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Nan mais je rêve... !
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3 septembre 2009

Done

Voilà voilà, c'est fait, que dire...?

Que heureusement que j'ai un chat, tiens, par exemple !
J'avais réglé le réveil sur 6H40, j'ai mis du temps à m'endormir mais finalement j'ai bien dormi, j'ai fait un rêve super très bizarre mais qui n'avait absolument rien à voir avec l'école, et puis Zéphyr s'est mis à sauter partout sur le lit -et donc sur moi aussi- , quand il joue avec son élastique il est tout fou. J'ai pris conscience qu'il faisait jour, et que donc je n'avais plus qu'à attendre tranquilou que le réveil sonne... sauf que j'avais beau attendre, il ne sonnait pas. J'ai fini par regarder l'heure... 7H30 !!!
WOUFFFF.
Debout tout le monde, merci mon zouzouille !!!

J'ai repassé ma robe -bah non, je ne l'avais finalement pas fait hier soir tu penses bien- avant de me rendre compte qu'il était juste impossible de ne pas mettre de manches aujourd'hui, et pis la rentrée sous la pluie c'est nul !!!!!
Je n'étais pas à la bourre de toutes façons, j'avais prévu large.
Mais quand même, une panne de réveil le matin de la rentrée... hem hem hem. En fait j'avais bien changé l'heure de sonnerie, j'avais juste oublié de valider mon changement...

La rentrée, donc.
Pluie. Qui s'est un peu arrêtée quand on a ouvert les portes à 8h50, remplacée par de grosses rafales de vent... super !
Du coup on ne s'est pas éternisés dans la cour, coucou/au revoir aux parents et hop, tout le monde en classe.

Je compte mes têtes... bah dis donc, il en manque une !
Re-bah dis donc, c'est mon Zézé qui n'est pas là !!!??? ça commence bien... Il arrivait souvent 5-10 minutes à la bourre l'an passé, j'avais dû lui faire des remarques, lui demander de dire à maman qu'il faudrait absolument décoller 10 minutes plus tôt le matin...

9h30, toujours pas de Zézé. Quand même, ce n'est pas normal. A-t-il déménagé ? Est-il malade ? Il faudra que je téléphone à la récré.

9h40, on toque discrètement à la porte... j'ouvre à la maman de Zézé, au bord des larmes.
- Chuis désolée, vraiment désolée, je vous prie de m'excuser, oh la la, vraiment, le réveil n'a pas sonné (ah tiens donc ça alors ???), je me suis réveillée en sursaut à 9h10, on a fait le plus vite possible, on n'a pas déjeûné, vraiment je vous prie de m'excuser, je suis tellement désolée, ..., je ne pensais pas que ça pouvait arriver, le jour de la rentrée en plus, oh lalala je sais pas quoi dire, excusez-moi, excusez-moi...

Vraiment dans tous ses états cette maman. J'ai tenté de la rassurer, dire que ça n'était pas grave, mais je ne crois pas y être parvenue, et Zézé est parti s'installer à la seule place qui restait libre.
Le pire c'est que je n'avais même pas un gâteau pour ce pauvre Zézé à peine sorti du lit.

Ma classe ?
Bonne première impression, souriants, motivés, des nouveaux pas trop coincés ou qui en tout cas ne l'ont pas montré, qui ont bien participé, sympa. (Mais pas d'enfant-fantôme.)

J'avais par contre complètement oublié qu'à la rentrée, les nouveaux CP tracent des lettres de 2 cm de haut, en vague, absolument pas sur les lignes du cahier... Tous les ans je me fais avoir, tous les ans je suis surprise !

Une petite brève de classe, pour terminer ?
Comme il restait 10 minutes avant la sortie, je leur propose un jeu de vocabulaire. Tout le monde se met debout derrière sa chaise, et tour à tour chacun doit énoncer un nom d'animal. Celui qui ne trouve rien, ou qui répète un nom qui a déjà été donné, a perdu et doit s'asseoir. Le vainqueur est bien sûr celui qui reste debout le dernier.
Il ne restait plus que 4 enfants debouts, et qui bien sûr peinaient à trouver de nouveaux animaux, quelle pression !
L'une propose "un requin blanc". Ok.
Le suivant enchaîne : "un requin-scie ?" Ok.
La 3ème se gratte la tête, et soudain une illumination : "requin-marteau !" Ok !
Alors Titi, mon petit nouveau, tente : "Le requin-clou" ?
Euuuh... perdu ?
:-D

En recherchant sur la toile si vraiment ce requin n'existe vraiment pas, (on ne sait jamais !!!), je viens de tomber sur une liste impressionnante de noms de requins , avec des noms très... très, quoi !

J'aime beaucoup le "requin-carpette à moustache". ça c'est un nom !!! 

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22 avril 2009

Vrac

Rentrée faite et bien faite, tous présents et reposés, ouf,
évals TERMINéES, yihaaaaa,
donc évals à corriger (arggggh)
et, forcément, bulletins à remplir, ouééééé.
Lundi en quittant l'école vers 18h, me suis cassée la binette de tout mon long dans la cour, genoux couronnés et paumes écorchées, la honte... youpi (j'ai super mal aux bras, le contre-coup j'imagine, quand je me suis retenue pour l'atterrissage...) Je ne sais pas bien ce qui s'est passé vraiment, je crois que je me suis tordu la cheville et emportée par mon élan, je n'ai pas pu rétablir l'équilibre, badaboum, comme une crêpe. Seule la dame qui fait le ménage est venue à mon secours, elle a bien entendu quelqu'un tomber mais avec un bruit de clés (je les avais à la main) ce qui lui a mis la puce à l'oreille, que donc ça ne pouvait pas être un gamin. Les enfants à la garderie, qui faisaient un grand jeu dans la cour, ne m'ont même pas calculée. Juste Zézé qui m'a vu affalée par terre, "Ouaaah maîtresse elle est tombée !" et pis c'est tout. (pour la sollicitude, on repassera :-) (Quand même, je trouve que je tombe beaucoup cette année...)
Mais surtout, depuis lundi soir, je suis... balade, plusieurs aiguilles à tricoter enfilées d'une oreille à l'autre juste sous le menton, là, une nuit abominable, mal mal mal mardi toute la journée, j'ai ressorti tout l'attirail de février, cachets, sirop, collutoire, c'est pas la forme quoi. Vive les pharyngites. Pourtant je n'ai pas crié, ce qui est cool avec cette classe-là c'est qu'il n'y a jamais besoin d'élever la voix. Mais même sans crier, parler de façon à être entendue par le dernier rang tout au fond demande de monter le son, obligé. Et après 15 jours de repos pour la voix... ça plus ce méchant vent pendant les récrés, je crois bien que... voilà quoi.
Ce matin j'ai un peu moins mal à la gorge mais impossible de respirer par le nez, les sinus en folie, dans le coltar quoi, super. Mais la bouche ouverte ! Je vais zapper la chorale ce soir, c'est sûr.
Alors pour les corrections que j'aurais dû commencer ce matin, hé bé... spa gagné, hein. Là je crois que je vais aller faire une sieste...
J'étais persuadée d'être malade pour les vacances, et puis finalement pas du tout.

Tomber malade à la rentrée, je ne m'y attendais pas à celle-là... (je m'étonnerai moi-même toujours !)
(Surtout ne pas recontaminer mes ex-malades !!!)

27 janvier 2010

Gaz micmac - Ça vous manquait, heiiiiin ?

C'est en allant lire les déboires téléphoniques d'un sympathique infirmier avec un opérateur de couleur, c'est làààà, que je me suis souvenue que j'étais toujours en attente du remboursement des frais de remise en service qui n'auraient jamais dû m'être facturés vu que c'était LEUR bourde. Je suis déjà allée vérifié côté relevé bancaire, c'eut été idiot de réclamer si par "miracle" le virement avait été fait ce dernier mois. Que nenni, évidemment.
Donc, je rappelle mon cheeeeer -téléphoniquement parlant- "ami gdf".
De ma plus belle voix rauque*.

1ère surprise, le message d'attente a changé -mais pas l'horripilante musique par contre-, maintenant on ne tape plus le département mais le numéro de compte-client. Waouh, j'ai failli me tromper, quand on appelle souvent on a ses habitudes, il ne faut pas nous perturber comme ça allons ! :-D
La conseillère au bout du fil ne me demande plus non plus de décliner mon identité, adresse, numéros de fixe et de mobile, âge, poids, taille, couleur des yeux, et CV, pour être sûre que c'est bien moi, nan, elle demande juste si je suis bien moi. Euuuh, oui, je suis moi, ça tombe bien.
Je lui résume la situation dans les grosses grosses lignes et lui rappelle ce que j'attends, et pourquoi.
Ah oui oui me dit-elle, après avoir consulté le dossier, effectivement, je m'occupe immédiatement du remboursement, il va vous être viré sous 10 jours.
J'ose demander pourquoi, alors que les personnes à qui j'ai parlé moultes fois avant m'avaient dit la même chose, rien n'avait encore été fait...?
Elle me répond qu'en fait toutes ne sont pas habilitées à le faire.
???
2ème surprise !
Donc à quoi servent-ils, ces "gens", juste à répondre au téléphone ? -et se faire incendier, sans aucun doute-, mais ils ne font absolument pas avancer le schmilblick ? Remarque, ça ressemble bien à ce que j'ai vécu... sur tous les coups de fil passés depuis plus de 6 mois, j'ai dû parler 2 personnes "habilitées", en fait ! Hum hum, ça explique bien des choses...
Euhhh, mais... vous, vous êtes habilitée ?
Elle me rassure, et m'assure qu'elle s'en occupe de suite. Et même que je vais recevoir un courrier papier pour me le confirmer.
Ah ah.
Ben j'attends, alors...

...

* Ah ouais en fait je ne vous ai pas dit, j'ai revu ma toubib hier soir, elle envisage de faire des cartes de fidélité...
Bon pharyngite c'était déjà fait à l'automne,
Infection pulmonaire en décembre,
voyons voyons, pour janvier...?
Tiercé gagnant ! bronchite, laryngite ET trachéite, bah attends, faut faire les choses bien ou pas du tout !
Je crois qu'il ne manquera plus que l'otite pour cette année mais bon, honnêtement si je pouvais éviter... nan nan, les oreilles ça ne me tente pas du tout, vraiment.
Elle m'a conseillé de bien me reposer aujourd'hui, et que si demain matin j'ai toujours de la fièvre je l'appelle et elle m'arrête. On verra, on verra... je me connais...

