vu mon pantalon ???)

[Et encore, ils ne connaissent pas mes exploits dans les écoles précédentes, le changement de couleur d'un rideau parce que figurez-vous qu'avant d'agiter un bidon de peinture il convient impérativement de vérifier que le bouchon est *vissé*, ou alors entravage (?) dans un cartable alors que je portais un plateau rempli de petits pots tout prêts tout pleins...!!! Qu'est-ce qu'on s'éclate à l'école...!]

Z'avez qu'à dire que je suis maladroite, aussi ! La prochaine fois vos décors, vous les ferez aux feutres, ah mais !!!
(Non mais je rêve !!!)

21 mai 2014

Européennes

Non, ma voiture ne s'est pas changée en  moto suite à une rencontre avec un platane,
le moteur n'avait pas picolé,
elle n'a pas été embarquée par mégarde à la déchetterie (non mais hé, ho !)
je n'ai pas renversé mon vernis sur le tableau de bord, ni ailleurs,
elle n'a pas reçu de pot de peinture sur le toit,
elle n'a pas été gravée de vers poétiques,
des sdf ne s'en sont pas servi de cuisinière,
aucun sanglier ne l'a prise pour un paillasson,
elle n'est pas devenue blonde suite à une décoloration intempestive,
elle n'a pas fait mumuse avec une borne kilométrique ni avec une vache,
elle n'a pas été engloutie dans l'effondrement d'une marnière (merci Agdel pour l'info !),
elle n'est pas passée sous la machine à peindre les passages piétons, (rhooooooooo)
pas de coup de soleil non plus, (moi si...)
pas de tuning à l'indienne avec éléphant, 
...

merci à tous ceux qui ont joué le jeu des propositions, j'ai bien ri !
Mais... personne n'a trouvé la bonne réponse.  ^^


Donc donc donc donc...

Lundi dernier, lors de la récré de l'après-midi, nous nous débattions avec les rafales de vent et les averses qui nous empêchent de nous entraîner pour le cross (c'est simple, dès qu'ils chaussent leurs baskets, le temps d'arriver sur le terrain et hop il pleut, demi-tour !)

Coup de fil de la collègue de maternelle : 
- Vous avez vu vos voitures ? Vous avez entendu le méga-bruit ?
Non on n'a rien entendu, on a les rafales de vent et les cris des enfants qui jouent dans les oreilles, l'école élémentaire est de l'autre côté de la place, alors nous nous pressons au portail, nos voitures sont garées face à la mairie... et là, SURPRISE !!!!!

La longue guirlande métallique des 13 panneaux électoraux est couchée.
Sur nos voitures.
Euuuuuuhhhhhhhhh...

Avec Collègue2 nous laissons la cour à Dirlo, et nous montons rapidement (Dirlo ne se gare pas là)
Pourvu que les pare-brise n'aient pas explosé... ouf, non. 
Le 4x4 de Collègue2 est entièrement râpé, la mienne a l'aile avant droite bien enfoncée et la peinture arrachée (et donc, sous le rouge, c'est bien blanc ! J'ai même gardé un morceau d'éclat de peinture (grand comme ma paume) qui a giclé de l'autre côté du capot), la 3ème voiture (une dame de la mairie) a le toit enfoncé et le rétroviseur arraché. L'un des agents municipaux qui étaient en train d'installer les panneaux a été projeté de son escabeau et les a pris sur la tête... (entorse du genou, contusions, 10 jours d'arrêt)

Et là bien sûr, pendant que nous constatons les dégâts et que je digère la nouvelle, il se met à tomber des trombes d'eau glacée, une douche froide à pleine puissance, j'ai beau retraverser la place au pas de course (ou presque ^^), j'arriverai quand même en classe trempée jusqu'à la petite culotte.
Et les cheveux qui me dégoulinent dans les yeux pendant que j'écris au tableau, c'est sympa. (Pis je suis un "tout ptit peu" énervée, aussi !) (il paraît qu'à la sortie les gamins se sont précipités voir de leurs propres yeux)