Sur ce, je m'en vais m'hydrater les narines avec un stick à lèvre, il paraît d'après MaSoeur que c'est très efficace en cas de mouchages répétés. Test, donc !

24 mai 2009

Sésame

Lolo (encore lui...) a changé de place.
Avant il était au fond et contre le mur, maintenant il est au 3ème rang, et entre 2 filles. Sa voisine de gauche est, elle, coincée contre le mur et quand elle veut se déplacer elle doit se glisser derrière Lolo. Lequel fait bien exprès de reculer sa chaise pour qu'elle ne puisse pas passer, alors Nana insiste gentiment genre :

- Alleeeeez, faut que j'aille au bureau, laisse-moi passer !
- Mot de passe !
- Quel mot de passe ? S'il-te-plaît ? S'il-te-plaît Lolo, laisse-moi passer.
- Nan, c'est pas ça.
- Mais alleeeez !
- Mot de passe !
- Mais j'en sais rien moi ! Abracadabra ?
- Nan.
- Pffff Lolo, t'es pas marrant.
- Ah ben voilà, c'est ça le mot de passe.

Et le loustic, avec un grand sourire, avance sa chaise pour qu'elle puisse passer derrière lui.
Nana me lance un coup d'oeil d'un air à la fois incrédule, amusé, et dépité par l'humour de son voisin.
- Quoi, c'est Lolo t'es pas marrant, ton mot de passe ? Ah ben dis donc !

Surréaliste, la scène !
Et ça a continué toute la journée, à chaque fois que Nana a voulu se déplacer... sauf que comme elle connaissait maintenant le mot de passe, à coup de "Lolo t'es pas marrant", ça allait bien plus vite !
Moi, j'étais prête à dégainer mon regard n°8 (au moins !) au cas où le petit jeu ait pris davantage d'ampleur, mais non, pas besoin.

Alors quand à 16h30 ils étaient harnachés, prêts à s'envoler, massés contre la sortie, attendant mon feu vert, mais que Lolo (toujours lui !) me bloquait (involontairement) l'accès à la porte de la classe, je l'ai regardé droit dans les yeux:
- "Lolo, t'es pas marrant."

Il m'a fait un immense sourire, empli de coquinerie, et s'est effacé pour me laisser passer...

24 juin 2009

Mais euuuuh !

Dernière séance de l'année sur les saisons, en ce moment l'été, forcément.
La météo l'été, la nature pendant l'été, les activités des hommes pendant l'été, et enfin, les fêtes. Nous avons parlé de la fête de la musique, et maintenant, la fête nationale . Je fais un rapide topo sur la révolution française, juste les grandes lignes pour qu'ils sachent pourquoi le 14 juillet, que ça s'est passé il y a bien longtemps, en 1789. Ils sont captivés, vivement qu'ils fassent vraiment de l'histoire, l'an prochain.

Lulu1 lève le doigt :
- Mais maîtresse, t'étais déjà née ?

o_O

( c'est la nouvelle unité de mesure de la classe, ça, est-ce j'étais née, est-ce que leurs parents/grands-parents étaient nés... ?)

- Mais enfin Lulu1, j'ai dit en 1789, il y a plus de 200 ans, tu te rends compte ?
- Ben euh, t'étais toute petite alors ?

Aaaarrggghhhhh.
Merci bien, hein !

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2 juin 2009

Opération Fête des Mères - 1

Nous (enfin, eux surtout) doivent chercher des phrases gentilles pour leur maman. J'ai récupéré des petits pots, nous (naaan, ils !) les taperonst sur l'ordi, et on mettra les jolies phrases dans le petit pot avec une jolie étiquette "Confiture de mots doux".

J'attends donc des
" Tu es la plus belle des mamans",
" Tu es gentille comme un dauphin/chaton" (ah bah ouais, hein, ça m'étonnerait même pas !)
" Tu sens bon comme les roses/violettes/lilas"
" J'aime bien me promener/jouer/chanter/rire avec toi"
" Tu es brillante comme les étoiles/un diamant/le soleil"
" Tu es douce comme une plume/la laine/un poussin"
" Je t'aime plus haut qu'une montagne"

enfin ce genre, quoi, 6-7 ans, et je sais très bien que j'aurai des trucs zarb' qui me feront rire et que je devrai filtrer, leur faire comprendre, avec tact, que ça n'est guère un compliment.

J'ai donc eu, entre autres, un
"Tu sens bon comme les pissenlits" (véridique !),
ainsi que
"j'aime bien quand ta peau est brillante" (o_O  ???) (y'a des crèmes pour ça, hein !) ,
et un énigmatique "Je t'aime comme un cheval".

Lélette a écrit : "Maman, tu es belle comme un hibou."
Euuuuh, les goûts les couleurs, c'est subjectif, certes, mais quand je pense que cette maman travaille exclusivement de nuit pour pouvoir s'occuper de ses loustics la journée... huhuhu ! (hou hou hou !)
- Tu n'as pas autre chose ?
Elle réfléchit.
- "Maman, tu es jolie comme un hérisson ?"
- Euuuuh... d'accord c'est mignon un hérisson, mais bon, si tu dis ça à ta maman, elle va croire qu'elle pique !

Rires dans la classe. Mais Lélette ne se laisse pas démonter :
- Ben quoi, elle pique, maman, sur les jambes ! Et même plus que papa, des fois.

Vlaaaan.

Mouahahahahahahahahahaaaaa !

22 septembre 2009

"ça" se rapproche...

Début septembre, j'ai pris RV chez ma toubib pour que comme tous les ans, elle me fasse le certificat d'aptitude demandé par la piscine. De préférence un mercredi le RV... ok pour le 16 septembre, pfiouuu pile, parce que les inscriptions à la piscine c'était le 17.
J'apprends alors que môssieur l'Inspecteur nous colle une réunion pile le 16 au matin... arggh. Je rappelle le secrétariat médical, pas moyen de déplacer le RV pour avant le 17, elle me propose quand même de me faire le certif, que je passe le chercher, à condition que je promette de venir à un RV ultérieur, le mercredi 23 septembre par exemple. Okayyyy !
Demain matin donc, ça tombe bien dis donc, j'ai un reste de laryngite qui traîne.

Or ce matin, coup de fil... du cabinet médical. Qui me demande, si mon RV n'est pas trop pressé, si ça m'embête de le repousser un peu...? Et là elle m'explique, ils sont méga-débordés et ils essayent de dégager quelques créneaux pour les RV demandés en urgence ces jours-ci. Elle confirme : depuis une semaine, de nombreux cas de grippe dans la ville, le rythme des consultations qui explose*. Du coup elle me demande si nous avons des cas dans l'école -non-.

Re-Okayyyyyy.

Bien entendu j'ai accepté, RV repoussé au mercredi 7 octobre, mais je me pose quand même une question. D'ici là, soit une quinzaine de jours, la vague sera retombée ? ça me paraît rapide quand même... non ?
Ma foi...
Tous au lit !

...

* Et vu le rythme auquel elle tourne déjà en temps normal, ma pov'généraliste... Du coup, en raccrochant,  je lui ai souhaité bon courage !

30 juin 2009

Finito

Yiiiihaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Ayé, j'ai bouclé mes corrections aujourd'hui en milieu d'aprèm.
On regardait le dvd du spectacle de la fête des écoles -parce qu'après tout, tout le monde l'a vu ce spectacle, sauf ceux qui étaient sur scène et dans les coulisses !- que moi j'avais encore le stylo rouge à la main pour parapher les derniers cahiers.
Hier soir à minuit et demi, je corrigeais.
Ce matin à 7h30, idem.
Avant-hier soir, idem.
Dimanche tout l'après-midi, samedi pareil.
3 semaines que je ne fais quasi que ça, au milieu d'autres soucis/imprévus bouffeurs de temps que dès que j'ai le temps de vous résumer tout ça je vous explique l'imbroglio.
Toutes les fins d'années c'est la panique, mais franchement juin 2009 gagne le pompon haut la main. Je n'ai jamais accumulé autant de retard dans mes corrections, je crois, nan, jamais. Jamais à ce point-là.
Des nuits de 5 heures depuis une quinzaine de jours, ça ne me convient pas du tout. Je suis crevée. Et pas dodo demain matin, non non, le peintre débarque à 8h. Et encore, j'ai monnayé, il voulait venir à 7h30. Un mercredi matin. Nan mais je rêêêêve !

              M'EN FOUS, J'AI TOUT CORRIGE, ayéééééé !!!!

...

...

...

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...
(immense soupir de soulagement...)

Derniers parents reçus à 17h.
Les cases sont vides, les porte-manteaux aussi, tout est rentré dans les cartables, des enfants à la garderie m'ont aidée à décrocher les affichages (perchée tout tout tout en haut de l'escabeau brrrrr), paske quand même, "faut pas que les cp de l'an prochain voient les tableaux de sons avant de les avoir appris, quand même hein maîtresse."
Jeudi, méga quizz par équipes, jeux divers et bonbons.

Mais tsékoi ?

J'ai fini mes corrections, pfiouuuut, a pu le stylo rouge, hop hop hop, disparu !!!

8 juin 2009

Donc,

         j'ai interrogé mon p'tit monde ce matin, et...