Le lendemain nous avons rempli nos constats amiables à la chaîne avec la mairie, la situation était cocasse un peu... On a croisé des conseillers municipaux incrédules, je les ai envoyés voir en direct sur ma voiture.
Et maintenant j'attends des nouvelles du carrossier. Ou de l'expert.
(tiens je voulais appeler aujourd'hui j'ai oublié)

 

Voilà voilà voilà.
J'ai un peu de mal à croire que ces panneaux ne sont vraiment jamais tombés, nulle part, ça a bien déjà dû arriver quand même ? !! Surtout que là, ils sont d'une longueur impressionnante ! Ça fait une sacrée prise au vent.
Ah ça je ne vais pas oublier d'aller voter dimanche, aucun risque !

Depuis, ils les ont déplacés sur le trottoir d'en face, là où il n'y a pas de places de stationnement.
(Ils auraient pu y penser avant !)

Heureusement, heureusement que ces panneaux ne sont pas tombés directement sur la route sur une voiture qui circulait, ou à l'heure de la sortie quand il y a pleins d'enfants qui passent devant.

Heureusement !

16 mai 2012

Physionomiste

C'était il y a largement plus d'un an, mais bon... pas eu le temps avant !

J'étais dans les allées de carrouf, et j'avais remarqué en la croisant peu après l'entrée cette dame avec ses 2 petits bouts qui piaillaient, 2 ans grand maximum, l'un dans le siège du caddie et l'autre à l'arrière.
Un peu plus tard plus loin dans les allées je la retrouve, paniquée, tenant par la main la petite et cherchant visiblement le petit. Elle l'appelait, parcourait les rayons, etc.
Le petit, justement, je le vois qui s'avance côté caisses d'un pas mal assuré mais bien décidé, prêt à passer sous le portique de sortie de secours.

2 solutions : je rattrape la maman pour lui signifier que son fils est en train de se faire la malle, et donc je prends le risque qu'il ait le temps de sortir vraiment dans la galerie marchande pendant ce temps,
ou bien je lui cours moi-même après, directement.
Ce que je fais, j'abandonne mon gros sac de courses contre un étal et me précipite pour choper le tout petit fugitif pile au moment où il s'apprêtait à passer sous les barrières.

Et le ramène à sa maman, qui me remercie chaleureusement.
Puis me dit :
- Je peux vous poser une question ? Est-ce que finalement, vous avez trouvé un autre appartement ? 

???? Euuuuh, pourquoi, comment est-elle au courant ? Toute Maville sait que je déménage ou bien ????  ????????????

Je suis tellement scotchée par la question de cette-dame-que-je-ne-connais-pas que je ne réponds rien du tout, c'est elle qui m'explique :
- C'est bien vous qui étiez venue visiter mon appart, en octobre ? 

Et là la lumière jaillit, oui, l'appart du rez-de-chaussée, super bien tenu, les jumeaux emmitouflés sur le pas de la porte prêts à partir en promenade avec le papy, les tatas les mamies les cousines qui prenaient le thé au salon, les 2 lits de bébé côte à côte dans une petite chambre très encombrée... Ils voulaient déménager parce que le mari était muté dans un autre département... TCHING !

C'était la veille du premier rv chez le notaire, donc je lui ai répondu que oui, j'allais même signer le lendemain (et finalement non ^^) Cette dame et son mari avaient eux-même RV avec de potentiels acheteurs en fin de semaine.

C'est fou, c'est assez bizarre même, d'être reconnue quand on n'est pas soi-même très physionomiste. (Dans la vraie vie. Parce que je suis au contraire pas trop mauvaise en reconnaissance d'acteurs de série télé, hahem, aucun intérêt au quotidien ! ^^)
Elle ne m'avait vue qu'une fois, l'espace d'une vingtaine de minutes, 4 mois avant !
Je serais toujours incapable de la reconnaître aujourd'hui, ou alors accompagnée des petits, peut-être...? Hahem, et encore...
 

13 décembre 2015

L'école des magiciens

S'il passe près de chez vous, surtout n'hésitez pas à y emmener vos enfants, parce que vraiment, vraiment, vraiment, il y a bien longtemps que tous dans l'école, élèves et adultes, n'avaient été autant emballés par un spectacle. Drôle, frais, léger, à la portée des petits sans laisser les grands de côté (quelle répartie ! ^^), merci môssieur Mossière, et Bravo à vous !

 

 

       

9 février 2014

N'inventez pas les paroles

Nous faisons chorale commune à l'école, toutes classes confondues, cette année nous incluons même les grandes sections de maternelle. Nous découvrons environ 8 chansons par an, en essayant de bien varier le genre, et la difficulté (du simple pour les plus jeunes, du plus compliqué pour les CM). Nous alternons donc chansons traditionnelles (À la claire fontaine, Cadet Rousselle, etc), choses plus modernes (Les ricochets), chansons pour enfants, chansons pour chorale, hits d'il y a quelques années (genre le Téléfon, ou bien La gadoue), etc. Notre mot d'ordre : varier !

Après avoir bossé ces derniers temps sur La grande Sophie, Trenet, Aznavour ("Emmenez-moi", un grand moment !), Sinsemillia, Les frères Jacques, et tout récemment avec Les Ogres de Barback,... nous voici partis pour Marie Myriam. Oui oui oui, L'oiseau et l'enfant, on a dit qu'on était ecclectiques, et puis la mélodie reste bien en tête, ce sera notre quota de "classique" de l'année, culture générale, toussa toussa (sans compter que 3 filles la connaissaient déjà par cœur avant que nous y pensions, donc c'est qu'elle tourne dans les maisons !)(et le public appréciera, assurément)

Sauf que, sauf que...

... quand cette chanson est sortie, moi j'avais 6 ans et j'étais en CP.
Elle passait en continu à la radio (je ne te mets pas de lien pour te la remettre en tête, je pense que c'est bon ?), et donc dans la cour de récréation, avec les copains, nous avions notre propre version, qui disait :

♫ ♪ "Comme un enfant aux yeux de sorcière
      Qui voit passer giscard en vélo           (ah bien oui, forcément hein...)
      Comme son vélo n'a pas de lumière,
      Giscard se paye tous les poteaux
     

      Comme les poteaux sont électriques,
      Giscard devient électricien
      Comme sa culotte n'a pas d'élastique,
      Elle retombe sur ses mocassins... "   ♪  ♫

(quoi, tu ne chantais pas ça, toi ??)

Et ya pas, ce sont ces paroles-là qui sont dans ma tête.
Depuis + ou - 36 ans.

C'est su-per-dur pour moi de diriger la chorale en ce moment.
Ça me demande une concentration maximale pour chanter les paroles officielles, et non pas celles qui me viennent en tête spontanément... J'ai failli me tromper plusieurs fois, me suis rattrapée de justesse, occasionnant une très forte envie de rire intérieure (je te rassure j'ai résisté, peut-être qu'ils se sont demandés pourquoi la maîtresse avait un sourire jusqu'aux oreilles à ce moment-là...?)

C'est pas facile-facile d'être cheffe de chœur...

                 >_<

3 décembre 2013

Vivant

Discussion dans le rang lors du retour en classe post-récré.

- Pourquoi tu l'as bousculé ?

- Mais maîtresse, il m'a traité de fille !

- Ha. (...) (réfléchissement à "comment tourner les choses"...)  Et c'est une insulte, ça ?

Intervention de Lélé qui marche devant nous :

- Bah non, les filles c'est aussi bien que nous, c'est des êtres humains aussi !

En voilà un au moins qui est convaincu, ouuuuf...

24 septembre 2013

Fripouilles

Mes CP ne sont que 6 cette année, mais ils font déjà monter le coquinoumètre assez haut... ils ont les yeux qui pétillent de malice.