- tous les pots ont été offerts entiers, dimanche, (ouuuuuuf...)
- la maman de Nana a dit "WAOUH !" en lisant les petites phrases,
- la maman de Lolo lui a demandé si c'était lui qui avait écrit (Lolo a une écriture calamiteuse...), il lui a répondu "oui, mais sur l'ordinateur !", (on a utilisé une police cursive)
- la maman de Bubu lui a demandé si c'était lui tout seul qui avait trouvé toutes les phrases, il a dit que "oui, mais que quand même la maîtresse a corrigé les fautes !" (ah ça oui, quand même, hein !)
- Lolotte a dû ouvrir elle-même le petit pot parce que sa maman n'y arrivait pas,
- la maman de Lili a eu droit à un p'tit déj' au lit,
- Roro et son papa ont voulu acheter un bouquet de fleurs dimanche matin mais en fait y en avait pas de jolies chez le marchand mais en fait c'était pas grave parce qu'au départ ils voulaient juste aller laver la voiture
(!!!)
- la maman de Lala avait oublié d'acheter un cadeau pour sa propre maman (quand on vous dit qu'on sait tout !!!)
- le grand frère de Lulu et celui de Lolo (qui ont quitté l'école l'an dernier et sont donc au collège maintenant) n'ont rien offert du tout à leur maman, "Tu te rends compte maîtresse, même pas un dessin ou un poème, pourtant quand même un dessin, tout le monde peut en faire un pour sa maman quand même hein !?"
- Je ne sais rien de la fête des mères de la maman de Zézé, il ne parle pas beaucoup en grand groupe (par contre il parle beaucoup à l'oreille de sa "Cassou" :-)
Je n'ai pas eu d'écho direct des mamans, surtout parce que je n'en ai pas vu, grosses averses toute la journée obligent, personne ne s'attarde au portail bien sûr.
(ce qui me rappelle l'année où je leur avais fait faire des colliers et bracelets en perles de rocailles, et toute la semaine suivante j'avais eu le retour façon service après-vente des colliers qui avaient cassé et qu'il fallait réparer... saleté de fil de mauvaise qualité)

Voilà voilà voilà ! C'était radio-fête-des-mères-2009, je rends l'antenne, à vous les studios !

20 novembre 2010

Miscellanée

* Après nous avoir fait bien peur, monté jusqu'à la 6ème place, puis sorti du top 10, puis le jury a viré les adresses de voteurs fraudeurs, tout a été remanié dans le classement (certains participants ont perdu 400 voix dans la vérification des votes !), le groupe Esquisse se classe finalement... 2ème !!!
Enorme MERCI à tous ceux qui, sur mon invitation, sont allés les soutenir. C'est génial pour eux !!!
Maintenant les choses sont entre les mains du jury professionnel qui va sélectionner 4 groupes parmi ceux arrivés les 10 premiers.

* Coïncidence : nous avons pris conscience, avec collègue2 et l'Avs, qu'en fait nous nous trouvions tous les 3 à Dijon la même année...  L'un en tant que maître en établissement spécialisé, moi en tant qu'étudiante en fac de psycho, et la 3ème en tant que... collégienne. C'est fou nan ? Et nous voilà tous les 3, à bosser ensemble, dans la même petite école, 20 ans plus tard, à 300 bornes de là-bas...
On en était à la stupéfaction de la découverte quand alors collègue2 s'adresse au stagiaire qui galère prend la classe de collègue1 en ce moment :
- Et toi, où étais-tu en 90 ?
- Ben.. j'avais 3 ans.
AAAArrrggghhhhhhhhhhhh, ça ça fiche un coup dans les dents, moi j'vous l'dis !

* Mini-concert avec la chorale dans 2 semaines, euh nan pas du tout en fait c'est dimanche prochain !!!, et la cheffe elle a dit "haut blanc et bas jean's", sauf que ça fait 6 mois que je suis très très serrée dans mon jean's, et que donc je ne le mets plus en attendant de pouvoir le reporter sans gêne, et il est absolument hors de question que j'en achète un exprès. AaAaAaAaAaAh... hahem.

* Internet est chronophage... ah si, ah si !

* Chuis grave à la bourre dans mes corrections... Euh, nan, ça c'est pas bien nouveau.

* Jeanne Cherhal en concert, c'était vach'ment super (mais un peu trop fort, quand même.)
Quelle pêche, quelle énergie, quelle voix !
Par contre je me demande si la longueur de ses jambes est homologuée...  :-)

* Jipé Nataf en concert, c'était super chouette aussi.
Quoique je me demande si la longueur de sa barbe est bien homologuée ! ^^

* En faisant des recherches pour voir si je pouvais vous mettre une petite vidéo de l'un ou de l'autre, je viens tout juste de découvrir que... Jeanne Cherhal et Jipé Nataf forment de temps à autres un duo cool appelé Red Legs, nan mais sans rire ???!
Je n'ai pas vu de concert depuis 1 an, j'en vois 2 en l'espace d'un mois, et il s'avère qu'en plus ces 2-là aiment travailler ensemble ??? Mais pourquoi on me dit jamais rien à moi ? Moi aussi je veux les entendre chanter ensemble en vrai ! Pourquoi c'est que les parisiens qui ont le droit de voir des associations d'artistes qui sortent des sentiers battus, hein, hein, hein ???

* Une mangue, bien mûre à point, c'est bon. Très bon. Mais je me demande si tous ces fils qui restent entre les dents quand tu râcles le noyau sont bien homologués...?

* Internet est VRAIMENT chronophage... *soupir...*

9 juillet 2009

Gaz micmac-3

Samedi 27 juin donc, courrier de gdf qui me confirme ma résiliation.

JE - N'AI - PAS - RÉSILIÉ !!!

Et c'est reparti pour les coups de fil interminables au n° 800-blablabla.
Tout réexpliquer depuis le début, cette fois c'est une voix masculine que j'ai à l'autre bout du fil. Quand j'arrive à la partie "Alors j'ai remis toute seule mon compteur en marche", il bondit :
- Aïe aïe aïe, on va avoir un problème, vous n'avez absolument pas le droit de déplomber un compteur, vous risquez 600 € d'amende, à partir du moment où vous avez l'avis de passage de gdf dans la boîte aux lettres vous informant de la coupure du réseau , et...
- Waow waow waow, je n'ai rien déplombé du tout !!! Il n'y avait pas de plomb, j'ai juste tourné la manette du robinet et appuyé sur un bouton, c'est tout. Et il n'y a jamais eu d'avis de passage dans ma boîte aux lettres, d'ailleurs, justement. Je n'ai jamais été avertie officiellement, paske mon voisin il est loin d'être officiel... enfin, jusqu'à ce courrier ce matin qui me confirme la résiliation de mon compte. JE N'AI JAMAIS RÉSILIÉ, ET JE NE COMPTE PAS DÉMÉNAGER POUR LE MOMENT. (non je ne crie pas, j'articule...)

Et le monsieur dit qu'il est rassuré si je n'ai rien déplombé, il cherche dans son ordi, me laisse tomber plusieurs fois avant de revenir me poser quelques questions, puis finalement me demande d'aller relever le numéro gravé sur mon compteur.
OK.
Je suis une fille organisée  (des fois...), je pense à prendre un papier et un crayon avant de descendre, et même mon tournevis pour pouvoir ouvrir le boîtier plastique, haha, trop fière de moi.
Je remonte et lui donne donc la loooongue série de chiffres, il me laisse à nouveau, j'ai même le temps d'aller lire des trucs rigolos sur bash.org, puis il revient m'expliquer le problème :

Apparemment, dans leurs fichiers, il apparaît que la famille R. emménage.. à ma place. Chez moi. (mais c'est bien trop petit !) J'explique au monsieur qu'on habite dans une impasse, moi à la porte J, et eux à la porte C, ce qui fait quand même 6 pas de portes entre nous, non, on est voisins d'accord mais on n'habite pas ensemble !
Il dit qu'il ne retrouve pas la trace des locataires précédant la famille R., est-ce que je connais leur nom ? Euuuuh non, ça ne me revient pas, c'était un couple bizarre, les flics sont intervenus plusieurs fois en pleine nuit parce qu'ils se disputaient et elle hurlait, et elle descendait dans la rue pour s'en prendre à la voiture à coup de casserole, oui elle était cinglée on peut le dire, souvent très imbibée, et lui n'était pas du genre sociable non plus.

Le monsieur me propose alors de m'énumérer la liste de tous les locataires qu'il a concernant notre impasse, que peut-être en entendant le nom ça me fera tilt ? D'accord.
non, pas lui c'est mon voisin du dessous,
non, lui c'est mon voisin en face,
non, lui il est à la porte B,
non, elle c'est ma voisine de palier,
non, lui c'est le vieux bonhomme sauvage du rez de chaussée,
ah non tiens ça c'est un nom que je ne connais pas du tout,
non plus, lui il est parti le mois dernier,
non, non, non plus...
Pas moyen. Introuvables. Ils ne sont pas dans leur fichier.

Bon. Tant pis.
Mais il a démêlé l'imbroglio, c'est mon numéro de compteur qui a été attribué au nouvel appart de cette famille, erreur humaine donc.
Et donc forcément, pour leur ouvrir un compte, fallait fermer le mien, logique hein.
Mééééé, je suis toujours là, moi !

Bref, maintenant qu'il sait ce qui s'est passé, il m'assure que tout va rentrer en ordre, réouverture de compte pour moi sans frais  (attends, j'espère bien !!!)
Il ajoute qu'il pense que ce que je consomme actuellement -soit le gaz pour une douche par jour depuis une semaine, ça va- sera facturé sur le compte de la famille R, puisque MON compteur est attribué à LEUR compte.
SUPER pour entamer de bonnes relations de voisinage... Heureusement qu'on s'est bien parlé depuis le début, avec cette dame !

Du coup je me demande :
- Et ce qu'ils consomment eux, à 2 adultes et une ado, c'est sur la facture de qui alors ?
- Bonne question...! me répond-t-il. (!!!) Soit sur le compte des anciens locataires mais je n'en ai vraiment aucune trace dans le fichier, soit de... personne.
WAOUH. Je trouve ça carrément hallucinant, mais bon.
De toutes façons il n'a pas accès aux dossiers de chaispluskoi pour tout rétablir dans chaque dossier parce qu'on est le we, mais dès lundi, mardi au plus tard, gdf nous recontactera, madame R. et moi-même pour confirmer que tout est rentré dans l'ordre et que les bons numéros de compteurs sont réattribués aux bons comptes-clients, avec les bonnes factures et leurs consommations respectives.
Oooookette.