Je distribue les fiches d'exercice. Et comme les feuilles anonymes, c'est toujours galère à attribuer, et davantage encore en début d'année quand l'écriture est malhabile, je leur précise toujours :

- Pour commencer, vous mettez bien les prénoms sur la feuille que je vous donne.

Regard espiègle :
- Mais... on met bien le nôtre, de prénom ?

 

9 septembre 2013

Après-midi

Première séance de piscine cet aprèm.
Épique... (nan Mistinguette, n'anticipe pas, je ne suis pas tombée dans l'eau) (je te sens déçue, là... ? :)

14h45 - Nous sommes censés partir de l'école, le car est commandé pour 14h40, par précaution... nous sommes habitués aux surprises !

14h55, aucun car à l'horizon. Nous n'avons plus le droit d'appeler la compagnie nous-même, ma collègue appelle la mairie qui appelle la compagnie (quand on peut faire simple, hein...) Le car a un souci technique, ils essayent de contacter un autre chauffeur. OK... au moins cette fois ils ne nous ont pas oubliés ! Sur le trottoir, les élèves s'impatientent, s'agitent et s'inquiètent.

15h, en théorie, sur le papier, nous sommes censés entrer dans les vestiaires. Sauf que... nous sommes toujours à l'école. Le car finit par arriver 15 minutes plus tard, et nous dépose à la piscine à 15h30 alors que nous devrions être dans l'eau depuis 1/4h... youhou !
Tous les vestiaires sont pleins, il y a une bonne centaine de paires de chaussures dans le hall... Je pars à la recherche du conseiller péda de sport qui doit chaperonner tout ça, première séance oblige. Il s'excuse, parle d'un petit cafouillage de début d'année, me trouve 2 vestiaires côte à côte dans lesquels il y a déjà des CM, "voilà, là tu mets tes garçons ici, et à côté tes filles." OK ! 

15h40 tout le monde a fait fissa pour se changer, nous sommes à l'eau pour passer les tests d'évaluation afin de constituer des groupes plus ou moins homogènes pour la suite. La classe d'à côté a terminé ses tests, les enfants s'ébatent très bruyamment et font un concours de tapages de frites sur la surface de l'eau, il est super difficile pour MES élèves d'entendre MA voix, grand merci la collègue que je ne connais pas et qui tourne le dos à sa classe pour papoter... laquelle se mélange allègrement à la mienne. Mais moi, je n'ai pas terminé les tests !!! Help !!

16h, coup de sifflet, tout le monde hors de l'eau ! Déjà ??? bah oui, c'était court, forcément, on a manqué les 25 premières minutes... Douche rapide, enfin, il faut déjà attendre que l'autre classe y passe, normal, puis retour aux vestiaires.. fermés à clé. Heu ???
Dans celui des filles il y a des garçons de l'autre école qui s'habillent, et vice-versa... Rhhhaaaaaaa ! Le conseiller péda s'est trompé en attribuant les vestiaires. Le pire c'est qu'il y avait bien des CM garçons dans le nôtre quand nous sommes arrivés, donc à quel moment s'est-il planté... mystère !
Impossible de faire entrer mes élèves dans leurs vestiaires respectifs, forcément. Voilà mes loulous grelottants dans le couloir en attendant que chacun des élèves de l'autre classe ait enfilé au moins un slip...

16h15, mais ces demoiselles traînent, alors zut quoi, je fais le forcing pour faire entrer mes petits gars qui sont en train de devenir violacés. Nous devrions être en train de monter dans le car pour le retour, il faut bien 15 minutes pour retourner à l'école. Je tiens de grandes serviettes tendues pour cacher leurs petits derrières blancs...