On est samedi 27 juin midi, avancement des corrections : quasi nul. Mais un peu quand même !
J'attends 14h pour filer au centre-ville retrouver ma nouvelle voisine dans sa boutique, et lui expliquer le topo. De son côté, elle me raconte qu'elle a aussi des soucis avec le téléphone, il faut réouvrir la ligne parce qu'apparemment les anciens locataires n'avaient pas de fixe et pour ça il y a un délai de 1 mois, elle n'a pas fini de tout récurer parce que les placards, et l'appart en général, étaient dans un état de craditude déplorable, et l'antenne de télé ne fonctionne pas, ils captent juste une chaîne, et encore, avec beaucoup de stries. Certes la réception n'est pas terrible chez moi non plus, mais à part canal + je reçois tout, même si la 5 et la 6 sont loin d'être nettes.
Bah dis donc, Bienvenue dans l'impasse, madame ! :-D
Pourtant je vous assure qu'on y est plutôt bien, il n'y a pas de bruit alors qu'on est en plein centre-ville, on est peinards. Justement, ce silence le matin elle a du mal à s'y faire, me dit-elle... ^^

Samedi soir, soirée bowling avec les parents de l'Amicale Laïque, gros fous-rires avec une famille nouvellement arrivée du sud et qui s'attend à rencontrer un troupeau d'ours blancs bientôt tellement ils trouvent qu'il caille en auvergne.
Bon, je suis nulle au bowling mais on s'en serait douté, comme dans tout sport où il faut viser... Mais c'est rigolo. Et puis la femme de collègue1 est aussi douée que moi, ouf, je me sens moins seule ! Mais quand même, j'ai fait un strike, (pas exprès, hein !!!), un seul, pile au moment où les autres équipes avaient terminé leurs parties et venaient regarder la fin de la nôtre... Ouéééééé ! Nénette s'est empressée de raconter ça à toute la classe lors du Quoi d'neuf le lundi suivant, bien évidemment.

Dimanche 28, je... corrige, à l'école, les fichiers de maths c'est trop lourd à ramener à la maison.

Lundi 29 juin...

... la suite bientôt, promis, je suis en train de l'écrire, mais là je coupe sinon ça fait vraiment trop long !

7 juillet 2009

Gaz micmac-1

Lorsque je suis rentrée chez moi, tard, le vendredi 19 juin, mon voisin du dessous guettait mon arrivée pour m'annoncer que dans la matinée, un technicien gdf était venu me couper le gaz. Mon voisin -ne travaille pas, toujours chez lui, en quelque sorte le concierge de l'impasse, connait toujours tous les potins sur tout le monde- s'en était un peu étonné. Que le type lui avait assuré que j'avais résilié mon compte et que je déménageais. Ce que mon voisin trouvait assez surprenant, un peu, vu qu'on avait encore discuté ensemble la veille et que je n'avais rien dit... Tu m'étonnes !
Vendredi soir, largement plus de 19h, trop tard pour appeler gdf et m'insurger contre cette coupure inattendue.

Le samedi donc, je m'arme de mon téléphone et appelle, un n° en 800-etc bien sûr, explique mon cas, 1/2 h entre l'attente et la recherche dans ses fichiers, pour finalement me dire que effectivement rien n'indique que j'ai résilié... il y a donc eu erreur. Elle me demande 8 fois si je suis sûre que mon gaz est coupé parce qu'elle ne voit rien dans le dossier, ah ben oui hein, si je ne suis pas encore douchée, il y a bien une raison, et la gazinière ne répond pas non plus. Pis mon voisin est témoin. Ah. Elle me donne le n° d'une agence de dépannage dans ma ville censée venir me rétablir le gaz très vite, à condition que je sois chez moi dans les 3h qui suivent. On est samedi matin, ok je ne bouge pas.

J'appelle donc le n° local, ouf tout va rentrer dans l'ordre, j'explique mon cas. Je me fais très mal recevoir, "On est un service de dépannage d'urgence, pour les fuites de gaz, (ce que je comprends bien, madame) nous, on n'intervient pas comme ça aux caprices des clients !" "Caprice" ???!!! J'ai beau lui assurer que c'est gdf qui m'a donné leur n°, la bonne femme ne veut rien entendre, c'est pas à eux de faire ça. Et "de toutes façons, dans mon ordinateur c'est marqué que vous avez résilié, donc on ne peut rien faire".
MAIS JE N'AI PAS RéSILIé !!!!!
Elle finit par m'aboyer qu'elle ne pourra envoyer quelqu'un que si c'est gdf directement qui le leur demande.

SU-PER.

Pendant ce temps, par ma fenêtre ouverte, j'entends de l'agitation dans l'impasse, une nouvelle famille emménage apparemment, et la dame a l'air bien embêtée, elle avait rv avec le gars du gaz vendredi mais il n'est pas venu, donc ils n'ont pas de gaz ce we -bienvenue au club madame !-, pis en plus ils ne savent même pas où est leur compteur.

Je rappelle gdf, re-n° en 800-etc, re-attente, réexplications depuis le début parce que ce n'est pas la même dame qui me répond. J'ajoute qu'il y a une famille qui emménage en ce moment même et qui a des soucis de gaz aussi. La dame me dit qu'en fait il semblerait que j'ai le même numéro de compteur qu'une certaine mme R., non, je ne connais pas ce nom et ce n'est pas moi ça c'est sûr, apparemment il y a eu confusion.
Je lui résume aussi le coup de fil précédent avec l'agence locale et la façon dont ils m'ont envoyé paître. La dame est désolée, mais m'assure qu'elle ne peut absolument rien faire -ben tiens !!!- Parce que là on est samedi, elle n'a pas accès à je ne sais quels fichiers, bla bla bla. Elle ne peut vraiment pas appeler elle-même l'agence qui pourrait venir réactiver mon compteur, "ça ne marche comme ça", il va falloir attendre lundi matin, que moi je les rappelle, et qu'alors il y aura prise de rv avec un technicien qui viendra mais qu'il faudra que je sois là -et ça, ça veut dire pas avant mercredi, forcément, youpi- Mais que elle est bien désolée, elle ne peut absolument rien pour moi pour le moment et que je vais devoir me passer de gaz ce we. Je raccroche -poliment- mais dans un état d'énervement assez avancé...
AAAARRGGGHHHHH.
J'en ai pleuré de rage. La gazinière j'm'en fiche, je peux faire sans, le chauffage il y a longtemps que je l'ai éteint, mais la douche.... Je n'ai pas DU TOUT envie de prendre des douches froides pendant une semaine, d'autant moins que je n'y suis pour rien dans cette histoire, je n'ai jamais résilié mon compte bordel ! (oups sorry)

Je finis par me raisonner, après tout je ne vais pas fondre si je me douche à l'eau froide  (et même, si jamais ça me faisait fondre, j'en prendrais plus souvent !!!) D'ailleurs je me suis déjà douchée à l'eau froide pendant toute une semaine quand j'étais étudiante à Clermont, soit-disant que edf (cette fois-ci !) ne pouvait pas venir plus tôt mettre mon compte en service, une semaine à la bougie le soir, et toilette ultra-rapide, le rinçage des cheveux longs c'était l'horreur, ça coupe le souffle. J'ai survécu. Il y a des choses nettement plus graves dans la vie, et dans le monde, qu'une coupure de gaz de quelques jours, faut pas exagérer, relativise et cesse donc de te plaindre, espèce de petite privilégiée de la vie.
Bref. Je me passe un coup d'eau -froide- sur le visage, et je descends dans l'impasse faire la connaissance de cette nouvelle voisine, que je connais de vue finalement car elle tient une boutique en centre-ville dans laquelle je vais assez souvent parce qu'ils vont bien au delà de la taille 44, eux. D'ailleurs elle me reconnaît également.
Je lui demande tout de suite comment elle s'appelle, Mme R., ah ben ça alors, tiens donc...

On papote un moment, puis je remonte chez moi. J'ai super envie de prendre une douche froide, quand même, hahem... pourtant il faut absolument que je me lave les cheveux, surtout que ce soir c'est restau vietnamien et boîte. Je décide de redescendre regarder mon compteur, comment il est fait, tout ça. Je constate que je ne peux pas l'ouvrir à main nue, je reremonte. Je prends un tournevis, je reredescends. J'ouvre le boîtier, il y a là une manette, après tout, qu'est-ce que je risque... hahem... je la tourne. Je rereremonte vérifier, nan, la gazinière ne marche pas. Bon, je rereredescends (ma séance de sport du samedi matin...), j'observe, je détaille. Je referme puis rouvre la manette. Je rerereremonte vérifier. Nan, toujours pas. Tant pis, j'aurais essayé au moins. Je me dis qu'il doit y avoir autre chose que je n'ai pas vu, je rerereredescends, je réexamine. il y a un poussoir, là. J'appuie, rien ne s'enclenche, je rererereremonte vérifier...
ça marche !!!!!!

Je rererereredescends refermer le boîtier, entame une petite danse du "gaz est revenu" au milieu de l'impasse, puis rerererereremonte... me doucher. (Yiiihaaaa.) A l'eau tiède, parce qu'il fait trop lourd quand même pour l'eau chaude...   (ben quoi ?  :-D )
Mais OUF, quoi.

Enfin propre, j'ai préparé une feuille qui disait que :
"Ceci est le compteur de moi-même,
j'habite à la porte tant,
Je ne déménage pas et je n'ai pas résilié,
la famille R. habite à la porte tant."
Et je rerererereredescends scotcher le tout sur mon compteur. Ah mais.
Des fois qu'"ils" reviennent dans la semaine, on sait jamais, autant prendre ses précautions !

On est samedi 20 juin, il est midi, j'ai passé plus de 2 heures au téléphone avec un n° en 800 et le reste du temps dans les escaliers, et n'ai absolument pas touché à la pile de corrections pourtant censée diminuer nettement ce matin selon mon planning. Super.

...

Suite au prochain épisode... parce que ça n'est pas terminé, ouououh non, du tout...

9 juin 2009

ça déborde, ça coule...

La maîtresse a pleuré aujourd'hui. En classe, oui. Et devant ses élèves, oui oui... ça ne se fait pas, hein ?

C'est Vivi. La volubile, dynamique et souriante Vivi.
Elle a une vilaine tête depuis quelques jours, elle est triste, ailleurs, elle ne joue plus avec ses copines aux récrés, elle reste assise toute seule dans un coin, et même si moi je sais déjà pourquoi, je ne peux pas en discuter avec elle avant qu'elle-même ne m'en parle. Plusieurs fois depuis plusieurs jours je lui ai demandé si tout allait bien, mais elle me répond à chaque fois "oui oui" d'un air qui refuse toute investigation plus approfondie. Alors je n'insiste pas, quand elle sera prête elle viendra...

Et puis ce matin, elle s'est inscrite au "Quoi d'neuf ?", 'savez, c'est quand ils ont quelque chose à raconter à toute la classe, ils s'inscrivent sur la feuille planning-Quoi d'neuf et viennent au tableau en début de matinée, 3 par jour pas plus sinon on ne s'en sort pas.
Vivi était la seule à s'être inscrite au "Quoi d'neuf" d'ailleurs ce matin, ça arrive, parfois il y a bousculade et parfois il n'y a personne.

Elle est montée sur l'estrade, très droite, a fixé un point dans le vide, et a déclaré d'une seule traite :

- Et bah moi mes parents y s'aiment plus assez et y vont se séparer et pis je vais aller habiter avec maman et on va déménager en normandie (juste 600 bornes, quoi) et je vais changer d'école et je vous verrai plus. Et mon papa aussi il reste ici.

OUTCH.

Dans la classe, grand silence.
Brisé par ce balourd de Baba, "Hééé, Vivi, on dirait qu'elle pleure !!!!", lequel a reçu un gros coup de coude de sa voisine, "Evidemment qu'elle pleure, tu te rends compte ?", puis s'est fait percuter de plein fouet par mon regard. Noir, le regard, très noir.

La voir comme ça sur l'estrade la pitchoune, la tête haute, le regard droit sur le mur du fond, le menton tremblotant et les yeux remplis de larmes.
Toute petite du haut de ses presque 7 ans.
Courageuse.
Bah bien sûr les larmes sont montées chez moi aussi, pas pu empêcher ça...
Me suis levée pour aller au bureau, ne regarder personne en attendant que l'émotion redescende, me suis arrêtée à côté de Vivi et lui ai fait un gros bisou, puis j'ai farfouillé dans mes papiers sur le bureau en tournant le dos à la classe, des fois que l'eau s'évapore hop d'un coup d'un seul,... Tu parles. "Assume ! et respire !", me suis-je dit. Vite, essuyer discrètement du bout du doigt derrière les lunettes  (pour une fois que je les portais !) ce qui commence à déborder, mouaich, raaaah v'là qu'ça coule sur les côtés, de toutes façons tu as été vue. Hop, on tamponne, on se mouche, on se retourne et on sourit.
Après tout, une maîtresse a le droit d'être touchée par la tristesse de ses loulous aussi, nan ? (pfiouuu !)

"Bon allez, on se met au boulot ! Lala, distribue les cahiers verts des CE1 s'il te plaît, vous écrivez la date, et Zézé tu donnes les cahiers bleus, les CP vous commencez par l'écriture, aujourd'hui c'est le E majuscule. Allez hop hop hop !"

Plus tard dans la journée on en a reparlé, en petit comité. Je lui ai dit que si elle voulait écrire à la classe l'an prochain, nous lui répondrons avec plaisir. Qu'elle va nous manquer, mais que gentille et dynamique comme elle est, sa future maîtresse sera forcément contente d'avoir une nouvelle élève comme elle (ah ça par contre, moi je perds un moteur, c'est sûr !)  Elle m'a expliqué qu'au début, elle va habiter chez ses grands-parents. Et qu'en fait, dès que papa aura trouvé un nouveau travail là-haut, il les rejoindra pour habiter pas trop loin d'elle et de sa petite soeur.
Elle a retrouvé le sourire en me racontant ce qu'elle avait fait chez ses grands-parents cet été, et qu'ils ont des chevaux, et une tortue, et...

...

Que va-t-il se dire dans les maisons ce soir ? "Et ben la maîtresse, ce matin elle a pleuré" ?

Ben ouais.
(ça, pour une première...)

3 juin 2009

Opération Fête des Mères - 2

"Maman, tu es jolie comme un teckel à poils ras."

Là, j'avoue... j'ai eu un instant de blanc, avant de réprimer un hoquet, ravaler mon rire et expliquer, calmement, que bon, non, ça on ne va pas le mettre dans les phrases pour maman...

Je vous aurais bien mis une photo, aussi, mais en fait, nan.
Pas envie.
Suffit de taper "teckel à poil ras" dans votre ami gougueul images, hein !

1 juillet 2009

Bonne soirée à vous !

Je suis fa-ti-guée.

Crevée.

Moulue.

Naze.

Cuite.

Kaput.

Ereintée.

Ce ne sont plus des cernes que j'ai, mais des paquebots. A plusieurs étages.

Je dégouline, de chaleur et de fatigue, autant extérieurement qu'intérieurement.

Donc, LOGIQUE, je vais au ciné ce soir.
Une veille d'école, oui oui oui.
Là normalement, ceux qui me connaissent en vrai se disent "Ouuuuuh lalala, effectivement, y'a un truc..."
Ha ha, comment chuis trop une rebelle moi en fait !

Mouahahahahahahahahhahahahaaaaaa !

Nan mais j'ai fait une sieste cet aprèm, hein, pis c'est la séance de 20h3O donc 22h30 max chuis chez moi.
Pis je fais keske je veux, d'abord !
Demain j'amène bonbons et jus de fruits à l'école, héhéhé.

Bon, en fait je viens juste de réaliser que c'est la dernière séance pour ce film que je voulais voir depuis plusieurs semaines donc c'est maintenant où jamais. En fait y'a demain soir aussi, mais demain soir c'est bouffe avec les collègues, ayé ma terrine de chèvre est prête, elle fige (Titane, je t'envoie la recette très bientôt, promis !!!)
Je file, @ + !

...

edit de 22h34 : bon, bé j'ai bien fait, le film "Tellement proches" est super. J'ai bien ri, j'ai versé ma petite larme à la fin ( ça devient dramatique cette manie de couler des yeux pour tout et n'importe quoi !!!)  C'est exagéré (quoique... ?!) et bien drôle, mention spéciale aux acteurs, tout particulièrement Vincent Elbaz.
Et comme le dit Dorémi, il faisait super bon dans la salle, pas trop froid paske des fois avec la clim, c'est trop, mais pas là. Et dehors à c't'heure, il fait très agréablement doux, enfin.

Bon, cette fois je vais au lit, oui, d'accord ! (ah non attends j'ai pas encore fait ma partie quotidienne de Questions pour un Champion, hé)

13 mai 2009

♫ Hey ! Teacher !

Leave those kids alone...! ♪ ♫ (toum-toum-toum-touloutouloum toudoum) ♫

Voilà ce que diffusaient les hauts-parleurs dans les vestiaires lors de la séance de piscine jeudi dernier.
Je chantonne tout en m'escrimant avec l'enfilage des bonnets de bain, les gars ça va vite mais mes filles ont toutes les cheveux soit bien longs et les chignons, les nattes, les queues de cheval entortillées sont récalcitrantes, ça rentre pas, soit au carré trop court pour pouvoir les attacher mais assez long quand même pour que les mèches s'échappent de partout. C'est ch..., mais elles sont patientes, et pas trop douillettes, ouf.

- Maîtresse, c'est quoi comme musique qu'on entend ?
Je ne réponds pas, je me bats avec un bout de plastique rose avec un dauphin dessus.
- Oh on dirait, euh, euh...
- Ah ben moi j'ai jamais entendu ça !
Ouf ayé, les 21 sont maintenant tous siliconés de la tête.
- Alors c'est quoi comme musique, maîtresse ?
- De la bonne musique, allez zou tout le monde à la douche et n'oubliez pas d'aller aux toilettes avant, et SANS COU-RIR !
- Moi maîtresse je sais ce que c'est comme musique.
- Ah bon ?
- Ouais, papa il l'écoute tout le temps. C'est un groupe qui s'appelle Pink Floyd, hein c'est ça ?

WOAOUH, à 7 ans, en 2009, connaître et re-connaître les Pink Floyd,... là Roro je suis bluffée.

- Papa il dit toujours qu'il aurait bien voulu aller à leur concert, mais que c'est trop tard.
- Bah tu diras à ton papa que moi je les ai vus, en concert, nananère ! (et que c'était génialissime :-D)

...

[C'était fin juillet 1988 je crois, ou à peu près, à Montpellier, j'avais 16 ans, c'était juste grandiose, en terme de monde (ouh la la, ce peuple, jamais vu autant de gens rassemblés au même endroit avant, ni depuis d'ailleurs !), en terme de show surtout, quel spectacle, quelles lumières... WAOUH]

All in all, we're just another brick in the wall...

 

28 avril 2009

Clothes

Grammaire, CE 1.
Exercice : Dans les phrases suivantes, souligne l'adjectif, puis recopie la phrase en utilisant un autre adjectif.

" Marlène met son pull-over bleu."

- Maîtresse, c'est quoi "pull-ové" ?
- Pull-ovèèère. C'est un pull, c'est le mot entier pour dire pull. C'est un mot qui vient de l'anglais, on prononce généralement pull-ovèèèère, parfois pull-oveur. Vous n'avez jamais entendu ce mot ? Un pull, quoi ! (je regarde comment ils sont habillés, beaucoup ont une veste de survet, quelques uns sont en polaire ou en sweat-shirt, oui oui il caille) Tiens, Lili porte un pull-over, Nana et Lulu aussi.

Aaaaaah de compréhension général.
Tout en reprenant son stylo pour réattaquer l'exercice, Boubou intervient :

- Moi aujourd'hui, j'ai un pull-o-rouge !

...

Euuuuh...

8 septembre 2009

Brève de mariage

Lors de la noce de mon couz', très réussie, nous étions le dimanche un peu tous dans le pâté. Moi, 3 heures de sommeil, ça ne me suffit point... Mais que c'est chouette de tous se retrouver !

Alors que je me rendais donc, en ce lendemain vasouillard, à la table des desserts, visant la salade de fruits dont on m'avait dit le plus grand bien, et espérant fortement qu'elle me rafraîchirait et accessoirement ferait glisser l'énoooorme assiétée de paëlla dont je n'avais pu arriver à bout de toutes façons (il était fou le monsieur qui servait, d'en mettre autant !!), approchant la salade de fruits, donc disais-je, je me retrouvais juste à côté du doyen de la fête, un grand-oncle de la mariée, 80 ans largement bien bien tassés.
Qui s'approcha alors de moi et me glissa à l'oreille...

- Vous êtes la plus belle de la fête.
- Heuuuu...???? (Y'a la mariée, quand même !) (nan mais ça va pas, non ?!!) (même si quelque part ça fait plaisir) (pis alors chuis loin de me sentir "belle" !!!)
- Je vous ai remarquée depuis hier, j'ai toujours aimé les femmes fortes. Vous êtes radieuse.
oO (?????!!!!!)
- Ben euuuuh... merci.

HAHEM.
Je l'ai pris comme un compliment, parce que visiblement vraiment ça venait du coeur...