16h25 - Ma collègue de grande section arrive en courant, le chauffeur s'impatiente, bah oui mais se rhabiller après la piscine quand on a 6 ans, des filles qu'on ne connaît pas qui s'habillent à côté et qui gloussent, ben désolée mais ça ne se fait pas en 5 minutes non plus ! et je presse tout le monde, et je ramasse ce qui traîne, et j'aide Lulu à enfiler ses chaussettes, et je défais le double-noeud des chaussures de Lélé, et je fais entrer la serviette de Lolo en boule dans son sac trop petit... Nous arrivons sur le parking au pas de course, Lili attache son pantalon en courant, le chauffeur me fait les gros yeux "J'ai une autre course à faire, moi, j'ai pas que vous !" ! Bah désolée monsieur, incident de vestiaire indépendant de ma volonté (et qui de surcroît ne serait peut-être pas arrivé si nous étions arrivés à l'heure... avec votre compagnie !!!)

Debout dans le car, je redistribue tout ce qui traînait dans les vestiaires, ouf chaque habit retrouve un propriétaire, le chauffeur fonce et je manque de me casser la binette plusieurs fois sérieusement... mon genou n'apprécie guère...
Il fonce (le chauffeur, pas mon genou !) tellement qu'il est amené à piler net à 20 cm derrière une voiture... Sacré coup de frein ! Heureusement que tout le monde était bien attaché et que moi-même j'étais à nouveau assise ! La maman qui m'accompagne explose de rire "Bah voilà, ne manquait plus qu'un accident !" Ah ça...

Retour à l'école avec 15 minutes de retard, les seuls parents qui restent au portail sont ceux de ma classe, en descendant du car tout le monde est survolté...

Pfiouuu !

Vivement lundi prochain, qu'on parte à l'heure !! (enfin, vivement pas trop vite non plus, hein)
Chuis... un tout petit peu fatiguée, ce soir...

8 septembre 2013

Matinée

Chat qui a un gros abcès sur le côté de la queue --> véto

Véto qui nettoie l'abcès et donne une semaine d'antibios, matin et soir (youhou !), tout en me souhaitant bon courage...

Administration des comprimés qui ne se passe pas si mal que ça, ouf, et même de mieux en mieux au fil des jours (plus que demain) (il est bien gentil et docile ce zouzou)

Antibios qui donnent la diarrhée à mon zéphouille... :-(

Nettoyage quotidien à grande eau de la litière, du coup

Verser la litière souillée à travers l'anse du sac poubelle...

Pelle et balai, recommencer l'opération DANS le sac poubelle cette fois

Quitte à descendre au local à poubelles, en profiter pour vider celles des autres pièces, 

Prise de conscience soudaine : tel la petite poucette, armée de mon sac-poubelle, je sème mon chemin à travers tout l'appart... litière et coton-tiges... huuum ! Quelle solidité ces sacs !

Bon ok, grand ménage ce dimanche matin, donc.
Nan, c'était pas prévu, hé, on est dimanche hein !
Youpi !

 

22 juin 2013

Oniros-bis

Vévé, encore et toujours lui, semble avoir une vie nocturne fort riche(Et agitée.)
Ou du moins, il fait partie de ceux qui ont la chance de se souvenir de leurs rêves...

- Tu sais maîtresse ce que j'ai rêvé cette nuit ? J'étais avec mon copain, je sais plus comment il s'appelle, enfin si c'était Rara, et pis maman elle me demandait d'aller chercher du pain à la boulangerie, alors avec Rara on a pris la voiture, ouais la voiture ! Et pis on est descendus mais on n'a pas pu s'arrêter en bas de la rue alors badabouuuum ! on est tombés, gros accident et pis maman elle arrivait en courant, mais tu sais c'était une espèce de grosse voiture gonflable en fait (oui, j'écris de la façon dont Vévé raconte ! ^^), mais je crois pas qu'au début c'était une voiture gonflable, mais là oui c'était une voiture gonflable, enfin quand même c'était bizarre, et pis tu sais maîtresse en fait maman avant elle m'avait dit de pas descendre la rue mais bon on l'avait fait quand même, alors maman elle a vu que j'avais descendu la rue alors elle m'a dit comme ça : "Bon ben tu connais la suite, tu vas être puni..." (Mimique fataliste) Mais avec Rara quand même on rigolait bien, et pis aussi du coup, tu sais, et ben du coup on n'avait pas de pain !!