Je passe sur les élucubrations des cousines à qui j'ai raconté l'anecdote ensuite, qui m'ont dit de foncer bien sûr, après tout, p't-être qu'il est riche, et vu son âge, etc...
;-D

J'assume certes plus ou moins mon large "embonpoint" (mouhahahha !), ça dépend quand, ça dépend avec qui, ça dépend à quelle occase. Je vis avec, je fais avec. C'est moi.
Mais il y a des "compliments" qui laissent sans voix, tout de même !
Non, je ne me mettrai pas au régime de suite.
Bah quoi, attends, j'ai une touche !!!

3 juillet 2009

Bon. Bah voilà.

C'est fait.
Une de plus.
Chuis toute molle. Rien envie de faire, et pourtant, y'a de quoi faire...

Hier.
Hier, hier, ils étaient tous là. J'étais de super bonne humeur, crevée toujours certes mais plutôt légère d'avoir passé un mercredi à peu près tranquille. D'avoir réussi à vaincre ce gigantesque nuage de trucs à faire pour l'école qui m'obscurcissait la vue depuis un bon moment. D'envisager une chouette journée avec mes loustics.

Les bouquets sont arrivés très vite, dès l'arrivée des enfants de la garderie, roses du jardin qui embaumaient vraiment, jolis bouquets du marchand, petits mots sympas des parents, ça touche toujours, enfants tous fiers d'apporter quelque chose à la maîtresse.
J'avais prévu des jus de fruits et une boîte de bonbons, sauf que Fifi aussi, et Boubou également (plus des gâteaux, pour son anniversaire d'il y a quelques jours.)
Côté collègues, les bouteilles de jus de fruit et les gâteaux arrivaient en masse aussi... faut croire que cette année tout le monde avait faim !!! Un grand CM2 avait cuisiné des muffins exprès pour nous, trop gentil le p'tit gars.

Donc vu toutes ces provisons, j'ai décidé d'attaquer les réjouissances dès le matin. On a sorti la panière de gobelets et j'ai laissé le tout en self-service dans la classe, tout en surveillant/réfrénant ceux qui faisent de véritables razzias dans les bonbons.

Vivi m'a offert un superbe cadre en mosaïque, fait par elle-même, Roro, un joli petit masque africain peint, Lili un marque-page en bois, décoré par ses soins, décidément j'aime bien quand les cadeaux viennent d'eux.
Beaucoup de beaux dessins aussi.

On n'est pas sortis en récré, il faisait bien meilleur dans les classes que dans la cour, et puis ils jouaient, Docteur Maboule, PetShops, Monopoly avec carte bancaire, ben tiens, Croque-Carottes, Scoubidou, Uno, le truc des singes qui dégringolent, là, Tic-tac Boum, 7 familles, Quizz des incollables, etc.
Même pas besoin d'intervenir, ils passaient d'une table à l'autre gentiment, sans dispute, sans micmac, tranquilles. Une classe agréable jusqu'au bout, WAOUUUUUH.
Plusieurs m'ont proposé de venir jouer avec eux, mais j'étais occupée à rassembler les cahiers de Mama qui était absente mardi (insolation...) et à voir 2-3 trucs avec elle. Puis à ranger (en très gros !) mon bureau, pis d'autres bricoles aussi,...

A la cantine à midi, inquiétude avec les collègues : le temps se couvrait méchamment, on voyait l'orage arriver au loin... Aïe aïe aïe pour le barbec entre nous prévu le soir-même !
En cuisine, le dernier jour dégénérait en bataille d'eau assez corsée, on a fui avant le café de peur de se retrouver dedans. Non pas que je sois contre les batailles d'eau, ouuuuh laaaa non, hin hin hin, mais... pas à l'école, en tant que maîtresse, devant les enfants. Qui nous avaient demandé la veille s'ils pourraient apporter des pistolets à eau, et à qui on avait dit non. Et pourtant, qu'est-ce que ça devait faire du bien, ces douches improvisées !

A 13h30, re-vague de bouquets et de plantes, dont une très jolie compo, de belle taille. Waouuuuh (c'est trop, ça en devient gênant pour une timide comme moi !), j'en suis restée scotchée quelques minutes. Les fleurs du jardin m'auraient fait tout autant plaisir, madame !!!

Après-midi tranquille, idem à la matinée, sauf que les enfants circulaient davantage entre les différentes classes, notamment quelques apprentis-magiciens qui faisaient carrément une magic-tournée de salle en salle. Quelques uns ont demandé à regarder le DVD du spectacle de la Kermesse, alors on a laissé tourné en boucle. Venait qui voulait, repartait quand voulait. Tran-quil-les.

Pendant ce temps, collègue1 préparait tous les documents de direction, pour la rentrée -soupiiiiiir-, collègue2 préparait ses listes tout en ne lâchant pas trop ses loustics à lui, un peu plus remuants (mes anciens miens, déjà remuants à l'époque...) Toto a soit-disant confondu la main de Kiki avec une taupe et a tapé de toutes ses forces avec la masse... Mais bien sûr ! Kiki lui a retourné immédiatement un bonne calotte (normal), ils se sont fait punir tous les 2. Comment je ne les regrette pas, ceux-là...
Et moi pendant ce temps, je recouvrais de plastique une vingtaine de livres neufs qui attendaient depuis le milieu de l'année d'être mis en service dans la bibliothèque, parce qu'apparemment je suis la seule de l'école à savoir faire ça ??? HAHEM. Oh, c'est pas la peine de me faire de la lèche pour me remercier ensuite, collègue2 !!!

Le ciel se couvrait de plus en plus... noir noir noir. Foncé. Au point qu'on a dû allumer les lampes.

A 16h20, je leur ai fait un dernier petit speech, sur tout ce qu'ils ont fait cette année, sur tout ce qu'ils seront capables de faire l'an prochain, sur le plaisir que j'ai eu à travailler avec eux pendant ces 10 mois.
J'ai rendu le contenu de mon tiroir d'objets confisqués en cours d'année, un mp3, des bricoles, froufrous, rouge-à-lèvre, figurines, tout ce que je n'aurais jamais dû apercevoir en classe pendant le travail.
J'ai donné à Vivi un certificat de radiation pour sa prochaine école si loin. J'ai rendu à Lolo sa réserve de goûters-spéciale-pour-lui, ainsi que les médicaments de secours, piqûre toussa, en cas de. Pas eu à s'en servir cette année, pfiouuuuu.
J'ai jeté un coup d'oeil aux parents qui attendaient, dehors.
Toute dernière minute de l'année...
J'ai eu une pensée pour Jyaire, et pour tous les autres.

Et là, soudain... c'est le drame.
Des trombes d'eau se sont abattues sur l'école.
La lumière s'est éteinte.
Les parents ont couru se mettre qui sous un arbre (orage, quand même !!!), qui sous l'abri-bus, qui sous le parapluie du voisin.

Nous on attendu un peu, que ça se calme... sauf que ça ne se calmait pas, ça empirait même. Coups de tonnerre très très forts, brrrrrr.
Sacrée fin de journée !!!
Alors on avait assez attendu, les parents sous la flotte, je les ai envoyés sous le déluge, en tongs ou sandalettes, en courant... Le temps de faire l'aller-retour jusqu'au portail, et j'étais gaugée jusqu'à la petite culotte. Des parents en avaient profité pour entrer se mettre à l'abri dans la classe et m'attendaient. Euhhh, c'est très impressionnant ces gens dans la pénombre de la classe, tout dégoulinants eux aussi, pis un p'tit peu émouvus aussi on dirait... et moi donc !
Ils m'ont offert une carte avec un petit mot par une dizaine d'élèves, "mes filles", celles que je peine tant à laisser tellement ces gamines sont supers, et... une superbe lampe. Genre africain, tiens si j'avais le courage d'aller chercher l'appareil photo... Très jolie, vraiment. Nan, j'ai pas pleuré ! J'ai fait une grosse bise à tout le monde et on a bien discuté en attendant que ça se calme. La pluie torrentielle s'est calmée, une minute à peine... et a repris de plus belle.

On s'est rendus compte alors que la fenêtre de la salle info, juste devant la bibliothèque, était grande ouverte, rapport à la météo étouffante de la journée... Le bac à livres était donc juste simplement inondé. Super !!!

Une maman est venue avec un gros sac. Nénette m'en avait parlé toute la journée, espérant fort que maman n'oublierait pas les "cadeaux" ce soir. Que des trucs spécial-moi ! Un cadre barbapapa fait main, un mug avec un chat noir comme mon Zéphyr, des jolies tongs "pour la piscine" a-t-elle bien précisé, un joli carnet d'adresse, une boîte "pour mettre des bonbons" dixit Nénette, ... Et un mot super gentil sur une feuille reprenant les dessins de Jack sur Danger Ecole. Aïe. C'est mon angoisse, ça, qu'un parent me retrouve via les commentaires que je laisse là-bas... si ça se trouve c'est déjà fait.
C'est que j'aurais eu les 3 marmots de cette dame. Tous différents, comme elle dit, (ah ça, pour sûr !) mais des gentils gamins. C'est bien simple, depuis 6 ans que je suis dans cette école, je l'ai toujours eue comme parent d'élève, je crois. Ou quasiment. Sa petite dernière grandit, une page se tourne pour elle aussi... Non, elle n'envisage pas d'en faire un 4ème, m'a-t-elle certifié d'un ton assuré.
En tout cas j'ai beaucoup apprécié. Ces chouettes cadeaux personnalisés, tout comme ces parents qui se sont mis en commun. Sympa.

J'ai hésité avant d'écrire cette note. Je ne voudrais pas que ça fasse "celle qui étale les présents qu'elle a reçu". Certaines années on en a, d'autres moins, et ça ne me choque pas, je ne les "attends" pas. Les enfants qui me font des dessins, ou un petit bricolage, c'est ce que je préfère, je trouve ça génial, parce que ça vient d'eux, vraiment. Les parents qui viennent serrer la main, pareil.
Alors oui, bien sûr, j'aime les fleurs. Et comme je ne pars pas en vacances tout de suite, ça va me permettre d'en profiter. Mais ce n'est pas une obligation d'offrir quelque chose. Il faut avoir envie de le faire, pour que ça compte, sinon si c'est juste parce que "il faut le faire", alors c'est nul.
Il y a des parents que je n'ai pas vu de l'année, et pas plus le dernier jour.
Non, tout le monde ne participe pas. Pour des raisons multiples. Chacun est libre, et heureusement. Et ça n'a aucune incidence sur la relation que j'ai avec l'enfant, d'autant plus que pour la plupart, je ne les ai plus l'année suivante !
Et puis ce que j'apprécie, c'est que ne soit surtout pas solennel. Juste entre nous, comme ça.
Cette année en tout cas j'ai vraiment été pourrie-gâtée. Enfants supers, parents itou ?!
Décidément je suis vraiment chanceuse, d'avoir ce poste-là, dans cette équipe, avec ces enfants, et leurs familles.
Les collègues ont été recouverts de chocolats, eux. (Remarque moi c'était l'an passé, la vache ce que je m'étais goinfrée !
)

Puis je suis retournée dans ma classe, si vide.
J'ai déplacé les tables, les ai arrangées comme je le souhaitais en fonction de l'effectif prévu l'an prochain. C'est cool, s'il n'y a pas d'autre inscription d'ici la rentrée, je pourrais mettre chaque CP à une table individuelle. Et ça, c'est du luxe, clairement.