Et bé dis donc... ^^

- Quelle aventure ! Mais donc en fait, même dans tes rêves tu désobéis à tes parents...?

- Mais, maîtresse !! Quand même c'est pas de ma faute ! C'est le marchand de sable !

Quel coquin, ce marchand de sable...
:D

(Vévé, Vévé, Vévé...)

17 décembre 2013

Jouvence

Toto, CP : 

- Mais maîtresse, t'as quel âge, toi ?

- Enfin Toto, ce n'est pas une question que l'on pose à une dame !

Moue enjôleuse :
- Mais quand même, dis, t'as quel âge...?

- J'ai 23 ans (mouhahahaha)(bah quoi ?!! je réponds ce que je veux d'abord ! ^^)

Toto ouvre de grands yeux, fait la moue...

- Ah ben dis donc, je pensais que tu avais beaucoup moins !

...

À 6 ans tout frais ils ne situent déjà pas bien l'âge de leurs parents qui leur semblent vieux de toutes façons (ceux de Toto ont à peu près mon âge.) Alors celui de la maîtresse...

J'adôôôôôôôre mes CP !

(ça veut dire que je peux encore mettre des tee-shirts à paillettes, n'est-ce pas ma zinecou ?)

11 décembre 2013

Il ne faut pas - 21 (waouh, ça faisait longtemps hein ? ^^)

Donc, quand tu baisses les rideaux des baies vitrées de ta classe parce qu'il y a trooop de soleil (on ne se plaint pas, ouh la la surtout pas ça fait du bien ce soleil, mais ça fait briller le tableau), et que pour une fois tu as même baissé le volet roulant de la porte d'entrée, en ayant bien vérifié à l'heure de la sortie que les loustics peuvent passer dessous sans dommages, 

il ne faut pas, oh non il ne faut pas...

... oublier que toi, tu es un petit peu plus grande qu'eux.
Ooooh, pas beaucoup certes, mais suffisamment pour être stoppée net par la violente rencontre volet roulant/front.

Et une grosse bosse avec empreinte de la poignée du volet sur le front de la maîtresse, une... 
(mais avec quelques paillettes paraît-il, bricolages pour le marché de noël obligent)(c'est classe ^^)

 

Pis tant que j'y suis, j'aurais une requête : Cher Père Noël, te reste-t-il une paire de mains en stock ? Avec une peau spéciale super solide qui résiste aux coupures, ça serait super coool...
Dimanche dernier, me suis enlevée une escalope d'index avec le couteau à pain.
Lundi, me suis coupée la paume avec une feuille d'exo.... appartenant à Vévé, comme de par z'hasard tiens !
Ce matin en emballant le cadeau d'anniv' de fillot 2, me suis plantée la lame dentelée toute neuve bien coupante du dévidoir de scotch dans le gras du majeur, puis cet aprèm en déballant la commande de fournitures de CollègueDirlo c'est le bord d'un carton qui m'a entaillée la base des doigts sur au moins 3 cm !

Pis alors va faire tenir un pansement dans la paume ! Faut que je renouvelle mon stock d'ailleurs... 
Donnez-moi des mains qui fonctionnent !!!!

(Demain je dois utiliser le massicot. J'ai peur.)

14 novembre 2012

Sondage

Aujourd'hui chères/chers lectrices/lecteurs, je vous mets à contribution.

Peu importe que vous soyez familier du milieu scolaire ou non, de près ou de loin, prof ou autre ou non, parent d'élève, ex ou futur ou non, ou rien à voir du tout, toutes vos idées m'intéressent.
Voilà ma question :

Quelle est, selon vous, la matière la plus "périlleuse" dans l'emploi du temps de l'école primaire ? (côté enseignant j'entends) (parce que la/le maître-sse prend les risques pour ses élèves, c'est bien connu ^^)

Et surtout, pourquoi ? 
Donnez-moi une petite justification en quelques mots...

Je rends l'antenne, à vous les studios !

(et merci à mes soeur/frère/belle-soeur/cousine de ne pas vendre la mèche, mais libres à eux d'imaginer d'autres choses, avec la justification adéquate !!!) (là je vous fais particulièrement confiance... pouvez jouer ça avec 9 dés... ^^)

25 novembre 2012

Manucure

La semaine passée, mes ongles étaient (et sont toujours, d'ailleurs) turquoise brillant, tous de la même nuance, pas de dégradé cette fois. La semaine précédente violet, celle d'encore avant orange, oui je m'éclate avec les vernis depuis quelques mois j'avoue.

Séance d'écriture.
Je m'approche de Vévé et pointe sur son cahier quelques lettres bâclées tracées à la va-vite.

- Il faut que tu gommes, là, et que tu les refasse en t'appliquant, d'accord ?

Vévé écarquille les yeux en regardant ma main :

- Waouuuh maîtresse, il est trop beau ton vernis !

- Ah bon ? Il te plaît ?

- Oh oui !

Et pendant que je m'éloigne, il ajoute en soupirant : 

- Rhaaa, si j'étais pas un garçon, je pourrais en mettre du beau vernis bleu comme ça, hein ?!!

 

Je n'ai pas voulu rebondir, parce que la classe était bien concentrée, et que ce n'était vraiment pas le moment.

Mais, venant de Vévé, qui est d'ordinaire plutôt macho (oui oui, on peut être tendance macho à 6 ans même pas encore révolus, on sent bien le discours de papa à la maison dans les réactions de l'enfant), cette réflexion qui venait du fond du coeur était plutôt inattendue.

Surtout pas de couleur rose sur ses dessins, c'est pour les filles, les cheveux longs c'est pour les filles, surtout pas pleurer comme une fille quand il se fait mal, et même c'est pas grave si son blouson est par terre parce qu'il y a bien une fille qui le ramassera, et ce n'est pas aux petits garçons de nettoyer les gobelets... oO ! Voilà ce que je peux entendre cette année, et qui m'amène à provoquer moults débats et réflexions sur le sujet.

Qu'il trouve mon vernis joli c'est une chose. Qu'il ait envie, lui, Vévé, d'en porter, ça j'avoue que je m'y attendais pas. Pas lui.
Le fantaisiste Toto l'an dernier oui, ça ne m'aurait pas du tout surpris. Mais alors Vévé...?!

Entendons nous bien : je suis amusée, pas choquée, bien au contraire.
Je suis tout à fait pour que chaque personne puisse porter ce dont il/elle a envie (dans la limite du décent, on est d'accord.) Qu'on puisse avoir envie d'avoir les cheveux violets à pois, porter une casquette avec des oreilles tombantes de cocker, ou de se faire des trous dans le crâne pour y visser des trucs, que chacun soit libre, homme, femme, fille, garçon, jeune ou moins jeune (là je pense à ma môman, qui voudrait bien essayer du vernis bariolé mais quand même non, elle ne peut pas, elle n'a plus l'âge, ça ne fait pas ! Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche, que "ça se fasse" ou pas ? si ça lui fait plaisir ?!!), ou même plus jeune du tout.
De la fantaisie ! De la liberté ! Même si ça ne plaît pas au voisin. Libre de décider soi-même, pour soi-même. 

Alors que Vévé replongeait dans sa page d'écriture, je me suis demandée si j'avais déjà vu des hommes avec les ongles peinturlurés... Les boucles d'oreilles, les bijoux en général, les bandeaux dans les cheveux, les jupettes, de nos jours ça se voit sur ces messieurs. 

Mais le vernis coloré ? Jamais vu. En tout cas dans les rues de ma petite ville (merci Yann pour le lien !)

Pourquoi pas, si ça fait plaisir à Vévé ! Au contraire, il a ses propres goûts, ses propres envie, ouééé !
\o/

(mais à mon avis ça ne va pas trop plaire à son papa...)

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