J'ai quitté l'école assez tard, plusieurs allers-retours à la voiture pour charger toutes ces fleurs, papotant à droite-à gauche avec les parents venant récupérer leurs marmots à la garderie, et, alors que j'étais enfin sur le trajet du retour j'ai reçu un appel de la dame qui s'occupe du ménage : elle venait de trouver mon trousseau de clé sur la porte...
Acte manqué, ok...
Admettons, mais dans quel sens ?
- vraiment pas envie de finir cette année/de laisser ce groupe-classe ?
- ou bien être sûre de ne pas pouvoir revenir ranger/préparer les jours prochains puisque pas moyen d'entrer dans l'école ?
:-D

Bref, demi-tour, et à 19h j'arrivais enfin chez moi, il ne pleuvait pas.
J'ouvre la portière de la voiture... Vlan, rideau de trombes d'eau.
Youpi !
Re-chplorf, schplorf, mes sandales toutes neuves de mardi seulement... (
Ah bah ouais, hein, quand plus de corrections, hop hop, nouvelle sandales, même pas en soldes bien sûr attends !)

Inutile de vous préciser que le barbec'  avec les collègues s'est finalement déroulé en intérieur...

...

Non, je ne suis pas allée à l'école aujourd'hui vendredi. J'ai résisté. Assez facilement, d'ailleurs finalement.
Par contre je suis allée au marché, et j'ai dépensé des sous !

24 juin 2009

SuuuperKiiiids !

J'aime bien apprendre une fable de La Fontaine chaque année, à mes zozos. Parce que ça fait vraiment partie du patrimoine commun, ça me semble important. On explique le contexte, le texte, les expressions de vieux français, on joue avec l'intonation pour chaque personnage, le rythme, etc. L'an dernier on a bossé sur Le corbeau et le renard, avec un chouette travail sur les diverses illustrations (il y en a toujours 6-7 qui ont un livre de fables de la Fontaine à la maison, et jamais chez le même éditeur donc avec des images très différentes), et pis voilà.

Sauf que cette année a filé, et nous voilà mi-juin sans avoir eu le temps de s'y mettre, entre kermesse-concert/philha-évals nationales-évals de classe-bulletins-jours fériés-cadeaux de fêtes des pères/mères-dernières leçons-etc-etc, bref, pas eu le temps quoi.
Je calculais, l'autre jour : il restait 8 journées effectives d'école. Apprendre un nouveau texte, c'est, euuuuh... comment dire ? Chaud-chaud-chaud...?

Ouaip', mais c'est faisable. Si, si, La cigale et la fourmi, elle n'est pas longue, et l'apprenant tous ensemble, en classe, ce doit être ble-ssi-po... (mode espoir +++ on)

Je dois donc leur annoncer la chose.

- Bon, on va tenter un truc, ça va être quasi mission impossible, mais vous êtes bons, on va...

- Sauver le monde, maîtresse ?

...

^^
Euuuuh, bien sûr, Didi. Je le mets sur la liste des choses à faire juste après la fable, ok c'est noté !

...

Et c'était mission quasi-impossible mais pourtant accomplie à J-4, on en a fait un jeu, ils la connaissent tous, on la récite à plusieurs en jouant les personnages, ils font ça avec grand plaisir visiblement, ça rend super bien, je suis bluffée de la rapidité avec laquelle cigale et fourmi sont entrées dans leurs têtes...

10 septembre 2008

Dialogue

Toute première séance de lecture de l'année, avec les CE1.
Je veux savoir comment est-ce qu'on sait qu'un personnage parle dans le texte, et ils m'expliquent, les "petits triangles pas fermés", les "espèces de flèches", là, avant et pis après la phrase, tu vois ?

Je dessine de beaux guillemets au tableau et leur demande comment ça s'appelle.
Grand silence. C'est rare que personne ne sache, c'est rare aussi que personne ne tente une réponse même à côté de la plaque. (Mais bon, c'est le début de l'année, on ne se connait pas bien encore, ils n'osent peut-être pas...)

Pourtant ils cherchent, je les entends réfléchir.
Finalement Lala lève le doigt, timidement :
- Les... euh... les aiguillettes, c'est ça ?

Je n'ai pas pu réprimer le grand sourire.
On va passer de bons moments, cette année !

12 juillet 2009

Futurs ch'tits n'élèves

La dernière semaine avant les vacances a eu lieu la visite de l'école pour les futurs inscrits en CP et leurs parents.
Voici 6 années pleines que je suis dans cette école, j'ai droit forcément maintenant aux petits frères/soeurs des élèves que j'ai déjà eu/qui m'ont supportée ces dernières années. C'est un avantage, je connais déjà les parents et vice-versa, et les "petits" me connaissent au moins de vue, ils étaient en poussette quand le grand frère faisait sa toute première visite de la grande école ! Ce qui n'empêche qu'ils n'étaient pour la plupart jamais entrés dans LA classe.

Comme tous les ans, je les ai trouvés tout petits, ces "futurs" n'élèves. Comme devaient l'être mes élèves au début de l'année. Comme quoi, ils grandissent vraiment, en un an.
Après avoir repéré la cantine, les toilettes, les autres classes, la bibliothèque, la salle info, les voici dans ce qui sera dès la rentrée prochaine LEUR classe. MA classe.

Sagement, ils s'assoient, les enfants plutôt devant, les parents plutôt derrière, tout le monde semble un peu intimidé... Je fais mon petit speech habituel, le matériel, ce que j'attends, les projets, je survole la méthode de lecture bien sûr car c'est ce qu'attendent les parents, je leur dis de ne pas trop stresser leurs petits avec cette arrivée à "la grande école", que tout ce qu'ils ont appris à la maternelle est très important parce que c'est la base de ce qu'on va continuer ensemble cette année, qu'il faudra qu'ils veillent bien aux rythmes de leurs petits parce que cette première année d'élémentaire va leur coûter beaucoup d'énergie, qu'apprendre à lire demande un gros effort, et un travail régulier, et ça je veux que les enfants en prennent bien conscience, et que si tout le monde est motivé alors je n'ai aucun doute quant à leur réussite, etc. J'abrège beaucoup quand même parce qu'il ne s'agit que d'une prise de contact : il y aura une vraie réunion de rentrée... à la rentrée.
Puis je demande s'ils ont des questions. Les parents en ont quelques unes, le goûter ? les devoirs ?
Je pose la question aux enfants aussi, si sages, pour le moment...

Un premier doigt se lève :
- Est-ce qu'on a le droit d'amener des petits jeux ?
Tiens, en voilà un qui a l'air de savoir pourquoi il vient à l'école... !!!
Au fond de la classe, une maman pique du nez dans son décolleté. Les autres parents rigolent.
J'explique que oui, mais je pose les conditions : que jamais je ne les voie sortir en classe, seulement à la récré, qu'il n'y ait pas de problèmes avec (il me l'a pris, c'est le mien, nan c'est le mien, il me l'a cassé, etc), et enfin qu'il s'agisse de petits jouets, pas question d'amener le contenu de sa chambre à l'école !
J'ajoute que par contre les cartes pokétrucs sont totalement interdites pour ma classe, elles ne le sont pas par mes collègues, mais par moi si, c'est comme ça picétou*. Et les cartes de catch également, quelle plaie ce truc.

Une autre main se lève :
- Mais les nin-nins, on a le droit ?
(méga-fard d'une autre maman en fond de classe qui semble vouloir se faufiler sous le carrelage...)

Héééé béééé... ça promet !
10 ans que je fais du cp, jamais, jamais, jamais on ne m'avait posé cette question.

Alors j'ai répondu que, comme pour les petits jeux, tant que je ne le vois pas en classe... je n'ai pas de problème pour que ledit nin-nin dorme au fond du cartable.
Des fois qu'il veuille apprendre à lire aussi ! :-)

...

* ces cartes ont des points, des valeurs qui permettent de les échanger entre elles. Les plus rares "valent" plus cher selon leurs pouvoirs, ou je ne sais quoi. L'expérience des cours de récré m'a montré qu'à 6-7 ans, les enfants se font embobiner par les plus grands qui n'ont pas de scrupules à leur extorquer leurs cartes rares avec moult arguments, etc... Après il y a plainte, les parents s'en mêlent, etc, ça finit de toutes façons toujours pas des embrouilles.  Je n'ai pas du tout l'intention de passer mes récrés à comparer les valeurs des cartes pour savoir si l'échange proposé est équitable.
Non merci.
Pis quoi encore !!!

5 juillet 2009

Sympathique !

Vendredi, glandouille totale, déphasée, pas du tout envie d'aller à l'école.
Dimanche ? Faut pas déconner non plus.
Restait donc samedi, allez hop, plein de piles sur mon bureau à faire disparaître, ranger les fournitures de la commande, et des tas d'en-têtes de cahiers tout neufs à remplir (ouéééé !), pis je préparerais bien les 2 premières journées de la rentrée aussi...
Mais pourquoi maintenant, tu peux pas faire ça fin août ?
Parce que c'est plus facile de continuer dans ma lancée maintenant, que de revenir exprès fin août, après une vraie coupure.

Samedi donc, 10h30, je passe me chercher un sandiche et file à l'école. Vers midi 30 on toque à ma porte, un parent d'élève... -raaah non, je viens préparer mes cahiers, pas voir des gens !!!-

- Bonjour, on a vu que vous étiez là, on est à la salle des fêtes, on aurait besoin de votre avis, vous voudriez pas venir 1 minute ?"
- Euh, bah bien sûr hein.

En fait ils décoraient la salle pour un anniversaire le soir-même, et ils en étaient à préparer... le punch.
Okaaaaay !

Ben il était tout à fait très bon. Bien frais, doux, il glissait tout seul. Trop, peut-être...

Une demie-heure plus tard je reprenais le tri de mes cahiers, mais bizarrement j'avais un peu plus de mal à classer les différentes hauteurs de lignes pour les futurs CP...

...

Edit : petite illustration en plus dans la note précédente !

14 juillet 2009

Put***, 20 ans...

Je viens juste de réaliser, à force de reportages dans les journaux télé ces derniers jours.
Il y a 20 ans tout rond... une page se tournait. Je ne sais pas quel jour exactement, sans doute avant le 14 juillet d'ailleurs, mais début juillet quand même.

Lourde charge sur les épaules, l'attente interminable... c'est quand qu'ils les affichent, ces fichues listes !
Je me souviens du soir des résultats, bingo pour mon copain de l'époque, mention AB en plus, l'autorisation arrachée à ma mère de rester en ville le soir avec tous les autres... Ceux qui étaient trop heureux, ceux qui l'avaient planté mais qui s'y attendaient, ou pas d'ailleurs, aïe aïe aïe, et les quelques uns qui comme moi avaient le c... entre 2 chaises.
Pas fini, les révisions, pas terminée la période de stress.

Je me souviens de l'insistance de mon copain qui, euphorique, -et en phase d'imbibation avancée- voulait absolument me présenter à sa maman venue lui apporter des sous pour la soirée.
Et de mon refus, tête de mûûûle, de sortir du café pour saluer cette dame, mélange de méga-timidité, de honte d'avoir raté, de malaise, d'impossiblité de me raviser une fois que j'ai dit non une première fois, de pas envie, saupoudrée de mon habituelle sauvageronnerie.
Et de la déception du-dit copain. Et de mes regrets après-coup, parce qu'après tout, j'aurais pu faire un effort, il avait l'air d'être si heureux de me présenter à sa maman. Bah non. J'ai pas voulu.

Je me souviens de cette fête à laquelle je ne goûtais pas vraiment. Marquant de façon certaine cette fois la vraie fin de l'année, et l'éparpillement du groupe l'an prochain.

Le rattrapage lui-même, par contre c'est plutôt flou.
Covoiturage avec je ne sais même plus qui (un copain qui avait déjà le permis ? la maman de quelqu'un ???) pour me rendre dans la ville où ça se passait, à 30 bornes. Trouver quelqu'un qui me dépose chez tonton/tata à midi et m'incruster pour le repas, en espèrant qu'il puisse me ramener à temps au lycée pour l'épreuve de l'après-midi... Dans mon souvenir, c'était pas calé tout ça, je crois que je ne savais même pas avec qui j'allais rentrer, j'espèrais trouver une place dans une voiture. L'expédition floue, disais-je...
J'avais 13 points à récupérer, dans une filière scientifique -terminale D, maths/sciences nat', je ne sais même pas à quoi ça correspond maintenant- avec un coefficient 5 pour les maths, la physique et les sciences nat'.

J'avais, tout au long de l'année, pleinement conscience de mes faiblesses en sciences physiques, or la note de l'épreuve était partagée équitablement : 10 points pour la mécanique, 10 points pour la chimie. Sauf que la mécanique, no-way, je m'y noyais totalement. Seule solution, tout miser sur la chimie, ce que j'avais fait : j'avais potassé au fond du fond du fin-fond toutes les annales des 10 dernières années, je connaissais tous les pièges des sujets, et toutes leurs résolutions, j'étais incollable en chimie. La preuve, j'ai décroché un 9,5/10, ouééééé.
En contrepartie bien sûr j'ai été bassement attaquée par les vecteurs de forces en méca, et j'ai eu 0,5/10. ça alors !
Soit un total 10 en physique/chimie, waouuuuuh, la moyenne, incrédibeul.
Rien à rattraper sur ce coup-là, difficile de faire mieux. Pour moi.

Par contre en maths, mouaich, 8/20. Pas terrible.
Et en sciences nat', grosse déception : 5/20. La honte, quoi, dans une matière que j'aimais bien... Surtout coeff 5.
Ce sont donc ces 2 matières que j'ai présentées à l'oral au rattrapage.

Le prof qui m'a interrogée en maths a vu que j'étais en difficulté avec les nombres complexes, du coup il m'a proposé un autre sujet. Sympa ! Puis il m'a demandé combien de points il me manquait, et il m'a mis 10.
Celui que j'ai eu en sciences nat' par contre... j'ai eu l'impression de m'être débrouillée pas trop mal, j'avais de quoi dire, les cônes, les bâtonnets et la rétine, et pourtant il m'a mis 8.
Mais bon, tout ça coeff 5, hop, largement rattrapés les points, plié.

Pas glorieux, mais acquis.
Fini les années lycée.

La vâââââââââche, il y a 20 ans, j'avais mon bac. Ce fichu bac.
20 ans.
Tout rond.
20 ans, 2 décennies.
1989  --->  2009.

Argh.

C'est avec ces petites prises de conscience du temps qui file vraiment, que commence la vieillerie ?
Moi qui suis encore si jeune -mouhahaha- bah quoi ?  -mééé euuuh, siiii, d'abord !-, je peux dire "il y a 20 ans..", pour parler d'une époque où j'étais déjà presque grande...
Ayé, je gâgâte.
Mon déambulateur, vite !

Il paraît que 2009 a enregistré le meilleur taux de réussite au bac depuis toujours. Bravo les d'jeunz, pour qui les émotions ont dû être exactement les mêmes que pour nous il y a 20 ans (hiiiiiiiiiii, 20 ans !!!), la pression sur les épaules TOUTE l'année, le speed/stress du bachotage puis cette atroce et interminable attente de l'affichage des résultats... Parce que non, vous ne me ferez pas croire que le bac est plus facile maintenant qu'avant, comme le sous-entendent certains. Je serais sans doute bien incapable de le re-passer, d'ailleurs. Enfin, de le re-avoir, surtout, oh lalalala ! Pas sans bôôôôcoup d'efforts et d'investissement, en tout cas.

...

Du coup j'inaugure une nouvelle catégorie, les "J'me souviens...", tiens hop, piske c'est ça. Piske chuis vieiiiiiiiiiiiiiiille, Bouhouhouhououououh...
;-D

27 septembre 2008

Colore le monde

En lecture avec mes CE1, nous sommes en ce moment dans
"Le magicien des Couleurs" (Arnold Lobel)

L'histoire du temps où tout était gris, quand la couleur n'existait pas encore.
Et ce magicien-savant invente par hasard le bleu, les gens du village sont si contents qu'ils peignent tout en bleu, même les vaches et les coccinelles, mais au bout d'un temps tout ce bleu partout, ça leur file le blues...
Alors le magicien retourne à ses expériences, et découvre le jaune. Et à nouveau ils peignent tout, animaux, maisons, tout en jaune, mais très vite ils sont éblouis, se payent des migraines terribles, et comme ils ne peuvent plus ouvrir les yeux tellement tout est lumineux, les gens se cognent partout et se font très mal.
Alors le magicien cherche, cherche, cherche, et invente le rouge. Hop, ils sont si contents qu'ils peignent tout en rouge... et tout ce rouge leur monte à la tête, le village finit en bagarre générale, tout le monde est très énervé.
A nouveau le magicien essaie de trouver autre chose, mais tout ce qu'il arrive à fabriquer, c'est toujours du bleu, du jaune et du rouge. Les marmites finissent par déborder, les couleurs se mélangent, vert, violet et orange apparaissent, et enfin ils comprennent que pour que ce soit beau il faut utiliser un peu toutes les couleurs, et avec parcimonie.

C'est l'occasion de découvrir avec eux (mes élèves, pas les villageois !) les expressions qui contiennent des couleurs (rire jaune, rouge de colère, avoir la main verte, une peur bleue...) et à ce titre je leur ai demandé de continuer à chercher à la maison, avec l'aide des parents, histoire d'élargir un peu le panel.

Le lendemain, mise en commun des trouvailles, et bien sûr chacun doit expliquer l'expression qu'il annonce.
Blanc comme neige, comme un linge, un cachet d'aspirine, une balle à blanc, connu comme le loup blanc, montrer patte blanche,
Se mettre au vert, avoir le feu vert, vert de rage,
Un bleu de travail, être fleur bleue, avoir du sang bleu, être un cordon bleu,
Rouge comme une écrevisse, une pivoine, une tomate, rouge de honte, être dans le rouge,
Voir la vie en rose, le rose aux joues,
Broyer du noir, nuit noire, travailler au noir, avoir des idées noires...
Chacun explique plus ou moins à tâton ces expressions soufflées par les parents.

Mais jaune, on n'a que "rire jaune" (expression utilisée dans le livre) ? Moi-même je n'en trouve pas d'autre... Quand Lala lève le doigt :
- Papa, y m'a dit "boire un p'tit jaune".
(Hahaha, sacré papa) (Je le connais un peu, il accompagne les classes à la piscine depuis 7 ans)
- Ouiiii, et qu'est-ce ça veut dire ?
- Ben, y m'a dit, c'est quand on boit, comme une pastille, avec beaucoup d'eau...
- (ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire) Tu veux dire "pastis" au lieu de pastille ?
- Euuuh, oui ?
J'explique à la classe, que c'est un alcool qui se boit souvent à l'apéro, dans lequel on met beaucoup d'eau, et qui effectivement est... jaune.

Lala relève le doigt :
- Papa y m'en a dit une autre aussi.
- Ouiiiiiii ?
- C'est "voir des éléphants roses".
- C'est quand on a bu trop de p'tits jaunes, ça !

Mouhahahahahahaha !!!! J'imagine la tête du papa tout content d'imaginer la mienne quand sa fille rapporterait les expressions trouvées... et j'attends de le recroiser cette semaine, histoire qu'il me paye un coup !

 

Bonus : suite à cette séance chargée, (c'est que ça en fait, des nouvelles expressions à découvrir pour ces enfants de 6-7 ans, et puis le temps que chacun explique ce qu'il a trouvé, ça a duré un bon moment), je leur dis de ranger leur table et de sortir en récré.
- C'est vrai maîtresse, on a le feu vert ?
Yeeeeeessssssssss, ça c'est du réinvestissement du tac-au-tac !

 

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Nan mais je rêve... !
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